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"roche" poems
Bonjour mon coeur, bonjour ma douce vie. Bonjour mon oeil, bonjour ma chère amie, Hé ! bonjour ma toute belle, Ma mignardise, bonjour, Mes délices, mon amour, Mon doux printemps, ma douce fleur nouvelle, Mon doux plaisir, ma douce colombelle, Mon passereau, ma gente tourterelle, Bonjour, ma douce rebelle. Hé ! faudra-t-il que quelqu'un me reproche Que j'aie vers toi le coeur plus dur que roche De t'avoir laissée, maîtresse, Pour aller suivre le Roi, Mendiant je ne sais quoi Que le vulgaire appelle une largesse ? Plutôt périsse honneur, court, et richesse, Que pour les biens jamais je te relaisse, Ma douce et belle déesse.
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Bonjour mon coeur
I feel like we're the only ones left here. Your friend is on the floor, black-nyloned Legs spilling into acute angles. Heels off, Laughing at how fast she fell backwards. Other than yelling, all I could say was that I love you very much, and we all laughed At that too.
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Feb 3, 2017
Feb 3, 2017 at 9:33 AM UTC
Roche Bar
Mon Père, ce grand Chêne, Je le croyais indéracinable, en ses terres, Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé. Il nous semblait si grand, il paraissait si fort, Si longtemps résistant aux grands vents de la vie, Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères, Il marchait, puis rêvait. Parfois, il m'amenait, dans son refuge, y faisait provision de «corned-beef» et de lait en boite "gloria", et aussi de «bastelles», et ces repas hâtifs me semblaient un festin. Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté. Disparues les contraintes. D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent, En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine. Il me mit dans les mains, sa fine carabine, dont j'aimais le canon à l’acier effilé ; mais avant que je presse, le geai était parti. Il ne me gronda pas. Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère, dans la chambre aux obus, des tués de quatorze, dont un panier d'osier exhalait tant les truites, Nous le savions dormir dans la chambre à côté, nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir. Je lisais de vieux livre. Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière, encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait. Mon père nous racontait qu'il y avait dormi avec quelques amis, à la flambée des feux. Et le bruit lancinant était une musique qui malgré le soleil nous tenait éveillé. Magie des eaux profondes. Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince» ressentant mon chagrin, il me facilita L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur, ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour. La tendresse d'un père. Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère, attention au torrent qui se faisait ruisseau, aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté, tant les fils ont besoin de croire invincible Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies. Besoin de protection. Un père est une force qui paraît infinie pour le jeune enfant qui en a tant besoin peut être imaginaire, qui soutient et le guide. Alors devenu homme, il découvre un soir que le chêne vacille, s'appuie sur une canne. Il est désormais seul. Paul d'Aubin – Toulouse, «Poésie élégiaque», En l'honneur de son père André Dominique, dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
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Oct 31, 2013
Oct 31, 2013 at 2:41 PM UTC
Mon Père, ce grand Chêne,
Mon Père, ce grand Chêne, Je le croyais indéracinable, en ses terres, Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé. Il nous semblait si grand, il paraissait si fort, Si longtemps résistant aux grands vents de la vie, Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères, Il marchait, puis rêvait. Parfois, il m'amenait, dans son refuge, y faisait provision de «corned-beef» et de lait en boite "gloria", et aussi de «bastelles», et ces repas hâtifs me semblaient un festin. Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté. Disparues les contraintes. D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent, En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine. Il me mit dans les mains, sa fine carabine, dont j'aimais le canon à l’acier effilé ; mais avant que je presse, le geai était parti. Il ne me gronda pas. Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère, dans la chambre aux obus, des tués de quatorze, dont un panier d'osier exhalait tant les truites, Nous le savions dormir dans la chambre à côté, nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir. Je lisais de vieux livre. Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière, encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait. Mon père nous racontait qu'il y avait dormi avec quelques amis, à la flambée des feux. Et le bruit lancinant était une musique qui malgré le soleil nous tenait éveillé. Magie des eaux profondes. Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince» ressentant mon chagrin, il me facilita L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur, ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour. La tendresse d'un père. Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère, attention au torrent qui se faisait ruisseau, aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté, tant les fils ont besoin de croire invincible Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies. Besoin de protection. Un père est une force qui paraît infinie pour le jeune enfant qui en a tant besoin peut être imaginaire, qui soutient et le guide. Alors devenu homme, il découvre un soir que le chêne vacille, s'appuie sur une canne. Il est désormais seul. Paul d'Aubin – Toulouse, «Poésie élégiaque», En l'honneur de son père André Dominique, dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
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Je lape les laves vertes et jaunes de ma flamme jumelle Comme si ce n'était qu'élixir végétal de chartreuse Je bois, je me désaltère Je me sers, je me ressers Je répète le cocktail sans fin Pure, on the rocks, Deux doses de verte, une dose de jaune Et vice versa Histoire de bien sentir en bouche Les cent trente saveurs sacrées De cette liqueur en transe Qui dévale du volcan réveillé qui dégorge. Ma langue plonge et pêche en apnée Dans les profondeurs de la roche mère Des cris muets en fusion qui giclent en poissons étincelants Comme des fumerolles des cratères. J 'étanche, moine liquoriste, Autant que faire se peut, La soif perpétuelle De cet élixir de vie Qu 'une fois lapé J 'avale et engloutis Malgré la canicule Malgré mes voeux d'abstinence Malgré moi.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:12 AM UTC
Je lape les laves
C'est vrai, je suis épileptique, Je peux tomber trois fois par jour D'une fenêtre, d'un portique, Et d'une cloche de l'Amour. Mais... quel est cet air de reproche ? Ça ne fait que trois ? J'ai péché Et d'un joli quartier de roche, Où j'étais doucement niché. Je tombe, tombe, tombe, tombe, Ça fait bien quatre cette fois, Si j'étais un mort dans sa tombe, J'en tomberais... sur tous les toits. C'est du moins ce que j'entends dire, Et qu'un petit bruit, dans un coin, A jadis tenté d'introduire En ton délicieux Bourgoin. La chose, hélas ! n'est pas nouvelle, Et tous, des facteurs aux abbés, Ont des potins dans leur cervelle ; Les bras ne m'en sont pas tombés. Ils sont là, non **** de ma bouche, Je vous le dis sans embarras ; Je souffre un peu si l'on y touche, Surtout avec des doigts trop gras. Ça n'a pas troublé ma pensée.
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Cru
How could the mountains forget the ground beneath them or the clouds deny the sky we bear this mark this Galactic conception and yet we become fictional a small etch of understanding nonexistent sketch in the dredge pituitary a one dimensional edge we watch like a picture show existentialist and it's fiery seed shooting it's burning flames into the black womb soon to die or birth a moon, the candle is the soul it is intent that keeps it lit, it is our lack of immaculate perception that pulls it apart Roche's limit yearning to string pearls around heavenly bodies as charisma reaches to embrace a burning, and I see fire.
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Oct 18, 2015
Oct 18, 2015 at 11:33 PM UTC
Shoemaker's levy
I. Aimez bien vos amours ; aimez l'amour qui rêve Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ; C'est lui que vous cherchez quand votre avril se lève, Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux. Aimez l'amour qui joue au soleil des peintures, Sous l'azur de la Grèce, autour de ses autels, Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures, Ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels. Aimez l'amour qui parle avec la lenteur basse Des Ave Maria chuchotés sous l'arceau ; C'est lui que vous priez quand votre tête est lasse, Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau. Aimez l'amour que Dieu souffla sur notre fange, Aimez l'amour aveugle, allumant son flambeau, Aimez l'amour rêvé qui ressemble à notre ange, Aimez l'amour promis aux cendres du tombeau ! Aimez l'antique amour du règne de Saturne, Aimez le dieu charmant, aimez le dieu caché, Qui suspendait, ainsi qu'un papillon nocturne, Un baiser invisible aux lèvres de Psyché ! Car c'est lui dont la terre appelle encore la flamme, Lui dont la caravane humaine allait rêvant, Et qui, triste d'errer, cherchant toujours une âme, Gémissait dans la lyre et pleurait dans le vent. Il revient ; le voici : son aurore éternelle A frémi comme un monde au ventre de la nuit, C'est le commencement des rumeurs de son aile ; Il veille sur le sage, et la vierge le suit. Le songe que le jour dissipe au coeur des femmes, C'est ce Dieu. Le soupir qui traverse les bois, C'est ce Dieu. C'est ce Dieu qui tord les oriflammes Sur les mâts des vaisseaux et des faîtes des toits. Il palpite toujours sous les tentes de toile, Au fond de tous les cris et de tous les secrets ; C'est lui que les lions contemplent dans l'étoile ; L'oiseau le chante au loup qui le hurle aux forêts. La source le pleurait, car il sera la mousse, Et l'arbre le nommait, car il sera le fruit, Et l'aube l'attendait, lui, l'épouvante douce Qui fera reculer toute ombre et toute nuit. Le voici qui retourne à nous, son règne est proche, Aimez l'amour, riez ! Aimez l'amour, chantez ! Et que l'écho des bois s'éveille dans la roche, Amour dans les déserts, amour dans les cités ! Amour sur l'Océan, amour sur les collines ! Amour dans les grands lys qui montent des vallons ! Amour dans la parole et les brises câlines ! Amour dans la prière et sur les violons ! Amour dans tous les coeurs et sur toutes les lèvres ! Amour dans tous les bras, amour dans tous les doigts ! Amour dans tous les seins et dans toutes les fièvres ! Amour dans tous les yeux et dans toutes les voix ! Amour dans chaque ville : ouvrez-vous, citadelles ! Amour dans les chantiers : travailleurs, à genoux ! Amour dans les couvents : anges, battez des ailes ! Amour dans les prisons : murs noirs, écroulez-vous ! II. Mais adorez l'Amour terrible qui demeure Dans l'éblouissement des futures Sions, Et dont la plaie, ouverte encor, saigne à toute heure Sur la croix, dont les bras s'ouvrent aux nations.
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L'Amour de l'Amour
I. Aimez bien vos amours ; aimez l'amour qui rêve Une rose à la lèvre et des fleurs dans les yeux ; C'est lui que vous cherchez quand votre avril se lève, Lui dont reste un parfum quand vos ans se font vieux. Aimez l'amour qui joue au soleil des peintures, Sous l'azur de la Grèce, autour de ses autels, Et qui déroule au ciel la tresse et les ceintures, Ou qui vide un carquois sur des coeurs immortels. Aimez l'amour qui parle avec la lenteur basse Des Ave Maria chuchotés sous l'arceau ; C'est lui que vous priez quand votre tête est lasse, Lui dont la voix vous rend le rythme du berceau. Aimez l'amour que Dieu souffla sur notre fange, Aimez l'amour aveugle, allumant son flambeau, Aimez l'amour rêvé qui ressemble à notre ange, Aimez l'amour promis aux cendres du tombeau ! Aimez l'antique amour du règne de Saturne, Aimez le dieu charmant, aimez le dieu caché, Qui suspendait, ainsi qu'un papillon nocturne, Un baiser invisible aux lèvres de Psyché ! Car c'est lui dont la terre appelle encore la flamme, Lui dont la caravane humaine allait rêvant, Et qui, triste d'errer, cherchant toujours une âme, Gémissait dans la lyre et pleurait dans le vent. Il revient ; le voici : son aurore éternelle A frémi comme un monde au ventre de la nuit, C'est le commencement des rumeurs de son aile ; Il veille sur le sage, et la vierge le suit. Le songe que le jour dissipe au coeur des femmes, C'est ce Dieu. Le soupir qui traverse les bois, C'est ce Dieu. C'est ce Dieu qui tord les oriflammes Sur les mâts des vaisseaux et des faîtes des toits. Il palpite toujours sous les tentes de toile, Au fond de tous les cris et de tous les secrets ; C'est lui que les lions contemplent dans l'étoile ; L'oiseau le chante au loup qui le hurle aux forêts. La source le pleurait, car il sera la mousse, Et l'arbre le nommait, car il sera le fruit, Et l'aube l'attendait, lui, l'épouvante douce Qui fera reculer toute ombre et toute nuit. Le voici qui retourne à nous, son règne est proche, Aimez l'amour, riez ! Aimez l'amour, chantez ! Et que l'écho des bois s'éveille dans la roche, Amour dans les déserts, amour dans les cités ! Amour sur l'Océan, amour sur les collines ! Amour dans les grands lys qui montent des vallons ! Amour dans la parole et les brises câlines ! Amour dans la prière et sur les violons ! Amour dans tous les coeurs et sur toutes les lèvres ! Amour dans tous les bras, amour dans tous les doigts ! Amour dans tous les seins et dans toutes les fièvres ! Amour dans tous les yeux et dans toutes les voix ! Amour dans chaque ville : ouvrez-vous, citadelles ! Amour dans les chantiers : travailleurs, à genoux ! Amour dans les couvents : anges, battez des ailes ! Amour dans les prisons : murs noirs, écroulez-vous ! II. Mais adorez l'Amour terrible qui demeure Dans l'éblouissement des futures Sions, Et dont la plaie, ouverte encor, saigne à toute heure Sur la croix, dont les bras s'ouvrent aux nations.
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a new career opportunity has come Tom's way and it shall pay him well for many a day some have said he's left his run too late but this vocation is of the right time and date you may ask what Tom is going to pursue if you hang around for a minute I shall tell you his tennis coach says he's got potential to become an older player with fine credentials Tom sharping his ball tossing skills and doing a lot of baseline and net drills he's been working on his serving technique so too on backhand shots which are so oblique the over fifties singles title is his aim which he hopes to win with great acclaim his coach reckons he perform well in the competition as he has the right attitude and volition Tom's entered tournaments here and overseas the ones on grass courts he'll take out with ease he's confident the tennis circuit is where he belongs his first match will take place in Hong Kong Tom has signed a sponsorship deal with Wilson all of their racquets and tennis equipment he proudly don Tony Roche has offered him his valuable support as he embarks on his tour of world tennis courts
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Oct 29, 2014
Oct 29, 2014 at 5:57 AM UTC
New Career
You never saw the inequality, or the folly of chasing a rainbow, woe, while you were eating bread and cheese and lusting after mammon the fat cats in their white maybachs were chewing on lean gammon,topped with creme la more and the more you chased, the less time they wasted on you, boo how do you feel when you've been down at heel, and they're wearing shoes by choo,skin cared for by la roche, did you ever feel that posh? Well it's just a waste of feckin time,I'll only ever get what's mine by kicking down the built up shells wherein the rich man sits and dwells while counting out his ill got gains, and me,poor me wrapped in the chains of misery and have not got, I'd have all rich men shot, but who would take their place who'd be poor in my master race? not I but then I'd die as well I'd be locked inside the shell counting gelt opening one more notch upon my belt,I'd be fat, a cat,another rich man, rat man, take what the man can I can imagine it drowning in **** and surrounded by money. Ain't life funny when you've got it all,you've got sod all and in some big hall,you hold small ***** and that ain't a laughing matter.
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Sep 2, 2013
Sep 2, 2013 at 2:15 AM UTC
Stewed.
Le lion dort, seul sous sa voûte. Il dort de ce puissant sommeil De la sieste, auquel s'ajoute, Comme un poids sombre, le soleil. Les déserts, qui de **** écoutent, Respirent ; le maître est rentré. Car les solitudes redoutent Ce promeneur démesuré. Son souffle soulève son ventre ; Son oeil de brume est submergé, Il dort sur le pavé de l'antre, Formidablement allongé. La paix est sur son grand visage, Et l'oubli même, car il dort. Il a l'altier sourcil du sage Et l'ongle tranquille du fort. Midi sèche l'eau des citernes ; Rien du sommeil ne le distrait ; Sa gueule ressemble aux cavernes, Et sa crinière à la forêt. Il entrevoit des monts difformes, Des Ossas et des Pélions, À travers les songes énormes Que peuvent faire les lions. Tout se tait sur la roche plate Où ses pas tout à l'heure erraient. S'il remuait sa grosse patte, Que de mouches s'envoleraient !
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La Méridienne du lion
Je suis Orphie, fils d'Orphée et d'Eurydice Petits fils d'Oeagre et de Calliope, Bercé par les Muses et les Naïades J'ai hérité de la lyre à sept cordes D'Apollon et j'en ai rajouté deux Rien que pour caresser ma Muse Ma voix est miel Ma voix est feu Ma voix est pierre Elle joue, elle chante, elle danse Elle s'insinue comme un fleuve secret sous la roche et la fissure L'attendrit et elle s'élève tel un ballon et flotte dans le vent Elle dévie le cours des laves en fusion Et pénètre au coeur du Stromboli intime De la colère des Muses Quand elles se font Furies. Elle dompte les bêtes féroces et charnelles A distance elle fait fondre Les résistances et les fantômes On m'appelle aussi Amore Les Furies pourront me déchiqueter Me mettre en lambeaux Me jeter comme mon père du haut du mont Rhodope Je chanterai encore du fond des mers L 'amour de mon éternelle Muse Ma naïade bien aimée Nue.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:25 AM UTC
Je suis Orphie
Above the shoulders. Under the tip, Ferrero Roche of The tongue Saving a pendulum Swinging thing Appraised like the ocean in gentle breeze Under a dip, Taking care of an anchor Delving toward the Earth and sky.
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Sep 6, 2020
Sep 6, 2020 at 9:14 PM UTC
Softshell
La roche qui s'attable à l'ombre Dans le calme, dans la solitude, Je m'imagine moi-même, pour un instant Sur la roche qui s'appelle la solitude. Cette roche, entouré de trois arbres, Qui se balancent gracieusement Comme ils juste regardent En voudraient d'offrir de la companie, Pour moi et pour cette roche. Qui ne peut jamais offrir Ni de l'amour ni de l'affection. Juste une place, Pour s'asseoir. Mais ça suffit pour moi, À l'ombre, Une place sur cette roche, Pour faire de la poésie Avec plus de fantasie.
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Aug 11, 2014
Aug 11, 2014 at 1:20 PM UTC
Sur La Roche
I go limp in his arms just to see if he can catch me _"don't forget about the stars, don't forget about the stars"_ they are beautiful, and all over but the darkness between them is such a scary thing
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Mar 27, 2021
Mar 27, 2021 at 6:09 PM UTC
roche limit
Ton corps est devenu falaise Insufflée de ton aura Et pour en escalader les parois Je contemple la pierre abrupte Et ses labyrinthes infranchissables J'envoie des papillons en éclaireurs Tout autour du précipice A la recherche d'une faille, D'un interstice infime Où je pourrais m'introduire En catimini et partir A l'assaut de tes cimes Les rochers se dérobent, S'effritent, se désagrègent Mes mains n'adhèrent plus à ta surface Mes mains sont moites Je suis humide Je grimpe à même la roche Pendant des années-lumière Les mains blanchies de craie Je suis comme une exoplanète Autour d'une naine rouge Toutes mes rivières Tous mes océans Toutes mes eaux Gravitent vers toi, Ma petite étoile sacrée Ma Muse constellée de Mer Noire.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:42 AM UTC
Moite
ecrasons l'infâme!       non,   une fois que plus! not since time "immemorial",      mon dieu! not since then! only the 18th century... and that is... since:     roche sur roche    mime sur débat -   the infamous tale of jean calas...   not since the last intellectual vogue, as of today:   "i am":       l'liste puant à le haut cieux... of note-worthy distinction between a Catholic   18th century France... and a "protestant"      21st century England... where once religious intolerance,     échelle infime... as of now, what else: contra: plein cercle!    laïque divinité...   for all the religious freedoms,      glorified in our dear England proud... what else,   within these bastions of faith...    civil intolerance (recycling of garbage being my       civicus debitum primo)...     of an Englishman in England: genus sub civis, as "i":         genus pseudo sapiens. - and a crude observation at that, namely, probably not true:       visus caecus. p.s. viz. jean calas cf. anjem choudary... i.e. what becomes of religious toleration in the guise of civil intolerance.
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Dec 31, 2018
Dec 31, 2018 at 4:09 AM UTC
hiatus interlude (9th january 2019)
Lion ! J'étais pensif, ô bête prisonnière, Devant la majesté de ta grave crinière ; Du plafond de ta cage elle faisait un dais. Nous songions tous les deux, et tu me regardais. Ton regard était beau, lion. Nous autres hommes, Le peu que nous faisons et le rien que nous sommes, Emplit notre pensée, et dans nos regards vains Brillent nos plans chétifs que nous croyons divins, Nos vœux, nos passions que notre orgueil encense, Et notre petitesse, ivre de sa puissance ; Et, bouffis d'ignorance ou gonflés de venin, Notre prunelle éclate et dit : « Je suis ce nain ! » Nous avons dans nos yeux notre moi misérable. Mais la bête qui vit sous le chêne et l'érable, Qui paît le thym, ou fuit dans les halliers profonds, Qui dans les champs, où nous, hommes, nous étouffons, Respire, solitaire, avec l'astre et la rose, L'être sauvage, obscur et tranquille qui cause Avec la roche énorme et les petites fleurs, Qui, parmi les vallons et les sources en pleurs, Plonge son mufle roux aux herbes non foulées, La brute qui rugit sous les nuits constellées, Qui rêve et dont les pas fauves et familiers De l'antre formidable ébranlent les piliers, Et qui se sent à peine en ces profondeurs sombres, A sous son fier sourcil les monts, les vastes ombres, Les étoiles, les prés, le lac serein, les cieux, Et le mystère obscur des bois silencieux, Et porte en son œil calme, où l'infini commence, Le regard éternel de la nature immense. Juin 1842.
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Baraques de la foire
Il m’a dit qu’il a besoin de moi, comme il a besoin de l’eau Quand il caresse ma joue, quand il caresse ma peau ‘Je t’aime,’ il m’a dit, quand il touche mon visage ‘L’amour’, je lui dis, ‘est éphémère comme les nuages.’ La vie, c’est un courant, c’est un fleuve, une rivière T’as besoin de moi, mais moi, j’ai besoin de l’air ‘Ton amour, pour moi, est comme les menottes,’ Je lui dis, quand je prends mes vêtements et ma culotte. ‘Mais tu peux voyager, tu peux courir, si tu veux faire tout ça !’ ‘Je voudrais être seule, et je n’peux pas y faire ça si t’es là.’ ‘Tu peux faire tout choses ; c’est toi que tu t’arrêtes.’ ‘C'est que t’es devoir pour moi, quand je n’veux pas utiliser ma tête.’ L’amour est la roche au fond du ruisseau qui m’a piégé toujours Donc, je t’aime quand même, mais je vais te voir autour. ‘Non !’ Il m’a dit, ‘c’est libérer ! C’est la perfection, la vie !’ Par pitié mon chéri, la vie est la vie, mais l’amour est le purgatoire.
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Nov 23, 2017
Nov 23, 2017 at 12:16 AM UTC
Querelle des amants (Lover's quarrel)
Fable VII, Livre V. Hercule avait chassé sur le mont Pélion. Percés de traits inévitables, Frappés de coups épouvantables, Que de monstres défaits ! Un énorme lion À l'œil étincelant, à la voix menaçante, À la faim toujours renaissante, Depuis dix ans la crainte et l'horreur de ces lieux, Ou le roi, si vous l'aimez mieux, Malgré sa griffe aiguë et sa dent meurtrière, Vaincu lui-même enfin gisait sur la poussière. Du lion Néméen c'était l'affreux pendant. Expirant comme lui sur une roche aride, Il menaçait encor son vainqueur intrépide, Dont la suite de **** tremble en le regardant. Quelques vermisseaux cependant, Qui, vils rebuts de la nature, Sur quiconque a vécu s'arrogeant certains droits, Des ânes, des lions, des goujats et des rois Et des dieux mêmes, que je crois, Font également leur pâture, Quelques vermisseaux prétendaient Qu'à tort on avait fait le défunt si terrible ; À leur gré, rien de plus risible Que les bruits qui s'en répandaient. « Trois coups ont suffi pour l'abattre. « Il serait dès longtemps ce qu'il est aujourd'hui « Si, **** de trembler devant lui, « Tel qu'il a digéré l'avait osé combattre. « S'il a vaincu, s'il a régné, « Sa force était dans leur faiblesse. « - Cessez, dit Hercule indigné, « Cessez un discours qui me blesse : « Pareils à maint historien « Qui dans sa nullité dissèque aussi la gloire, « Vous réduisez l'obstacle à rien « Pour réduire à rien la victoire. « Quoi que vous en disiez, le roi de ces forêts « N'était ni faible, ni timide. « Songez que pour le vaincre il a fallu les traits, « La massue et le bras d'Alcide. »
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Hercule, le lion et les vermisseaux
Fable VII, Livre V. Hercule avait chassé sur le mont Pélion. Percés de traits inévitables, Frappés de coups épouvantables, Que de monstres défaits ! Un énorme lion À l'œil étincelant, à la voix menaçante, À la faim toujours renaissante, Depuis dix ans la crainte et l'horreur de ces lieux, Ou le roi, si vous l'aimez mieux, Malgré sa griffe aiguë et sa dent meurtrière, Vaincu lui-même enfin gisait sur la poussière. Du lion Néméen c'était l'affreux pendant. Expirant comme lui sur une roche aride, Il menaçait encor son vainqueur intrépide, Dont la suite de **** tremble en le regardant. Quelques vermisseaux cependant, Qui, vils rebuts de la nature, Sur quiconque a vécu s'arrogeant certains droits, Des ânes, des lions, des goujats et des rois Et des dieux mêmes, que je crois, Font également leur pâture, Quelques vermisseaux prétendaient Qu'à tort on avait fait le défunt si terrible ; À leur gré, rien de plus risible Que les bruits qui s'en répandaient. « Trois coups ont suffi pour l'abattre. « Il serait dès longtemps ce qu'il est aujourd'hui « Si, **** de trembler devant lui, « Tel qu'il a digéré l'avait osé combattre. « S'il a vaincu, s'il a régné, « Sa force était dans leur faiblesse. « - Cessez, dit Hercule indigné, « Cessez un discours qui me blesse : « Pareils à maint historien « Qui dans sa nullité dissèque aussi la gloire, « Vous réduisez l'obstacle à rien « Pour réduire à rien la victoire. « Quoi que vous en disiez, le roi de ces forêts « N'était ni faible, ni timide. « Songez que pour le vaincre il a fallu les traits, « La massue et le bras d'Alcide. »
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Les pitons des sierras, les dunes du désert, Où ne pousse jamais un seul brin d'herbe vert ; Les monts aux flancs zébrés de tuf, d'ocre et de marne, Et que l'éboulement de jour en jour décharne, Le grès plein de micas papillotant aux yeux, Le sable sans profit buvant les pleurs des cieux, Le rocher renfrogné dans sa barbe de ronce ; L'ardente solfatare avec la pierre-ponce, Sont moins secs et moins morts aux végétations Que le roc de mon coeur ne l'est aux passions. Le soleil de midi, sur le sommet aride, Répand à flots plombés sa lumière livide, Et rien n'est plus lugubre et désolant à voir Que ce grand jour frappant sur ce grand désespoir. Le lézard pâmé bâille, et parmi l'herbe cuite On entend résonner les vipères en fuite. Là, point de marguerite au coeur étoilé d'or, Point de muguet prodigue égrenant son trésor ; Là point de violette ignorée et charmante, Dans l'ombre se cachant comme une pâle amante ; Mais la broussaille rousse et le tronc d'arbre mort, Que le genou du vent comme un arc plie et tord : Là, pas d'oiseau chanteur, ni d'abeille en voyage, Pas de ramier plaintif déplorant son veuvage ; Mais bien quelque vautour, quelque aigle montagnard, Sur le disque enflammé fixant son oeil hagard, Et qui, du haut du pic où son pied prend racine, Dans l'or fauve du soir durement se dessine. Tel était le rocher que Moïse, au désert, Toucha de sa baguette, et dont le flanc ouvert, Tressaillant tout à coup, fit jaillir en arcade Sur les lèvres du peuple une fraîche cascade. Ah ! s'il venait à moi, dans mon aridité, Quelque reine des coeurs, quelque divinité, Une magicienne, un Moïse femelle, Traînant dam le désert les peuples après elle, Qui frappât le rocher de mon coeur endurci, Comme de l'autre roche, on en verrait aussi Sortir en jets d'argent des eaux étincelantes, Où viendraient s'abreuver les racines des plantes ; Où les pâtres errants conduiraient leurs troupeaux, Pour se coucher à l'ombre et prendre le repos, Où, comme en un vivier les cigognes fidèles Plongeraient leurs grands becs et laveraient leurs ailes.
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In deserto
Les pitons des sierras, les dunes du désert, Où ne pousse jamais un seul brin d'herbe vert ; Les monts aux flancs zébrés de tuf, d'ocre et de marne, Et que l'éboulement de jour en jour décharne, Le grès plein de micas papillotant aux yeux, Le sable sans profit buvant les pleurs des cieux, Le rocher renfrogné dans sa barbe de ronce ; L'ardente solfatare avec la pierre-ponce, Sont moins secs et moins morts aux végétations Que le roc de mon coeur ne l'est aux passions. Le soleil de midi, sur le sommet aride, Répand à flots plombés sa lumière livide, Et rien n'est plus lugubre et désolant à voir Que ce grand jour frappant sur ce grand désespoir. Le lézard pâmé bâille, et parmi l'herbe cuite On entend résonner les vipères en fuite. Là, point de marguerite au coeur étoilé d'or, Point de muguet prodigue égrenant son trésor ; Là point de violette ignorée et charmante, Dans l'ombre se cachant comme une pâle amante ; Mais la broussaille rousse et le tronc d'arbre mort, Que le genou du vent comme un arc plie et tord : Là, pas d'oiseau chanteur, ni d'abeille en voyage, Pas de ramier plaintif déplorant son veuvage ; Mais bien quelque vautour, quelque aigle montagnard, Sur le disque enflammé fixant son oeil hagard, Et qui, du haut du pic où son pied prend racine, Dans l'or fauve du soir durement se dessine. Tel était le rocher que Moïse, au désert, Toucha de sa baguette, et dont le flanc ouvert, Tressaillant tout à coup, fit jaillir en arcade Sur les lèvres du peuple une fraîche cascade. Ah ! s'il venait à moi, dans mon aridité, Quelque reine des coeurs, quelque divinité, Une magicienne, un Moïse femelle, Traînant dam le désert les peuples après elle, Qui frappât le rocher de mon coeur endurci, Comme de l'autre roche, on en verrait aussi Sortir en jets d'argent des eaux étincelantes, Où viendraient s'abreuver les racines des plantes ; Où les pâtres errants conduiraient leurs troupeaux, Pour se coucher à l'ombre et prendre le repos, Où, comme en un vivier les cigognes fidèles Plongeraient leurs grands becs et laveraient leurs ailes.
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Sur un quartier de roche, un fantôme de marbre, Le menton dans la main et le coude au genou, Les pieds pris dans le sol, ainsi que des pieds d'arbre, Pleure éternellement sans relever le cou. Quel chagrin pèse donc sur ta tête abattue ? À quel puits de douleurs tes yeux puisent-ils l'eau ? Et que souffres-tu donc dans ton cœur de statue, Pour que ton sein sculpté soulève ton manteau ? Tes larmes, en tombant du coin de ta paupière, Goutte à goutte, sans cesse et sur le même endroit, Ont fait dans l'épaisseur de ta cuisse de pierre Un creux où le bouvreuil trempe son aile et boit. Ô symbole muet de l'humaine misère, Niobé sans enfants, mère des sept douleurs, Assise sur l'Athos ou bien sur le Calvaire, Quel fleuve d'Amérique est plus grand que tes pleurs ?
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Niobé
Puisque le juste est dans l'abîme, Puisqu'on donne le sceptre au crime, Puisque tous les droits sont trahis, Puisque les plus fiers restent mornes, Puisqu'on affiche au coin des bornes Le déshonneur de mon pays ; Ô République de nos pères, Grand Panthéon plein de lumières, Dôme d'or dans le libre azur, Temple des ombres immortelles, Puisqu'on vient avec des échelles Coller l'empire sur ton mur Puisque toute âme est affaiblie, Puisqu'on rampe, puisqu'on oublie Le vrai, le pur, le grand, le beau, Les yeux indignés de l'histoire, L'honneur, la loi, le droit, la gloire, Et ceux qui sont dans le tombeau ; Je t'aime, exil ! douleur, je t'aime ! Tristesse, sois mon diadème ! Je t'aime, altière pauvreté ! J'aime ma porte aux vents battue. J'aime le deuil, grave statue Qui vient s'asseoir à mon côté. J'aime le malheur qui m'éprouve, Et cette ombre où je vous retrouve, Ô vous à qui mon cœur sourit, Dignité, foi, vertu voilée, Toi, liberté, fière exilée, Et toi, dévouement, grand proscrit ! J'aime cette île solitaire, Jersey, que la libre Angleterre Couvre de son vieux pavillon, L'eau noire, par moments accrue, Le navire, errante charrue, Le flot, mystérieux sillon. J'aime ta mouette, Ô mer profonde, Qui secoue en perles ton onde Sur son aile aux fauves couleurs, Plonge dans les lames géantes, Et sort de ces gueules béantes Comme l'âme sort des douleurs. J'aime la roche solennelle D'où j'entends la plainte éternelle, Sans trêve comme le remords, Toujours renaissant dans les ombres, Des vagues sur les écueils sombres, Des mères sur leurs enfants morts. Jersey, le 10 décembre.
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Puisque le juste est dans l'abîme
Puisque le juste est dans l'abîme, Puisqu'on donne le sceptre au crime, Puisque tous les droits sont trahis, Puisque les plus fiers restent mornes, Puisqu'on affiche au coin des bornes Le déshonneur de mon pays ; Ô République de nos pères, Grand Panthéon plein de lumières, Dôme d'or dans le libre azur, Temple des ombres immortelles, Puisqu'on vient avec des échelles Coller l'empire sur ton mur Puisque toute âme est affaiblie, Puisqu'on rampe, puisqu'on oublie Le vrai, le pur, le grand, le beau, Les yeux indignés de l'histoire, L'honneur, la loi, le droit, la gloire, Et ceux qui sont dans le tombeau ; Je t'aime, exil ! douleur, je t'aime ! Tristesse, sois mon diadème ! Je t'aime, altière pauvreté ! J'aime ma porte aux vents battue. J'aime le deuil, grave statue Qui vient s'asseoir à mon côté. J'aime le malheur qui m'éprouve, Et cette ombre où je vous retrouve, Ô vous à qui mon cœur sourit, Dignité, foi, vertu voilée, Toi, liberté, fière exilée, Et toi, dévouement, grand proscrit ! J'aime cette île solitaire, Jersey, que la libre Angleterre Couvre de son vieux pavillon, L'eau noire, par moments accrue, Le navire, errante charrue, Le flot, mystérieux sillon. J'aime ta mouette, Ô mer profonde, Qui secoue en perles ton onde Sur son aile aux fauves couleurs, Plonge dans les lames géantes, Et sort de ces gueules béantes Comme l'âme sort des douleurs. J'aime la roche solennelle D'où j'entends la plainte éternelle, Sans trêve comme le remords, Toujours renaissant dans les ombres, Des vagues sur les écueils sombres, Des mères sur leurs enfants morts. Jersey, le 10 décembre.
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Sonnet. Océan, que vaux-tu dans l'infini du monde ? Toi, si large à nos yeux enchaînés sur tes bords, Mais étroit pour notre âme aux rebelles essors, Qui, du haut des soleils te mesure et te sonde ; Presque éternel pour nous plus instables que l'onde, Mais pourtant, comme nous, œuvre et jouet des sorts, Car tu nous vois mourir, mais des astres sont morts, Et nulle éternité dans les jours ne se fonde. Comme une vaste armée où l'héroïsme bout Marche à l'assaut d'un mur, tu viens heurter la roche, Mais la roche est solide et reparaît debout. Va, tu n'es cru géant que du nain qui t'approche : Ah ! Je t'admirais trop, le ciel me le reproche, Il me dit : « Rien n'est grand ni puissant que le Tout ! »
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À l'océan
VII. Toi qui bats de ton flux fidèle La roche où j'ai ployé mon aile, Vaincu, mais non pas abattu, Gouffre où l'air joue, où l'esquif sombre Pourquoi me parles-tu dans l'ombre ? Ô sombre mer, que me veux-tu ? Tu n'y peux rien ! Ronge tes digues, Epands l'onde que tu prodigues, Laisse-moi souffrir et rêver ; Toutes les eaux de ton abîme, Hélas ! passeraient sur ce crime, Ô vaste mer, sans le laver ! Je comprends, tu veux m'en distraire Tu me dis : Calme-toi, mon frère, Calme-toi, penseur orageux ! Mais toi-même alors, mer profonde, Calme ton flot puissant qui gronde, Toujours amer, jamais fangeux ! Tu crois en ton pouvoir suprême, Toi qu'on admire, toi qu'on aime, Toi qui ressembles au destin, Toi que les cieux ont azurée, Toi qui dans ton onde sacrée Laves l'étoile du matin ! Tu me dis : Viens, contemple, oublie ! Tu me montres le mât qui plie, Les blocs verdis, les caps croulants, L'écume au **** dans les décombres, S'abattant sur les rochers sombres Comme une troupe d'oiseaux blancs, La pêcheuse aux pieds nus qui chante, L'eau bleue où fuit la nef penchants, Le marin, rude laboureur, Les hautes vagues en démence Tu me montres ta grâce immense Mêlée à ton immense horreur ; Tu me dis : Donne-moi ton âme Proscrit, éteins en moi ta flamme Marcheur, jette aux flots ton bâton Tourne vers moi ta vue ingrate. Tu me dis : J'endormais Socrate ! Tu me dis : J'ai calmé Caton ! Non ! respecte l'âpre pensée, L'âme du juste courroucée, L'esprit qui songe aux noirs forfaits ! Parle aux vieux rochers, tes conquêtes, Et laisse en repos mes tempêtes ! D'ailleurs, mer sombre, je te hais ! Ô mer ! n'est-ce pas toi, servante, Qui traînes sur ton eau mouvante, Parmi les vents et les écueils, Vers Cayenne aux fosses profondes Ces noirs pontons qui sur tes ondes Passent comme de grands cercueils ! N'est-ce pas toi qui les emportes Vers le sépulcre ouvrant ses portes, Tous nos martyrs au front serein, Dans la cale où manque la paille, Où les canons pleins de mitraille, Béants, passent leur cou d'airain ! Et s'ils pleurent, si les tortures Font fléchir ces hautes natures, N'est-ce pas toi, gouffre exécré, Qui te mêles à leur supplice, Et qui de ta rumeur complice Couvres leur cri désespéré ! Du 16 au 22 novembre 1852, à Jersey
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Nox (VII)
VII. Toi qui bats de ton flux fidèle La roche où j'ai ployé mon aile, Vaincu, mais non pas abattu, Gouffre où l'air joue, où l'esquif sombre Pourquoi me parles-tu dans l'ombre ? Ô sombre mer, que me veux-tu ? Tu n'y peux rien ! Ronge tes digues, Epands l'onde que tu prodigues, Laisse-moi souffrir et rêver ; Toutes les eaux de ton abîme, Hélas ! passeraient sur ce crime, Ô vaste mer, sans le laver ! Je comprends, tu veux m'en distraire Tu me dis : Calme-toi, mon frère, Calme-toi, penseur orageux ! Mais toi-même alors, mer profonde, Calme ton flot puissant qui gronde, Toujours amer, jamais fangeux ! Tu crois en ton pouvoir suprême, Toi qu'on admire, toi qu'on aime, Toi qui ressembles au destin, Toi que les cieux ont azurée, Toi qui dans ton onde sacrée Laves l'étoile du matin ! Tu me dis : Viens, contemple, oublie ! Tu me montres le mât qui plie, Les blocs verdis, les caps croulants, L'écume au **** dans les décombres, S'abattant sur les rochers sombres Comme une troupe d'oiseaux blancs, La pêcheuse aux pieds nus qui chante, L'eau bleue où fuit la nef penchants, Le marin, rude laboureur, Les hautes vagues en démence Tu me montres ta grâce immense Mêlée à ton immense horreur ; Tu me dis : Donne-moi ton âme Proscrit, éteins en moi ta flamme Marcheur, jette aux flots ton bâton Tourne vers moi ta vue ingrate. Tu me dis : J'endormais Socrate ! Tu me dis : J'ai calmé Caton ! Non ! respecte l'âpre pensée, L'âme du juste courroucée, L'esprit qui songe aux noirs forfaits ! Parle aux vieux rochers, tes conquêtes, Et laisse en repos mes tempêtes ! D'ailleurs, mer sombre, je te hais ! Ô mer ! n'est-ce pas toi, servante, Qui traînes sur ton eau mouvante, Parmi les vents et les écueils, Vers Cayenne aux fosses profondes Ces noirs pontons qui sur tes ondes Passent comme de grands cercueils ! N'est-ce pas toi qui les emportes Vers le sépulcre ouvrant ses portes, Tous nos martyrs au front serein, Dans la cale où manque la paille, Où les canons pleins de mitraille, Béants, passent leur cou d'airain ! Et s'ils pleurent, si les tortures Font fléchir ces hautes natures, N'est-ce pas toi, gouffre exécré, Qui te mêles à leur supplice, Et qui de ta rumeur complice Couvres leur cri désespéré ! Du 16 au 22 novembre 1852, à Jersey
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Fable X, Livre III. « Enfin j'ai trouvé le repos ! » Disait une huître de Marène. « Fidèle au nœud qui nous enchaîne, Ce roc me défendra des flots : Nous ne faisons qu'un ; je défie Au trident de nous séparer ; Je défie au temps d'altérer La tendre amitié qui nous lie. » « - L'amitié, repart un marsouin, De sa nature est peu constante, Quand le besoin qui la cimente N'est pas un mutuel besoin. À maint courtisan qui s'accroche Après maint puissant, c'est pourquoi Je dis : - Crains le flot qui s'approche ; Bien que tu tiennes à la roche, La roche ne tient pas à toi. »
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L'huître et le marsouin