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"sait" poems
Mon papa, c'est le plus fort des papas. Mon papa, c'est le plus beau des papas. Mon papa, même quand il est fatigué, on dirait Richard Gere. Mon papa, même si il est carnivore, moi, je l'aime quand même. Mon papa, quand il mange, on dirait qu'il a 5 ans, mais moi, je l'aime quand même. Mon papa, il a des voitures super cool qui font vroom. Mon papa, quand il conduit, on dirait Michel Vaillant, même pas peur. Mon papa, quand il me dit bonne nuit, j'ai même plus peur. Les monstres sous mon lit, eux, ils se désintègrent avec la force des bisous de mon papa. Mon papa, parfois, il ronfle et je l'aime quand même. Mon papa, quand on est dans la piscine, il joue au crocrodile avec nous. Mon papa, quand il porte des choses, les manches de sa chemise se déchire sous les muscles. Mon papa, avec une barbe, on dirait un homme des caverne, c'est trop cool. Mon papa, quand il fait des câlins, on disparait sous ses couches d'amour. Mon papa, quand il nous emmène faire du shopping, il supporte des heures et il sourit. Mon papa, il nous laisse faire des trucs qui lui font peur, mais il veut nous faire plaisir, alors il dit oui. Mon papa, il m'a laissé faire du saut en parachute, et je suis même pas morte. Mon papa, il râle parfois mais on sait qu'en fait, c'est parce qu'il nous aime. Mon papa, même quand il voyage, il pense à nous. Mon papa, il nous emmène en voyage avec des photos tout le temps quand il travail. Mon papa, il nous emmène en voyage tout le temps quand il est en vacances. Mon papa, il fait des trucs de papa trop génial. Par exemple, il connait nos restaurants préférés, et il sait ce qui nous fait plaisir. Alors il nous y emmène. Mon papa, même quand il est en colère, il est beau. Mon papa, quand il sourit il est comme Thor, le dieu du tonnerre, il est puissant. Du coup, parfois, ma maman elle fait un nervous break down. Parce que mon papa il est trop beau c'est même pas normal. Mon papa, il a un double menton pour que si un jour Game Of Thrones arrive dans la vraie vie, on pourra pas lui trancher la gorge. Mon papa, il fait du vélo plus vite que le Tour de France. La preuve, ca fait des années qu'ils sont en France, mon papa, lui, il est déjà à Dubai. Mon papa, parfois il oublie notre anniversaire quand on lui demande au pif, mais il oublie jamais de le souhaiter, donc on lui pardonne. Mon papa, il voyage en first class. Mon papa, il connait les aéroports mieux que James Bond. Mon papa, il regarde des series TV de jeunes. Mon papa, il porte des costards. Mon papa, il nous emmène manger des dans endroits incroyables. Mon papa, il nous emmène dans des hôtels de luxe. Mon papa, il devrait être président du monde. Mon papa, il est mieux que les autres papa parce que c'est le mien. Mon papa, il est irremplaçable. Mon papa, si on m'en donnait un autre, j'en voudrais pas. Mon papa, je veux que celui la. Mon papa il est pas toujours là, mais c'est pas grave, parce qu'il est jamais **** Mon papa, il traverse le monde mais après il nous raconte, alors c'est cool. Mon papa, il fait une super vinaigrette. Dommage que j'aime pas la vinaigrette. Mon papa, quand il fait un barbeque, ca fait beaucoup de fumée et pas beaucoup de feu, mais c'est pour mieux nous impressioner quand il fait rôtir la viande. Mon papa, il parle Anglais. Mon papa, c'est le meilleur papa du monde. Mon papa, je l'aime, même si maintenant, il a presque un demi siècle. Mon papa, c'est comme un druide. Ca meurt jamais. C'est trop cool. Mon papa, c'est comme une mode indémodable, tu veux jamais le remplacer, il est toujours tendance. Mon papa, on peut pas le comparer a une mode fashion, parce que c'est un humain. Mon papa, c'est le meilleur humain que je connaisse. Avec ma maman et ma soeur et mon chat, mais chuuuuut. C'est un secret. Mais ce que je préfère à propos de mon papa, c'est que dès que je le vois, je peux lui dire: "mon papa, je l'aime."
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Sep 19, 2014
Sep 19, 2014 at 12:08 PM UTC
Mon papa
Mon papa, c'est le plus fort des papas. Mon papa, c'est le plus beau des papas. Mon papa, même quand il est fatigué, on dirait Richard Gere. Mon papa, même si il est carnivore, moi, je l'aime quand même. Mon papa, quand il mange, on dirait qu'il a 5 ans, mais moi, je l'aime quand même. Mon papa, il a des voitures super cool qui font vroom. Mon papa, quand il conduit, on dirait Michel Vaillant, même pas peur. Mon papa, quand il me dit bonne nuit, j'ai même plus peur. Les monstres sous mon lit, eux, ils se désintègrent avec la force des bisous de mon papa. Mon papa, parfois, il ronfle et je l'aime quand même. Mon papa, quand on est dans la piscine, il joue au crocrodile avec nous. Mon papa, quand il porte des choses, les manches de sa chemise se déchire sous les muscles. Mon papa, avec une barbe, on dirait un homme des caverne, c'est trop cool. Mon papa, quand il fait des câlins, on disparait sous ses couches d'amour. Mon papa, quand il nous emmène faire du shopping, il supporte des heures et il sourit. Mon papa, il nous laisse faire des trucs qui lui font peur, mais il veut nous faire plaisir, alors il dit oui. Mon papa, il m'a laissé faire du saut en parachute, et je suis même pas morte. Mon papa, il râle parfois mais on sait qu'en fait, c'est parce qu'il nous aime. Mon papa, même quand il voyage, il pense à nous. Mon papa, il nous emmène en voyage avec des photos tout le temps quand il travail. Mon papa, il nous emmène en voyage tout le temps quand il est en vacances. Mon papa, il fait des trucs de papa trop génial. Par exemple, il connait nos restaurants préférés, et il sait ce qui nous fait plaisir. Alors il nous y emmène. Mon papa, même quand il est en colère, il est beau. Mon papa, quand il sourit il est comme Thor, le dieu du tonnerre, il est puissant. Du coup, parfois, ma maman elle fait un nervous break down. Parce que mon papa il est trop beau c'est même pas normal. Mon papa, il a un double menton pour que si un jour Game Of Thrones arrive dans la vraie vie, on pourra pas lui trancher la gorge. Mon papa, il fait du vélo plus vite que le Tour de France. La preuve, ca fait des années qu'ils sont en France, mon papa, lui, il est déjà à Dubai. Mon papa, parfois il oublie notre anniversaire quand on lui demande au pif, mais il oublie jamais de le souhaiter, donc on lui pardonne. Mon papa, il voyage en first class. Mon papa, il connait les aéroports mieux que James Bond. Mon papa, il regarde des series TV de jeunes. Mon papa, il porte des costards. Mon papa, il nous emmène manger des dans endroits incroyables. Mon papa, il nous emmène dans des hôtels de luxe. Mon papa, il devrait être président du monde. Mon papa, il est mieux que les autres papa parce que c'est le mien. Mon papa, il est irremplaçable. Mon papa, si on m'en donnait un autre, j'en voudrais pas. Mon papa, je veux que celui la. Mon papa il est pas toujours là, mais c'est pas grave, parce qu'il est jamais **** Mon papa, il traverse le monde mais après il nous raconte, alors c'est cool. Mon papa, il fait une super vinaigrette. Dommage que j'aime pas la vinaigrette. Mon papa, quand il fait un barbeque, ca fait beaucoup de fumée et pas beaucoup de feu, mais c'est pour mieux nous impressioner quand il fait rôtir la viande. Mon papa, il parle Anglais. Mon papa, c'est le meilleur papa du monde. Mon papa, je l'aime, même si maintenant, il a presque un demi siècle. Mon papa, c'est comme un druide. Ca meurt jamais. C'est trop cool. Mon papa, c'est comme une mode indémodable, tu veux jamais le remplacer, il est toujours tendance. Mon papa, on peut pas le comparer a une mode fashion, parce que c'est un humain. Mon papa, c'est le meilleur humain que je connaisse. Avec ma maman et ma soeur et mon chat, mais chuuuuut. C'est un secret. Mais ce que je préfère à propos de mon papa, c'est que dès que je le vois, je peux lui dire: "mon papa, je l'aime."
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Sonnet pour mon épagneul anglais Nils De son smoking de noir vêtu, mêmes quand il court dans les rues, à un artiste de gala il semble emprunter le pas Ton ventre est blanc comme une hermine. Sur ton museau blanc, une truffe Son dos de noir tout habillé. Sur le front, il se fait doré. De « prince », il s’attire le nom Tant sa démarche est altiere ; mais de « Nils », il a le surnom, Car autant qu’un jar, il est fier. Assis, il paraît méditer, Sur le monde sa vanité. De ses yeux noirs il vous regarde, Comme un reproche qui s’attarde. Quand il court, parmi les genêts, Il fend l’air comme un destrier ; Et le panache de sa queue En flottant, vous ravit les yeux. Mon épagneul est très dormeur, Et aux sofas, il fait honneur. Mais lorsque se lève le jour, A se promener, il accourt. Quand il dort, il est écureuil, mais jamais, il ne ferme l’œil. Un léger murmure l’éveille Tant aérien est son sommeil. Il semble emprunter le pas Lorsqu’un aboiement le réveille De sa voix, il donne l’éveil. Et les chats, les chiens maraudeurs, Il met en fuite avec bonheur. Lorsque dans mes bras, il vient, Son pelage se fait câlin. Et la douceur de sa vêture Lui fait une jolie voilure. Sur ma table, sa tête repose Lorsque je taquine la prose, Comme pour dire ; même par-là, je veux que tu restes avec moi. Sous ma caresse, il se blottit, comme le ferait un petit. De ma tristesse, il vient à bout, tant le regard qu’il pose est doux. Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse. *** Poème à ma chienne Laika dite «Caquine» Tu as un gros museau, Cocker chocolatine, Des yeux entre amandes et noisettes Teintés  d’une humeur suppliante. Ta fourrure est quelque peu rêche Mais prend l’éclat de la noisette et le reflet du renard roux. La caresse se fait satin. Ma fille Célia t’appelle : «Caquine» Pour des raisons que je ne peux Au lecteur dévoiler ici, Mais toute ta place tu tiens. A ta maitresses adorée Tu dresses ton gros museau Et te blottis pour la garder En menaçant ceux qui approchent. Tu es peureuse comme un lézard, Et sait ramper devant Célia. Mais ton museau, sur mes genoux Au petit déjeuner veille et guette. Quand je te sors, tu tires en laisse Jusqu’à m’en laisser essoufflé, Après avoir d’énervement Dans ta gueule, mes chaussons saisis. Sur les sentiers de senteur, Ton flair à humer se déploie. Tu es, ma chienne, compagnie. De mes longues après-midi. Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.
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Oct 1, 2013
Oct 1, 2013 at 3:58 PM UTC
deux poémes pour mon épagneul king Charles et mon Cocker anglais
Sonnet pour mon épagneul anglais Nils De son smoking de noir vêtu, mêmes quand il court dans les rues, à un artiste de gala il semble emprunter le pas Ton ventre est blanc comme une hermine. Sur ton museau blanc, une truffe Son dos de noir tout habillé. Sur le front, il se fait doré. De « prince », il s’attire le nom Tant sa démarche est altiere ; mais de « Nils », il a le surnom, Car autant qu’un jar, il est fier. Assis, il paraît méditer, Sur le monde sa vanité. De ses yeux noirs il vous regarde, Comme un reproche qui s’attarde. Quand il court, parmi les genêts, Il fend l’air comme un destrier ; Et le panache de sa queue En flottant, vous ravit les yeux. Mon épagneul est très dormeur, Et aux sofas, il fait honneur. Mais lorsque se lève le jour, A se promener, il accourt. Quand il dort, il est écureuil, mais jamais, il ne ferme l’œil. Un léger murmure l’éveille Tant aérien est son sommeil. Il semble emprunter le pas Lorsqu’un aboiement le réveille De sa voix, il donne l’éveil. Et les chats, les chiens maraudeurs, Il met en fuite avec bonheur. Lorsque dans mes bras, il vient, Son pelage se fait câlin. Et la douceur de sa vêture Lui fait une jolie voilure. Sur ma table, sa tête repose Lorsque je taquine la prose, Comme pour dire ; même par-là, je veux que tu restes avec moi. Sous ma caresse, il se blottit, comme le ferait un petit. De ma tristesse, il vient à bout, tant le regard qu’il pose est doux. Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse. *** Poème à ma chienne Laika dite «Caquine» Tu as un gros museau, Cocker chocolatine, Des yeux entre amandes et noisettes Teintés  d’une humeur suppliante. Ta fourrure est quelque peu rêche Mais prend l’éclat de la noisette et le reflet du renard roux. La caresse se fait satin. Ma fille Célia t’appelle : «Caquine» Pour des raisons que je ne peux Au lecteur dévoiler ici, Mais toute ta place tu tiens. A ta maitresses adorée Tu dresses ton gros museau Et te blottis pour la garder En menaçant ceux qui approchent. Tu es peureuse comme un lézard, Et sait ramper devant Célia. Mais ton museau, sur mes genoux Au petit déjeuner veille et guette. Quand je te sors, tu tires en laisse Jusqu’à m’en laisser essoufflé, Après avoir d’énervement Dans ta gueule, mes chaussons saisis. Sur les sentiers de senteur, Ton flair à humer se déploie. Tu es, ma chienne, compagnie. De mes longues après-midi. Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.
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Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art ; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé dans son berceau le goût du travestissement et du masque, la haine du domicile et la passion du voyage. Multitude, solitude : termes égaux et convertibles pour le poète actif et fécond. Qui ne sait pas peupler sa solitude, ne sait pas non plus être seul dans une foule affairée. Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun. Pour lui seul, tout est vacant ; et si de certaines places paraissent lui êtres fermées, c'est qu'à ses yeux elles ne valent pas la peine d'être visitées. Le promeneur solitaire et pensif tire une singulière ivresse de cette universelle communion. Celui-là qui épouse facilement la foule connaît des jouissances fiévreuses, dont seront éternellement privés l'égoïste, fermé comme un coffre, et le paresseux, interné comme un mollusque. Il adopte comme siennes toutes les professions, toutes les joies et toutes les misères que la circonstance lui présente. Ce que les hommes nomment amour est bien petit, bien restreint et bien faible, comparé à cette ineffable orgie, à cette sainte prostitution de l'âme qui se donne tout entière, poésie et charité, à l'imprévu qui se montre, à l'inconnu qui passe. Il est bon d'apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, ne fût-ce que pour humilier un instant leur sot orgueil, qu'il est des bonheurs supérieurs au leur, plus vastes et plus raffinés. Les fondateurs de colonies, les pasteurs de peuples, les prêtres missionnaires exilés au bout du monde, connaissent sans doute quelque chose de ces mystérieuses ivresses ; et, au sein de la vaste famille que leur génie s'est faite, ils doivent rire quelquefois de ceux qui les plaignent pour leur fortune si agitée et pour leur vie si chaste.
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Les foules
Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art ; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé dans son berceau le goût du travestissement et du masque, la haine du domicile et la passion du voyage. Multitude, solitude : termes égaux et convertibles pour le poète actif et fécond. Qui ne sait pas peupler sa solitude, ne sait pas non plus être seul dans une foule affairée. Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun. Pour lui seul, tout est vacant ; et si de certaines places paraissent lui êtres fermées, c'est qu'à ses yeux elles ne valent pas la peine d'être visitées. Le promeneur solitaire et pensif tire une singulière ivresse de cette universelle communion. Celui-là qui épouse facilement la foule connaît des jouissances fiévreuses, dont seront éternellement privés l'égoïste, fermé comme un coffre, et le paresseux, interné comme un mollusque. Il adopte comme siennes toutes les professions, toutes les joies et toutes les misères que la circonstance lui présente. Ce que les hommes nomment amour est bien petit, bien restreint et bien faible, comparé à cette ineffable orgie, à cette sainte prostitution de l'âme qui se donne tout entière, poésie et charité, à l'imprévu qui se montre, à l'inconnu qui passe. Il est bon d'apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, ne fût-ce que pour humilier un instant leur sot orgueil, qu'il est des bonheurs supérieurs au leur, plus vastes et plus raffinés. Les fondateurs de colonies, les pasteurs de peuples, les prêtres missionnaires exilés au bout du monde, connaissent sans doute quelque chose de ces mystérieuses ivresses ; et, au sein de la vaste famille que leur génie s'est faite, ils doivent rire quelquefois de ceux qui les plaignent pour leur fortune si agitée et pour leur vie si chaste.
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My mind offers a compromise Which is instantly refuted Shot down I’m absolutely amazed by the sheer Number of superficial constraints placed Upon me, my superstitions, my desires, my obligations Each one currently impossibly to fulfill Each side impossible to sait And so, A stalemate Sitting here, doing nothing Unmoving, but Thoughts whirling about Fidget spinners, or Bablades repeatedly clashing Repeatedly smashing Till it’s just me and the broken debre But, All you see Is a girl Too lazy to move
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Jan 1, 2019
Jan 1, 2019 at 7:45 PM UTC
Stalemate
Je deteste pas le monde, ni les personnes Quand je regarde la vie, je pense de Dieu Il sait pourquoi, et je ne sais pas Alors, mon debut est avec Il. Et ma fin est avec Il. Et toujours, je tourne une nouvelle page
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Jun 11, 2014
Jun 11, 2014 at 6:01 PM UTC
الله
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime, Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même, Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend. Car elle me comprend, et mon coeur transparent, Pour elle seule, hélas! cesse d’être un problème. Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême, Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant. Est-elle brune, blonde ou rousse? Je l’ignore. Son nom? Je me souviens qu’il est doux et sonore, Comme ceux des aimés que la vie exila. Son regard est pareil au regard des statues, Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a, L’inflexion des voix chères qui se sont tues. In English: I often have this dream both strange and shrewd, Of an unknown girl, who I love, and who loves me And who each time is neither quite the same, Nor quite someone else, and who loves and understands me Because she understands me, and my open heart For her only, sadly, still ceasing to be a problem, For her only, and the dampness of my pale forehead Only she knows how to collect herself, by crying Is she brunette, blonde or red? I am unsure Her name? I remember that it is sweet and memorable Like those of lives loved in exile Her look is just like that of the statues; And for her voice, distant and calm, solemn, she has The affliction of voices dear which fall silent
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Oct 8, 2015
Oct 8, 2015 at 5:10 PM UTC
Mon Rêve Familier By Paul Verlaine
Dame Maladie lâchez moi donc un peu ! Dame Maladie vous fûtes une compagne, Empressée, aux soins jaloux. Souvent c'était le nez coulant, plus que nature. qui  donnait  au sinus, brûlures de vinaigre. Enfant c'était l'asthme, d'étouffements suivis, M'empêchant de dormir, autrement qu'en fauteuil. Puis dans les années ou tant de sots font carrière, Ce fut la Melancholia et des longues angoisses, La sensation terrible de ne pouvoir écrire, En tout cas au rythme que l'on m'avait fixé, et les conseil idiots, de tant de bien-portants, souvent suivi de honte de me voir méprisé. Puis vint cet eczéma comme une fournaise, Faisant brûler la peau, comme de,  feu Nessus, La tunique brûlante, puis l'envie de gratter, Qui soulage la peine avant de l'aggraver. et mon corps désormais, prenant peur du salé de la mer, dont enfant j'aimais tant à chevaucher les vagues. Quelques années plus **** l'intestin, à son tour, Vint s'occuper de moi et me tenir prostré, Car riz, charbon et coing restaient insuffisants, Pour stopper les coliques qui me tenaient chez moi, la position couchée devenant un refuge, et seule la lecture me tenait compagnie. Certes la Médecine est une grande Dame. Que j'appris a connaître au delà du commun. Elle sait bien soulager mais rarement guérir. Et sa fréquentation n'admet point le divorce. Un jour, peut être, hélas, mes sens s'apaiseront. Mais pour un long sommeil qui se nomme la Mort, Paul Arrighi
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Jan 22, 2015
Jan 22, 2015 at 12:13 PM UTC
Dame Maladie lâchez moi donc un peu ! ( Misses Disease dont pester of me)
Je suis comme un oiseau qui ne sait pas voler Comme un oiseau sans ailes Comme un oiseau sans plumes Comme un oiseau sans peau Comme un oiseau qui ne sais plus chanter Comme un oiseau muet Mais qui essaye Et qui supplis la Lune Qui en tremble à s'en briser les os Comme un oiseau fauché.
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Jul 18, 2014
Jul 18, 2014 at 12:30 PM UTC
Comme un oiseau
Ce n'est pas Pierrot en herbe Non plus que Pierrot en gerbe, C'est Pierrot, Pierrot, Pierrot. Pierrot gamin, Pierrot gosse, Le cerneau hors de la cosse, C'est Pierrot, Pierrot, Pierrot ! Bien qu'un rien plus haut qu'un mètre, Le mignon drôle sait mettre Dans ses yeux l'éclair d'acier Qui sied au subtil génie De sa malice infinie De poète-grimacier. Lèvres rouge-de-blessure Où sommeille la luxure, Face pâle aux rictus fins, Longue, très accentuée, Qu'on dirait habituée À contempler toutes fins, Corps fluet et non pas maigre, Voix de fille et non pas aigre, Corps d'éphèbe en tout petit, Voix de tête, corps en fête, Créature toujours prête À soûler chaque appétit. Va, frère, va, camarade, Fais le diable, bats l'estrade Dans ton rêve et sur Paris Et par le monde, et sois l'âme Vile, haute, noble, infâme De nos innocents esprits ! Grandis, car c'est la coutume, Cube ta riche amertume, Exagère ta gaieté, Caricature, auréole, La grimace et le symbole De notre simplicité !
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Pierrot Gamin
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé. LIBERTE ! Frêle comme doigts d’enfants, Plus précieuse qu’un diamant, Ton seul parfum nous enivre Et comme, un bon vin, nous grise. Tu es hymne à la vie Qui fait lever des envies. Tu suscite des passions, Libère des émotions. Tu fus conquise de haute lutte Par nos ancêtres en tumulte. Ils nous donnèrent pour mission D’en multiplier les brandons. A trop de Peuples, elle fait défaut. Elle ne supporte aucun bâillon Car si l’être vit bien de pain, Il veut aussi choisir son chemin. Si tous les pouvoirs la craignent, Ma, si belle, tu charmes et envoute, Mets les tyrans en déroute, Sœur de Marianne la belle. *** EGALITE ! Elle fut la devise d’Athènes, Et révérée par les Romains. Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple, Est fille de Révolution. Elle abolit les distinctions Séparant les êtres sans raison. Ouvre la voie à tous talents Sans s’encombrer de parchemins. C’est un alcool enivrant Que l’égalité des droits. C’est aussi une promesse De secourir celui qui choit. Si l’égalité fait tant peur, C’est que son regard de lynx Perce les supercheries Et voit les hommes tels qu’ils sont. FRATERNITE ! Elle coule, coule comme le miel, Nectar de la ruche humaine. Elle sait embellir nos vies, Et faire reculer la grisaille, Du calcul, froid et égoïste. Dans la devise Républicaine Elle tient la baguette de l’orchestre. Comme un peintre inspiré, elle met, Sur la toile, vive et vermillon. Elle nous incite à l’humanisme. Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit Mais sut renaître en 68. Elle est crainte par les puissants, Qui n’ont jamais connu qu’argent, C’est pourtant une essence rare. Dans les temps durs, elle se cache, Mais vient ouvrir la porte Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui À secourir un «sans papier» Sa sœur est générosité. Elle est la valeur suprême, Qui rend possible le «vivre ensemble» Et permet même au solitaire De faire battre un cœur solidaire. La fraternité reste la vraie conquête de l’humain. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
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May 6, 2014
May 6, 2014 at 8:07 AM UTC
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé. LIBERTE ! Frêle comme doigts d’enfants, Plus précieuse qu’un diamant, Ton seul parfum nous enivre Et comme, un bon vin, nous grise. Tu es hymne à la vie Qui fait lever des envies. Tu suscite des passions, Libère des émotions. Tu fus conquise de haute lutte Par nos ancêtres en tumulte. Ils nous donnèrent pour mission D’en multiplier les brandons. A trop de Peuples, elle fait défaut. Elle ne supporte aucun bâillon Car si l’être vit bien de pain, Il veut aussi choisir son chemin. Si tous les pouvoirs la craignent, Ma, si belle, tu charmes et envoute, Mets les tyrans en déroute, Sœur de Marianne la belle. *** EGALITE ! Elle fut la devise d’Athènes, Et révérée par les Romains. Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple, Est fille de Révolution. Elle abolit les distinctions Séparant les êtres sans raison. Ouvre la voie à tous talents Sans s’encombrer de parchemins. C’est un alcool enivrant Que l’égalité des droits. C’est aussi une promesse De secourir celui qui choit. Si l’égalité fait tant peur, C’est que son regard de lynx Perce les supercheries Et voit les hommes tels qu’ils sont. FRATERNITE ! Elle coule, coule comme le miel, Nectar de la ruche humaine. Elle sait embellir nos vies, Et faire reculer la grisaille, Du calcul, froid et égoïste. Dans la devise Républicaine Elle tient la baguette de l’orchestre. Comme un peintre inspiré, elle met, Sur la toile, vive et vermillon. Elle nous incite à l’humanisme. Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit Mais sut renaître en 68. Elle est crainte par les puissants, Qui n’ont jamais connu qu’argent, C’est pourtant une essence rare. Dans les temps durs, elle se cache, Mais vient ouvrir la porte Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui À secourir un «sans papier» Sa sœur est générosité. Elle est la valeur suprême, Qui rend possible le «vivre ensemble» Et permet même au solitaire De faire battre un cœur solidaire. La fraternité reste la vraie conquête de l’humain. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
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Quesque'il faut pour ce cœur tourmenté C’est une femme, une ancre à laquelle s’attacher Cette femme, un fantôme qui trouble mon sommeil n’est jamais à mon côté quand je me réveil Je me gaspille tout seul en faisant rein. Doucement vient la vieillisse, la peur, le chagrin. La cure se trouve dans la femme parfaite qui sait trouver l’ancien ordre et le remettre Une tache de merde aura cette pauvre femme. Sans grand chose en échange, balayer mon âme Pour trouver son ancienne splendeur Obscurci par le temps et la douleur
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Jul 5, 2011
Jul 5, 2011 at 8:36 AM UTC
La femme parfaite
puisque les beuveries sont cruelles, nous nous sommes couchés dans le tombeau de Bacchus mais il ne sait plus respirer & moi non plus, d’ailleurs tous ces anciens tableaux qui me faisaient croire à sa gloire, ne me satisfont plus comme avant leur beauté est devenue banale & je pense aux pétales de la Marguerite
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Apr 22, 2013
Apr 22, 2013 at 11:37 AM UTC
l'effeuillage vicieux
Toute personne qui me connaît sait une chose: je coeur tout britannique.Ainsi.une campagne magnifique mariage anglais de drop-dead à la Maison Boconnoc Et Estate?Fait pour moi .Surtout un aussi beau que ce jour élégant .avec ses fleurs colorées .tenue élégante ( bonjour superbe robe Jenny Packham ) et la galerie à couper le souffle des images capturées par Sarah Falugo .Voir tous ici .\u003cp\u003eColorsSeasonsSummerSettingsGardenHistoric HomeStylesCasual Elegance De Sarah Falugo .Boconnoc Maison et Immobilier est un lieu de mariage robe ceremonie fille typiquement anglais .La maison remonte à l'an 1250 et les motifs .complète avec parc aux cerfs et sa propre église est un joyau caché dans la campagne des Cornouailles .Emma et Terence étaient http://www.modedomicile.com/robe-demoiselle-dhonneur-c-60 mariés à l'église sur le terrain et ensuite sur le site avec vos amis et votre famille à avoir une partie de jardin et gifler repas dans la hauteur de l'été anglais . Emma portait une robe élégante de mariage Jenny Packham .Les décorations étaient un mélange de bouteilles en verre de couleur et de belles roses anglaises . Photographie : Sarah Falugo | Robe de mariée : Jenny Packham | Lieu: Boconnoc maison et le domaineSarah Falugo robes demoiselles d honneur photographie est un membre robe ceremonie fille de notre Little Black Book .Découvrez comment les membres sont choisis en visitant notre page de FAQ .Sarah Falugo Photographie voir le
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Jun 12, 2014
Jun 12, 2014 at 9:59 PM UTC
Mariage Anglais Pays à Boconnoc Maison et Immobilier_robe de soirée grande taille
Toute personne qui me connaît sait une chose: je coeur tout britannique.Ainsi.une campagne magnifique mariage anglais de drop-dead à la Maison Boconnoc Et Estate?Fait pour moi .Surtout un aussi beau que ce jour élégant .avec ses fleurs colorées .tenue élégante ( bonjour superbe robe Jenny Packham ) et la galerie à couper le souffle des images capturées par Sarah Falugo .Voir tous ici .\u003cp\u003eColorsSeasonsSummerSettingsGardenHistoric HomeStylesCasual Elegance De Sarah Falugo .Boconnoc Maison et Immobilier est un lieu de mariage robe ceremonie fille typiquement anglais .La maison remonte à l'an 1250 et les motifs .complète avec parc aux cerfs et sa propre église est un joyau caché dans la campagne des Cornouailles .Emma et Terence étaient http://www.modedomicile.com/robe-demoiselle-dhonneur-c-60 mariés à l'église sur le terrain et ensuite sur le site avec vos amis et votre famille à avoir une partie de jardin et gifler repas dans la hauteur de l'été anglais . Emma portait une robe élégante de mariage Jenny Packham .Les décorations étaient un mélange de bouteilles en verre de couleur et de belles roses anglaises . Photographie : Sarah Falugo | Robe de mariée : Jenny Packham | Lieu: Boconnoc maison et le domaineSarah Falugo robes demoiselles d honneur photographie est un membre robe ceremonie fille de notre Little Black Book .Découvrez comment les membres sont choisis en visitant notre page de FAQ .Sarah Falugo Photographie voir le
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N'attends pas un sourire ... pour être gentil. N'attends pas d'être seul ... pour apprécier un ami. N'attends pas d'être aimé ... pour aimer. N'attends pas de recevoir ... pour donner. N'attends pas une blague ... pour que tu rit. N'attends pas le silence ... pour que tu crie. N'attends pas le vacarme ... pour te réveiller. N'attends pas de meilleur emploi ... pour commencer à travailler. N'attends pas d'avoir beaucoup ... pour partager. N'attends pas le désastre ... pour regretter. N'attends pas de souffrir ... pour agir. N'attends pas d'avoir le temps ... pour pouvoir servir. N'attends pas la chute ... pour te rappeler du conseil. N'attends pas la nuit ... pour chercher le soleil. N'attends pas l'erreur ... pour demander le pardon. N'attends pas la folie ... pour chercher la raison. N'attends pas la douleur ... pour croire à la prière. N'attends pas le noir ... pour allumer la lumière. N'attends pas la séparation ... pour te réconcilier. N'attends pas la misère ... pour espérer. N'attends pas la fin ... pour dire le non-dit. N'attends pas la mort ... pour apprécier la vie. ...Car nul ne sait de combien de temps l'on dispose encore .
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Jun 30, 2011
Jun 30, 2011 at 7:44 AM UTC
N'attends pas...
Quand les Moutons moutonnaient Les moutons moutonnants des nuages moutonnent, Alors que les moutons moutonniers des prairies, se sont pressés, bêlants, lorsqu'est tombée la pluie. Cela n'empêcha pas le loup de se glisser, dans le troupeau craintif des moutons moutonnants, qui ont senti le loup et s'enfuient tous, transis. Mais le loup court plus vite, attrapant des moutons. Alors que le Berger et son chien le Patou, dorment encore leur soûl. Mais l'orage s'accroît, gâchant ainsi, le sommeil du Berger et celui du Patou. Mais soudain, le Berger n'a plus sommeil du tout. Voyant son troupeau fuir, poursuivi par le Loup. Tandis que le Patou aboie : « Au loup ! Au loup ! » Le vent se lève enfin, amenant les nuages, moutonner bien plus **** que dessus la prairie. Si bien que le Patou poussif course le loup. Alors que le Berger se saisit d'un fusil. Mais tire de trop **** en blessant un mouton surpris. Alors que les moutons s'égayent de partout. Le Patou, voit le Loup, l’aboie comme un garou, et sans y réfléchir va, courir sus, au Loup. Mais le loup noir s’apeure, revient dans le troupeau. Pour mieux se protéger d'un coup de chassepot. Et des dents du Patou, bien qu’il soit, si pataud. Le berger finit par toucher un mouton, au mollet. Ainsi, le troupeau effrayé ne sait même plus bêler, et sait encore moins qu'avant, à qui se fier. C'est alors que Patou, voit le Loup de plus près, et trouve préférable de prendre ses quartiers, non sans avoir mordu le jarret d’un mouton qui geignait. Tandis que le Berger, aveuglé de nuit noire, ne sait plus distinguer, le loup noir, d'une poire. C'est peut-être pour cela qu'il tire encore un coup. Sur un autre mouton qui attrape les plombs. Monsieur de La Fontaine en toute seigneurie, aurait conclu l’histoire par une raillerie. Alors qu'il convient mieux se contenter d'y voir, la raison du plus fou qui s'est joué de nous. Mais moi, l’écrivailleur, qui aime tant les chiens, je vous dis, qu'il vaut mieux protéger les moutons, en préférant l’enclos, aux fusils, aux Patou. Et tant, qu'avoir un chien, autant prendre un toutou. Qui laissera les loups mais jouera avec vous. Paul Arrighi
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Mar 21, 2016
Mar 21, 2016 at 11:35 AM UTC
Quand les Moutons moutonnaient
Quand les Moutons moutonnaient Les moutons moutonnants des nuages moutonnent, Alors que les moutons moutonniers des prairies, se sont pressés, bêlants, lorsqu'est tombée la pluie. Cela n'empêcha pas le loup de se glisser, dans le troupeau craintif des moutons moutonnants, qui ont senti le loup et s'enfuient tous, transis. Mais le loup court plus vite, attrapant des moutons. Alors que le Berger et son chien le Patou, dorment encore leur soûl. Mais l'orage s'accroît, gâchant ainsi, le sommeil du Berger et celui du Patou. Mais soudain, le Berger n'a plus sommeil du tout. Voyant son troupeau fuir, poursuivi par le Loup. Tandis que le Patou aboie : « Au loup ! Au loup ! » Le vent se lève enfin, amenant les nuages, moutonner bien plus **** que dessus la prairie. Si bien que le Patou poussif course le loup. Alors que le Berger se saisit d'un fusil. Mais tire de trop **** en blessant un mouton surpris. Alors que les moutons s'égayent de partout. Le Patou, voit le Loup, l’aboie comme un garou, et sans y réfléchir va, courir sus, au Loup. Mais le loup noir s’apeure, revient dans le troupeau. Pour mieux se protéger d'un coup de chassepot. Et des dents du Patou, bien qu’il soit, si pataud. Le berger finit par toucher un mouton, au mollet. Ainsi, le troupeau effrayé ne sait même plus bêler, et sait encore moins qu'avant, à qui se fier. C'est alors que Patou, voit le Loup de plus près, et trouve préférable de prendre ses quartiers, non sans avoir mordu le jarret d’un mouton qui geignait. Tandis que le Berger, aveuglé de nuit noire, ne sait plus distinguer, le loup noir, d'une poire. C'est peut-être pour cela qu'il tire encore un coup. Sur un autre mouton qui attrape les plombs. Monsieur de La Fontaine en toute seigneurie, aurait conclu l’histoire par une raillerie. Alors qu'il convient mieux se contenter d'y voir, la raison du plus fou qui s'est joué de nous. Mais moi, l’écrivailleur, qui aime tant les chiens, je vous dis, qu'il vaut mieux protéger les moutons, en préférant l’enclos, aux fusils, aux Patou. Et tant, qu'avoir un chien, autant prendre un toutou. Qui laissera les loups mais jouera avec vous. Paul Arrighi
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Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Hier encore la fête, les nombreux petits-fours, Le sel des cacahuètes et le son des tambours. Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette : Quelques restes de pain sur la table - des miettes - Et des grains de raisins que grignotent les guêpes, Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête. Ils cliquettent les rires et grelottent les os ; Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo : Mariette et Amir sont partis tout là-haut Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Amir était poète, Mariette un amour. Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ? Hier, à la rivière, nous lancions des pierres, Les canettes de bières et les traits de lumières Éclairaient nos visages et plissaient nos regards : Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ? Mariette portait ses jolies perles jaunes Et son rire de Corte. Amir était un faune Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur. Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. C'est une étrange valse, une valse à trois temps, Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant. Hier, ce jour, demain : étourdissant manège Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant. Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige : Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ? Mariette pleurait et riait à la fois, Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi De leur premier baiser sous un bel amandier. Leurs visages apaisés nous ont incendiés. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
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Nov 12, 2017
Nov 12, 2017 at 3:09 AM UTC
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Hier encore la fête, les nombreux petits-fours, Le sel des cacahuètes et le son des tambours. Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette : Quelques restes de pain sur la table - des miettes - Et des grains de raisins que grignotent les guêpes, Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête. Ils cliquettent les rires et grelottent les os ; Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo : Mariette et Amir sont partis tout là-haut Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Amir était poète, Mariette un amour. Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ? Hier, à la rivière, nous lancions des pierres, Les canettes de bières et les traits de lumières Éclairaient nos visages et plissaient nos regards : Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ? Mariette portait ses jolies perles jaunes Et son rire de Corte. Amir était un faune Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur. Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. C'est une étrange valse, une valse à trois temps, Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant. Hier, ce jour, demain : étourdissant manège Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant. Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige : Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ? Mariette pleurait et riait à la fois, Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi De leur premier baiser sous un bel amandier. Leurs visages apaisés nous ont incendiés. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
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Son visage se reflète dans mes yeux tristes, que pleurent toutes les nuits pour son amour. Il sait bien que je vis ma vie pour lui, et sans lui je ne sais pas comme respirer. Je veux écouter les mots d’amour, les mots qu’il ne parle plus. Les mots qu'existent seulement dans mes rêves. C’est l’heure de continuer ma vie, je sais, mais il a trahi mon cœur. Je dois accepter ça et aller. Le seul moyen de mettre fin à cet amour pour lui, c'est de finir ma vie. Ce soir, dans le noir, avec mes souffrances et mes peines, à Paris, la ville de l'amour et des lumières, Je dis. Je te dis, à tous je dis, Adieu. copyright © 2009 by T.L. Dalid
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Feb 10, 2010
Feb 10, 2010 at 4:23 AM UTC
Paris
under this gray suburban sky being like a white pencil who wants to write on a white sheet and insisting between beginning and end, on this single page of life white pencil on a white sheet it is difficult although that's how you draw a little line of freedom that maybe nobody sees but that your heart knows ----------------------------- sotto questo grigio cielo di periferia essere come una matita di color bianco che vuole scrivere su un foglio bianco e insistere tra inizio e fine, su quest'unica pagina di vita essere matita di color bianco sul foglio bianco è difficile eppure è così che si disegna un piccolo tratto di libertà che forse nessuno vede ma che il tuo cuore sa bajo este cielo gris suburbano ser como un lápiz de color blanco que quiere escribir en una hoja blanca e insistir entre principio y fin, en esta única página de la vida. lápiz de color blanco sobre hoja blanca .es difícil pero así es como se dibuja una pequeña línea de libertad que tal vez nadie ve pero que tu corazón sabe ................... sous ce ciel gris de banlieue être comme un crayon blanc qui veut écrire sur une feuille blanche et insister entre début et fin, dans cette unique page de la vie crayon blanc sur une feuille blanche c'est dur mais c'est comme ça qu'on trace une petite ligne de liberté que peut-être personne ne voit mais que ton coeur sait
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Oct 27, 2018
Oct 27, 2018 at 5:26 PM UTC
white pencil on a white sheet
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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Le monstre
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri Cher automne, tu es vraiment notre saison chérie, tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes, avec quelques reflets des raisins de Moissac, alors que les feuillages roux te font un tapis d’or. Pendant que dame châtaigne crépite dans les feux. Tu es la saison chère des amours romantiques, et des êtres esseulés, chauffant leurs cœurs à tes lumières tamisées, à tes tons délicats et à tes vêtures de velours et de soie. Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue ; de celles que dont l’on n’oublie jamais leurs chevelures rousses. Cher automne, tu flamboies, partout où l’on te trouve, des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga. Ta couleur préférée est le roux mordoré avec quelques nuances de soleil flamboyant, sans jamais oublier le marron des châtaignes. Automne, tu es par excellence la saison d’intellectualité, où poètes et penseurs trouvent l’inspiration, propice à leurs créations et suscitant leurs rêves. Tu nous tends le miroir de nos contemplations rendant l’esprit aux vraies priorités, qui sont spirituelles. Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe, tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu. Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été et des excès grandioses de la saison brûleuse, peu à peu refroidie, par Eole qui pointe, aux jours qui rétrécissent comme des larmes Mais ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent, avec quelques journées d’une telle beauté, que notre cœur se serre à devoir te laisser, peu à peu t’engourdir dans ce linceul d’hiver, d’où le printemps demain t’éveillera encor, rêvant déjà de la venue de nouveaux beaux automnes. Paul Arrighi
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Oct 2, 2016
Oct 2, 2016 at 12:38 PM UTC
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri ( Hurrah , Hurrah, to our beloved Automn)
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri Cher automne, tu es vraiment notre saison chérie, tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes, avec quelques reflets des raisins de Moissac, alors que les feuillages roux te font un tapis d’or. Pendant que dame châtaigne crépite dans les feux. Tu es la saison chère des amours romantiques, et des êtres esseulés, chauffant leurs cœurs à tes lumières tamisées, à tes tons délicats et à tes vêtures de velours et de soie. Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue ; de celles que dont l’on n’oublie jamais leurs chevelures rousses. Cher automne, tu flamboies, partout où l’on te trouve, des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga. Ta couleur préférée est le roux mordoré avec quelques nuances de soleil flamboyant, sans jamais oublier le marron des châtaignes. Automne, tu es par excellence la saison d’intellectualité, où poètes et penseurs trouvent l’inspiration, propice à leurs créations et suscitant leurs rêves. Tu nous tends le miroir de nos contemplations rendant l’esprit aux vraies priorités, qui sont spirituelles. Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe, tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu. Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été et des excès grandioses de la saison brûleuse, peu à peu refroidie, par Eole qui pointe, aux jours qui rétrécissent comme des larmes Mais ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent, avec quelques journées d’une telle beauté, que notre cœur se serre à devoir te laisser, peu à peu t’engourdir dans ce linceul d’hiver, d’où le printemps demain t’éveillera encor, rêvant déjà de la venue de nouveaux beaux automnes. Paul Arrighi
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Avec tout votre esprit, la belle indifférente, Avec tous vos grands airs de rigueur nonchalante, Qui nous font tant de mal et qui vous vont si bien, Il n'en est pas moins vrai que vous n'y pouvez rien. Il n'en est pas moins vrai que, sans qu'il y paraisse, Vous êtes mon idole et ma seule maîtresse ; Qu'on n'en aime pas moins pour devoir se cacher, Et que vous ne pouvez, Ninon, m'en empêcher. Il n'en est pas moins vrai qu'en dépit de vous-même, Quand vous dites un mot vous sentez qu'on vous aime, Que, malgré vos mépris, on n'en veut pas guérir, Et que d'amour de vous, il est doux de souffrir. Il n'en est pas moins vrai que, sitôt qu'on vous touche, Vous avez beau nous fuir, sensitive farouche, On emporte de vous des éclairs de beauté, Et que le tourment même est une volupté. Soyez bonne ou maligne, orgueilleuse ou coquette, Vous avez beau railler et mépriser l'amour, Et, comme un diamant qui change de facette, Sous mille aspects divers vous montrer tour à tour ; Il n'en est pas moins vrai que je vous remercie, Que je me trouve heureux, que je vous appartiens, Et que, si vous voulez du reste de ma vie, Le mal qui vient de vous vaut mieux que tous les biens. Je vous dirai quelqu'un qui sait que je vous aime : C'est ma Muse, Ninon ; nous avons nos secrets. Ma Muse vous ressemble, ou plutôt, c'est vous-même ; Pour que je l'aime encor elle vient sous vos traits. La nuit, je vois dans l'ombre une pâle auréole, Où flottent doucement les contours d'un beau front ; Un rêve m'apparaît qui passe et qui s'envole ; Les heureux sont les fous : les poètes le sont. J'entoure de mes bras une forme légère ; J'écoute à mon chevet murmurer une voix ; Un bel ange aux yeux noirs sourit à ma misère ; Je regarde le ciel, Ninon, et je vous vois ; Ô mon unique amour, cette douleur chérie, Ne me l'arrachez pas quand j'en devrais mourir ! Je me tais devant vous ; - quel mal fait ma folie ? Ne me plaignez jamais et laissez-moi souffrir.
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À Ninon
Avec tout votre esprit, la belle indifférente, Avec tous vos grands airs de rigueur nonchalante, Qui nous font tant de mal et qui vous vont si bien, Il n'en est pas moins vrai que vous n'y pouvez rien. Il n'en est pas moins vrai que, sans qu'il y paraisse, Vous êtes mon idole et ma seule maîtresse ; Qu'on n'en aime pas moins pour devoir se cacher, Et que vous ne pouvez, Ninon, m'en empêcher. Il n'en est pas moins vrai qu'en dépit de vous-même, Quand vous dites un mot vous sentez qu'on vous aime, Que, malgré vos mépris, on n'en veut pas guérir, Et que d'amour de vous, il est doux de souffrir. Il n'en est pas moins vrai que, sitôt qu'on vous touche, Vous avez beau nous fuir, sensitive farouche, On emporte de vous des éclairs de beauté, Et que le tourment même est une volupté. Soyez bonne ou maligne, orgueilleuse ou coquette, Vous avez beau railler et mépriser l'amour, Et, comme un diamant qui change de facette, Sous mille aspects divers vous montrer tour à tour ; Il n'en est pas moins vrai que je vous remercie, Que je me trouve heureux, que je vous appartiens, Et que, si vous voulez du reste de ma vie, Le mal qui vient de vous vaut mieux que tous les biens. Je vous dirai quelqu'un qui sait que je vous aime : C'est ma Muse, Ninon ; nous avons nos secrets. Ma Muse vous ressemble, ou plutôt, c'est vous-même ; Pour que je l'aime encor elle vient sous vos traits. La nuit, je vois dans l'ombre une pâle auréole, Où flottent doucement les contours d'un beau front ; Un rêve m'apparaît qui passe et qui s'envole ; Les heureux sont les fous : les poètes le sont. J'entoure de mes bras une forme légère ; J'écoute à mon chevet murmurer une voix ; Un bel ange aux yeux noirs sourit à ma misère ; Je regarde le ciel, Ninon, et je vous vois ; Ô mon unique amour, cette douleur chérie, Ne me l'arrachez pas quand j'en devrais mourir ! Je me tais devant vous ; - quel mal fait ma folie ? Ne me plaignez jamais et laissez-moi souffrir.
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Sonnet. Pascal avait son gouffre, avec lui se mouvant. - Hélas ! tout est abîme, - action, désir, rêve, Parole ! et sur mon poil qui tout droit se relève Maintes fois de la Peur je sens passer le vent. En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève, Le silence, l'espace affreux et captivant... Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant Dessine un cauchemar multiforme et sans trêve. J'ai peur du sommeil comme on a peur d'un grand trou, Tout plein de vague horreur, menant on ne sait où ; Je ne vois qu'infini par toutes les fenêtres, Et mon esprit, toujours du vertige hanté, Jalouse du néant l'insensibilité. Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Etres !
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Le gouffre
Son visage se reflète sur mes yeux désenchantés Qui versent des larmes nostalgiques Il sait bien que ma vie sans lui n'est qu'une mort attardée Qu'une existence au destin le plus tragique Je voudrais qu'il me fasse la cour tel jadis sous d'autres cieux Les vers théatraux comme les chantaient nos aiieux Les mots qui existent seulement dans mes rêves les plus doux Les mots qui valent tellement plus qu'un simple bijou Le seul moyen d'éteindre cette flamme Est de dire à Dieu à ma vie Je ne suis hélas qu'une simple femme Je ne puis supporter tout ce mépris Sur le désert de ma vie je demeure Certe, déplorable et rembrunie Mais je vis malgré mes douleurs Malgré mes blessures infinies
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Mar 1, 2014
Mar 1, 2014 at 2:05 AM UTC
Untitled
Fable II, Livre V. Je suis un peu badaud, je n'en disconviens pas. Tout m'amuse ; depuis ces batteurs d'entrechats, Depuis ces brillants automates, Dont Gardel fait mouvoir et les pieds et les bras, Jusqu'à ceux dont un fil règle et soutient les pas, Jusqu'aux Vestris à quatre pattes, Qui la queue en trompette, et le museau crotté, En jupe, en frac, en froc, en toque, en mitre, en casque, La plume sur l'oreille, ou la brette au côté, Modestes toutefois sous l'habit qui les masque, Moins fiers que nous de leurs surnoms, Quêtent si gaîment les suffrages Des musards de tous les cantons Et des enfants de tous les âges. L'argent leur vient aussi. Peut-on payer trop bien L'art, le bel art de Terpsichore ? Art unique ! art utile au singe, à l'homme, au chien. Comme il vous fait valoir un sot, une pécore ! C'est le clinquant qui les décore, Et fait quelque chose de rien. La critique, en dépit de mon goût et du vôtre, Traite pourtant, lecteur, cet art tout comme un autre. Quels succès sous sa dent ne sont pas expiés ? Qui n'en est pas victime en est le tributaire. Le grand Vestris, le grand Voltaire, Par sa morsure estropiés, Prouvent qu'il faut qu'on se résigne Et qu'enfin le génie à cette dent maligne Est soumis de la tète aux pieds. De cette vérité, que je ne crois pas neuve, Quelques roquets tantôt m'offraient encor la preuve. Tandis qu'au son du flageolet, Au bruit du tambourin, sautillant en cadence, Ces pauvres martyrs de la danse Formaient sous ma fenêtre un fort joli ballet, Un mâtin, cette fois ce n'était pas un homme, Un mâtin, qui debout n'a jamais fait un pas, Campé sur son derrière, aboyait, Dieu sait comme, Après ceux qui savaient ce qu'il ne savait pas, Après ceux, et c'est là le plaisant de l'affaire, Après ceux qui faisaient ce qu'il ne peut pas faire. Quoique mauvais danseur, en mes propos divers, Pour la danse, en tout temps, j'ai montré force estime. En douter serait un vrai crime ; J'en atteste ces petits vers. Mais que sert mon exemple à ce vaste univers ? Je n'en crois donc pas moins le sens de cette fable Au commun des mortels tout-à-fait applicable. Chiens et gens qui dansez, retenez bien ceci : L'ignorant est jaloux et l'impuissant aussi.
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Les chiens qui dansent
Fable II, Livre V. Je suis un peu badaud, je n'en disconviens pas. Tout m'amuse ; depuis ces batteurs d'entrechats, Depuis ces brillants automates, Dont Gardel fait mouvoir et les pieds et les bras, Jusqu'à ceux dont un fil règle et soutient les pas, Jusqu'aux Vestris à quatre pattes, Qui la queue en trompette, et le museau crotté, En jupe, en frac, en froc, en toque, en mitre, en casque, La plume sur l'oreille, ou la brette au côté, Modestes toutefois sous l'habit qui les masque, Moins fiers que nous de leurs surnoms, Quêtent si gaîment les suffrages Des musards de tous les cantons Et des enfants de tous les âges. L'argent leur vient aussi. Peut-on payer trop bien L'art, le bel art de Terpsichore ? Art unique ! art utile au singe, à l'homme, au chien. Comme il vous fait valoir un sot, une pécore ! C'est le clinquant qui les décore, Et fait quelque chose de rien. La critique, en dépit de mon goût et du vôtre, Traite pourtant, lecteur, cet art tout comme un autre. Quels succès sous sa dent ne sont pas expiés ? Qui n'en est pas victime en est le tributaire. Le grand Vestris, le grand Voltaire, Par sa morsure estropiés, Prouvent qu'il faut qu'on se résigne Et qu'enfin le génie à cette dent maligne Est soumis de la tète aux pieds. De cette vérité, que je ne crois pas neuve, Quelques roquets tantôt m'offraient encor la preuve. Tandis qu'au son du flageolet, Au bruit du tambourin, sautillant en cadence, Ces pauvres martyrs de la danse Formaient sous ma fenêtre un fort joli ballet, Un mâtin, cette fois ce n'était pas un homme, Un mâtin, qui debout n'a jamais fait un pas, Campé sur son derrière, aboyait, Dieu sait comme, Après ceux qui savaient ce qu'il ne savait pas, Après ceux, et c'est là le plaisant de l'affaire, Après ceux qui faisaient ce qu'il ne peut pas faire. Quoique mauvais danseur, en mes propos divers, Pour la danse, en tout temps, j'ai montré force estime. En douter serait un vrai crime ; J'en atteste ces petits vers. Mais que sert mon exemple à ce vaste univers ? Je n'en crois donc pas moins le sens de cette fable Au commun des mortels tout-à-fait applicable. Chiens et gens qui dansez, retenez bien ceci : L'ignorant est jaloux et l'impuissant aussi.
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Vous connaissez ce quai nommé de la Ferraille, Où l'on vend des oiseaux, des hommes et des fleurs. A mes fables souvent c'est là que je travaille ; J'y vois des animaux, et j'observe leurs moeurs. Un jour de mardi gras j'étais à la fenêtre D'un oiseleur de mes amis, Quand sur le quai je vis paraître Un petit arlequin leste, bien fait, bien mis, Qui, la batte à la main, d'une grâce légère, Courait après un masque en habit de bergère. Le peuple applaudissait par des ris, par des cris. Tout près de moi, dans une cage, Trois oiseaux étrangers, de différent plumage, Perruche, cardinal, serin, Regardaient aussi l'arlequin. La perruche disait : " J'aime peu son visage, Mais son charmant habit n'eut jamais son égal. Il est d'un si beau vert ! - Vert ! dit le cardinal ; Vous n'y voyez donc pas, ma chère ? L'habit est rouge assurément : Voilà ce qui le rend charmant. - Oh ! pour celui-là, mon compère, Répondit le serin, vous n'avez pas raison, Car l'habit est jaune-citron ; Et c'est ce jaune-là qui fait tout son mérite. - Il est vert. - Il est jaune. - Il est rouge morbleu ! " Interrompt chacun avec feu ; Et déjà le trio s'irrite. " Amis, apaisez-vous, leur crie un bon pivert ; L'habit est jaune, rouge et vert. Cela vous surprend fort ; voici tout le mystère : Ainsi que bien des gens d'esprit et de savoir, Mais qui d'un seul côté regardent une affaire, Chacun de vous ne veut y voir Que la couleur qui sait lui plaire. "
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L'habit d'Arlequin