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"sauve" poems
Je voulais tout supprimer et puis me pendre J’ai préféré écrire J’ai marché dix kilomètres dans un Paris assommé de tristesse J’ai vu des enfants aux crânes ruisselant de sueur, des vieux puant l’urine flétrie et des amoureux aux manches rétrécies par l’infinie similitude de leurs journées d’hiver J'ai erré dans le froid glacial d'une banlieue endormie Failli tomber trois fois Souri à une gamine en manteau couleur rose bonbon J'ai pas mangé, ingurgité un litre de vin sur le balcon des enfants morts J'ai pas parlé, je me suis juste évanouie J'ai voyagé dans vos souterrains les yeux rivés vers les étoiles Le lapin suspendu au fil à linge de la cave se vidait de son sang dans la bassine rouge Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien tout Je ne dirai rien du tout Embrasse-moi et puis après si tu veux, je te laisserai faire tout ce que tu veux Tu fais quoi, là Fais quelque chose, fais-moi quelque chose T'es une jolie fille, intelligente en plus, tu fais juste un peu peur de temps en temps, quand t'écris, tu fais peur Alors coupe-moi les mains Je t'en supplie, coupe-moi les mains Je promets je ne dirai rien, je ne dirai rien du tout Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien du tout Fais- moi mal Fais- moi très mal Je ne veux juste pas y aller. (Alors sauve-la)
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Mar 25, 2012
Mar 25, 2012 at 6:49 AM UTC
030109- Journal
Je voulais tout supprimer et puis me pendre J’ai préféré écrire J’ai marché dix kilomètres dans un Paris assommé de tristesse J’ai vu des enfants aux crânes ruisselant de sueur, des vieux puant l’urine flétrie et des amoureux aux manches rétrécies par l’infinie similitude de leurs journées d’hiver J'ai erré dans le froid glacial d'une banlieue endormie Failli tomber trois fois Souri à une gamine en manteau couleur rose bonbon J'ai pas mangé, ingurgité un litre de vin sur le balcon des enfants morts J'ai pas parlé, je me suis juste évanouie J'ai voyagé dans vos souterrains les yeux rivés vers les étoiles Le lapin suspendu au fil à linge de la cave se vidait de son sang dans la bassine rouge Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien tout Je ne dirai rien du tout Embrasse-moi et puis après si tu veux, je te laisserai faire tout ce que tu veux Tu fais quoi, là Fais quelque chose, fais-moi quelque chose T'es une jolie fille, intelligente en plus, tu fais juste un peu peur de temps en temps, quand t'écris, tu fais peur Alors coupe-moi les mains Je t'en supplie, coupe-moi les mains Je promets je ne dirai rien, je ne dirai rien du tout Tu peux ****** sur moi, je ne dirai rien du tout Tu peux me fracasser la tête contre ton sale radiateur poussiéreux, je ne dirai rien du tout Tu peux me cracher dessus, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux tout me dire, je promets je ne dirai rien du tout Tu peux me frapper encore un peu, encore plus fort, tu peux te venger sur moi, sur la tête de ma sale conne de mère, je te jure, je ne dirai rien du tout Fais- moi mal Fais- moi très mal Je ne veux juste pas y aller. (Alors sauve-la)
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girl you in danger bad as a power ranger understand i got a fever phil collins in the air tonight your body goes back forward sideways bout to send your *** back to college for your major she says oo you so sauve i go you go both ways more foreplay have her hittin dolphin notes no boat or a yacht but im renting out this one place and if your down id like to take your mans place she says just shutup dont ruin the moment
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Jan 17, 2013
Jan 17, 2013 at 7:21 PM UTC
Untitled
si seulement j'avais su que tu es mon monde entier la flamme de mon âme qui me sauve toujours si aisé quand tu m'a embrassé cette jour il y a trois ans sous les arbres de l'automne des feuilles qui sont dorées, croustillantes, intemporelles comme notre chaleur. je ne l'aurais pas cru
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Sep 5, 2017
Sep 5, 2017 at 11:17 PM UTC
si seulement j'avais su (à l'automne)
Quand je ne te vois pas, le temps m'accable, et l'heure A je ne sais quel poids impossible à porter. Je sens languir mon cœur, qui cherche à me quitter, Et ma tête se penche, et je souffre et je pleure. Quand ta voix saisissante atteint mon souvenir, Je tressaille, j'écoute... et j'espère immobile ; Et l'on dirait que Dieu touche un roseau débile ; Et moi, tout moi répond : Dieu ! faites-le venir ! Quand sur tes traits charmants j'arrête ma pensée, Tous mes traits sont empreints de crainte et de bonheur ; J'ai froid dans mes cheveux ; ma vie est oppressée, Et ton nom, tout à coup, s'échappe de mon cœur. Quand c'est toi-même, enfin ! quand j'ai cessé d'attendre, Tremblante, je me sauve en te tendant les bras : Je n'ose te parler, et j'ai peur de t'entendre ; Mais tu cherches mon âme, et toi seul l'obtiendras ! Suis-je une sœur tardive à tes vœux accordée ? Es-tu l'ombre promise à mes timides pas ? Mais je me sens frémir : moi, ta sœur ! quelle idée ! Toi, mon frère !... ô terreur ! Dis que tu ne l'es pas !
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L'attente
Society doth draw a line status of people to define learned and rich welcomed with delight the poor despised in sight Sucess bringforth affection and fame the failed left alone to bear the blame doth a childs heart draw a status line color and creed in his heart fine clothed in rags human not a criminal dressed sauve human deeds animal lines drawn an image to uphold lines drawn dreams are sold doth society breaketh the chain status quo societys gain humanitys pain
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Feb 11, 2014
Feb 11, 2014 at 3:06 AM UTC
status quo
Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage, Laisse à mes doigts brisés ton anneau d'esclavage ! Tu n'as que trop pleuré ton élément, l'amour ; Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour ! Que tu montes la nue, ou que tu rases l'onde, Souviens-toi de l'esclave en traversant le monde : L'esclave t'affranchit pour te rendre à l'amour ; Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour ! Va retrouver dans l'air la volupté de vivre ! Va boire les baisers de Dieu, qui te délivre ! Ruisselant de soleil et plongé dans l'amour, Va-t-en ! Va-t-en ! Va-t-en ! Sauve-toi sans retour ! Moi, je garde l'anneau ; je suis l'oiseau sans ailes. Les tiennes vont aux cieux ; mon âme est devant elles. Va ! Je les sentirai frissonner dans l'amour ! Mon ramier, sois béni ! Sauve-toi sans retour ! Va demander pardon pour les faiseurs de chaînes ; En fuyant les bourreaux, laisse tomber les haines. Va plus haut que la mort, emporté dans l'amour ; Sois clément comme lui... sauve-toi sans retour !
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L'esclave et l'oiseau
Quand je me sens mourir du poids de ma pensée, Quand sur moi tout mon sort assemble sa rigueur, D'un courage inutile affranchie et lassée, Je me sauve avec toi dans le fond de mon cœur ! Tu grondes ma tristesse, et, triste de mes larmes, De tes plus doux accents tu me redis les charmes : J'espère ! ... car ta voix, plus forte que mon sort, De mes chagrins profonds triomphe sans effort. Je ne sais ; mais je crois qu'à tes regrets rendue, Dans ces seuls entretiens tu m'as tout entendue. Tu ne dis pas : « Ce soir ! » Tu ne dis pas : « Demain ! » Non, mais tu dis : « Toujours ! » en pleurant sur ma main.
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L'absence
VIII. Ô Dieu, puisque voilà ce qu'a fait cette armée, Puisque, comme une porte est barrée et fermée, Elle est sourde à l'honneur, Puisque tous ces soldats rampent sans espérance, Et puisque dans le sang ils ont éteint la France, Votre flambeau, Seigneur ! Puisque la conscience en deuil est sans refuge Puisque le prêtre assis dans la chaire, et le juge D'hermine revêtu, Adorent le succès, seul vrai, seul légitime, Et disent qu'il vaut mieux réussir par le crime, Que choir par la vertu ; Puisque les âmes sont pareilles à des filles ; Puisque ceux-là sont morts qui brisaient les bastilles, Ou bien sont dégradés ; Puisque l'abjection, aux conseils misérables, Sortant de tous les cœurs, fait les bouches semblables Aux égouts débordés ; Puisque l'honneur décroît pendant que César monte ; Puisque dans ce Paris on n'entend plus, ô honte, Que des femmes gémir ; Puisqu'on n'a plus de cœur devant les grandes tâches, Puisque les vieux faubourgs, tremblant comme des lâches Font semblant de dormir, Ô Dieu vivant, mon Dieu ! prêtez-moi votre force, Et, moi qui ne suis rien, j'entrerai chez ce corse Et chez cet inhumain ; Secouant mon vers sombre et plein de votre flamme, J'entrerai là, Seigneur, la justice dans l'âme Et le fouet à la main, Et, retroussant ma manche ainsi qu'un belluaire, Seul, terrible, des morts agitant le suaire Dans ma sainte fureur, Pareil aux noirs vengeurs devant qui l'on se sauve, J'écraserai du pied l'antre et la bête fauve, L'empire et l'empereur ! Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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À l'obéissance passive (VIII)
VIII. Ô Dieu, puisque voilà ce qu'a fait cette armée, Puisque, comme une porte est barrée et fermée, Elle est sourde à l'honneur, Puisque tous ces soldats rampent sans espérance, Et puisque dans le sang ils ont éteint la France, Votre flambeau, Seigneur ! Puisque la conscience en deuil est sans refuge Puisque le prêtre assis dans la chaire, et le juge D'hermine revêtu, Adorent le succès, seul vrai, seul légitime, Et disent qu'il vaut mieux réussir par le crime, Que choir par la vertu ; Puisque les âmes sont pareilles à des filles ; Puisque ceux-là sont morts qui brisaient les bastilles, Ou bien sont dégradés ; Puisque l'abjection, aux conseils misérables, Sortant de tous les cœurs, fait les bouches semblables Aux égouts débordés ; Puisque l'honneur décroît pendant que César monte ; Puisque dans ce Paris on n'entend plus, ô honte, Que des femmes gémir ; Puisqu'on n'a plus de cœur devant les grandes tâches, Puisque les vieux faubourgs, tremblant comme des lâches Font semblant de dormir, Ô Dieu vivant, mon Dieu ! prêtez-moi votre force, Et, moi qui ne suis rien, j'entrerai chez ce corse Et chez cet inhumain ; Secouant mon vers sombre et plein de votre flamme, J'entrerai là, Seigneur, la justice dans l'âme Et le fouet à la main, Et, retroussant ma manche ainsi qu'un belluaire, Seul, terrible, des morts agitant le suaire Dans ma sainte fureur, Pareil aux noirs vengeurs devant qui l'on se sauve, J'écraserai du pied l'antre et la bête fauve, L'empire et l'empereur ! Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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You lit up inside of me Like a match that wanted to burn But my heart was already on fire Creating it's own light. A light that kept me warm and out of the dark that you once left me in. No, I didn't need you anymore. But it sure felt nice to glow with you for a while.
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Jul 13, 2017
Jul 13, 2017 at 4:03 PM UTC
Sauve Moi de Moi-Même
L'âme antique était rude et vaine Et ne voyait dans la douleur Que l'acuité de la peine Ou l'étonnement du malheur. L'art, sa figure la plus claire Traduit ce double sentiment Par deux grands types de la Mère En proie au suprême tourment. C'est la vieille reine de Troie : Tous ses fils sont morts par le fer. Alors ce deuil brutal aboie Et glapit au bord de la mer. Elle court le long du rivage, Bavant vers le flot écumant, Hirsute, criade, sauvage, La chienne littéralement !... Et c'est Niobé qui s'effare Et garde fixement des yeux Sur les dalles de pierre rare Ses enfants tués par les cieux. Le souille expire sur sa bouche. Elle meurt dans un geste fou. Ce n'est plus qu'un marbre farouche Là transporté nul ne sait d'où !... La douleur chrétienne est immense. Elle, comme le cœur humain, Elle souffre, puis elle pense. Et calme poursuit son chemin. Elle est debout sur le Calvaire Pleine de larmes et sans cris. C'est également une mère. Mais quelle mère de quel fils ! Elle participe au Supplice Qui sauve toute nation, Attendrissant le sacrifice Par sa vaste compassion. Et comme tous sont les fils d'elle, Sur le monde et sur sa langueur Toute la charité ruisselle Des sept blessures de son cœur, Au jour qu'il faudra, pour la gloire Des cieux enfin tout grands ouverts, Ceux qui surent et purent croire, Bons et doux, sauf au seul Pervers, Ceux-là vers la joie infinie Sur la colline de Sion Monteront d'une aile bénie Aux plis de son assomption.
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L'âme antique était rude et vaine
L'âme antique était rude et vaine Et ne voyait dans la douleur Que l'acuité de la peine Ou l'étonnement du malheur. L'art, sa figure la plus claire Traduit ce double sentiment Par deux grands types de la Mère En proie au suprême tourment. C'est la vieille reine de Troie : Tous ses fils sont morts par le fer. Alors ce deuil brutal aboie Et glapit au bord de la mer. Elle court le long du rivage, Bavant vers le flot écumant, Hirsute, criade, sauvage, La chienne littéralement !... Et c'est Niobé qui s'effare Et garde fixement des yeux Sur les dalles de pierre rare Ses enfants tués par les cieux. Le souille expire sur sa bouche. Elle meurt dans un geste fou. Ce n'est plus qu'un marbre farouche Là transporté nul ne sait d'où !... La douleur chrétienne est immense. Elle, comme le cœur humain, Elle souffre, puis elle pense. Et calme poursuit son chemin. Elle est debout sur le Calvaire Pleine de larmes et sans cris. C'est également une mère. Mais quelle mère de quel fils ! Elle participe au Supplice Qui sauve toute nation, Attendrissant le sacrifice Par sa vaste compassion. Et comme tous sont les fils d'elle, Sur le monde et sur sa langueur Toute la charité ruisselle Des sept blessures de son cœur, Au jour qu'il faudra, pour la gloire Des cieux enfin tout grands ouverts, Ceux qui surent et purent croire, Bons et doux, sauf au seul Pervers, Ceux-là vers la joie infinie Sur la colline de Sion Monteront d'une aile bénie Aux plis de son assomption.
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Amour, divin rôdeur, glissant entre les âmes, Sans te voir de mes yeux, je reconnais tes flammes. Inquiets des lueurs qui brûlent dans les airs, Tous les regards errants sont pleins de tes éclairs... C'est lui ! Sauve qui peut ! Voici venir les larmes !... Ce n'est pas tout d'aimer, l'amour porte des armes. C'est le roi, c'est le maître, et, pour le désarmer, Il faut plaire à l'Amour : ce n'est pas tout d'aimer !
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Amour, divin rôdeur
Ce fut un jour pareil à ce beau jour Que, pour tout perdre, incendiait l'amour ! C'était un jour de charité divine Où dans l'air bleu l'éternité chemine ; Où dérobée à son poids étouffant La terre joue et redevient enfant ; C'était partout comme un baiser de mère, Long rêve errant dans une heure éphémère ; Heure d'oiseaux, de parfums, de soleil, D'oubli de tout... hors du bien sans pareil. Nous étions deux !... C'est trop d'un quand on aime Pour se garder... Hélas ! nous étions deux. Pas un témoin qui sauve de soi-même ! Jamais au monde on n'eut plus besoin d'eux Que nous l'avions ! Lui, trop près de mon âme, Avec son âme éblouissait mes yeux ; J'étais aveugle à cette double flamme, Et j'y vis trop quand je revis les cieux. Pour me sauver, j'étais trop peu savante ; Pour l'oublier... je suis encor vivante ! C'était un jour pareil à ce beau jour Que, pour tout perdre, incendiait l'amour !
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Jour d'Orient
Sweet Sara sweet Sara will silken sauve Comes and lounges in my sundry garden. Her hair a chestnut tree her eyes set in mauve, Many a story we utter together of battles and royal pardons. And grow old with the fleeting summers day, And sink satisfied to slumber certain for tomorrow, There will be another afternoon with more to say, And the world set fixed in its ways will never move to sorrow. Sweet Sara sweet Sara speaks wonderful words, And spends her time with me, another lives mystery, Hath once again struck in me a chord, And hath set aflame my misery. My garden shall grow old and wilt away, But her beauty, aged and refined shall stay.
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Jun 14, 2017
Jun 14, 2017 at 1:35 PM UTC
Untitled 40
Ce Zoïle cagot naquit d'une Javotte. Le diable, - ce jour-là Dieu permit qu'il créât, - D'un peu de Ravaillac et d'un de Nonotte Composa ce gredin béat. Tout jeune, il contemplait, sans gîte et sans valise, Les sous-diacres coiffés d'un feutre en lampion Vidocq le rencontra priant dans une église, Et, l'ayant vu loucher, en fit un espion. Alors ce va-nu-pieds songea dans sa mansarde, Et se voyant sans cœur, sans style, sans esprit, Imagina de mettre une feuille poissarde Au service de Jésus-Christ. Armé d'un goupillon, il entra dans la lice Contre les jacobins, le siècle et le péché. Il se donna le luxe, étant de la police, D'être jésuite et saint par-dessus le marché. Pour mille francs par mois livrant l'eucharistie, Plus vil que les voleurs et que les assassins, Il fut riche. Il portait un flair de sacristie Dans le bouge des argousins. Il prospère ! - Il insulte, il prêche, il fait la roue ; S'il n'était pas saint homme, il eût été sapeur ; Comme s'il s'y lavait, il piaffe en pleine boue, Et, voyant qu'on se sauve, il dit : comme ils ont peur ! Regardez, le voilà ! - Son journal frénétique Plaît aux dévots et semble écrit par des bandits. Il fait des fausses clefs dans l'arrière-boutique Pour la porte du paradis. Des miracles du jour il colle les affiches. Il rédige l'absurde en articles de foi. Pharisien hideux, il trinque avec les riches Et dit au pauvre : ami, viens jeûner avec moi. Il ripaille à huis clos, en publie il sermonne, Chante landerirette après alléluia, Dit un pater, et prend le menton de Simone... - Que j'en ai vu, de ces saints-là ! Qui vous expectoraient des psaumes après boire, Vendaient, d'un air contrit, leur pieux bric-à-brac, Et qui passaient, selon qu'ils changeaient d'auditoire, Des strophes de Piron aux quatrains de Pibrac ! C'est ainsi qu'outrageant gloires, vertus, génies, Charmant par tant d'horreurs quelques niais fougueux, Il vit tranquillement dans les ignominies, Simple jésuite et triple gueux. Septembre1850.
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Un autre
Ce Zoïle cagot naquit d'une Javotte. Le diable, - ce jour-là Dieu permit qu'il créât, - D'un peu de Ravaillac et d'un de Nonotte Composa ce gredin béat. Tout jeune, il contemplait, sans gîte et sans valise, Les sous-diacres coiffés d'un feutre en lampion Vidocq le rencontra priant dans une église, Et, l'ayant vu loucher, en fit un espion. Alors ce va-nu-pieds songea dans sa mansarde, Et se voyant sans cœur, sans style, sans esprit, Imagina de mettre une feuille poissarde Au service de Jésus-Christ. Armé d'un goupillon, il entra dans la lice Contre les jacobins, le siècle et le péché. Il se donna le luxe, étant de la police, D'être jésuite et saint par-dessus le marché. Pour mille francs par mois livrant l'eucharistie, Plus vil que les voleurs et que les assassins, Il fut riche. Il portait un flair de sacristie Dans le bouge des argousins. Il prospère ! - Il insulte, il prêche, il fait la roue ; S'il n'était pas saint homme, il eût été sapeur ; Comme s'il s'y lavait, il piaffe en pleine boue, Et, voyant qu'on se sauve, il dit : comme ils ont peur ! Regardez, le voilà ! - Son journal frénétique Plaît aux dévots et semble écrit par des bandits. Il fait des fausses clefs dans l'arrière-boutique Pour la porte du paradis. Des miracles du jour il colle les affiches. Il rédige l'absurde en articles de foi. Pharisien hideux, il trinque avec les riches Et dit au pauvre : ami, viens jeûner avec moi. Il ripaille à huis clos, en publie il sermonne, Chante landerirette après alléluia, Dit un pater, et prend le menton de Simone... - Que j'en ai vu, de ces saints-là ! Qui vous expectoraient des psaumes après boire, Vendaient, d'un air contrit, leur pieux bric-à-brac, Et qui passaient, selon qu'ils changeaient d'auditoire, Des strophes de Piron aux quatrains de Pibrac ! C'est ainsi qu'outrageant gloires, vertus, génies, Charmant par tant d'horreurs quelques niais fougueux, Il vit tranquillement dans les ignominies, Simple jésuite et triple gueux. Septembre1850.
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Au secours ! A l 'aide ! Désirée Anadyomène ! Ton chevalier poète se noie ! Il braie il hennit il aboie Son cri aux armes et à la rescousse Sauve-moi ! Je suis aux abois ! Tu es une oeuvre d'art Un tableau grandeur nature Une  baigneuse éparpillée en mille morceaux Façon puzzle géant J'ai réussi au bout d'une nuit blanche A force de gymnastique A reconstituer ta tête, tes ongles d'un pied Et d'une main et une paire de lunettes de soleil. Maigre performance et pourtant ce n 'est pas faute de m'être appliqué. J'ai contourné encore et encore ce corps Comme si c était un triangle d'or en trois dimensions Une sorte de sculpture de pierre en ronde-bosse Plongée dans les eaux d'un océan tiède émeraude Et à force de me pencher comme un mort de faim Pour tâcher d'entrevoir ta silhouette de naïade J 'ai perdu pied J'ai chaviré cul par-dessus tête Je suis tombé par-dessus bord Avec monture, armure, lance et épée Seule ma bannière flotte encore Et toi tu ne bouges toujours pas Tu bronzes en pleine baie du Tombeau En déclamant mes poèmes à ta gloire Tandis que je m'enfonce  seconde après seconde Je me débats comme un désespéré Je ne sais pas nager Et même sous l 'eau je n 'arrive pas A distinguer tes formes sculpturales. Excuse-moi si je t'éclabousse Si je patauge, si je te marche sur le pied Si je m'agrippe désespérément à ta tête Et à tes lunettes comme à un arc-en-ciel J 'en suis aux dernières extrémités Pourrais-tu me rendre un tout petit service Ramène-moi hors de l 'eau sur le rivage Et si tu le peux emmène-nous dans une crique bien abritée Saisis ma tête et réanime-moi.
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Aug 24, 2019
Aug 24, 2019 at 2:02 AM UTC
Oeuvre d'art
Au secours ! A l 'aide ! Désirée Anadyomène ! Ton chevalier poète se noie ! Il braie il hennit il aboie Son cri aux armes et à la rescousse Sauve-moi ! Je suis aux abois ! Tu es une oeuvre d'art Un tableau grandeur nature Une  baigneuse éparpillée en mille morceaux Façon puzzle géant J'ai réussi au bout d'une nuit blanche A force de gymnastique A reconstituer ta tête, tes ongles d'un pied Et d'une main et une paire de lunettes de soleil. Maigre performance et pourtant ce n 'est pas faute de m'être appliqué. J'ai contourné encore et encore ce corps Comme si c était un triangle d'or en trois dimensions Une sorte de sculpture de pierre en ronde-bosse Plongée dans les eaux d'un océan tiède émeraude Et à force de me pencher comme un mort de faim Pour tâcher d'entrevoir ta silhouette de naïade J 'ai perdu pied J'ai chaviré cul par-dessus tête Je suis tombé par-dessus bord Avec monture, armure, lance et épée Seule ma bannière flotte encore Et toi tu ne bouges toujours pas Tu bronzes en pleine baie du Tombeau En déclamant mes poèmes à ta gloire Tandis que je m'enfonce  seconde après seconde Je me débats comme un désespéré Je ne sais pas nager Et même sous l 'eau je n 'arrive pas A distinguer tes formes sculpturales. Excuse-moi si je t'éclabousse Si je patauge, si je te marche sur le pied Si je m'agrippe désespérément à ta tête Et à tes lunettes comme à un arc-en-ciel J 'en suis aux dernières extrémités Pourrais-tu me rendre un tout petit service Ramène-moi hors de l 'eau sur le rivage Et si tu le peux emmène-nous dans une crique bien abritée Saisis ma tête et réanime-moi.
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LA RAISON Moi, je me sauve. LE DROIT Adieu ! je m'en vais. L'HONNEUR Je m'exile. ALCESTE Je vais chez les hurons leur demander asile. LA CHANSON J'émigre. Je ne puis souffler mot, s'il vous plaît, Dire un refrain sans être empoignée ait collet Par les sergents de ville, affreux drôles livides. UNE PLUME Personne n'écrit plus ; les encriers sont vides. On dirait d'un pays mogol, russe ou persan. Nous n'avons plus ici que faire ; allons-nous-en, Mes soeurs, je quitte l'homme et je retourne aux oies. LA PITIÉ Je pars. Vainqueurs sanglants, je vous laisse à vos joies. Je vole vers Cayenne où j'entends de grands cris. LA MARSEILLAISE J'ouvre mon aile, et vais rejoindre les proscrits. LA POÉSIE Oh ! je pars avec toi, pitié, puisque tu saignes ! L'AIGLE Quel est ce perroquet qu'on met sur vos enseignes, Français ? de quel égout sort cette bête-là ? Aigle selon Cartouche et selon Loyola, Il a du sang au bec, français ; mais c'est le vôtre. Je regagne les monts. Je ne vais qu'avec l'autre. Les rois à ce félon peuvent dire : merci ; Moi, je ne connais pas ce Bonaparte-ci ! Sénateurs ! courtisans ! je rentre aux solitudes ! Vivez dans le cloaque et dans les turpitudes, Soyez vils, vautrez-vous sous les cieux rayonnants ! LA FOUDRE Je remonte avec l'aigle aux nuages tonnants. L'heure ne peut tarder. Je vais attendre un ordre. UNE LIME Puisqu'il n'est plus permis qu'aux vipères de mordre, Je pars, je vais couper les fers dans les pontons. LES CHIENS Nous sommes remplacés par les préfets ; partons. LA CONCORDE Je m'éloigne. La haine est dans les cœurs sinistres. LA PENSÉE On n'échappe aux fripons que pour choir dans les cuistres. Il semble que tout meure et que de grands ciseaux Vont jusque dans les cieux couper l'aile aux oiseaux. Toute clarté s'éteint sous cet homme funeste. Ô France ! je m'enfuis et je pleure. LE MÉPRIS Je reste. Jersey, novembre 1852.
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Tout s'en va
LA RAISON Moi, je me sauve. LE DROIT Adieu ! je m'en vais. L'HONNEUR Je m'exile. ALCESTE Je vais chez les hurons leur demander asile. LA CHANSON J'émigre. Je ne puis souffler mot, s'il vous plaît, Dire un refrain sans être empoignée ait collet Par les sergents de ville, affreux drôles livides. UNE PLUME Personne n'écrit plus ; les encriers sont vides. On dirait d'un pays mogol, russe ou persan. Nous n'avons plus ici que faire ; allons-nous-en, Mes soeurs, je quitte l'homme et je retourne aux oies. LA PITIÉ Je pars. Vainqueurs sanglants, je vous laisse à vos joies. Je vole vers Cayenne où j'entends de grands cris. LA MARSEILLAISE J'ouvre mon aile, et vais rejoindre les proscrits. LA POÉSIE Oh ! je pars avec toi, pitié, puisque tu saignes ! L'AIGLE Quel est ce perroquet qu'on met sur vos enseignes, Français ? de quel égout sort cette bête-là ? Aigle selon Cartouche et selon Loyola, Il a du sang au bec, français ; mais c'est le vôtre. Je regagne les monts. Je ne vais qu'avec l'autre. Les rois à ce félon peuvent dire : merci ; Moi, je ne connais pas ce Bonaparte-ci ! Sénateurs ! courtisans ! je rentre aux solitudes ! Vivez dans le cloaque et dans les turpitudes, Soyez vils, vautrez-vous sous les cieux rayonnants ! LA FOUDRE Je remonte avec l'aigle aux nuages tonnants. L'heure ne peut tarder. Je vais attendre un ordre. UNE LIME Puisqu'il n'est plus permis qu'aux vipères de mordre, Je pars, je vais couper les fers dans les pontons. LES CHIENS Nous sommes remplacés par les préfets ; partons. LA CONCORDE Je m'éloigne. La haine est dans les cœurs sinistres. LA PENSÉE On n'échappe aux fripons que pour choir dans les cuistres. Il semble que tout meure et que de grands ciseaux Vont jusque dans les cieux couper l'aile aux oiseaux. Toute clarté s'éteint sous cet homme funeste. Ô France ! je m'enfuis et je pleure. LE MÉPRIS Je reste. Jersey, novembre 1852.
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