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"signifie" poems
dire je t'aime, signifie la meme chose en francais ;)
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May 19, 2012
May 19, 2012 at 4:50 PM UTC
Je t'aime
Aux bords de la rivière « La Catena » en Corse Elle porte un nom qui signifie «chaîne»; mais est bien au contraire expérience de Liberté. Dans les temps féodaux, un seigneur de la Cinarca, y fit construire une place forte, Dont il ne reste plus que quelques pierres éparses et le baptistère, Ainsi que des rumeurs d'un cruel massacre, jamais éteintes, par les siècles. L'été, sa musique de roches se joint à la fraîcheur pour en faire un lieu de détente et de pur bonheur, Pourtant les rocs de granit en obstruent parfois le cours et font ressembler ce torrent à une rivière peuplée par des géants de pierre et de quelques noyés violacés rejetés par ses colères. Son grondement ininterrompu laisse planer comme une symphonie  fantastique de dangers diffus. Les truites «fario» n'en sont pas absentes, même si trop pêchées, elles se nichent au plus profond des creux et anfractuosités des rochers. Les rires des enfants, le ruissellement de l'eau si fraîche sur la peau sont le sourire de celles et ceux qui savent admirer ce temple vert, et contempler sur ses bords cette flamboyance  de la  nature propre à apaiser  l'inquiétude des êtres. La musique monotone de son courant pousse à la sieste, le plus furieux des « hommes pressés ». Et « la Catena » a l'air de nous dire : « sachez écouter ma musique et prendre le temps de vous poser un peu ». Paul Arrighi
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Jul 30, 2016
Jul 30, 2016 at 2:07 PM UTC
Aux bords de la rivière « La Catena » en Corse
While gazing out the window, Of a Frosted Sunday morn, I witnessed the play of children Romping in laughter and scorn. The ocean of innocent white, Paid homage to their violent games. They rolled, hissed and rioted Reducing each other with names. “I can’t believe I loved you For so long I writhed in pain. China and Africa now have met, I’ll fall for you never again.” Air raids shook the sky, Trees roared in their limbs. The dying battle flared up again As the water reached the brim. “You’ll fall when I say you fall, for I control the Time. You promised me Forever and Forever’s far down the line. Follow me down that path Where greener pastures are found. Promise to obey me And our circle will go ‘round.” It was a sad, pathetic day to see Prometheus tortured so. Shaking my head, I walked away Nonchalant of the occurrences below. O how lovers past and present Fuel their passion and revenge. To forgive and forget is not a process, But a means to a quickened end. Sipping my coffee peacefully, I gaze down at Liberty Street. I admire their wartime rituals and how they stay so sweet.
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Aug 30, 2010
Aug 30, 2010 at 9:46 AM UTC
Elle Ne Signifie Rien
Amour, Amour, donne-moi paix ou trêve, Ou bien retire, et d'un garrot plus fort Tranche ma vie et m'avance la mort : Douce est la mort qui vient subite et brève. Soit que le jour ou se couche ou se lève, Je sens toujours un penser qui me mord, Et malheureux en si heureux effort, Me fait la guerre et mes peine rengrèvent (1). Que dois-je faire ? Amour me fait errer Si hautement, que je n'ose espérer De mon salut que la désespérance. Puis qu'Amour donc ne me veut secourir, Pour me défende il me plaît de mourir, Et par la mort trouver ma délivrance. 1. Rengrève signifie s'aggrave.
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Amour, Amour, donne-moi paix ou trêve
Après la chose faite, après le coup porté Après le joug très dur librement accepté, Et le fardeau plus lourd que le ciel et la terre, Levé d'un dos vraiment et gaîment volontaire, Après la bonne haine et la chère rancœur. Le rêve de tenir, implacable vainqueur. Les ennemis du cœur et de l'âme et les autres ; De voir couler des pleurs plus affreux que les nôtres De leurs yeux dont on est le Moïse au rocher, Tout ce train mis en fuite, et courez le chercher ! Alors on est content comme au sortir d'un rêve, On se retrouve net, clair, simple, on sent que crève Un abcès de sottise et d'erreur, et voici Que de l'éternité, symbole en raccourci Toute une plénitude afflue, aime et s'installe, L'être palpite entier dans la forme totale. Et la chair est moins faible et l'esprit moins prompt ; Désormais, on le sait, on s'y tient, fleuriront Le lys du faire pur, celui du chaste dire, Et, si daigne Jésus, la rose du martyre. Alors on trouve, ô Jésus si lent à vous venger, Combien doux est le joug et le fardeau léger ! Charité la plus forte entre toutes les Forces, Tu veux dire, saint piège aux célestes amorces, Les mains tendres du fort, de l'heureux et du grand Autour du sort plaintif du faible et du souffrant. Le regard franc du riche au pauvre exempt d'envie Ou jaloux, et ton nom encore signifie Quelle douceur choisie, et quel droit dévouement, Et ce tact virginal, et l'ange exactement ! Mais l'ange est innocent, essence bienheureuse. Il n'a point à passer par notre vie affreuse Et toi, Vertu sans pair, presqu'Une, n'es-tu pas Humaine en même temps que divine, ici-bas ? Aussi la conscience a dû, pour des fins sûres. Surtout sentir en toi le pardon des injures. Par toi nous devenons semblables à Jésus Portant sa croix infâme et qui, cloué dessus, Priait pour ses bourreaux d'Israël et de Rome, À Jésus qui, du moins, homme avec tout d'un homme, N'avait lui jamais eu de torts de son côté, Et, par Lui, tu nous fais croire en l'éternité.
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Après la chose faite, après le coup porté
Après la chose faite, après le coup porté Après le joug très dur librement accepté, Et le fardeau plus lourd que le ciel et la terre, Levé d'un dos vraiment et gaîment volontaire, Après la bonne haine et la chère rancœur. Le rêve de tenir, implacable vainqueur. Les ennemis du cœur et de l'âme et les autres ; De voir couler des pleurs plus affreux que les nôtres De leurs yeux dont on est le Moïse au rocher, Tout ce train mis en fuite, et courez le chercher ! Alors on est content comme au sortir d'un rêve, On se retrouve net, clair, simple, on sent que crève Un abcès de sottise et d'erreur, et voici Que de l'éternité, symbole en raccourci Toute une plénitude afflue, aime et s'installe, L'être palpite entier dans la forme totale. Et la chair est moins faible et l'esprit moins prompt ; Désormais, on le sait, on s'y tient, fleuriront Le lys du faire pur, celui du chaste dire, Et, si daigne Jésus, la rose du martyre. Alors on trouve, ô Jésus si lent à vous venger, Combien doux est le joug et le fardeau léger ! Charité la plus forte entre toutes les Forces, Tu veux dire, saint piège aux célestes amorces, Les mains tendres du fort, de l'heureux et du grand Autour du sort plaintif du faible et du souffrant. Le regard franc du riche au pauvre exempt d'envie Ou jaloux, et ton nom encore signifie Quelle douceur choisie, et quel droit dévouement, Et ce tact virginal, et l'ange exactement ! Mais l'ange est innocent, essence bienheureuse. Il n'a point à passer par notre vie affreuse Et toi, Vertu sans pair, presqu'Une, n'es-tu pas Humaine en même temps que divine, ici-bas ? Aussi la conscience a dû, pour des fins sûres. Surtout sentir en toi le pardon des injures. Par toi nous devenons semblables à Jésus Portant sa croix infâme et qui, cloué dessus, Priait pour ses bourreaux d'Israël et de Rome, À Jésus qui, du moins, homme avec tout d'un homme, N'avait lui jamais eu de torts de son côté, Et, par Lui, tu nous fais croire en l'éternité.
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Du malheur de recevoir Un étranger, sans avoir De lui quelque connaissance, Tu as fait expérience, Ménélas, ayant reçu Pâris dont tu fus déçu : Et moi je la viens de faire Qui ore ai voulu retraire (1) Sottement un étranger Dans ma chambre, et le loger. Il était minuit, et l'Ourse De son char tournait la course Entre les mains du Bouvier, Quand le somme vint lier D'une chaîne sommelière Mes yeux clos sous la paupière. Là je dormais en mon lit, Lorsque j'entr'ouïs le bruit D'un qui frappait à ma porte, Et heurtait de telle sorte Que mon dormir s'en alla : Je demandai : Qu'est-ce là Qui fait à mon huis (2) sa plainte ? Je suis enfant, n'aye crainte, Ce me dit-il, et adonc (3) Je lui desserre le gond, De ma porte verrouillée. J'ai la chemise mouillée Qui me trempe jusqu'aux os, Ce disait ; dessus le dos Toute nuit j'ai eu la pluie : Et pour ce je te supplie De me conduire à ton feu Pour m'aller sécher un peu. Lors je pris sa main humide, Et plein de pitié le guide En ma chambre et le fis seoir Au feu qui restait du soir : Puis, allumant des chandelles, Je vis qu'il portait des ailes, Dans la main un arc turquois, Et sous l'aisselle un carquois. Adonc en mon cœur je pense Qu'il avait quelque puissance. Et qu'il fallait m'apprêter Pour le faire banqueter. Cependant il me regarde D'un œil, de l'autre il prend garde Si son arc était séché ; Puis, me voyant empêché A lui faire bonne chère, Me tire une flèche amère Droit en l'œil : le coup de là Plus bas au cœur dévala : Et m'y fit telle ouverture, Qu'herbe, drogue ni murmure (4) N'y serviraient plus de rien. Voilà, Robertet, le bien, (Mon Robertet qui embrasse Les neuf Muses et les Grâces) Le bien qui m'est advenu Pour loger un inconnu. 1. Retraire signifie abriter. 2. Huis est une porte. 3. Adonc veut dire alors. 4. Murmure ainsi indique prière.
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Au Sieur Robertet
Du malheur de recevoir Un étranger, sans avoir De lui quelque connaissance, Tu as fait expérience, Ménélas, ayant reçu Pâris dont tu fus déçu : Et moi je la viens de faire Qui ore ai voulu retraire (1) Sottement un étranger Dans ma chambre, et le loger. Il était minuit, et l'Ourse De son char tournait la course Entre les mains du Bouvier, Quand le somme vint lier D'une chaîne sommelière Mes yeux clos sous la paupière. Là je dormais en mon lit, Lorsque j'entr'ouïs le bruit D'un qui frappait à ma porte, Et heurtait de telle sorte Que mon dormir s'en alla : Je demandai : Qu'est-ce là Qui fait à mon huis (2) sa plainte ? Je suis enfant, n'aye crainte, Ce me dit-il, et adonc (3) Je lui desserre le gond, De ma porte verrouillée. J'ai la chemise mouillée Qui me trempe jusqu'aux os, Ce disait ; dessus le dos Toute nuit j'ai eu la pluie : Et pour ce je te supplie De me conduire à ton feu Pour m'aller sécher un peu. Lors je pris sa main humide, Et plein de pitié le guide En ma chambre et le fis seoir Au feu qui restait du soir : Puis, allumant des chandelles, Je vis qu'il portait des ailes, Dans la main un arc turquois, Et sous l'aisselle un carquois. Adonc en mon cœur je pense Qu'il avait quelque puissance. Et qu'il fallait m'apprêter Pour le faire banqueter. Cependant il me regarde D'un œil, de l'autre il prend garde Si son arc était séché ; Puis, me voyant empêché A lui faire bonne chère, Me tire une flèche amère Droit en l'œil : le coup de là Plus bas au cœur dévala : Et m'y fit telle ouverture, Qu'herbe, drogue ni murmure (4) N'y serviraient plus de rien. Voilà, Robertet, le bien, (Mon Robertet qui embrasse Les neuf Muses et les Grâces) Le bien qui m'est advenu Pour loger un inconnu. 1. Retraire signifie abriter. 2. Huis est une porte. 3. Adonc veut dire alors. 4. Murmure ainsi indique prière.
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Commencer noir et désespoir pour finir sur une note lumineuse et pleine d’espoir Rêve déchu, hors de portée dès la maternité ? Cicatrice profonde et indélébile ou souvenir d’un tropisme transitoire ? Rêve et réalité But d’une vie ? Pourquoi ne pas y être arrivé, devrait-on être surpris ? Différence entre rêve et réalité Qu’est-ce donc que la réalité ? Est-elle universelle ? Quel référentiel utiliser pour en décrire les éléments essentiels ? Qu’est-ce que la réussite ? Relative ? Comment réussir dans un monde désormais gouverné par l’argent et les bits ? Au final, ce qui compte, n’est-ce-pas sa propre pensée, ce qui souvent émane de notre mémoire sélective. Au-delà du rêve ? Passé et présent Jamais aucune trêve, Ne saurait figer un moment exaltant Présent et avenir Faut-il toujours s’encombrer de souvenirs ? Espoir triomphant de la désillusion Crise du grec « krisis » Signifie décision Prise au moment propice Peut mener au bonheur Crise n’est donc pas intrinsèquement rancœur Pour les japonais et les chinois, Crise est une équation associant danger et opportunité La mort d’une idée, essoufflée, noyée Et la naissance d’une nouvelle, qui bourgeonne et qui croît Décisive peut être un jour Une unique opportunité peut mener à pléthore de possibilités Notre cerveau parfois nous joue des tours Qu’il est souvent sensé d’esquiver Et si le rêve déchu donnait naissance à une réalité devenue superflue Car la vérité est ailleurs, quelque part entre introspection et vertu.
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Apr 29, 2020
Apr 29, 2020 at 4:16 AM UTC
Rêve déchu
Commencer noir et désespoir pour finir sur une note lumineuse et pleine d’espoir Rêve déchu, hors de portée dès la maternité ? Cicatrice profonde et indélébile ou souvenir d’un tropisme transitoire ? Rêve et réalité But d’une vie ? Pourquoi ne pas y être arrivé, devrait-on être surpris ? Différence entre rêve et réalité Qu’est-ce donc que la réalité ? Est-elle universelle ? Quel référentiel utiliser pour en décrire les éléments essentiels ? Qu’est-ce que la réussite ? Relative ? Comment réussir dans un monde désormais gouverné par l’argent et les bits ? Au final, ce qui compte, n’est-ce-pas sa propre pensée, ce qui souvent émane de notre mémoire sélective. Au-delà du rêve ? Passé et présent Jamais aucune trêve, Ne saurait figer un moment exaltant Présent et avenir Faut-il toujours s’encombrer de souvenirs ? Espoir triomphant de la désillusion Crise du grec « krisis » Signifie décision Prise au moment propice Peut mener au bonheur Crise n’est donc pas intrinsèquement rancœur Pour les japonais et les chinois, Crise est une équation associant danger et opportunité La mort d’une idée, essoufflée, noyée Et la naissance d’une nouvelle, qui bourgeonne et qui croît Décisive peut être un jour Une unique opportunité peut mener à pléthore de possibilités Notre cerveau parfois nous joue des tours Qu’il est souvent sensé d’esquiver Et si le rêve déchu donnait naissance à une réalité devenue superflue Car la vérité est ailleurs, quelque part entre introspection et vertu.
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