"secours" poems
Adieu chère maison de mes ancêtres
Cette fois ci, le sort en est jeté,
Les acquéreurs improbables, les propriétaires chimériques,
ont consigne la somme convenue sur les fonds du notaire.
Et toi, chère maison, tu vas changer de famille et d'amours.
Désormais, nos enfances envolées, ne retrouveront plus le secours,
des vielles boiseries et des tapisseries centenaires,
de toutes ces armoire en châtaignier et ces commodes de noyer,
auxquels nous rattache encor comme un fil invisible,
tant de senteurs, d'images et souvenirs fanés.
Et le tic-tac mélodieux de la vieille horloge dans l'entrée du 19.
Et ces mansardes, chargées d'objets hétéroclites que nous aimons tant fouiller.
Quant au jardin qui aurait pu être un parc,
comment oublier ses massifs de groseilliers et ses fraises des bois ?
Et les plants de rhubarbe, la sauge aux grandes vertus, aux dires de grand-mère.
Ainsi que les allées de marguerites, attirant les abeilles,
plus **** remplacées par des rosiers blancs, roses et rouges si odorants.
Cette maison de famille qui résista a tant de coups du sort,
a péri des impôts et des frais d'entretien du jardin,
du manque de modernisation aussi. Alors que tant de logements sans âme étaient construits.
Surtout de l'âge et du départ de sa chère maîtresse, ma mère, qui y avait trop froid et ne pouvait y vivre seule.
Et aussi un peu, ma franchise l'admet, du manque d'initiatives et de goût pour l'association de nous tous, de notre fratrie.
Certes l'on pourra trouver bien des excuses.
Les uns furent trop **** les autres manquèrent de moyens.
Mais dans mon fors intérieur,
Je sais que cette maison manqua surtout de notre audace et de notre courage commun a la faire vivre.
Aussi notre maison de famille fut comme abandonnée a son sort par ses enfants disperses par la vie.
Pauvre maison, nous n'avons su te garder; puisses-tu tomber désormais dans des mains aimantes, artistes et vertes !
Paul Arrighi
Oct 28, 2015
Oct 28, 2015 at 9:25 AM UTC
Toutes les histoires sont comme un miroir,
Deux faces, deux versions, deux reflets.
Pourtant le notre ne me montre que ce que je veux voir,
Au secours, j'ai besoin d'aide, notre miroir est brisé.
Cette nuit j'ai dessiné ton visage sur mes rêves, à la craie
Ce matin ta peau était encore collée à ma joue
J'ai essayé de t'arracher, mais tu étais enfoncée comme un clou,
Au secours, j'ai besoin d'aide, je n'arrive pas à t'effacer.
Tu restes là sans être présente,
Ta voix me répète encore que "j'ai dû me tromper"
J'avoue avoir eu tort de penser que tu m'avais laissée
Au secours, j'ai besoin d'aide, ton fantôme me hante.
Mon étoile brille encore moins que tes émeraudes
Nos erreurs m'agressent, comme nos insultes en écho
Ce n'était pas prévu que tout se termine dans un tel chaos
Au secours, j'ai besoin d'aide pour réparer ce désordre.
J'ai lutté de toutes mes forces pour te chasser de mon esprit,
Mais tu reviens à la charge, le soir juste avant de dormir
Toute seule avec ta voix qui me guide pour écrire,
Au secours, j'ai besoin d'aide, tu me fais sombrer dans la folie.
Aujourd'hui j'ai tellement peur que tu ne veuilles plus que je revienne,
Et je ne suis même pas sûre de le vouloir moi-même
Je me fais encore du mal, mais on récolte ce que l'on sème
Au secours, j'ai besoin d'aide, je voulais juste que tu me retiennes.
Ton ombre me suit partout en chantant Clementine,
Mais il n'y a plus d'éveil aux émeraudes depuis longtemps
Le silence me rend muette, je ne respire plus comme avant
J'ai dérivé ; au secours, j'ai besoin d'Aide..line.
Aug 26, 2016
Aug 26, 2016 at 3:56 PM UTC
Notre ami, le Mouflon
Parfois ses cornes tire-bouchon e font ressembler le mâle à un faune farceur,
Peu haut sur pattes mais véloce, le Mouflon se révèle un remarquable Athlète bondissant de rochers en rochers,
Escaladant les rocs avec effronterie, il se rend parfois en été ou lorsque la nourriture se fait rare, au cœur des clairières et dans le creux des vals
Pour goûter avec gourmandise ces mets de choix que sont pour lui les baies, glands, faînes, châtaignes et surtout les mannes du frêne à fleurs,
Le Mouflon est, avant tout animal des cimes et des à-pics ; il est aimant de tous les lieux inaccessibles sans le secours de jumelles ou de téléobjectifs.
Pour Mouflons et Mouflonnes, la saison de l’amour est l’automne ce qui révèle un goût de seigneur,
Car la vêture des clairières est alors rougeoyante de beauté, à l’instar de tapis persans,
Le Mouflon ne serait-il pas animal sauvage certes mais romantique car il se plait à admirer l’encolure des Mouflonnes, qui s’harmonise si bien avec les couleurs automnales ;
Mais pour les Mouflons, le plaisir d’amour doit rester subtil et ne pas verser dans ces luttes meurtrières : l’ami Mouflon est un épicurien qui donne leçon de sagesse à tous les jaloux.
Le Mouflon fut longtemps, le maître des Montagnes et du maquis Corse qu'il ne partageait qu'avec l’aigle royal, les sangliers les plus hardis et quelques bandits ou patriotes traqués,
Mais trop chassé par certains Hommes, dépourvus de sagesse et à la gâchette trop faciles, il faillit disparaître de son île emblématique.
Aujourd'hui il revient de l'île sœur, la Sardaigne, mais reste encore plus caché dans quelques massifs impénétrables comme le «Monte Cinto» et les «aiguilles de Bavella».
C’est ainsi que la Corse retrouve l'un de ses plus beaux animaux dont le nom de ses enfants, "I Muvrini", a fait le tour des scènes du Monde pour magnifier son emblème et sa terre nourricière, la Corse.
Paul Arrighi
Mar 23, 2014
Mar 23, 2014 at 1:31 PM UTC
Madame la camarde,
Ne soyez pas si empressée,
de venir faire vos emplettes
parmi celles et ceux que nous aimons.
La vie est suffisamment courte,
pour que vous ne veniez
en cueillir le fruit avant l’heure.
Madame la camarde,
Personne ne vous a invité,
à trouver place aux noces de la vie.
Vous n’êtes pas parmi nous bienvenue
et diantre, avons assez soucis,
pour butiner à nos tâches qui sont parfois nos souffrances
sans vous demander ni hâte ni secours.
Madame la camarde,
Vous êtes vilaine et bien empressée
de cheminer en curieux attelage,
parfois vous avez recours à vos sœurs, dames Vieillesse et Maladie
et parfois même à la Guerre
qui vient ôter nos vies, plus tôt
à ceux qui croient ainsi régler de mauvaises querelles.
Paul Arrighi à Toulouse.
Nov 12, 2015
Nov 12, 2015 at 3:04 PM UTC
La vie s'en est allée
La vie s'en est allée
comme vont et viennent les vagues
avec leur écume et leurs ressacs.
Avec leurs rêves de jeunesse
trop souvent envolés
dans la forêt des illusions perdues.
La vie s'en est allée
Comme une pluie d'illusions
Pour nous, rêveurs trébuchants,
Et celles et ceux, brillants
comme des papillons
Happés par leurs mirages.
La vie s'en est allée
Comme l'on fait naufrage,
En se retrouvant Robinson
Dans une île inconnue, **** de tout secours
Guettant les signes de vaisseaux
Qui ne passeront probablement jamais.
La vie, s'en est allée
Comme meurent les roses
Laissant charmes et beauté,
Se dissiper comme des parfums
Évaporés avec le temps.
Ne laissant qu'une faible empreinte.
La vie s'en est allée,
Comme un dernier souffle
Comme un regard mouillé
Qui voudrait s'attarder
Mais n'a plus le pouvoir
de capter l'attention
Des passant(e)s fuyant(e)s.
Paul Arrighi
Sep 16, 2016
Sep 16, 2016 at 2:59 PM UTC
Incapable d'agir. De quoi parlent-ils tous?
Est-ce encore un livre, la perte de ses pages?
Où que l'on creuse, là n'est pas la source;
Déduira-t-on ainsi qu'elle est introuvable?
Écoutant les murmures au travers du ciment
Encore qui mugissent des propos absurdes;
Puis d'une jointure, l’on cognera dedans:
« Encore et toujours vide, l'écho ridicule. »
Criant au secours, qu'on leur vienne en aide;
Celui de tout perdre, connait-on le sacrifice?
C'est donnant ainsi tout qu'enfin l'on nous cède
Le vrai pour et contre l'artifice.
Incapable d'agir. Que racontent-ils donc?
Lorsqu'ouvrir la bouche est un pas de trop,
À la course ils se ruent vers les fronts:
« Cette inertie qui maintient en sursaut. »
En ouverture vers le vide, voici le message
Des parois décousues d'un fort abyssal:
« Écouter le silence, le silence qui n'entend rien. »
Dec 8, 2019
Dec 8, 2019 at 10:47 PM UTC
Je plante en ta faveur cet arbre de Cybelle,
Ce Pin, où tes honneurs se liront tous les jours ;
J'ai gravé sur le tronc nos noms et nos amours,
Qui croîtront à l'envie de l'écorce nouvelle.
Faunes, qui habitez ma terre paternelle,
Qui menez sur le Loir vos danses et vos tours,
Favorisez la plante et lui donnez secours,
Que l'Été ne la brûle et l'Hiver ne la gèle.
Pasteur, qui conduira en ce lieu ton troupeau,
Flageolant une Éclogue (1) en ton tuyau d'aveine,
Attache tous les ans à cet arbre un tableau,
Qui témoigne aux passants mes amours et ma peine :
Puis l'arrosant de lait et du sang d'un agneau,
Dit : « Ce Pin est sacré, c'est la plante d'Hélène. »
1. Éclogue : Élégie.
688
Le vaisseau fantôme brûle de toutes parts
Et j'essaie de trouver une issue de secours
Une écoutille
Un hublot
Un sabord
De tribord ou babord
Par où je pourrais fuir de ma geôliere
Tel un boulet de chair à canon
Des flammes qui me pourlèchent.
C'est Sycorax, mon adorable sorcière,
Qui a sonné le branle-bas de combat
Et qui souffle ses braises chaudes et tièdes
A travers ses eaux déployées comme des barreaux de voiles
Me voilà fait prisonnier
Tous les sabords sont calfeutrés
Goudronnés, parfaitement étanches
Au diable ces mantelets
J'étouffe, je me noie, je me débats
Âprement
Entre ligne d'horizon
Ligne de flottaison
Ligne d'eau
Tout se confond
Dans le feu à volonté
Qu'a décrété Sycorax.
Sep 9, 2019
Sep 9, 2019 at 2:09 PM UTC
Chloé, jeune, jolie, et surtout fort coquette,
Tous les matins, en se levant,
Se mettait au travail, j'entends à sa toilette ;
Et là, souriant, minaudant,
Elle disait à son cher confident
Les peines, les plaisirs, les projets de son âme.
Une abeille étourdie arrive en bourdonnant.
Au secours ! Au secours ! Crie aussitôt la dame :
Venez, Lise, Marton, accourez promptement ;
Chassez ce monstre ailé. Le monstre insolemment
Aux lèvres de Chloé se pose.
Chloé s'évanouit, et Marton en fureur
Saisit l'abeille et se dispose
A l'écraser. Hélas ! Lui dit avec douceur
L'insecte malheureux, pardonnez mon erreur ;
La bouche de Chloé me semblait une rose,
Et j'ai cru... ce seul mot à Chloé rend ses sens.
Faisons grâce, dit-elle, à son aveu sincère :
D'ailleurs sa piqûre est légère ;
Depuis qu'elle te parle, à peine je la sens.
Que ne fait-on passer avec un peu d'encens !
566
Nos rêves, à lumière éteinte
Nos craintes, à la lueur du jour
Et la détente par l’absinthe
Pourrait venir à mon secours
La fatigue des jours sans fin
Délice du sommeil profond
Je ne suis qu’une exception
Dans un monde hors du commun
Nous vivions pour nous abîmer
Assez longtemps pour oublier
Tous nos désirs inassouvis
D’une vie de vices et d’envies
Oct 21, 2019
Oct 21, 2019 at 7:01 PM UTC
Mères, l'enfant qui joue à votre seuil joyeux,
Plus frêle que les fleurs, plus serein que les cieux,
Vous conseille l'amour, la pudeur, la sagesse.
L'enfant, c'est un feu pur dont la chaleur caresse ;
C'est de la gaîté sainte et du bonheur sacré,
C'est le nom paternel dans un rayon doré ;
Et vous n'avez besoin que de cette humble flamme
Pour voir distinctement dans l'ombre de votre âme.
Mères, l'enfant que l'on pleure et qui s'en est allé,
Si vous levez vos fronts vers le ciel constellé,
Verse à votre douleur une lumière auguste ;
Car l'innocent éclaire aussi bien que le juste !
Il montre, clarté douce, à vos yeux abattus,
Derrière notre orgueil, derrière nos vertus,
Derrière nos malheurs, Dieu profond et tranquille.
Que l'enfant vive ou dorme, il rayonne toujours !
Sur cette terre où rien ne va **** sans secours,
Où nos jours incertains sur tant d'abîmes pendent,
Comme un guide au milieu des brumes que répandent
Nos vices ténébreux et nos doutes moqueurs,
Vivant, l'enfant fait voir le devoir à vos coeurs ;
Mort, c'est la vérité qu'à votre âme il dévoile.
Ici, c'est un flambeau ; là-haut, c'est une étoile.
Mars 1840.
537
Ensorcelé !
Heureux !
Imprimé dans mon fondement
De la marque indélébile
De ma diablesse
Marqué tel un zombie dans la fesse gauche
Marqué tel un zombie dans le blanc de l 'oeil gauche
Marqué tel un zombie dans le pied gauche
Du sceau de luxure
J 'ai juré allégeance à mon ange,
Ma soeur, ma mère, ma fille,
Mon épouse, ma reine, ma déesse.
Mon Ombre satanément fidèle,
J'ai signé un pacte avec Elle
Un pacte de non agression
Et de secours mutuel
Et ne comptez pas sur moi
Pour que je commette
Ni sororicide, ni matricide, ni infanticide
Ni uxoricide, ni régicide, ni déicide.
Ce ne serait que tentative de suicide,
Ombricide lâche, poltron
Voué à pendaison, géhenne,
Noyade et démembrement.
Ensorcelé !
Marabouté !
Morfoisé !
Vampirisé !
A d'autres les zombicides, les soukouyancides
Et chaque jour que ma Muse fait
J'honore de sa signature le chant du coq
Et la rosée sur le sang des coquelicots
Et le ballet des balais et des chapeaux pointus
Par delà les nuages comme des i accent circonflexe
Ou des parapluies ballottés par nos peurs archaïques.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:58 AM UTC
Attends, nous allons dire adieu :
Ce mot seul désarmera Dieu.
Les voilà ces feuilles brûlantes
Qu'échangèrent nos mains tremblantes,
Où l'amour répandit par flots
Ses cris, ses flammes, ses sanglots.
Délivrons ces âmes confuses,
Rendons l'air aux pauvres recluses.
Attends, nous allons dire adieu :
Ce mot seul désarmera Dieu.
Voici celle qui m'a perdue...
Lis ! Quand je te l'aurai rendue,
De tant de mal, de tant de bien,
Il ne me restera plus rien.
Brûlons ces tristes fleurs d'orage,
Moi, par effroi ; toi, par courage.
Elles survivraient trop d'un jour
Au naufrage d'un tel amour.
Par pitié, sois-nous inflexible !
Pour ce sacrifice impossible,
Il fallait le secours des cieux,
Et les regarder dans tes yeux !
Contre toi le sort n'a plus d'armes ;
Oh ! ne pleure pas... bois mes larmes !
Lève au ciel ton front abattu ;
Je t'aime à jamais : le sais-tu ?
Mais te voilà près de la porte...
La terre s'en va... je suis morte !...
Hélas ! je n'ai pas dit adieu...
Toi seul es sauvé devant Dieu !
417
Sois medecin, Phoebus, de la Maistresse
Qui tient mon Prince en servage si doux :
Vole à son lict, et luy taste le poux :
Il faut qu'un Dieu guarisse une Deesse.
Mets en effect ton mestier, et ne cesse
De la panser, et luy donner secours,
Ou autrement le regne des amours
Sera perdu, si le mal ne la laisse.
Ne souffre point, qu'une blesme langueur
Ne son beau teint efface la vigueur,
Ny de ses yeux où l'Amour se repose.
Exauce moy, ô Phoebus : si tu veux,
D'un mesme coup tu en guariras deux :
Elle et mon Duc n'est qu'une mesme chose.
383
La vanité nous rend aussi dupes que sots.
Je me souviens, à ce propos,
Qu'au temps jadis, après une sanglante guerre
Où, malgré les plus beaux exploits,
Maint lion fut couché par terre,
L'éléphant régna dans les bois.
Le vainqueur, politique habile,
Voulant prévenir désormais
Jusqu'au moindre sujet de discorde civile,
De ses vastes états exila pour jamais
La race des lions, son ancienne ennemie.
L'édit fut proclamé. Les lions affaiblis,
Se soumettant au sort qui les avait trahis,
Abandonnent tous leur patrie.
Ils ne se plaignent pas, ils gardent dans leur cœur
Et leur courage et leur douleur.
Un bon vieux petit chien, de la charmante espèce
De ceux qui vont portant jusqu'au milieu du dos
Une toison tombant à flots,
Exhalait ainsi sa tristesse :
Il faut donc vous quitter, ô pénates chéris !
Un barbare, à l'âge où je suis,
M'oblige à renoncer aux lieux qui m'ont vu naître.
Sans appui, sans secours, dans un pays nouveau
Je vais, les yeux en pleurs, demander un tombeau,
Qu'on me refusera peut-être.
Ô tyran, tu le veux ! Allons ! Il faut partir.
Un barbet l'entendit : touché de sa misère,
Quel motif, lui dit-il, peut t'obliger à fuir ?
- Ce qui m'y force, ô ciel ! Et cet édit sévère
Qui nous chasse à jamais de cet heureux canton... ?
- Nous ? - Non pas vous, mais moi. - Comment ! Toi,
Mon cher frère ?
Qu'as-tu donc de commun... ? - Plaisante question !
Eh ! Ne suis-je pas un lion ?
393
Dieu est au contrôle
Mais pourquoi on a la manie de se plaindre
Parce qu'on ne comprend pas ce qu'on dit
Dieu veille
Mais pourquoi es qu'on se plaint
Cette vérité nous viens parfois en tête mais ne vie pas en nous
Vivons prions pour des Expériences
Bâtissons nous dans le Seigneur
Célébrons le .
Un bon exercice de Foi est d'alléger légons nos fardeaux sur Lui.
Soyons Sérieux on ne peut les porter nous mêmes apart si on ne veut s'écrouler sur le chemin.
Soyons humble devant Dieu
Pleurons devant Lui pas devant un Homme,
Il nous portera Secours 🙏🏽.
Feb 14, 2021
Feb 14, 2021 at 2:20 PM UTC
Comme un bétail pensif sur le sable couchées,
Elles tournent leurs yeux vers l'horizon des mers,
Et leurs pieds se cherchant et leurs mains rapprochées
Ont de douces langueurs et des frissons amers.
Les unes, coeurs épris des longues confidences,
Dans le fond des bosquets où jasent les ruisseaux,
Vont épelant l'amour des craintives enfances
Et creusent le bois vert des jeunes arbrisseaux ;
D'autres, comme des soeurs, marchent lentes et graves
A travers les rochers pleins d'apparitions,
Où saint Antoine a vu surgir comme des laves
Les seins nus et pourprés de ses tentations ;
Il en est, aux lueurs des résines croulantes,
Qui dans le creux muet des vieux antres païens
T'appellent au secours de leurs fièvres hurlantes,
Ô Bacchus, endormeur des remords anciens !
Et d'autres, dont la gorge aime les scapulaires,
Qui, recélant un fouet sous leurs longs vêtements,
Mêlent, dans le bois sombre et les nuits solitaires,
L'écume du plaisir aux larmes des tourments.
Ô vierges, ô démons, ô monstres, ô martyres,
De la réalité grands esprits contempteurs,
Chercheuses d'infini, dévotes et satyres,
Tantôt pleines de cris, tantôt pleines de pleurs,
Vous que dans votre enfer mon âme a poursuivies,
Pauvres soeurs, je vous aime autant que je vous plains,
Pour vos mornes douleurs, vos soifs inassouvies,
Et les urnes d'amour dont vos grands coeurs sont pleins !
377
Je suis dur comme un juif et têtu comme lui,
Littéral, ne faisant le bien qu'avec ennui,
Quand je le fais, et prêt à tout le mal possible ;
Mon esprit s'ouvre et s'offre, on dirait une cible ;
Je ne puis plus compter les chutes de mon cœur ;
La charité se fane aux doigts de la langueur ;
L'ennemi m'investit d'un fossé d'eau dormante ;
Un parti de mon être a peur et parlemente :
Il me faut à tout prix un secours prompt et fort.
Ce fort secours, c'est vous, maîtresse de la mort
Et reine de la vie, ô Vierge immaculée,
Qui tendez vers Jésus la Face constellée
Pour lui montrer le Sein de toutes les douleurs
Et tendez vers nos pas, vers nos ris, vers nos pleurs
Et vers nos vanités douloureuses les paumes
Lumineuses, les Mains répandeuses de baumes.
Marie, ayez pitié de moi qui ne vaux rien
Dans le chaste combat du Sage et du Chrétien ;
Priez pour mon courage et pour qu'il persévère,
Pour de la patience, en cette longue guerre,
À supporter le froid et le chaud des saisons ;
Écartez le fléau des mauvaises raisons ;
Rendez-moi simple et fort, inaccessible aux larmes,
Indomptable à la peur ; mettez-moi sous les armes,
Que j'écrase, puisqu'il le faut, et broie enfin
Tous les vains appétits, et la soif et la faim,
Et l'amour sensuel, cette chose cruelle,
Et la haine encor plus cruelle et sensuelle,
Faites-moi le soldat rapide de vos vœux,
Que pour vous obéir soit le rien que je peux,
Que ce que vous voulez soit tout ce que je puisse !
J'immolerai comme en un calme sacrifice
Sur votre autel honni jadis, baisé depuis,
Le mauvais que je fus, le lâche que je suis.
La sale vanité de l'or qu'on a, l'envie
D'en avoir mais pas pour le Pauvre, cette vie
Pour soi, quel soi ! l'affreux besoin de plaire aux gens,
L'affreux besoin de plaire aux gens trop indulgents,
Hommes prompts aux complots, femmes tôt adultères,
Tous préjugés, mourez sous mes mains militaires !
Mais pour qu'un bien beau fruit récompense ma paix,
Fleurisse dans tout moi la fleur des divins Mais,
Votre amour, Mère tendre, et votre culte tendre.
Ah ! vous aimer, n'aimer Dieu que par vous, ne tendre
À lui qu'en vous sans plus aucun détour subtil,
Et mourir avec vous tout près. Ainsi soit-il !
401
De vous gronder je n'ai plus le courage,
Enfants ! ma voix s'enferme trop souvent.
Vous grandissez, impatients d'orage ;
Votre aile s'ouvre, émue au moindre vent.
Affermissez votre raison qui chante ;
Veillez sur vous comme a fait mon amour ;
On peut gronder sans être bien méchante :
Embrassez-moi, grondez à votre tour.
Vous n'êtes plus la sauvage couvée,
Assaillant l'air d'un tumulte innocent ;
Tribu sans art, au désert préservée,
Bornant vos voeux à mon zèle incessant :
L'esprit vous gagne, ô ma rêveuse école,
Quand il fermente, il étourdit l'amour.
Vous adorez le droit de la parole :
Anges, parlez, grondez à votre tour.
Je vous fis trois pour former une digue
Contre les flots qui vont vous assaillir :
L'un vigilant, l'un rêveur, l'un prodigue,
Croissez unis pour ne jamais faillir,
Mes trois échos ! l'un à l'autre, à l'oreille,
Redites-vous les cris de mon amour ;
Si l'un s'endort, que l'autre le réveille ;
Embrassez-le, grondez à votre tour !
Je demandais trop à vos jeunes âmes ;
Tant de soleil éblouit le printemps !
Les fleurs, les fruits, l'ombre mêlée aux flammes,
La raison mûre et les joyeux instants,
Je voulais tout, impatiente mère,
Le ciel en bas, rêve de tout amour ;
Et tout amour couve une larme amère :
Punissez-moi, grondez à votre tour.
Toi, sur qui Dieu jeta le droit d'aînesse,
Dis aux petits que les étés sont courts ;
Sous le manteau flottant de la jeunesse,
D'une lisière enferme le secours !
Parlez de moi, surtout dans la souffrance ;
Où que je sois, évoquez mon amour :
Je reviendrai vous parler d'espérance ;
Mais gronder... non : grondez à votre tour !
349
Au secours ! A l 'aide !
Désirée Anadyomène !
Ton chevalier poète se noie !
Il braie il hennit il aboie
Son cri aux armes et à la rescousse
Sauve-moi ! Je suis aux abois !
Tu es une oeuvre d'art
Un tableau grandeur nature
Une baigneuse éparpillée en mille morceaux
Façon puzzle géant
J'ai réussi au bout d'une nuit blanche
A force de gymnastique
A reconstituer ta tête, tes ongles d'un pied
Et d'une main et une paire de lunettes de soleil.
Maigre performance et pourtant
ce n 'est pas faute de m'être appliqué.
J'ai contourné encore et encore ce corps
Comme si c était un triangle d'or en trois dimensions
Une sorte de sculpture de pierre en ronde-bosse
Plongée dans les eaux d'un océan tiède émeraude
Et à force de me pencher comme un mort de faim
Pour tâcher d'entrevoir ta silhouette de naïade
J 'ai perdu pied
J'ai chaviré cul par-dessus tête
Je suis tombé par-dessus bord
Avec monture, armure, lance et épée
Seule ma bannière flotte encore
Et toi tu ne bouges toujours pas
Tu bronzes en pleine baie du Tombeau
En déclamant mes poèmes à ta gloire
Tandis que je m'enfonce seconde après seconde
Je me débats comme un désespéré
Je ne sais pas nager
Et même sous l 'eau je n 'arrive pas
A distinguer tes formes sculpturales.
Excuse-moi si je t'éclabousse
Si je patauge, si je te marche sur le pied
Si je m'agrippe désespérément à ta tête
Et à tes lunettes comme à un arc-en-ciel
J 'en suis aux dernières extrémités
Pourrais-tu me rendre un tout petit service
Ramène-moi hors de l 'eau sur le rivage
Et si tu le peux emmène-nous dans une crique bien abritée
Saisis ma tête et réanime-moi.
Aug 24, 2019
Aug 24, 2019 at 2:02 AM UTC
Inconstance, affreux sentiment,
Je t'implorais, je te déteste.
Si d'un nouvel amour tu me fais un tourment,
N'est-ce pas ajouter au tourment qui me reste ?
Pour me venger d'un cruel abandon,
Offre un autre secours à ma fierté confuse ;
Tu flattes mon orgueil, tu séduis ma raison ;
Mais mon cœur est plus tendre, il échappe à ta ruse.
Oui, prête à m'engager en de nouveaux liens,
Je tremble d'être heureuse, et je verse des larmes ;
Oui, je sens que mes pleurs avaient pour moi des charmes,
Et que mes maux étaient mes biens.
Si tu veux m'égarer dans l'amour que j'inspire,
Si tu ne veux changer ton ivresse en remords,
Arrache donc mon âme à ses premiers transports,
À ce tourment aimé que rien ne peut décrire.
Me sera-t-il payé, même par le bonheur ?
Pour le goûter jamais mon âme est trop sensible ;
Je la donne au plaisir; une pente invincible
La ramène vers la douleur.
Comme un rêve mélancolique,
Le souvenir de mes amours
Trouble mes nuits, voile mes jours.
II est éteint ce feu, ce charme unique,
Éteint par toi, cruelle. En vain à mes genoux
Tu promets d'enchaîner un amant plus aimable,
Ce cœur blessé, dont l'amour est jaloux,
Donne encore un regret, un soupir au coupable.
Qu'il m'était cher ! que je l'aimais !
Que par un doux empire il m'avait asservie !
Ah ! Je devais l'aimer toute ma vie,
Ou ne le voir jamais !
Que méchamment il m'a trompée !
Se peut-il que son âme en fût préoccupée,
Quand je donnais à son bonheur
Tous les battements de mon cœur !
Dieu ! comment se peut-il qu'une bouche si tendre
Par un charme imposteur égare la vertu ?
Si ce n'est dans l'amour, où pouvait-il le prendre,
Quand il disait : « Je t'aime ; m'aimes-tu ? »
Ô fatale inconstance ! ô tourment de mon âme !
Qu'as-tu fait de la sienne, et qu'as-tu fait de moi ?
Non, ce n'est pas l'Amour, ce n'est pas lui, c'est toi
Qui de nos jours heureux as désuni la flamme.
Je ne pouvais le croire : un triste étonnement
Au cœur le plus sensible ôtait le sentiment.
Mes pleurs se desséchaient à leur source brûlante,
Mon sang ne coulait plus ; j'étais pâle, mourante ;
Mes yeux désenchantés repoussaient l'avenir :
Tout semblait m'échapper, tout, jusqu'au souvenir.
Mais il revient, rien ne l'efface ;
La douleur en fuyant laisse encore une trace.
Si tu m'as vue un jour me troubler à ta voix,
C'est que tu l'imitais, cet accent que j'adore.
Oui, cet accent me trouble encore,
Et mon cœur fut créé pour n'aimer qu'une fois.
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