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"strophes" poems
Il est plus d'un silence, il est plus d'une nuit, Car chaque solitude a son propre mystère : Les bois ont donc aussi leur façon de se taire Et d'être obscurs aux yeux que le rêve y conduit. On sent dans leur silence errer l'âme du bruit, Et dans leur nuit filtrer des sables de lumière. Leur mystère est vivant : chaque homme à sa manière Selon ses souvenirs l'éprouve et le traduit. La nuit des bois fait naître une aube de pensées ; Et, favorable au vol des strophes cadencées, Leur silence est ailé comme un oiseau qui dort. Et le cœur dans les bois se donne sans effort : Leur nuit rend plus profonds les regards qu'on y lance, Et les aveux d'amour se font de leur silence.
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Silence et nuit des bois
the car outside. you in your plain clothes; I solemnize over this slow hill of flesh when you lay down after the dredge. it was your old automobile. somewhere in the console, piping in the shell of night, your once swift-footed self. it was for Mico, you said. this thing of time that was once early. you in your white shirt with blotches of yellow, like some aureole-bitten lip of bougainvillea. some cold smitten flitter peering out of the window of your gray head, your sage, prattling about its conscious footing, this automobile. are we but disputes and all that sense, eluding us? somewhere in Malolos, the fatigued machinery with its lilting rotor modulates a once wild memory: you, still in your white shirt. two bodies drained of inertia – otherwise occupying song and silence, our volition nothing but jarring (unmindful of its scathing dialect), our terms to ourselves fabulated, the savannah drunk in dappled light that evening – in front of the hospital, mum as a nurse. you pass on the keys to him, learning new language. by the thousand strophes of this lurching sea with its plodding delay, your once bright bone, quickening in slow delight now, as his face obscures yours with wonderment, this evening – both of you in your denims, all three of us in a huddle stamped with heavy understanding.
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Feb 8, 2016
Feb 8, 2016 at 4:18 AM UTC
Automobile
Translated by Przemyslaw Musialowski 10/8/2019 * * * (A sad September is heading over the tops...) A sad September is heading over the tops, through the barren peaks suddenly turned gray. In his heart hidden luggage of memories he carries, and only crickets' farewell sails quietly rustle with wind filled, rocking to sleep dreams* unfulfilled. Wieslaw Musialowski 10/27/2002 *moments in the original Autumnal Hour (Shorter) Look! - from smoke I plait this poem short: for fogs over an autumn meadow with heathers strewn and drowsy, for stubbles, fields and forests - in honor - of bards! I? - I know they're hardly rustling the strophes of simple words... And you? - you weave sorrows! Wieslaw Musialowski 6/19/2002
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Oct 8, 2019
Oct 8, 2019 at 10:48 AM UTC
Autumn (Poems For Autumn II)
Poetry, as I perceive it, And no offence, alright; Is not this: Writing as I would speak to someone Only stacking the lines one on top of the other Instead of next to it, in a paragraph. If I were to put my strophes in a straight line, and end up with a Facebook status, No matter how great, This is not my poetry. What poetry is The lick of moonlight that betrays the mouse’s tail The crickets over the careful cat’s march And a microscopic last breath between a crush of the fangs.
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Jun 26, 2018
Jun 26, 2018 at 5:18 PM UTC
Insolence
we are all in a boat and it’s called life we lived our lives separated life tore us apart neither love nor hate life did this to us we are all writing some poems anyone, anywhere, anytime verses are in line strophes are leaving and poetry is the holy hole inside this boat that make us sink like a rock and saves us from our weird nature and from unwanted salvation
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Oct 16, 2013
Oct 16, 2013 at 11:27 PM UTC
ALL ENDS IN A POEM
Translated by Przemyslaw Musialowski 7/20/2018 Look! - white petals, like the first snow, like a holiday linen tablecloths. I? - I remember those holidays: warm shadows of candles, you put on the table, and the puff of breath in disarray, entertains with the play of colors, and from feathers... sizzles. Look! - from smoke I plait this poem short: for fogs over an autumn meadow with heathers strewn and drowsy, for stubbles, fields and forests - in honor - of bards! I? - I know they're hardly rustling the strophes of simple words... And you? - you weave sorrows! Wieslaw Musialowski 6/19/2002
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Oct 6, 2019
Oct 6, 2019 at 4:40 AM UTC
Autumnal Hour
Marbre de Paros. Un jour, au doux rêveur qui l'aime, En train de montrer ses trésors, Elle voulut lire un poème, Le poème de son beau corps. D'abord, superbe et triomphante Elle vint en grand apparat, Traînant avec des airs d'infante Un flot de velours nacarat : Telle qu'au rebord de sa loge Elle brille aux Italiens, Ecoutant passer son éloge Dans les chants des musiciens. Ensuite, en sa verve d'artiste, Laissant tomber l'épais velours, Dans un nuage de batiste Elle ébaucha ses fiers contours. Glissant de l'épaule à la hanche, La chemise aux plis nonchalants, Comme une tourterelle blanche Vint s'abattre sur ses pieds blancs. Pour Apelle ou pour Cléoméne, Elle semblait, marbre de chair, En Vénus Anadyomène Poser nue au bord de la mer. De grosses perles de Venise Roulaient au lieu de gouttes d'eau, Grains laiteux qu'un rayon irise, Sur le frais satin de sa peau. Oh ! quelles ravissantes choses, Dans sa divine nudité, Avec les strophes de ses poses, Chantait cet hymne de beauté ! Comme les flots baisant le sable Sous la lune aux tremblants rayons, Sa grâce était intarissable En molles ondulations. Mais bientôt, lasse d'art antique, De Phidias et de Vénus, Dans une autre stance plastique Elle groupe ses charmes nus. Sur un tapis de Cachemire, C'est la sultane du sérail, Riant au miroir qui l'admire Avec un rire de corail ; La Géorgienne indolente, Avec son souple narguilhé, Etalant sa hanche opulente, Un pied sous l'autre replié. Et comme l'odalisque d'Ingres, De ses reins cambrant les rondeurs, En dépit des vertus malingres, En dépit des maigres pudeurs ! Paresseuse odalisque, arrière ! Voici le tableau dans son jour, Le diamant dans sa lumière ; Voici la beauté dans l'amour ! Sa tête penche et se renverse ; Haletante, dressant les seins, Aux bras du rêve qui la berce, Elle tombe sur ses coussins. Ses paupières battent des ailes Sur leurs globes d'argent bruni, Et l'on voit monter ses prunelles Dans la nacre de l'infini. D'un linceul de point d'Angleterre Que l'on recouvre sa beauté : L'extase l'a prise à la terre ; Elle est morte de volupté ! Que les violettes de Parme, Au lieu des tristes fleurs des morts Où chaque perle est une larme, Pleurent en bouquets sur son corps ! Et que mollement on la pose Sur son lit, tombeau blanc et doux, Où le poète, à la nuit close, Ira prier à deux genoux.
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Le poème de la femme
Marbre de Paros. Un jour, au doux rêveur qui l'aime, En train de montrer ses trésors, Elle voulut lire un poème, Le poème de son beau corps. D'abord, superbe et triomphante Elle vint en grand apparat, Traînant avec des airs d'infante Un flot de velours nacarat : Telle qu'au rebord de sa loge Elle brille aux Italiens, Ecoutant passer son éloge Dans les chants des musiciens. Ensuite, en sa verve d'artiste, Laissant tomber l'épais velours, Dans un nuage de batiste Elle ébaucha ses fiers contours. Glissant de l'épaule à la hanche, La chemise aux plis nonchalants, Comme une tourterelle blanche Vint s'abattre sur ses pieds blancs. Pour Apelle ou pour Cléoméne, Elle semblait, marbre de chair, En Vénus Anadyomène Poser nue au bord de la mer. De grosses perles de Venise Roulaient au lieu de gouttes d'eau, Grains laiteux qu'un rayon irise, Sur le frais satin de sa peau. Oh ! quelles ravissantes choses, Dans sa divine nudité, Avec les strophes de ses poses, Chantait cet hymne de beauté ! Comme les flots baisant le sable Sous la lune aux tremblants rayons, Sa grâce était intarissable En molles ondulations. Mais bientôt, lasse d'art antique, De Phidias et de Vénus, Dans une autre stance plastique Elle groupe ses charmes nus. Sur un tapis de Cachemire, C'est la sultane du sérail, Riant au miroir qui l'admire Avec un rire de corail ; La Géorgienne indolente, Avec son souple narguilhé, Etalant sa hanche opulente, Un pied sous l'autre replié. Et comme l'odalisque d'Ingres, De ses reins cambrant les rondeurs, En dépit des vertus malingres, En dépit des maigres pudeurs ! Paresseuse odalisque, arrière ! Voici le tableau dans son jour, Le diamant dans sa lumière ; Voici la beauté dans l'amour ! Sa tête penche et se renverse ; Haletante, dressant les seins, Aux bras du rêve qui la berce, Elle tombe sur ses coussins. Ses paupières battent des ailes Sur leurs globes d'argent bruni, Et l'on voit monter ses prunelles Dans la nacre de l'infini. D'un linceul de point d'Angleterre Que l'on recouvre sa beauté : L'extase l'a prise à la terre ; Elle est morte de volupté ! Que les violettes de Parme, Au lieu des tristes fleurs des morts Où chaque perle est une larme, Pleurent en bouquets sur son corps ! Et que mollement on la pose Sur son lit, tombeau blanc et doux, Où le poète, à la nuit close, Ira prier à deux genoux.
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Mr. Beeson, that East and West Egg, that walking thesaurus, dictionary, thermometer peeled back the blank skin from over my eyes and introduced a whole new world to me. A world full of color and black and white movies and beautiful suicides. A world of stanzas and strophes and meter. A world of words that bleed out from fingertips and create the image of one's heart. I had been looking for something like that, a way to create my heart on paper, meandering around authors and song writing and trying to be beautiful. I felt lost, but finding poetry made me feel like I actually had a place and a purpose. Poetry is something that has grown close to my heart and soul and mind. And I write because it's a part of me. I write because I love words. Words, words, words. I love diction and description and exposition and narration and parallels- oh how I love parallels! I write because I want to sound beautiful. I write because I feel all too much and I can't keep all those feelings inside of me so I drain them out of my veins and watch them ooze onto paper in ink. I write because I have so much to say but it sounds better in stanzas. I write because I love the way my words sound all strung up together in clauses and sentences and fragments. I write because I feel in love with the way words look like next to each other. I write because that's how I put my tears and smiles and fears onto paper and out of my head. I write because I don't know anything else. I write because I write to live.
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May 1, 2015
May 1, 2015 at 10:41 PM UTC
To Live
Mr. Beeson, that East and West Egg, that walking thesaurus, dictionary, thermometer peeled back the blank skin from over my eyes and introduced a whole new world to me. A world full of color and black and white movies and beautiful suicides. A world of stanzas and strophes and meter. A world of words that bleed out from fingertips and create the image of one's heart. I had been looking for something like that, a way to create my heart on paper, meandering around authors and song writing and trying to be beautiful. I felt lost, but finding poetry made me feel like I actually had a place and a purpose. Poetry is something that has grown close to my heart and soul and mind. And I write because it's a part of me. I write because I love words. Words, words, words. I love diction and description and exposition and narration and parallels- oh how I love parallels! I write because I want to sound beautiful. I write because I feel all too much and I can't keep all those feelings inside of me so I drain them out of my veins and watch them ooze onto paper in ink. I write because I have so much to say but it sounds better in stanzas. I write because I love the way my words sound all strung up together in clauses and sentences and fragments. I write because I feel in love with the way words look like next to each other. I write because that's how I put my tears and smiles and fears onto paper and out of my head. I write because I don't know anything else. I write because I write to live.
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Parfois, je me sens pris d'horreur pour cette terre ; Mon vers semble la bouche ouverte d'un cratère ; J'ai le farouche émoi Que donne l'ouragan monstrueux au grand arbre ; Mon cœur prend feu ; je sens tout ce que j'ai de marbre Devenir lave en moi ; Quoi ! rien de vrai ! le scribe a pour appui le reître ; Toutes les robes, juge et vierge, femme et prêtre, Mentent ou mentiront ; Le dogme boit du sang, l'autel bénit le crime ; Toutes les vérités, groupe triste et sublime, Ont la rougeur au front ; La sinistre lueur des rois est sur nos têtes ; Le temple est plein d'enfer ; la clarté de nos fêtes Obscurcit le ciel bleu ; L'âme a le penchement d'un navire qui sombre ; Et les religions, à tâtons, ont dans l'ombre Pris le démon pour Dieu ! Oh ! qui me donnera des paroles terribles ? Oh ! je déchirerai ces chartes et ces bibles, Ces codes, ces korans ! Je pousserai le cri profond des catastrophes ; Et je vous saisirai, sophistes, dans mes strophes, Dans mes ongles, tyrans. Ainsi, frémissant, pâle, indigné, je bouillonne ; On ne sait quel essaim d'aigles noirs tourbillonne Dans mon ciel embrasé ; Deuil ! guerre ! une euménide en mon âme est éclose ! Quoi ! le mal est partout ! Je regarde une rose Et je suis apaisé.
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Parfois, je me sens pris d'horreur
Stay with me for a short time, Just for a couple of words, Just for a couple of smilings, For a couple of easy nods. Stay with me for a couple of strophes. I’ll pour two glasses of wine. The one that, remember, used to prepossess You and me both for a while. Stay with me for a short time For a couple of sportive jests, For a couple of bootless guitar accords, For a couple of stupid shy footsteps. For a couple of silver-tongued tender breathings, For a couple of sweet and tremulous words. Stay with me, please, for a short time, At least for a couple of epochs.
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Jan 23, 2025
Jan 23, 2025 at 4:11 PM UTC
Stay with me
Baiser ! rose trémière au jardin des caresses ! Vif accompagnement sur le clavier des dents Des doux refrains qu'Amour chante en les cœurs ardents, Avec sa voix d'archange aux langueurs charmeresses ! Sonore et gracieux Baiser, divin Baiser ! Volupté non pareille, ivresse inénarrable ! Salut ! L'homme, penché sur ta coupe adorable, S'y grise d'un bonheur qu'il ne sait épuiser. Comme le vin du Rhin et comme la musique, Tu consoles et tu berces, et le chagrin Expire avec la moue en ton pli purpurin... Qu'un plus grand, Gœthe ou Will, te dresse un vers classique. Moi, je ne puis, chétif trouvère de Paris, T'offrir que ce bouquet de strophes enfantines : Sois bénin et, pour prix, sur les lèvres mutines D'Une que je connais, Baiser, descends, et ris.
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Il Bacio
he wanted his  masterpieces to hang in churches throughout the world, the clarity, the emotions, the details. ah, Raphael the symphonic poems of Franz List his strophes and antistropes linger in the ears for centuries the depraved bukowski collecting numerous rejection slips hated the rules created his own rules and 64,000 years ago in caves, the vibrant colors, the fearsome predators, the herds racing, the sense of motion that still moves us, and deep in that cave the stenciled human hands a woman's hands and i'm every dog that ****** on every mailbox and tree to let the other dogs know I've been here
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Jun 18, 2023
Jun 18, 2023 at 5:52 PM UTC
the sublime "why" ?
Oh ! Quand donc aurez-vous fini, petits oiseaux, De jaser au milieu des branches et des eaux, Que nous nous expliquions et que je vous querelle ? Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle, Oiseaux, je vous entends, je vous connais. Sachez Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés, De votre mélodie et de votre langage. Celle que j'aime est **** et pense à moi ; je gage, O rossignol dont l'hymne, exquis et gracieux, Donne un frémissement à l'astre dans les cieux, Que ce que tu dis là, c'est le chant de son âme. Vous guettez les soupirs de l'homme et de la femme, Oiseaux ; Quand nous aimons et quand nous triomphons, Quand notre être, tout bas, s'exhale en chants profonds, Vous, attentifs, parmi les bois inaccessibles, Vous saisissez au vol ces strophes invisibles, Et vous les répétez tout haut, comme de vous ; Et vous mêlez, pour rendre encor l'hymne plus doux, A la chanson des coeurs, le battement des ailes ; Si bien qu'on vous admire, écouteurs infidèles, Et que le noir sapin murmure aux vieux tilleuls : « Sont-ils charmants d'avoir trouvé cela tout seuls ! » Et que l'eau, palpitant sous le chant qui l'effleure, Baise avec un sanglot le beau saule qui pleure ; Et que le dur tronc d'arbre a des airs attendris ; Et que l'épervier rêve, oubliant la perdrix ; Et que les loups s'en vont songer auprès des louves ! « Divin ! » dit le hibou ; le moineau dit : « Tu trouves ? » Amour, lorsqu'en nos coeurs tu te réfugias, L'oiseau vint y puiser ; ce sont ces plagiats, Ces chants qu'un rossignol, belles, prend sur vos bouches, Qui font que les grands bois courbent leurs fronts farouches, Et que les lourds rochers, stupides et ravis, Se penchent, les laissant piller le chènevis, Et ne distinguent plus, dans leurs rêves étranges, La langue des oiseaux de la langue des anges. Caudebec, septembre 183...
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En écoutant les oiseaux
Oh ! Quand donc aurez-vous fini, petits oiseaux, De jaser au milieu des branches et des eaux, Que nous nous expliquions et que je vous querelle ? Rouge-gorge, verdier, fauvette, tourterelle, Oiseaux, je vous entends, je vous connais. Sachez Que je ne suis pas dupe, ô doux ténors cachés, De votre mélodie et de votre langage. Celle que j'aime est **** et pense à moi ; je gage, O rossignol dont l'hymne, exquis et gracieux, Donne un frémissement à l'astre dans les cieux, Que ce que tu dis là, c'est le chant de son âme. Vous guettez les soupirs de l'homme et de la femme, Oiseaux ; Quand nous aimons et quand nous triomphons, Quand notre être, tout bas, s'exhale en chants profonds, Vous, attentifs, parmi les bois inaccessibles, Vous saisissez au vol ces strophes invisibles, Et vous les répétez tout haut, comme de vous ; Et vous mêlez, pour rendre encor l'hymne plus doux, A la chanson des coeurs, le battement des ailes ; Si bien qu'on vous admire, écouteurs infidèles, Et que le noir sapin murmure aux vieux tilleuls : « Sont-ils charmants d'avoir trouvé cela tout seuls ! » Et que l'eau, palpitant sous le chant qui l'effleure, Baise avec un sanglot le beau saule qui pleure ; Et que le dur tronc d'arbre a des airs attendris ; Et que l'épervier rêve, oubliant la perdrix ; Et que les loups s'en vont songer auprès des louves ! « Divin ! » dit le hibou ; le moineau dit : « Tu trouves ? » Amour, lorsqu'en nos coeurs tu te réfugias, L'oiseau vint y puiser ; ce sont ces plagiats, Ces chants qu'un rossignol, belles, prend sur vos bouches, Qui font que les grands bois courbent leurs fronts farouches, Et que les lourds rochers, stupides et ravis, Se penchent, les laissant piller le chènevis, Et ne distinguent plus, dans leurs rêves étranges, La langue des oiseaux de la langue des anges. Caudebec, septembre 183...
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Ce Zoïle cagot naquit d'une Javotte. Le diable, - ce jour-là Dieu permit qu'il créât, - D'un peu de Ravaillac et d'un de Nonotte Composa ce gredin béat. Tout jeune, il contemplait, sans gîte et sans valise, Les sous-diacres coiffés d'un feutre en lampion Vidocq le rencontra priant dans une église, Et, l'ayant vu loucher, en fit un espion. Alors ce va-nu-pieds songea dans sa mansarde, Et se voyant sans cœur, sans style, sans esprit, Imagina de mettre une feuille poissarde Au service de Jésus-Christ. Armé d'un goupillon, il entra dans la lice Contre les jacobins, le siècle et le péché. Il se donna le luxe, étant de la police, D'être jésuite et saint par-dessus le marché. Pour mille francs par mois livrant l'eucharistie, Plus vil que les voleurs et que les assassins, Il fut riche. Il portait un flair de sacristie Dans le bouge des argousins. Il prospère ! - Il insulte, il prêche, il fait la roue ; S'il n'était pas saint homme, il eût été sapeur ; Comme s'il s'y lavait, il piaffe en pleine boue, Et, voyant qu'on se sauve, il dit : comme ils ont peur ! Regardez, le voilà ! - Son journal frénétique Plaît aux dévots et semble écrit par des bandits. Il fait des fausses clefs dans l'arrière-boutique Pour la porte du paradis. Des miracles du jour il colle les affiches. Il rédige l'absurde en articles de foi. Pharisien hideux, il trinque avec les riches Et dit au pauvre : ami, viens jeûner avec moi. Il ripaille à huis clos, en publie il sermonne, Chante landerirette après alléluia, Dit un pater, et prend le menton de Simone... - Que j'en ai vu, de ces saints-là ! Qui vous expectoraient des psaumes après boire, Vendaient, d'un air contrit, leur pieux bric-à-brac, Et qui passaient, selon qu'ils changeaient d'auditoire, Des strophes de Piron aux quatrains de Pibrac ! C'est ainsi qu'outrageant gloires, vertus, génies, Charmant par tant d'horreurs quelques niais fougueux, Il vit tranquillement dans les ignominies, Simple jésuite et triple gueux. Septembre1850.
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Un autre
Ce Zoïle cagot naquit d'une Javotte. Le diable, - ce jour-là Dieu permit qu'il créât, - D'un peu de Ravaillac et d'un de Nonotte Composa ce gredin béat. Tout jeune, il contemplait, sans gîte et sans valise, Les sous-diacres coiffés d'un feutre en lampion Vidocq le rencontra priant dans une église, Et, l'ayant vu loucher, en fit un espion. Alors ce va-nu-pieds songea dans sa mansarde, Et se voyant sans cœur, sans style, sans esprit, Imagina de mettre une feuille poissarde Au service de Jésus-Christ. Armé d'un goupillon, il entra dans la lice Contre les jacobins, le siècle et le péché. Il se donna le luxe, étant de la police, D'être jésuite et saint par-dessus le marché. Pour mille francs par mois livrant l'eucharistie, Plus vil que les voleurs et que les assassins, Il fut riche. Il portait un flair de sacristie Dans le bouge des argousins. Il prospère ! - Il insulte, il prêche, il fait la roue ; S'il n'était pas saint homme, il eût été sapeur ; Comme s'il s'y lavait, il piaffe en pleine boue, Et, voyant qu'on se sauve, il dit : comme ils ont peur ! Regardez, le voilà ! - Son journal frénétique Plaît aux dévots et semble écrit par des bandits. Il fait des fausses clefs dans l'arrière-boutique Pour la porte du paradis. Des miracles du jour il colle les affiches. Il rédige l'absurde en articles de foi. Pharisien hideux, il trinque avec les riches Et dit au pauvre : ami, viens jeûner avec moi. Il ripaille à huis clos, en publie il sermonne, Chante landerirette après alléluia, Dit un pater, et prend le menton de Simone... - Que j'en ai vu, de ces saints-là ! Qui vous expectoraient des psaumes après boire, Vendaient, d'un air contrit, leur pieux bric-à-brac, Et qui passaient, selon qu'ils changeaient d'auditoire, Des strophes de Piron aux quatrains de Pibrac ! C'est ainsi qu'outrageant gloires, vertus, génies, Charmant par tant d'horreurs quelques niais fougueux, Il vit tranquillement dans les ignominies, Simple jésuite et triple gueux. Septembre1850.
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Il faut que le poète, épris d'ombre et d'azur, Esprit doux et splendide, au rayonnement pur, Qui marche devant tous, éclairant ceux qui doutent, Chanteur mystérieux qu'en tressaillant écoutent Les femmes, les songeurs, les sages, les amants, Devienne formidable à de certains moments. Parfois, lorsqu'on se met à rêver sur son livre, Où tout berce, éblouit, calme, caresse, enivre, Où l'âme à chaque pas trouve à faire son miel, Où les coins les plus noirs ont des lueurs du ciel, Au milieu de cette humble et haute poésie, Dans cette paix sacrée où croit la fleur choisie, Où l'on entend couler les sources et les pleurs, Où les strophes, oiseaux peints de mille couleurs, Volent chantant l'amour, l'espérance et la joie, Il faut que par instants on frissonne, et qu'on voie Tout à coup, sombre, grave et terrible au passant, Un vers fauve sortir de l'ombre en rugissant ! Il faut que le poète aux semences fécondes Soit comme ces forêts vertes, fraîches, profondes, Pleines de chants, amour du vent et du rayon, Charmantes, où soudain l'on rencontre un lion. Paris, mai 1842.
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Il faut que le poète