Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"saigner" poems
She began by saying, Will you sacrifice your own life for me ? Let me get under your skin, Make you bleed for the thrill of it, Make your soul tilt when its tinted in the mist of the poker faces, Can you bleed for the fun of it ?, Bleed for the vanity ?, Bleed for the chains ? Bleed for the accolades ?, Bleed for the trends ?, Bleed for the false gods and goddesses ?, Bleed for this purposeless system i have constructed ?, My response to her was “I cant do that”, The sacrosanct thoughts bleed from the unseen presence, The Pure presence left my flesh numb and detached from the odds of death, The Stings of death in the hand of the king of kings, The king brings life once I surrender my life, The fountain of glory springs up and floods my spirit well, The fountain floods the wicked heart that fails, Revive the presence once lost, The heart is ready to set sail within the divine presences, Can a man see the ugliness wrapped around his own heart ? I have seen young men bleed viciously for the chaos from the heart, Once again I ask myself ‘Should I take part’ ? The Consciousness spark the imagery of the consequence , Untold stories of a pure unseen kingdom been left behind, forgotten for the kingdom of Babylon, Look closely underneath this bleeding sun, Religious men and secular men  bleed for that day when the system becomes one,
0
Nov 26, 2018
Nov 26, 2018 at 9:59 AM UTC
Saigner
Sonnet. Dans une terre grasse et pleine d'escargots Je veux creuser moi-même une fosse profonde, Où je puisse à loisir étaler mes vieux os Et dormir dans l'oubli comme un requin dans l'onde, Je hais les testaments et je hais les tombeaux ; Plutôt que d'implorer une larme du monde, Vivant, j'aimerais mieux inviter les corbeaux A saigner tous les bouts de ma carcasse immonde. Ô vers ! noirs compagnons sans oreille et sans yeux, Voyez venir à vous un mort libre et joyeux ; Philosophes viveurs, fils de la pourriture, A travers ma ruine allez donc sans remords, Et dites-moi s'il est encor quelque torture Pour ce vieux corps sans âme et mort parmi les morts !
0
1.2k
Le mort joyeux
Jeanne-Marie a des mains fortes, Mains sombres que l'été tanna, Mains pâles comme des mains mortes. - Sont-ce des mains de Juana ? Ont-elles pris les crèmes brunes Sur les mares des voluptés ? Ont-elles trempé dans des lunes Aux étangs de sérénités ? Ont-elles bu des cieux barbares, Calmes sur les genoux charmants ? Ont-elles roulé des cigares Ou trafiqué des diamants ? Sur les pieds ardents des Madones Ont-elles fané des fleurs d'or ? C'est le sang noir des belladones Qui dans leur paume éclate et dort. Mains chasseresses des diptères Dont bombinent les bleuisons Aurorales, vers les nectaires ? Mains décanteuses de poisons ? Oh ! quel Rêve les a saisies Dans les pandiculations ? Un rêve inouï des Asies, Des Khenghavars ou des Sions ? - Ces mains n'ont pas vendu d'oranges, Ni bruni sur les pieds des dieux : Ces mains n'ont pas lavé les langes Des lourds petits enfants sans yeux. Ce ne sont pas mains de cousine Ni d'ouvrières aux gros fronts Que brûle, aux bois puant l'usine, Un soleil ivre de goudrons. Ce sont des ployeuses d'échines, Des mains qui ne font jamais mal, Plus fatales que des machines, Plus fortes que tout un cheval ! Remuant comme des fournaises, Et secouant tous ses frissons, Leur chair chante des Marseillaises Et jamais les Eleisons ! Ça serrerait vos cous, ô femmes Mauvaises, ça broierait vos mains, Femmes nobles, vos mains infâmes Pleines de blancs et de carmins. L'éclat de ces mains amoureuses Tourne le crâne des brebis ! Dans leurs phalanges savoureuses Le grand soleil met un rubis ! Une tache de populace Les brunit comme un sein d'hier ; Le dos de ces Mains est la place Qu'en baisa tout Révolté fier ! Elles ont pâli, merveilleuses, Au grand soleil d'amour chargé, Sur le bronze des mitrailleuses A travers Paris insurgé ! Ah ! quelquefois, ô Mains sacrées, A vos poings, Mains où tremblent nos Lèvres jamais désenivrées, Crie une chaîne aux clairs anneaux ! Et c'est un soubresaut étrange Dans nos êtres, quand, quelquefois, On veut vous déhâler, Mains d'ange, En vous faisant saigner les doigts !
0
818
Les mains de Jeanne-Marie
Jeanne-Marie a des mains fortes, Mains sombres que l'été tanna, Mains pâles comme des mains mortes. - Sont-ce des mains de Juana ? Ont-elles pris les crèmes brunes Sur les mares des voluptés ? Ont-elles trempé dans des lunes Aux étangs de sérénités ? Ont-elles bu des cieux barbares, Calmes sur les genoux charmants ? Ont-elles roulé des cigares Ou trafiqué des diamants ? Sur les pieds ardents des Madones Ont-elles fané des fleurs d'or ? C'est le sang noir des belladones Qui dans leur paume éclate et dort. Mains chasseresses des diptères Dont bombinent les bleuisons Aurorales, vers les nectaires ? Mains décanteuses de poisons ? Oh ! quel Rêve les a saisies Dans les pandiculations ? Un rêve inouï des Asies, Des Khenghavars ou des Sions ? - Ces mains n'ont pas vendu d'oranges, Ni bruni sur les pieds des dieux : Ces mains n'ont pas lavé les langes Des lourds petits enfants sans yeux. Ce ne sont pas mains de cousine Ni d'ouvrières aux gros fronts Que brûle, aux bois puant l'usine, Un soleil ivre de goudrons. Ce sont des ployeuses d'échines, Des mains qui ne font jamais mal, Plus fatales que des machines, Plus fortes que tout un cheval ! Remuant comme des fournaises, Et secouant tous ses frissons, Leur chair chante des Marseillaises Et jamais les Eleisons ! Ça serrerait vos cous, ô femmes Mauvaises, ça broierait vos mains, Femmes nobles, vos mains infâmes Pleines de blancs et de carmins. L'éclat de ces mains amoureuses Tourne le crâne des brebis ! Dans leurs phalanges savoureuses Le grand soleil met un rubis ! Une tache de populace Les brunit comme un sein d'hier ; Le dos de ces Mains est la place Qu'en baisa tout Révolté fier ! Elles ont pâli, merveilleuses, Au grand soleil d'amour chargé, Sur le bronze des mitrailleuses A travers Paris insurgé ! Ah ! quelquefois, ô Mains sacrées, A vos poings, Mains où tremblent nos Lèvres jamais désenivrées, Crie une chaîne aux clairs anneaux ! Et c'est un soubresaut étrange Dans nos êtres, quand, quelquefois, On veut vous déhâler, Mains d'ange, En vous faisant saigner les doigts !
Continue reading...
64
Sonnet. Fors l'amour, tout dans l'art semble à la femme vain : Le génie auprès d'elle est toujours solitaire. Orphée allait chantant, suivi d'une panthère, Dont il croyait leurrer l'inexorable faim ; Mais, dès que son pied nu rencontrait en chemin Quelque épine de rose et rougissait la terre, La bête, se ruant d'un bond involontaire, Oublieuse des sons, lampait le sang humain. Crains la docilité félonne d'une amante, Poète : elle est moins souple à la lyre charmante Qu'avide, par instinct, de voir le cœur saigner. Pendant que ta douleur plane et vibre en mesure, Elle épie à tes pieds les pleurs de ta blessure, Plaisir plus vif encor que de la dédaigner.
0
573
L'art trahi
Amour tu sembles au phalange qui point Lui de sa queue, et toi de ta quadrelle : De tous deux est la pointure mortelle, Qui rampe au coeur, et si n'aparoist point. Sans souffrir mal tu me conduis au point De la mort dure, et si ne voy par quelle Playe je meurs, ny par quelle cruelle Poison autour de mon âme se joint. Ceux qui se font saigner le pié dans l'eau, Meurent sans mal, pour un crime nouveau Fait à leur roy, par traitreuse cautelle : Je meurs comme eux, voire et si je n'ay fait Encontre amour, ni trayson, ni forfait, Si trop aymer un crime ne s'appelle.
0
497
Amour, tu sembles
Les morts que l'on fait saigner dans leur tombe Se vengent toujours. Ils ont leur manière, et plaignez qui tombe Sous leurs grands coups sourds. Mieux vaut n'avoir jamais connu la vie, Mieux vaut la mort lente d'autres suivie, Tant le temps est long, tant les coups sont lourds. Les vivants qu'on fait pleurer comme on saigne Se vengent parfois. Ceux-là qu'ils ont pris, qu'un chacun les plaigne, Pris entre leurs doigts. Mieux vaut un ours et les jeux de sa patte, Mieux vaut cent fois le chanvre et sa cravate, Mieux vaut l'édredon d'Othello cent fois. Ô toi, persécuter, crains le vampire Et crains l'étrangleur : Leur jour de colère apparaîtra pire Que toute douleur. Tiens ton âme prête à ce jour ultime Qui surprendra l'assassin comme un crime Et fondra sur le vol comme un voleur.
0
388
Les morts que l'on fait saigner dans leur tombe
Sonnet. Heureux l'enfant qui meurt dans sa septième année Avant l'âge où le cœur doit saigner pour jouir ; Qui meurt de défaillance, en regardant bleuir Sous les orangers d'or la Méditerranée ! On ne tient plus son âme aux leçons enchaînée, Et, libre de s'éteindre, il croit s'épanouir. Plus de maîtres ! c'est lui qui se fait obéir, Et sa mère est pour lui comme une sœur aînée. Par sa faiblesse même il fait céder les forts ; Il prend ce qu'il désire avant qu'on le lui donne, Et sa pâleur l'absout avant qu'on lui pardonne. Indocile et choyé, paresseux sans remords, C'est en suivant des yeux la fuite d'un navire Qu'un soir, pendant qu'il rêve un voyage, il expire.
0
298
Dernières vacances