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"soudain" poems
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire J'ai vu tous les soleils y venir se mirer S'y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L'été taille la nue au tablier des anges Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux L'enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août J'ai retiré ce radium de la pechblende Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
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Les yeux d'Elsa
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire J'ai vu tous les soleils y venir se mirer S'y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L'été taille la nue au tablier des anges Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux L'enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août J'ai retiré ce radium de la pechblende Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
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Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit, Auquel je dois cette plaisante fortune. En compagnie d’étoiles clignotantes, Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune. Lave-moi dans ton eau argentée, translucide. Sois près de moi lors de mes blanches nuits. Veille sur moi tel un garde sans faille. Enveloppe-moi de murmures, un calme répit. Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme! Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage… Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants, Des sables noyés, oppressé, tendres otages. Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas. Des brins épais et sombres de cheveux en cascades, Dissimulent ton visage d’une manière séduisante. Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir. Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi. Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt, Je ne me sens pas prêt à être anéanti. Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent. J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace. My coeur, aussi, déchiré bout par bout… Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace. Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance. Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi… Mais ils se contenteraient de briller, indifférents… Même suite à tous mes appels, mes émois. Desormais je suis incertain sur le nombre de passages. Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses. Cependant je joue des promesses celestes, Pour le retour de ma folle quête amoureuse. Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul… C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur. Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard, Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs. Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé, Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine. Une chanson pareille à celle que l’on prononçât, Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…, “Te voilà....”
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Nov 23, 2014
Nov 23, 2014 at 7:16 PM UTC
Lettre de ton Astronome
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit, Auquel je dois cette plaisante fortune. En compagnie d’étoiles clignotantes, Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune. Lave-moi dans ton eau argentée, translucide. Sois près de moi lors de mes blanches nuits. Veille sur moi tel un garde sans faille. Enveloppe-moi de murmures, un calme répit. Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme! Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage… Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants, Des sables noyés, oppressé, tendres otages. Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas. Des brins épais et sombres de cheveux en cascades, Dissimulent ton visage d’une manière séduisante. Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir. Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi. Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt, Je ne me sens pas prêt à être anéanti. Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent. J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace. My coeur, aussi, déchiré bout par bout… Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace. Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance. Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi… Mais ils se contenteraient de briller, indifférents… Même suite à tous mes appels, mes émois. Desormais je suis incertain sur le nombre de passages. Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses. Cependant je joue des promesses celestes, Pour le retour de ma folle quête amoureuse. Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul… C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur. Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard, Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs. Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé, Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine. Une chanson pareille à celle que l’on prononçât, Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…, “Te voilà....”
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Alors pourquoi juste maintenant? C’était une nuit sur Bagneux Nous étions mercredi soir à la station Montparnasse-Bienvenüe Je portais ces mêmes vêtements noirs et ma veste grise achetée en Italie Il ne faisait pas trop froid Je rentrais chez moi, vingt heures Mon regard croisa celui d'une jeune femme d'à peu près mon âge Jolie, mince et calme, le visage d'opale et les deux pieds bien posés au sol Avec insistance je la regardais Elle me faisait tellement penser à celle que je n’arrive pas à être Fixant le quai d'en face Le métro était censé arriver dans une minute Quand soudain La tête me tourna Je ne contrôlais plus aucun de mes mouvements Je me suis approchée du mur, m’y suis appuyée tant bien que mal juste pour ne pas tomber Et là, je ne sais pas très bien pourquoi Mais la jeune femme que je ne cessais de regarder sauta sous la rame. L’insupportable bruit L’électricité Le corps en mille morceaux Les gens qui hurlent Le métro qui s'arrête juste devant cet embrasement Pourtant moi Moi Je ne disais rien Je m'accrochais tant que je pouvais au mur J'avais si peur de glisser à mon tour Pourquoi elle Elle était si jolie, si fine et si calme Aucune rature sur son visage d'opale Rien Tandis que moi... Ce n’était qu’une autre nuit sur Bagneux.
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May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:43 AM UTC
Die gosse- "LAISSE LA PORTE FERMEE EN ENTRANT", extrait.
Romance. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour : Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelle Et mes plaisirs et mes succès ; Comme vous, j'étais jeune et belle, Et, comme vous, je le savais. Soudain ma blonde chevelure Me montra quelques cheveux blancs... J'ai vu, comme dans la nature, L'hiver succéder au printemps. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Naïve et sans expérience, D'amour je crus les doux serments, Et j'aimais avec confiance... On croit au bonheur à quinze ans ! Une fleur, par Julien cueillie, Était le gage de sa foi ; Mais, avant qu'elle fût flétrie, L'ingrat ne pensait plus à moi ! Dansez, fillettes du Village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. À vingt ans, un ami fidèle Adoucit mon premier chagrin ; J'étais triste, mais j'étais belle, Il m'offrit son cœur et sa main. Trop tôt pour nous vint la vieillesse ; Nous nous aimions, nous étions vieux... La mort rompit notre tendresse... Mon ami fut le plus heureux ! Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Pour moi, n'arrêtez pas la danse ; Le ciel est pur, je suis au port, Aux bruyants plaisirs de l'enfance La grand-mère sourit encor. Que cette larme que j'efface N'attriste pas vos jeunes cœurs : Le soleil brille sur la glace, L'hiver conserve quelques fleurs. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour, Et, sous un ciel exempt d'orage, Embellissez mon dernier jour !
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La grand-mère
Romance. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour : Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelle Et mes plaisirs et mes succès ; Comme vous, j'étais jeune et belle, Et, comme vous, je le savais. Soudain ma blonde chevelure Me montra quelques cheveux blancs... J'ai vu, comme dans la nature, L'hiver succéder au printemps. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Naïve et sans expérience, D'amour je crus les doux serments, Et j'aimais avec confiance... On croit au bonheur à quinze ans ! Une fleur, par Julien cueillie, Était le gage de sa foi ; Mais, avant qu'elle fût flétrie, L'ingrat ne pensait plus à moi ! Dansez, fillettes du Village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. À vingt ans, un ami fidèle Adoucit mon premier chagrin ; J'étais triste, mais j'étais belle, Il m'offrit son cœur et sa main. Trop tôt pour nous vint la vieillesse ; Nous nous aimions, nous étions vieux... La mort rompit notre tendresse... Mon ami fut le plus heureux ! Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Pour moi, n'arrêtez pas la danse ; Le ciel est pur, je suis au port, Aux bruyants plaisirs de l'enfance La grand-mère sourit encor. Que cette larme que j'efface N'attriste pas vos jeunes cœurs : Le soleil brille sur la glace, L'hiver conserve quelques fleurs. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour, Et, sous un ciel exempt d'orage, Embellissez mon dernier jour !
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J'observe depuis mon télescope Au-delà des nuages Ta photo qui sautille Et je suis les courbes, les points et les lignes Et je trace des figures imaginaires Les constellations Et soudain tu apparais Endimanchée Pénitente Ultra Violette Souriante Entre deux ciels Tu me fais signe Et m'invites à danser Et je te suis comme ton ombre Je retiens mon souffle Je plonge dans le mandala De ton champ de Cinabre Je viens à tes côtés Je m'ancre à tes eaux Je suis ton lama, ton gourou Et toi tu es ma parèdre, ma  bouddha Ma dakini souveraine et je te déshabille en dansant Et je déboutonne une après l 'autre Les étoiles couleur aubergine Qui composent ta constellation. C 'est une constellation disparue Que seul moi puis voir. Il m'arrive à l 'oeil nu de t'apercevoir Au détour d'un rêve comme en cet instant précis Et la musique résonne si forte dans l 'espace Je vois tes lèvres bouger mais je n 'entends rien Mais soudain tes yeux hurlent et tu me clignes ton nom en morse : dash dot dash dot dash dash dash dash dot dash dash dash dash dash dash dot C, une longue, une brève, une longue, une brève O, trois longues Y, une longue, une brève, deux longues O, trois longues T, une longue E, une brève.
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Aug 31, 2019
Aug 31, 2019 at 12:54 AM UTC
Dans ton champ de Cinabre
Before you leave me Please take all the memories Enclosed in my heart
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Feb 8, 2024
Feb 8, 2024 at 7:58 AM UTC
Amour Soudain
Je vous envoye un bouquet que ma main Vient de trier de ces fleurs épanies, Qui ne les eust à ce vespre cuillies, Cheutes à terre elles fussent demain. Cela vous soit un exemple certain Que vos beautés, bien qu'elles soient fleuries, En peu de tems cherront toutes flétries, Et comme fleurs, periront tout soudain. Le tems s'en va, le tems s'en va, ma Dame, Las ! le tems non, mais nous nous en allons, Et tost serons estendus sous la lame : Et des amours desquelles nous parlons, Quand serons morts, n'en sera plus nouvelle : Pour-ce aimés moy, ce-pendant qu'estes belle.
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Je vous envoye un bouquet que ma main
Quand les Moutons moutonnaient Les moutons moutonnants des nuages moutonnent, Alors que les moutons moutonniers des prairies, se sont pressés, bêlants, lorsqu'est tombée la pluie. Cela n'empêcha pas le loup de se glisser, dans le troupeau craintif des moutons moutonnants, qui ont senti le loup et s'enfuient tous, transis. Mais le loup court plus vite, attrapant des moutons. Alors que le Berger et son chien le Patou, dorment encore leur soûl. Mais l'orage s'accroît, gâchant ainsi, le sommeil du Berger et celui du Patou. Mais soudain, le Berger n'a plus sommeil du tout. Voyant son troupeau fuir, poursuivi par le Loup. Tandis que le Patou aboie : « Au loup ! Au loup ! » Le vent se lève enfin, amenant les nuages, moutonner bien plus **** que dessus la prairie. Si bien que le Patou poussif course le loup. Alors que le Berger se saisit d'un fusil. Mais tire de trop **** en blessant un mouton surpris. Alors que les moutons s'égayent de partout. Le Patou, voit le Loup, l’aboie comme un garou, et sans y réfléchir va, courir sus, au Loup. Mais le loup noir s’apeure, revient dans le troupeau. Pour mieux se protéger d'un coup de chassepot. Et des dents du Patou, bien qu’il soit, si pataud. Le berger finit par toucher un mouton, au mollet. Ainsi, le troupeau effrayé ne sait même plus bêler, et sait encore moins qu'avant, à qui se fier. C'est alors que Patou, voit le Loup de plus près, et trouve préférable de prendre ses quartiers, non sans avoir mordu le jarret d’un mouton qui geignait. Tandis que le Berger, aveuglé de nuit noire, ne sait plus distinguer, le loup noir, d'une poire. C'est peut-être pour cela qu'il tire encore un coup. Sur un autre mouton qui attrape les plombs. Monsieur de La Fontaine en toute seigneurie, aurait conclu l’histoire par une raillerie. Alors qu'il convient mieux se contenter d'y voir, la raison du plus fou qui s'est joué de nous. Mais moi, l’écrivailleur, qui aime tant les chiens, je vous dis, qu'il vaut mieux protéger les moutons, en préférant l’enclos, aux fusils, aux Patou. Et tant, qu'avoir un chien, autant prendre un toutou. Qui laissera les loups mais jouera avec vous. Paul Arrighi
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Mar 21, 2016
Mar 21, 2016 at 11:35 AM UTC
Quand les Moutons moutonnaient
Quand les Moutons moutonnaient Les moutons moutonnants des nuages moutonnent, Alors que les moutons moutonniers des prairies, se sont pressés, bêlants, lorsqu'est tombée la pluie. Cela n'empêcha pas le loup de se glisser, dans le troupeau craintif des moutons moutonnants, qui ont senti le loup et s'enfuient tous, transis. Mais le loup court plus vite, attrapant des moutons. Alors que le Berger et son chien le Patou, dorment encore leur soûl. Mais l'orage s'accroît, gâchant ainsi, le sommeil du Berger et celui du Patou. Mais soudain, le Berger n'a plus sommeil du tout. Voyant son troupeau fuir, poursuivi par le Loup. Tandis que le Patou aboie : « Au loup ! Au loup ! » Le vent se lève enfin, amenant les nuages, moutonner bien plus **** que dessus la prairie. Si bien que le Patou poussif course le loup. Alors que le Berger se saisit d'un fusil. Mais tire de trop **** en blessant un mouton surpris. Alors que les moutons s'égayent de partout. Le Patou, voit le Loup, l’aboie comme un garou, et sans y réfléchir va, courir sus, au Loup. Mais le loup noir s’apeure, revient dans le troupeau. Pour mieux se protéger d'un coup de chassepot. Et des dents du Patou, bien qu’il soit, si pataud. Le berger finit par toucher un mouton, au mollet. Ainsi, le troupeau effrayé ne sait même plus bêler, et sait encore moins qu'avant, à qui se fier. C'est alors que Patou, voit le Loup de plus près, et trouve préférable de prendre ses quartiers, non sans avoir mordu le jarret d’un mouton qui geignait. Tandis que le Berger, aveuglé de nuit noire, ne sait plus distinguer, le loup noir, d'une poire. C'est peut-être pour cela qu'il tire encore un coup. Sur un autre mouton qui attrape les plombs. Monsieur de La Fontaine en toute seigneurie, aurait conclu l’histoire par une raillerie. Alors qu'il convient mieux se contenter d'y voir, la raison du plus fou qui s'est joué de nous. Mais moi, l’écrivailleur, qui aime tant les chiens, je vous dis, qu'il vaut mieux protéger les moutons, en préférant l’enclos, aux fusils, aux Patou. Et tant, qu'avoir un chien, autant prendre un toutou. Qui laissera les loups mais jouera avec vous. Paul Arrighi
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Un couloir de carrelage Windows 95 Lumière turquoise Mouette virtuelle Soudain un glitch Statue de marbre Triste seul Salle d'ordinateur Il s'étrangle dans ses files Si bien qu'il na jamais vu ses amis Lunette de cristal Serveur de ferraille Larme du corps Il y m'est tous ses efforts Incompris lâche et tourmenté Religion planqué Tous à genoux devant lui Hacker des PC inactif Et modérateur soumis Solitude parcourue de références Incompris par les autres. Et admirer par les uns Des yeux triste et pétillant le suivent Pendouillent de droit à gauche Le long de son câble Internet...
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May 14, 2017
May 14, 2017 at 7:45 AM UTC
/コンピュータ/MORT INTERIEUR/コンピュータ/
Eh quoi ! prier déjà.... tu bégayes encore ; De la vie, ici-bas, tu n'as vu que l'aurore ; Pour loi, le beau printemps n'est venu que deux fois ; À peine connaît-on le doux son de ta voix. Et cependant, docile aux leçons d'une mère, Tu bégayes déjà quelques mots de prière ! Oh ! laisse la prière au cœur des malheureux, Et toi, petit enfant, va reprendre tes jeux ! Pourvu qu'à ton réveil, s'échappant de sa cage, L'oiseau qui te connaît commence son ramage, Qu'il reste près de toi ; que d'un bouquet nouveau, Ta mère, en souriant, vienne orner ton berceau ; Pourvu que vers le soir, sa voix mélodieuse T'endorme doucement, ou que, silencieuse, Elle ébranle ta couche, et d'un léger effort, En longs balancements t'endorme mieux encor : C'est là tout le bonheur de ta paisible enfance. Et comment prierais-tu ? tu n'as pas d'espérance ! À ton âge charmant, l'existence est un jour, Où le rire et les pleurs s'effacent tour à tour. Plus **** petit enfant, poursuivant ton voyage, Ton cœur s'agitera du trouble du jeune âge ; Tu sentiras alors les charmes enivrants De nos illusions, rêves purs et charmants. Un doux espoir, ainsi qu'une ombre fugitive, Apparaîtra soudain à ton âme naïve, Te faisant pressentir l'amour et le bonheur... Alors, il sera temps de prier le Seigneur ! À genoux devant lui, plein de foi, d'espérance, On dit tout sans parler ; - Dieu comprend le silence. Ô mon Dieu ! que l'on aime à vous prier longtemps, Lorsqu'on veut être heureux et que l'on a seize ans ! Car, hélas ! jeune enfant, pendant le long voyage, Nous n'avons pas toujours un beau ciel sans nuage ; Le limpide ruisseau qui s'en va murmurant, Se change bien souvent en horrible torrent, Et l'aquilon, soufflant sur la barque légère, Vient la briser, le soir, aux écueils de la terre. Va jouer, bel enfant !... il te faudra plus **** Souffrir ainsi que nous : ta vie aura sa part ! Tu verras fuir l'espoir qui venait de paraître ; Un jour, on t'aimera..., l'on t'oubliera peut-être !... Ah ! qu'ai-je dit, enfant ? -Suspends, suspends tes jeux Joins tes petites mains, et regarde les cieux.
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L'enfant qui priait
Eh quoi ! prier déjà.... tu bégayes encore ; De la vie, ici-bas, tu n'as vu que l'aurore ; Pour loi, le beau printemps n'est venu que deux fois ; À peine connaît-on le doux son de ta voix. Et cependant, docile aux leçons d'une mère, Tu bégayes déjà quelques mots de prière ! Oh ! laisse la prière au cœur des malheureux, Et toi, petit enfant, va reprendre tes jeux ! Pourvu qu'à ton réveil, s'échappant de sa cage, L'oiseau qui te connaît commence son ramage, Qu'il reste près de toi ; que d'un bouquet nouveau, Ta mère, en souriant, vienne orner ton berceau ; Pourvu que vers le soir, sa voix mélodieuse T'endorme doucement, ou que, silencieuse, Elle ébranle ta couche, et d'un léger effort, En longs balancements t'endorme mieux encor : C'est là tout le bonheur de ta paisible enfance. Et comment prierais-tu ? tu n'as pas d'espérance ! À ton âge charmant, l'existence est un jour, Où le rire et les pleurs s'effacent tour à tour. Plus **** petit enfant, poursuivant ton voyage, Ton cœur s'agitera du trouble du jeune âge ; Tu sentiras alors les charmes enivrants De nos illusions, rêves purs et charmants. Un doux espoir, ainsi qu'une ombre fugitive, Apparaîtra soudain à ton âme naïve, Te faisant pressentir l'amour et le bonheur... Alors, il sera temps de prier le Seigneur ! À genoux devant lui, plein de foi, d'espérance, On dit tout sans parler ; - Dieu comprend le silence. Ô mon Dieu ! que l'on aime à vous prier longtemps, Lorsqu'on veut être heureux et que l'on a seize ans ! Car, hélas ! jeune enfant, pendant le long voyage, Nous n'avons pas toujours un beau ciel sans nuage ; Le limpide ruisseau qui s'en va murmurant, Se change bien souvent en horrible torrent, Et l'aquilon, soufflant sur la barque légère, Vient la briser, le soir, aux écueils de la terre. Va jouer, bel enfant !... il te faudra plus **** Souffrir ainsi que nous : ta vie aura sa part ! Tu verras fuir l'espoir qui venait de paraître ; Un jour, on t'aimera..., l'on t'oubliera peut-être !... Ah ! qu'ai-je dit, enfant ? -Suspends, suspends tes jeux Joins tes petites mains, et regarde les cieux.
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Vous que le printemps opéra Miracles ponctuez ma stance Mon esprit épris du départ Dans un rayon soudain se perd Perpétué par la cadence La Seine au soleil d'avril danse Comme Cécile au premier bal Ou plutôt roule des pépites Vers les ponts de pierre ou les cribles Charme sûr La ville est le val Les quais gais comme en carnaval Vont au devant de la lumière Elle visite les palais Surgis selon ses jeux ou lois Moi je l'honore à ma manière La seule école buissonnière Et non Silène m'enseigna Cette ivresse couleur de lèvres Et les roses du jour aux vitres Comme des filles d'Opéra.
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Pour demain
Mon cœur me l'avait dit : toute âme est sœur d'une âme ; Dieu les créa par couple et les fit homme ou femme ; Le monde peut en vain un temps les séparer, Leur destin tôt ou **** est de se rencontrer ; Et quand ces sœurs du ciel ici-bas se rencontrent, D'invincibles instincts l'une à l'autre les montrent ; Chaque âme de sa force attire sa moitié, Cette rencontre, c'est l'amour ou l'amitié, Seule et même union qu'un mot différent nomme, Selon l'être et le sexe en qui Dieu la consomme, Mais qui n'est que l'éclair qui révèle à chacun L'être qui le complète, et de deux n'en fait qu'un. Quand il a lui, le feu du ciel est moins rapide, L'œil ne cherche plus rien, l'âme n'a plus de vide, Par l'infaillible instinct le cœur soudain frappé, Ne craint pas de retour, ni de s'être trompé, On est plein d'un attrait qu'on n'a pas senti naître, Avant de se parler on croit se reconnaître, Pour tous les jours passés on n'a plus un regard, On regrette, on gémit de s'être vu trop **** On est d'accord sur tout avant de se répondre, L'âme de plus en plus aspire à se confondre ; C'est le rayon du Ciel, par l'eau répercuté, Qui remonte au rayon pour doubler sa clarté ; C'est le son qui revient de l'écho qui répète, Seconde et même voix, à la voix qui le jette ; C'est l'ombre qu'avec nous le soleil voit marcher, Sœur du corps, qu'à nos pas on ne peut arracher. De la Grotte, 16 septembre 1793.
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Jocelyn, le 16 septembre 1793
In my sleep, my mind is wondering when I am awake my mind is wandering. All I can see is confusion- have no idea where the trouble started. Simply, I bare the immeasurable pain- the pain that makes tears. The love for a friend is no way the same as my girlfriend. All because my speaking voice confused that troubled mind, I have to deal with the consequences. or is it just the excuse to escape the legacy of another world where life is not the same? Could it be that we both thought different thoughts- only one can only hope. See, I was in no way "in love" I was loved- or as I thought; then suddenly, there were colors on this painting that were hiding the sunshine views of such happiness when I suddenly realized I was not the one with the troubled mind. [Translation] Troubled Mind Dans mon sommeil, mon esprit se demande quand je suis éveillé mon esprit est errant. Tout ce que je peux voir est confusion- avoir aucune idée d'où les problèmes ont commencé. Simplement, je nu les dou- incommensurable la douleur qui fait larmes. L'amour pour un ami a aucun moyen le même que ma petite amie. Tout cela parce que ma voix parlée confus que l'esprit troublé, Je dois faire face aux conséquences. ou est-ce juste une excuse pour échapper l'héritage d'un autre monde où la vie est pas le même? Serait-ce que nous avons tous deux la pensée thoughts- différent seulement on ne peut qu'espérer. Vous voyez, je suis en aucun cas «en amour» Je suis loved- ou que je pensais; puis tout à coup, il y avait des couleurs sur ce tableau qui se cachaient les vues de soleil de ce bonheur quand je me suis soudain rendu compte Je ne suis pas celui qui a l'esprit troublé.
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Oct 29, 2014
Oct 29, 2014 at 5:36 PM UTC
Troubled Mind
In my sleep, my mind is wondering when I am awake my mind is wandering. All I can see is confusion- have no idea where the trouble started. Simply, I bare the immeasurable pain- the pain that makes tears. The love for a friend is no way the same as my girlfriend. All because my speaking voice confused that troubled mind, I have to deal with the consequences. or is it just the excuse to escape the legacy of another world where life is not the same? Could it be that we both thought different thoughts- only one can only hope. See, I was in no way "in love" I was loved- or as I thought; then suddenly, there were colors on this painting that were hiding the sunshine views of such happiness when I suddenly realized I was not the one with the troubled mind. [Translation] Troubled Mind Dans mon sommeil, mon esprit se demande quand je suis éveillé mon esprit est errant. Tout ce que je peux voir est confusion- avoir aucune idée d'où les problèmes ont commencé. Simplement, je nu les dou- incommensurable la douleur qui fait larmes. L'amour pour un ami a aucun moyen le même que ma petite amie. Tout cela parce que ma voix parlée confus que l'esprit troublé, Je dois faire face aux conséquences. ou est-ce juste une excuse pour échapper l'héritage d'un autre monde où la vie est pas le même? Serait-ce que nous avons tous deux la pensée thoughts- différent seulement on ne peut qu'espérer. Vous voyez, je suis en aucun cas «en amour» Je suis loved- ou que je pensais; puis tout à coup, il y avait des couleurs sur ce tableau qui se cachaient les vues de soleil de ce bonheur quand je me suis soudain rendu compte Je ne suis pas celui qui a l'esprit troublé.
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Haute Chaleur sur Toulouse. Cet été que nous avions Tant attendu, tant espéré, Pestant contre les giboulées Qui éternisaient le printemps. Ces pluies continuelles, Donnant du vert aux jardins et balcons, Et tant d'humidité sournoise, Mais peu propices aux joies des places et des rues. Et puis soudain, le si lourde chaleur S'est installé sans crier garde Avec ses manières de «sirocco», Comme un grand coup de poing Qui terrasse les êtres. L'air est devenu rare et l'ambiance des terrasses plombée. Ma chienne s'est réfugiée sous les lits. Et nos corps ont du mal à s'adapter A ces flamboiements de chaleur A ce fond de l'air qui crépite sans cigale. A cette lourdeur du temps qui ´nous assomme. A ce manque d'air qui nous fait désirer La fraîcheur vivifiante, Des montagnes et du bord de mer. Les tuiles semblent remises au four Et les tuiles se fendent sous la chaleur. C'est un temps de sabbats de sorcières, Et de chaudrons bouillants. Et l'on s'en veut d'avoir tant appelé A la venue de cet assommoir de l'été, Qui tient désormais Toulouse. Prisonnière dans ses serres, Chacune Murmurant et gémissant, A la venue l'orage qui nous trempera d'eaux, Versées à grosse gouttes. L'irruption de l'été a Toulouse Se fait d'un coup et impose sa force Les habitants qui le peuvent, fuient Dans les Pyrénées, Ou vers les bords de mer. Cette période est dure aux personnes âgées et aux malades. Sauf pour les "Happy Few" qui possèdent, Villas, jardins touffus et piscines. L'été Toulousain est un maître impérieux Qui impose ses tempos et ses rythmes. Paul Arrighi
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Jul 8, 2016
Jul 8, 2016 at 5:05 AM UTC
Haute Chaleur sur Toulouse. ( High Warmth on Toulouse)
Haute Chaleur sur Toulouse. Cet été que nous avions Tant attendu, tant espéré, Pestant contre les giboulées Qui éternisaient le printemps. Ces pluies continuelles, Donnant du vert aux jardins et balcons, Et tant d'humidité sournoise, Mais peu propices aux joies des places et des rues. Et puis soudain, le si lourde chaleur S'est installé sans crier garde Avec ses manières de «sirocco», Comme un grand coup de poing Qui terrasse les êtres. L'air est devenu rare et l'ambiance des terrasses plombée. Ma chienne s'est réfugiée sous les lits. Et nos corps ont du mal à s'adapter A ces flamboiements de chaleur A ce fond de l'air qui crépite sans cigale. A cette lourdeur du temps qui ´nous assomme. A ce manque d'air qui nous fait désirer La fraîcheur vivifiante, Des montagnes et du bord de mer. Les tuiles semblent remises au four Et les tuiles se fendent sous la chaleur. C'est un temps de sabbats de sorcières, Et de chaudrons bouillants. Et l'on s'en veut d'avoir tant appelé A la venue de cet assommoir de l'été, Qui tient désormais Toulouse. Prisonnière dans ses serres, Chacune Murmurant et gémissant, A la venue l'orage qui nous trempera d'eaux, Versées à grosse gouttes. L'irruption de l'été a Toulouse Se fait d'un coup et impose sa force Les habitants qui le peuvent, fuient Dans les Pyrénées, Ou vers les bords de mer. Cette période est dure aux personnes âgées et aux malades. Sauf pour les "Happy Few" qui possèdent, Villas, jardins touffus et piscines. L'été Toulousain est un maître impérieux Qui impose ses tempos et ses rythmes. Paul Arrighi
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C'est plutôt le sabbat du second Faust que l'autre. Un rhythmique sabbat, rhythmique, extrêmement Rhythmique. - Imaginez un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant. Des ronds-points ; au milieu, des jets d'eau ; des allées Toutes droites ; sylvains de marbre ; dieux marins De bronze ; çà et là, des Vénus étalées ; Des quinconces, des boulingrins ; Des châtaigniers ; des plants de fleurs formant la dune ; Ici, des rosiers nains qu'un goût docte effila ; Plus **** des ifs taillés en triangles. La lune D'un soir d'été sur tout cela. Minuit sonne, et réveille au fond du parc aulique Un air mélancolique, un sourd, lent et doux air De chasse : tel, doux, lent, sourd et mélancolique, L'air de chasse de Tannhauser. Des chants voilés de cors lointains où la tendresse Des sens étreint l'effroi de l'âme en des accords Harmonieusement dissonnants dans l'ivresse ; Et voici qu'à l'appel des cors S'entrelacent soudain des formes toutes blanches, Diaphanes, et que le clair de lune fait Opalines parmi l'ombre verte des branches, - Un Watteau rêvé par Raffet ! - S'entrelacent parmi l'ombre verte des arbres D'un geste alangui, plein d'un désespoir profond ; Puis, autour des massifs, des bronzes et des marbres Très lentement dansent en rond. - Ces spectres agités, sont-ce donc la pensée Du poète ivre, ou son regret, ou son remords, Ces spectres agités en tourbe cadencée, Ou bien tout simplement des morts ? Sont-ce donc ton remords, ô rêvasseur qu'invite L'horreur, ou ton regret, ou ta pensée, - hein ? - tous Ces spectres qu'un vertige irrésistible agite, Ou bien des morts qui seraient fous ? - N'importe ! ils vont toujours, les fébriles fantômes, Menant leur ronde vaste et morne et tressautant Comme dans un rayon de soleil des atomes, Et s'évaporent à l'instant Humide et blême où l'aube éteint l'un après l'autre Les cors, en sorte qu'il ne reste absolument Plus rien - absolument - qu'un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant.
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Nuit du Walpurgis classique
C'est plutôt le sabbat du second Faust que l'autre. Un rhythmique sabbat, rhythmique, extrêmement Rhythmique. - Imaginez un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant. Des ronds-points ; au milieu, des jets d'eau ; des allées Toutes droites ; sylvains de marbre ; dieux marins De bronze ; çà et là, des Vénus étalées ; Des quinconces, des boulingrins ; Des châtaigniers ; des plants de fleurs formant la dune ; Ici, des rosiers nains qu'un goût docte effila ; Plus **** des ifs taillés en triangles. La lune D'un soir d'été sur tout cela. Minuit sonne, et réveille au fond du parc aulique Un air mélancolique, un sourd, lent et doux air De chasse : tel, doux, lent, sourd et mélancolique, L'air de chasse de Tannhauser. Des chants voilés de cors lointains où la tendresse Des sens étreint l'effroi de l'âme en des accords Harmonieusement dissonnants dans l'ivresse ; Et voici qu'à l'appel des cors S'entrelacent soudain des formes toutes blanches, Diaphanes, et que le clair de lune fait Opalines parmi l'ombre verte des branches, - Un Watteau rêvé par Raffet ! - S'entrelacent parmi l'ombre verte des arbres D'un geste alangui, plein d'un désespoir profond ; Puis, autour des massifs, des bronzes et des marbres Très lentement dansent en rond. - Ces spectres agités, sont-ce donc la pensée Du poète ivre, ou son regret, ou son remords, Ces spectres agités en tourbe cadencée, Ou bien tout simplement des morts ? Sont-ce donc ton remords, ô rêvasseur qu'invite L'horreur, ou ton regret, ou ta pensée, - hein ? - tous Ces spectres qu'un vertige irrésistible agite, Ou bien des morts qui seraient fous ? - N'importe ! ils vont toujours, les fébriles fantômes, Menant leur ronde vaste et morne et tressautant Comme dans un rayon de soleil des atomes, Et s'évaporent à l'instant Humide et blême où l'aube éteint l'un après l'autre Les cors, en sorte qu'il ne reste absolument Plus rien - absolument - qu'un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant.
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L'amour est infatigable ! Il est ardent comme un diable, Comme un ange il est aimable. L'amant est impitoyable, Il est méchant comme un diable, Comme un ange, redoutable. Il va rôdant comme un loup Autour du cœur de beaucoup Et s'élance tout à coup Poussant un sombre hou-hou ! Soudain le voilà roucou- Lant ramier gonflant son cou. Puis que de métamorphoses ! Lèvres rouges, joues roses, Moues gaies, ris moroses, Et, pour finir, moulte chose Blanche et noire, effet et cause ; Le lys droit, la rose éclose...
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L'amour est infatigable
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le chêne autour de soi Voit tomber ses feuilles fanées. Mon front est blanchi par le temps ; Mon sang refroidi coule à peine, Semblable à cette onde qu'enchaîne Le souffle glacé des autans. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir, Dans mon sein ne saurait vieillir Comme l'âme, elle n'a point d'âge. Non, tu n'as pas quitté mes yeux ; Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux. Là, tu m'apparais telle encore Que tu fus à ce dernier jour, Quand vers ton céleste séjour Tu t'envolas avec l'aurore. Ta pure et touchante beauté Dans les cieux même t'a suivie ; Tes yeux, où s'éteignait la vie, Rayonnent d'immortalité ! Du zéphyr l'amoureuse haleine Soulève encor tes longs cheveux ; Sur ton sein leurs flots onduleux Retombent en tresses d'ébène, L'ombre de ce voile incertain Adoucit encor ton image, Comme l'aube qui se dégage Des derniers voiles du matin. Du soleil la céleste flamme Avec les jours revient et fuit ; Mais mon amour n'a pas de nuit, Et tu luis toujours sur mon âme. C'est toi que j'entends, que je vois, Dans le désert, dans le nuage ; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix. Tandis que la terre sommeille, Si j'entends le vent soupirer, Je crois t'entendre murmurer Des mots sacrés à mon oreille. Si j'admire ces feux épars Qui des nuits parsèment le voile, Je crois te voir dans chaque étoile Qui plaît le plus à mes regards. Et si le souffle du zéphyr M'enivre du parfum des fleurs. Dans ses plus suaves odeurs C'est ton souffle que je respire. C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais, triste et solitaire, Répandre en secret ma prière Près des autels consolateurs. Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; Tes ailes reposent sur moi ; Tous mes songes viennent de toi, Doux comme le regard d'une ombre. Pendant mon sommeil, si ta main De mes jours déliait la trame, Céleste moitié de mon âme, J'irais m'éveiller dans ton sein ! Comme deux rayons de l'aurore, Comme deux soupirs confondus, Nos deux âmes ne forment plus Qu'une âme, et je soupire encore !
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Souvenir
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le chêne autour de soi Voit tomber ses feuilles fanées. Mon front est blanchi par le temps ; Mon sang refroidi coule à peine, Semblable à cette onde qu'enchaîne Le souffle glacé des autans. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir, Dans mon sein ne saurait vieillir Comme l'âme, elle n'a point d'âge. Non, tu n'as pas quitté mes yeux ; Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux. Là, tu m'apparais telle encore Que tu fus à ce dernier jour, Quand vers ton céleste séjour Tu t'envolas avec l'aurore. Ta pure et touchante beauté Dans les cieux même t'a suivie ; Tes yeux, où s'éteignait la vie, Rayonnent d'immortalité ! Du zéphyr l'amoureuse haleine Soulève encor tes longs cheveux ; Sur ton sein leurs flots onduleux Retombent en tresses d'ébène, L'ombre de ce voile incertain Adoucit encor ton image, Comme l'aube qui se dégage Des derniers voiles du matin. Du soleil la céleste flamme Avec les jours revient et fuit ; Mais mon amour n'a pas de nuit, Et tu luis toujours sur mon âme. C'est toi que j'entends, que je vois, Dans le désert, dans le nuage ; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix. Tandis que la terre sommeille, Si j'entends le vent soupirer, Je crois t'entendre murmurer Des mots sacrés à mon oreille. Si j'admire ces feux épars Qui des nuits parsèment le voile, Je crois te voir dans chaque étoile Qui plaît le plus à mes regards. Et si le souffle du zéphyr M'enivre du parfum des fleurs. Dans ses plus suaves odeurs C'est ton souffle que je respire. C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais, triste et solitaire, Répandre en secret ma prière Près des autels consolateurs. Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; Tes ailes reposent sur moi ; Tous mes songes viennent de toi, Doux comme le regard d'une ombre. Pendant mon sommeil, si ta main De mes jours déliait la trame, Céleste moitié de mon âme, J'irais m'éveiller dans ton sein ! Comme deux rayons de l'aurore, Comme deux soupirs confondus, Nos deux âmes ne forment plus Qu'une âme, et je soupire encore !
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Shhhhh...ECOUTER LE SILENCE ( Shhhhh...LISTEN TO THE SILENCE ) the silence so loud one could hear the cat blink ( le silence si fort on pouvait entendre le clignotement de chat ) the music of the silence when the music stops ( la musique du silence quand la musique arrêts ) *** the cicadas weaving a sudden silence out of all their noise ( le tissage de cigales un silence soudain hors de leur bruit ) *** the only thing heard in the immense silence the cicada's beating heart ( la seule chose entendre dans l'immense silence les cigales battant coeur ) *** I could hear my blood circulating within me the hurtling of large corpuscles ( je pouvais entendre mon sang circulant à l'intérieur de moi le dévaler corpuscules de grosses ) *** in the darkness our hands our eyes we touch with kisses ( dans l'obscurité nos mains nos yeux nous touchons de baisers )
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Sep 28, 2017
Sep 28, 2017 at 5:59 PM UTC
Shhhhh...ECOUTER LE SILENCE ( Shhhhh...LISTEN TO THE SILENCE )
Pourtant si ta maîtresse est un petit putain, Tu ne dois pour cela te courroucer contre elle. Voudrais-tu bien haïr ton ami plus fidèle Pour être un peu jureur, ou trop haut à la main ? Il ne faut prendre ainsi tous péchés à dédain, Quand la faute en péchant n'est pas continuelle ; Puis il faut endurer d'une maîtresse belle Qui confesse sa faute, et s'en repent soudain. Tu me diras qu'honnête et gentille est t'amie, Et je te répondrai qu'honnête fut Cynthie, L'amie de Properce en vers ingénieux, Et si ne laissa pas de faire amour diverse. Endure donc, Ami, car tu ne vaux pas mieux Que Catulle valut, que Tibulle et Properce.
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Pourtant si ta maîtresse est un petit putain
Le toit s'égaie et rit. ANDRÉ CHÉNIER. Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille Fait briller tous les yeux, Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, Se dérident soudain à voir l'enfant paraître, Innocent et joyeux. Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre Les chaises se toucher, Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire. On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère Tremble à le voir marcher. Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme, De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme Qui s'élève en priant ; L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie Et les poètes saints ! la grave causerie S'arrête en souriant. La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure, L'onde entre les roseaux, Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare, Sa clarté dans les champs éveille une fanfare De cloches et d'oiseaux. Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine Qui des plus douces fleurs embaume son haleine Quand vous la respirez ; Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures Et de rayons dorés ! Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies, Car vos petites mains, joyeuses et bénies, N'ont point mal fait encor ; Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange, Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange À l'auréole d'or ! Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche. Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche. Vos ailes sont d'azur. Sans le comprendre encor vous regardez le monde. Double virginité ! corps où rien n'est immonde, Âme où rien n'est impur ! Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire, Ses pleurs vite apaisés, Laissant errer sa vue étonnée et ravie, Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie Et sa bouche aux baisers ! Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime, Frères, parents, amis, et mes ennemis même Dans le mal triomphants, De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles, La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, La maison sans enfants ! Mai 1830.
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Lorsque l'enfant paraît
Le toit s'égaie et rit. ANDRÉ CHÉNIER. Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille Fait briller tous les yeux, Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, Se dérident soudain à voir l'enfant paraître, Innocent et joyeux. Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre Les chaises se toucher, Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire. On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère Tremble à le voir marcher. Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme, De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme Qui s'élève en priant ; L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie Et les poètes saints ! la grave causerie S'arrête en souriant. La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure, L'onde entre les roseaux, Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare, Sa clarté dans les champs éveille une fanfare De cloches et d'oiseaux. Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine Qui des plus douces fleurs embaume son haleine Quand vous la respirez ; Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures Et de rayons dorés ! Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies, Car vos petites mains, joyeuses et bénies, N'ont point mal fait encor ; Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange, Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange À l'auréole d'or ! Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche. Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche. Vos ailes sont d'azur. Sans le comprendre encor vous regardez le monde. Double virginité ! corps où rien n'est immonde, Âme où rien n'est impur ! Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire, Ses pleurs vite apaisés, Laissant errer sa vue étonnée et ravie, Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie Et sa bouche aux baisers ! Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime, Frères, parents, amis, et mes ennemis même Dans le mal triomphants, De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles, La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, La maison sans enfants ! Mai 1830.
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Fable XIII, Livre III. L'autre hiver, des badauds attroupés dans ma rue S'extasiaient devant une statue : C'était la reine de Paphos, Chef-d'œuvre qu'un artiste échappé du collège Avait tiré... - D'un marbre de Paros ? Non, lecteur ; mais d'un tas de neige. Le ciseau de Chaudet n'aurait pas excité Plus d'admiration dans la foule ébahie. « - Voilà ce qui s'appelle une œuvre de génie, « Un morceau vraiment fait pour la postérité ! « Que cette tête est noble et belle ! « Disaient, en soufflant dans leurs doigts, « Trois amateurs transis ; l'antiquité, je crois, « N'a rien à mettre en parallèle. « - Rien ! dit un antiquaire indigné du propos ; « Rien ! puis-je entendre un tel blasphème ? « Rien ! ne craignez-vous point de passer pour des sots ? « - Des sots ! nous, monsieur ? Sot vous-même, Si vous n'admirez pas ces formes, ces contours, « Cette pose à la fois sublime et naturelle, « Ce sourire où l'on voit se jouer les Amours : « Non, la Vénus de Praxitèle « N'est qu'un bloc en comparaison. « - Qu'un bloc ! » dit l'érudit étouffant de colère, Comme s'il n'avait pas raison, « J'espère aux ignorants démontrer le contraire ; « Je ne veux rien qu'un mois. » Et s'échappant soudain, Il grimpe à son taudis, s'enferme, prend la plume, Compulse maint et maint volume, Cite maint Grec et maint Romain ; Se fatigue la tête, et plus encor la main. Que d'encre prodiguée, et que d'encre perdue ! Non qu'au jour dit l'erreur n'eût été confondue, Et le goût rétabli dans son honneur vengé ; Mais, tandis qu'il grimpait, le temps avait changé, Et la Vénus était fondue.
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La statue de neige
Fable XIII, Livre III. L'autre hiver, des badauds attroupés dans ma rue S'extasiaient devant une statue : C'était la reine de Paphos, Chef-d'œuvre qu'un artiste échappé du collège Avait tiré... - D'un marbre de Paros ? Non, lecteur ; mais d'un tas de neige. Le ciseau de Chaudet n'aurait pas excité Plus d'admiration dans la foule ébahie. « - Voilà ce qui s'appelle une œuvre de génie, « Un morceau vraiment fait pour la postérité ! « Que cette tête est noble et belle ! « Disaient, en soufflant dans leurs doigts, « Trois amateurs transis ; l'antiquité, je crois, « N'a rien à mettre en parallèle. « - Rien ! dit un antiquaire indigné du propos ; « Rien ! puis-je entendre un tel blasphème ? « Rien ! ne craignez-vous point de passer pour des sots ? « - Des sots ! nous, monsieur ? Sot vous-même, Si vous n'admirez pas ces formes, ces contours, « Cette pose à la fois sublime et naturelle, « Ce sourire où l'on voit se jouer les Amours : « Non, la Vénus de Praxitèle « N'est qu'un bloc en comparaison. « - Qu'un bloc ! » dit l'érudit étouffant de colère, Comme s'il n'avait pas raison, « J'espère aux ignorants démontrer le contraire ; « Je ne veux rien qu'un mois. » Et s'échappant soudain, Il grimpe à son taudis, s'enferme, prend la plume, Compulse maint et maint volume, Cite maint Grec et maint Romain ; Se fatigue la tête, et plus encor la main. Que d'encre prodiguée, et que d'encre perdue ! Non qu'au jour dit l'erreur n'eût été confondue, Et le goût rétabli dans son honneur vengé ; Mais, tandis qu'il grimpait, le temps avait changé, Et la Vénus était fondue.
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Voyager seul est triste, et j'ai passé la nuit Dans une étrange hôtellerie. À la plus vieille chambre un enfant m'a conduit, De galerie en galerie. Je me suis étendu sur un grand lit carré Flanqué de lions héraldiques ; Un rideau blanc tombait à longs plis, bigarré Du reflet des vitraux gothiques. J'étais là, recevant, muet et sans bouger, Les philtres que la lune envoie, Quand j'ouïs un murmure, un froissement léger, Comme fait l'ongle sur la soie ; Puis comme un battement de fléaux sourds et prompts Dans des granges très éloignées ; Puis on eût dit, plus près, le han des bûcherons Tour à tour lançant leurs cognées ; Puis un long roulement, un vaste branle-bas, Pareil au bruit d'un char de tôle Attelé d'un dragon toujours fumant et las, Qui souffle à chaque effort d'épaule ; Puis soudain serpenta dans l'infini du soir Un sifflement lugubre, intense, Comme le cri perçant d'une âme au désespoir En fuite par le vide immense. Or, c'était un convoi que j'entendais courir À toute vapeur dans la plaine. Il passa, laissant **** derrière lui mourir Son fracas et sa rouge haleine. Le passage du monstre un moment ébranla Les carreaux étroits des fenêtres, Fit geindre un clavecin poudreux qui dormait là Et frémir des portraits d'ancêtres ; Sur la tapisserie Actéon tressaillit, Diane contracta les lèvres ; Un plâtras détaché du haut du mur faillit Briser l'horloge de vieux sèvres. Ce fut tout. Le silence aux voûtes du plafond Replia lentement son aile, Et la nuit, arrachée à son rêve profond, Se redrapa plus solennelle. Mais mon cœur remué ne se put assoupir : J'écoutais toujours dans l'espace Cette course effrénée et ce strident soupir, Image d'un siècle qui passe.
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Effet de nuit
Voyager seul est triste, et j'ai passé la nuit Dans une étrange hôtellerie. À la plus vieille chambre un enfant m'a conduit, De galerie en galerie. Je me suis étendu sur un grand lit carré Flanqué de lions héraldiques ; Un rideau blanc tombait à longs plis, bigarré Du reflet des vitraux gothiques. J'étais là, recevant, muet et sans bouger, Les philtres que la lune envoie, Quand j'ouïs un murmure, un froissement léger, Comme fait l'ongle sur la soie ; Puis comme un battement de fléaux sourds et prompts Dans des granges très éloignées ; Puis on eût dit, plus près, le han des bûcherons Tour à tour lançant leurs cognées ; Puis un long roulement, un vaste branle-bas, Pareil au bruit d'un char de tôle Attelé d'un dragon toujours fumant et las, Qui souffle à chaque effort d'épaule ; Puis soudain serpenta dans l'infini du soir Un sifflement lugubre, intense, Comme le cri perçant d'une âme au désespoir En fuite par le vide immense. Or, c'était un convoi que j'entendais courir À toute vapeur dans la plaine. Il passa, laissant **** derrière lui mourir Son fracas et sa rouge haleine. Le passage du monstre un moment ébranla Les carreaux étroits des fenêtres, Fit geindre un clavecin poudreux qui dormait là Et frémir des portraits d'ancêtres ; Sur la tapisserie Actéon tressaillit, Diane contracta les lèvres ; Un plâtras détaché du haut du mur faillit Briser l'horloge de vieux sèvres. Ce fut tout. Le silence aux voûtes du plafond Replia lentement son aile, Et la nuit, arrachée à son rêve profond, Se redrapa plus solennelle. Mais mon cœur remué ne se put assoupir : J'écoutais toujours dans l'espace Cette course effrénée et ce strident soupir, Image d'un siècle qui passe.
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Je me baladais hasardeuse et soudain dans la vitre je ne l'ai pas reconnue. Qu'il m'a fait mal de voir ses yeux cernés, ses gestes suspendus par une hésitation mortelle. Un mot à elle suffirait à allumer des orages, son rire à éclabousser les murs, l'étendre de ses mains à changer les routes. Pourquoi elle tait sa voix et tâtonne, sombre, l'ombre de soi-même? Ne se méconnaît-elle pas, en se regardant dans cette vitre? ~~~ The stranger I was walking haphazardly and, all of a sudden, on the window glass, I did not recognize her. How painfull it was to see the dark circles in her eyes, her gesture held by a deadly hesitance. A word from her would light up storms, her laughter would make walls crumble, a movement of her hands would change all the roads. Why does she silent her voice and gropes, groomy, her own shadow? Can she be unknown to herself, looking at herself in this window glass?
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Jun 1, 2014
Jun 1, 2014 at 6:47 AM UTC
L'étrangère
Stance. J'ai vu la peste en raccourci : Et s'il faut en parler sans feindre, Puisque la peste est faite ainsi, Peste, que la peste est à craindre ! De cœurs qui n'en sauraient guérir Elle est partout accompagnée, Et dût-on cent fois en mourir, Mille voudraient l'avoir gagnée. L'ardeur dont ils sont emportés, En ce péril leur persuade, Qu'avoir la peste à ses côtés, Ce n'est point être trop malade. Aussi faut-il leur accorder Qu'on aurait du bonheur de reste, Pour peu qu'on se pût hasarder Au beau milieu de cette peste. La mort serait douce à ce prix, Mais c'est un malheur à se pendre Qu'on ne meurt pas d'en être pris, Mais faute de la pouvoir prendre. L'ardeur qu'elle fait naître au sein N'y fait même un mal incurable Que parce qu'elle prend soudain, Et qu'elle est toujours imprenable. Aussi chacun y perd son temps, L'un en gémit, l'autre en déteste, Et ce que font les plus contents C'est de pester contre la peste.
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La peste
J'adorais ce mot : l'imprévu. Ma vie parisienne se rythmait à ce terme, Une chose encore que je n'avais jamais vécu. On ne sait pas ce que la vie renferme. Je me levais le matin, en me demandant comme finirais-je ma journée ? La réponse fut logique évidemment : On ne le sait jamais. Le boulevard de Saint-Germains-Des-Prés je traversais, comme tout les jours d'ailleurs. Observer les gens, c'est ce que j'aimais et soudain ils m'ont fendu le cœur. La ********** de la population bourgeoise était contre celle des délaissées Leurs vies était tout à fait sournoise contre celle des désemparées. Ainsi, sur le chemin menant à l'école, je me suis questionnée. Pourquoi cette triste métropole m'a t-elle ouvert les yeux sur la réalité ?
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Jun 11, 2017
Jun 11, 2017 at 2:56 PM UTC
Métropole