"rhum" poems
I took the goblet
I shut the door
Towards reality
Innocence adjourned
Poured the spirit
Of shame and wonder
Beneath the silk
Of black and gold
Sparks then glimmer
Secrets unfold
Witty chatter
Stupid folks
Left the kingdom
Of fake kings
Of fake queens
And true foes
Here’s the lioness
Tamed by such oil
Growls in roses
Screams in thorns
But joy awakened
The lioness’ soul
When all of a sudden
She does herself along
In playful rhythm
She dances the song
Of tedious melody
Of a’s and o’s
Who’d love to see
A crown of gold
When heaven’s a place
Nowhere near
The cape or shawl
Plunge into
Feel the highness
True royalty
Peak of happiness.
Feb 12, 2013
Feb 12, 2013 at 8:04 AM UTC
T'was the Time when Light hasn't come
Thus filled the Air with Old-Smelling Rhum
Or Gas-Lamps, or Candles of Wax
Do make this Darkened City a mass.
The Source of Great Power has fell
This Time unknown which we cannot tell
The Heat as the Night, how Great it was
When Cooling Converters has made its loss.
People complain, here and there
For Power to return, unable to Dare
At this rate in which they have had Enough
It's now their Turn to be so Rough.
Banners flow in tiles across
The Head of whom around is Boss
Saying, "Power come! Power come!
Hear me now, don't be Dumb!"
As the Night comes with Loser Heat
The Rebellious Mass was still hard to beat
Sources say to drive them out
Not by Force, but by Pout.
"We've had Enough!" the People said
Thus they storm to the Company's Head
Defense Forces pull them back
But the People threw them in the Stacks.
Just then, in Time's time an Electrician
Came through. Stating:
"All is well's tripe! I've cleared the Electric Hue!"
The People heard, but didn't say a Word
To realise: "We have dumped ourselves like birds."
Forgiveness, they spoke. And Cooler Thoughts
Do process
Clearing-up the Debris; And brooming-out the Mess.
Lights have returned; The Power recharged
Peace has settled once again; With the Culprit
At-large.
Mar 21, 2013
Mar 21, 2013 at 12:43 PM UTC
Now for Iberia the Goat trips the Swan
To expound his Potentials his Win compete
His Wing - now Healed - placed Earnings on his Fawn
And ensure his Feet leave Imprints complete
Though needed it be keep Sweets in his Box
To open once his Strategy proclaim
That by Politic break Legs with the Fox
And sap one's Owl of its Senses declaim
Sport or Savoury either Ties relay -
May your Holiday Cheers by Random bless
Sustain Tomorrow; Else promote Today
The Road to the Gold your Instincts progress.
Should Hands for Wine toast; Cheer for Moment's come
Will my Handles flip; Transmute Wine into Rhum.
Jul 20, 2013
Jul 20, 2013 at 5:33 AM UTC
I get drunk on your memories
Like rhum, bittersweet
You lips taste like morning hangovers
But still
I couldn't quit
Jul 31, 2022
Jul 31, 2022 at 10:48 AM UTC
Pains me
pretty leaves
regrettable memories
wilted golden pathways
lost love
Lovers on the Rhum
childhood dreams
evil little teddy bears
ghosts chase me
night after deadly night
to eternity
a branch with no tree
leaves fall
one by one
you all left me
no answers not even a song
I hug the silence of a cold winter
Oct 9, 2021
Oct 9, 2021 at 2:01 AM UTC
Under the moonlight
We talked, we laughed,
We shared stories.
It's a beautiful night,
Better than I expected.
A bottle of rhum made it more fun,
Singing songs,
Forgetting the problems life threw upon us.
Sooner or later we will be sleeping;
But with a big smile upon our faces,
Because another day has ended
And we are happy together.
Three cheers for five years!
Nov 18, 2011
Nov 18, 2011 at 9:04 PM UTC
Le colosse pleure.
Il bouillonne
Il a soif.
Il crie de sa voix frémissante :
H2O !
Ses lèvres sont en ébullition
Il délire
Il voit partout ton eau en mirage
H2O ! H2O !
Hache deux eaux ! Hache deux eaux !
Et tu ne sais que faire
Pour le faire taire.
Tu lui murmures un cantique à l'oreille
Zozo lait, zozo lait rhum
Et tu l'allaites de ton fleuve tiède
Essi ozo
Solide liquide et gazeuse
Il te trait à gros bouillons
Essi ozo
Hache deux eaux
Essi ozo
Les eaux de la Volta
Les eaux de la Seine
Les eaux des Trois Rivières
Et des Vieux-Habitants
Les eaux du Gange
Bouent et s'évaporent
À cent degrés C
En grosses bulles sulfureuses
Au coin de ses lèvres chaudes
Qui s'abreuvent dans l'oasis de ta béatitude .
Oct 29, 2019
Oct 29, 2019 at 5:52 AM UTC
Le Père Labat était grand amateur de pastis
Qu 'il coupait de son rhum guêpes
Bien agricole à 55 degrés
Comme décollage
Avant d'ingurgiter coup sur coup
Un ou deux diablotins de Marie-Galante
Rôtis à point au boucan
Dans les hauts du volcan
De Dame Soufrière.
Le Père Labat pour compléter aimait sa purée d'avocat et banane jaune bien écrasée à la fourchette.
Or il advint qu'un jour à Pâques le Révérend Père
Plus vorace qu'à son habitude, comme illuminé,
Engloutit douze diablotines afin de rompre le jeûne du Carème.
Vous imaginez l 'indigestion que dut subir le saint homme.
Cette overdose charnelle se manifesta par une érection phénoménale
Qui prit possession du quidam qui entra en transe perpétuelle.
Il y avait là fort heureusement un docteur feuilles qui habitait dans les parages
Un maître quimboiseur
Fort connaisseur en herbes et onguents
Qui lui fit prescrire une bonne soupe de gombo bien pimentée pour lui éclaircir la bile.
Mais cela ne fit aucun effet. L'homme apparemment était dévôt de Priape.
L'urgence était urgentissime. Il s'agissait d'un cas de vie ou de mort.
Il y avait sur une goélette qui arrivait de la métropole
Un médicament miracle du nom de képone.
Un médicament miracle qui allait résoudre tous les problèmes
Le bois bandé ecclésiastique qui avait comme effet
Non pas de produire d'intenses érections mais d'avoir des bananes fruits et légumes de haute tenue.
C'était un nouveau médicament du nom français de chlordécone
Non remboursé par la Sécurité Sociale du Roi et du bon Colbert
Mais qui avait été testé sur d'autres cas terminaux comme celui du prélat.
Le saint homme dut suivre un régime de quarante jours et quarante nuits
Qui consistait à gober à longueur de journée des bananes jaunes
Trempées dans du jus de canne arrosé de moitié de chlordécone.
On ne sait par quel miracle mais le Père Labat fut sauvé et rentra illico au pays de ses ancêtres se consacrer à l'étude et à la méditation.
Mais jusqu 'à aujourd'hui encore les terres de la Soufrière et d'ailleurs sont contaminées.
Les bananes antillaises hantent de leur Chlordécone invisible et inodore les prostates cancéreuses de ces messieurs !
Sep 15, 2019
Sep 15, 2019 at 12:57 PM UTC
They flow in the meanders of streets and bars,
Warnings by enslaved sugar cane harvesters from afar.
The produce as dangerous as lashes on disobedience,
From sloshed owners of plantations delirious. Tipsy greed.
Known to colonists for driving drinkers mad,
“Le rhum rend fou” they whisper in France, gulping
The brutal inebriating substance of wrong doings,
Turning blind eyes to ancient ports of human trade.
He was a descendent of those who stayed behind,
Only to later emigrate to the Metropole, unwanted
Reminders of ungrateful history. Parents working
Hard to fulfil disillusioned dreams of opportunities.
His amber bottle, his best friend, able to turn white
Sclera red, smiles into raging smears and slurs, be it
Not a swear word, using lexicon to hurt as pupils
Dilate, for looks to stab and offend, cursing blessings.
Easier to be a victim than take responsibility, blaming
All exception made for the precious liquid, bashing
Intentions with statements of futility, projects with
Sentences of failure, as the last drop burns a sore throat.
Oct 18, 2017
Oct 18, 2017 at 1:59 AM UTC
Mon hippocampe,
Donne-moi juste deux minutes
Le temps que je te vaccine
Religieusement
De ma machette
Le temps que je chante ma diane :
La la la la la la la la la lo lé lo la !
La la la la la la la la la lo lé lo la !
Je psalmodie
Un, deux,
Un, deux, trois...
Un, deux,
Un, deux, trois...
J'offre cette rumba à la santé de nos petites morts
De ces petites morts
Qui nous précèdent, nous suivent et nous hantent.
Au son des trois tambours de la rumba
Tu chantes faite bouteille de rhum
Et je te réponds en choeur cuillère et verre vide.
A la première reprise, chassée croisée,
Tu chantes le thème
A la deuxième reprise, mollets cambrés,
Je chante aussi couteau et toi assiette.
A la troisième reprise,
Moi, rayon de lune de lune,
Toi, croissant de soleil,
Frappons des mains à l'unisson
Communions avec nos morts sur l'aire de danse
Qu'ont foulée leurs chevaux de possession
Qui nous tiennent encore en bride
Et contiennent nos ombres.
Je me présente : Orphée
Je bombe le torse et je te dévisage
Tu te présentes : Eurydice
Tu te déhanches avec malice et tu me toises.
Un, deux,
Un, deux, trois...
Un, deux, trois,
Un, deux...
Mélangeons les syncopes,
Pervertissons la parade,
Convoquons un nouveau rituel,
Désarticulons la chorégraphie,
Nos corps interchangeables fusionnent
En une seule ombre :
Tu m'aguiches,
Je trémousse des épaules,
Tu m'habilles et déshabilles de tes passes,
Et je te chevauche de mon foulard écarlate en miroir inversé.
Viens en marchant
Dansons, marchons,
Suivons la clave
Vêtus de blanc
Gratifions nos petites morts d'une rumba
Plions, élevons, sautons, cabriolons
Retombons, tortillons, détortillons
Cambre le dos que je me déhanche !
Entre postures et figures
Improvisons, rusons, sautons-matons
Caracolons
Dans le chaud tempo
Des trois tambours de la rumba.
Et si je te vaccine
A l'improviste
Dérobe-toi, esquive-toi, nargue-moi
Pour que nos petites morts applaudissent à tout rompre
Leurs virtuoses
Et tortillent elles aussi du croupion .
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:49 PM UTC
Mon père, fils de lièvre de métal et de coq de bois,
Est né sous l 'obédience du porc d'eau,.
Ma mère, fille de lièvre d'eau et et de chien de métal,
Sous celle de la chèvre de métal.
Je naquis sous le dragon d'eau un jeudi,
Chaotique et sauvage, à quatorze heures vingt-cinq
A la longitude soixante et un virgule sept ouest,
Quatre mille et six cent quarante neuf ans après le roi Jaune
Puer aeternus, dragon noir, tout feu tout flamme
Dominante intuition et adjuvant pensée !
Compatibilité optimale : serpent et rat !
Le sang qui court dans mes veines
C'est la Rivière Noire, le fleuve Amour
Je suis frère cosmique du Dragon Jaune,
Du Dragon Perle et du Grand dragon.
Et Dragon d'Eau je conçus avec un cheval de bois
Une chèvre de terre.
Vint ensuite un serpent d'eau
Qui engendra un lièvre de feu
suivi d'un serpent de terre.
Puis ce fut le tour d'un buffle de métal
Dont j'héritai d'un buffle de feu
Suivi d'un lièvre de terre.
Ma chère et tendre est un serpent d'eau.
Et si je remonte plus **** encore
Si je me replonge dans ma généalogie zoologique et élémentaire
Mes arrière-grands-pères paternels étaient chien d'eau et serpent de feu
Mes arrière-grands-pères maternels étaient lièvre de terre et cheval de métal
Mes arrière-grands-mères paternelles étaient rat de bois et cheval de terre
Mes arrière-grands-mères maternelles étaient lièvre de terre et cheval d'eau.
Je vous épargne les arrière-arrière
Et les trois fois arrière
De cette généalogie astrologique
Mais ne trouvez-vous pas étrange
Que je sois le seul dragon d'eau de cette lignée
Et que par exemple aucun tigre d'eau ni de papier ni de rhum n'y figure ?
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:19 PM UTC
I eat my feelings in a spoonful of concentrated milk
Powdered milk
A pound of peanut butter
A bit of butter and sugar
Sugar, sweet sugar
Binge binge binge
Till my eyes become wet
"Eyorgasm" from food I collect
In my belly they move, they dance
Jibble, dribble, floppy cheeks
Sadness, deep as the hole I scrunched in the sand years ago
Repentance creeping throughout bread crumbs glazed atop shaky fingers
Glaze, pastries, oily eyelashes trembling, drizzling wet puddles of salt
Drowning, me, sorrows into the ocean I've become
Drowning, still, incomplete, a worm, floating in and out of my ears
From right to left, right to left, right left, left, left, right, left and then
Lighting strikes ten thousand miles from another sphere
Half of a worm gets stuck in the rear
Realisation (Trak! Poom! Pow!)
Je suis une pomme pourrie
Aug 22, 2018
Aug 22, 2018 at 2:09 AM UTC
A la nuit satine
la belle Orion se mire
dans l'air frissonnant
des sables constellés,
et sur les rives lactées
où coule le Nil,
je me pavane
le nez dans les étoiles,
suivant des yeux
les volutes sorcières
d'un havane suave
embaumant Misraïm.
Qu'ont-ils raconté
ces hommes, venant de Mars,
lorsqu'ils débarquèrent
de leurs vaisseaux,
fuyant leur terre moribonde ?
Et quel espoir oublié
chérissaient-ils
que garde en son ventre
le sphinx immobile ?
Mon vieux Samir
reprenons une rasade
de ce doux Rhum
couleur d'ambre
parfumé de santal
et laissons sous le sable
soupirer ce mystère
qui sommeille.
Feb 16, 2025
Feb 16, 2025 at 4:28 PM UTC
Seul Décébale et nul Autre, me dis-tu, pourrait de sa dague d'eau bénite
Eteindre le feu qui couve sous ta carapace douce et soyeuse!
Décébale le Dace seul aurait la fougue et le courage nécessaires
Pour te faire tournoyer
Et tu dis encore que toi et Décébale ne font quasiment qu'un.
Je ne suis pas jaloux !
A Décébale ce qui appartient à Décébale
A Nul Autre ce qui appartient à Nul Autre.
Moi, comme Nul Autre pareil
Je veux juste apaiser ton feu
L'apprivoiser, l'amadouer
Pour qu'il ne te brûle pas.
Pour cela il faut que je me muscle :
Affronter le feu de Décébale n 'est pas rien,
Décébale c'est dix hommes à la fois.
Je pourrais, s'il le fallait, convoquer dix diablotins,
Dix chats-huants pour me porter assistance
Et défier Décébale en combat singulier.
Sur l'échiquier de ton corps
Mais ce serait tricher
Et tricher n'est pas jouer.
Et à vaincre sans péril on triomphe sans gloire
En conclusion :
Je cède en vertu du droit d'aînesse
A Décébale le feu. A moi le sirocco, la glace !
Pistache, coco et rhum raisins si tu le permets !
Vois-tu ce sont tes lacs glacés que je veux réchauffer,
Tes pics et tes pitons enneigés que je veux faire fondre
A petit feu sous mon vent de braise
Et que la chevauchée prenne des lustres à se consommer
Je veux que partout où tu es
Tu saches
Que je suis là au fond de toi !
Je nage comme un saumon ivre dans tes eaux glacées.
C'est seulement dans ces criques et ces fjords que j'arrive à nager
Je fais du crawl, de la brasse, du ski nautique, du paddle.
Je suis casse-cou dans tes eaux
Comme jamais je ne l'ai été.
Je fais même du surf, du plongeon
et du water polo.
Tant que tu joues avec moi
Je flotte sans bouée
Tant que tu es généreuse
Je dérive
Tant que tu te donnes sans compter
Dans notre nage synchronisée
J'existe de figures en figures.
Et pendant que je te dis tout ça
Voila que ce fieffé diablotin lève la tête,
Bombe le torse,
Et se prend pour Décébale.
Ce n'est qu'un petit pétrel diablotin,
Un simple et infime cottous à peine sorti du nid
Mais j'ai beau lui dire
Qu'il n'est pas multiple de quatre
Il se prend pour Décébale
"Tu n'es pas Dace ",
Lui ai-je pourtant dit cent fois ce matin
Mais il persiste et signe.
Il chante même à tue-tête l'hymne :
Je suis Dacien, voila ma gloire, mon espérance et mon soutien
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:22 PM UTC
Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d'une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit.
C'était un Espagnol de l'armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu'à moitié.
Et qui disait : " A boire ! à boire par pitié ! "
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit : "Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. "
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l'homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: "Caramba! "
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
" Donne-lui tout de même à boire ", dit mon père.
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Serum sternly slaps
Unloosening your straps
Not as strong as other rhum
But still can bang on your heart drum
It's somewhat soft and somewhat oily
It doesn't taste rough, but rather sweetly
Beginner's drink, but not of avail
What shame, outside of Czech Republic it ain't for sale
Sep 28, 2019
Sep 28, 2019 at 11:11 AM UTC
C 'est au coeur du punch
Que je vois le reflet de ton infidèle image
C 'est au fond du calice trouble
De pulpe de citron vert écrasé
Et de sirop de batterie
Que je vois enfin le reflet de ton infidèle image.
C'est une image qui tourbillonne
Comme un aiguillon kaléidoscopique
Car tu es cent et un oiseaux orange
A la fois dans la charmille.
Une image, que dis-je, un flot d'images
Secrètes et sourdes qui t'exhibent
Au goutte à goutte
Des lèvres au gosier
Et du gosier au cerveau.
C'est à cinquante-cinq degrés
Dans le coeur de chauffe du rhum blanc
Cent pour cent agricole
Que ton souvenir me vampirise
De ses poèmes lubriques
Et que j'offre mon cou et ma nuque à ta morsure
Douce, nue et sincère,
et à tes griffes amères comme le schrubb !
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:00 PM UTC
Ouate sacrée de fromager sauvage
Déraciné, fossilisé,
Les racines en l 'air
Hors du sol, suspendues
A des chaînes
Elle survit pourtant
Envers et contre tout.
Dans ses contreforts
Des offrandes déposées
Et chaque fois qu 'elle s 'effiloche
Chaque fois qu 'elle se désintègre
Une autre prend comme par magie la relève
Et perpétue son kapok centenaire.
Ne lui demandez pas la couleur de son coton
Demandez-lui la couleur du rhum épicé
Pour soulager ses chaînes.
Regarder des racines sèches
ne fait pas repousser l 'arbre
Regarder des cabosses au sol
ne fait pas renaître le gui.
Chevauchez les ouates farouches
De mapou rouge
Hantez de votre parade nuptiale
Les fétiches qui hurlent dans la canopée
En dansant le branle des paradisiers
De ma Première Dame,
De ma Grande Brigitte.
Aug 25, 2019
Aug 25, 2019 at 5:37 AM UTC
Pardonne mon rêve
Au nom de tous les saints d'huile et de sang
Qui tachent le ciel de ta robe de satin
Que les plaisirs avaient choisi pour asile !
Treize fois treize lunes, ma muse, mon assyrienne
Ma très grande dame, ma princesse Armide
Treize fois treize lunes
Après que nous nous sommes rêvé
Entre vapeurs de rhum, masques et confettis
Dansant passacailles, rondeaux
Et mambos de ce carnaval antique.
Treize fois treize lunes, mon Armide
Que nous nous débattons
Dans les eaux d'Urdar du souvenir
De ce mercredi des Cendres où
Nous nous flairions de nos lunettes magiques :
Dans une lente pantomime. à costume.
Nous portions tous deux la lumière:
Moi, Ophioch du fin fond de l 'Ethiopie posant mes accords de guitare
et piégeant des vers nus et sincères pour qu'ils cousent ta grâce
Toi ma muse, en costume de Calin du fin fond des Carpates
Eiris, Colombine jouant de l 'aiguille de tes rires et tissant ton filet.
C'était il y a déjà cent soixante-neuf lunes
Et autant de soleils !
Et le carnaval bat encore la chamade !
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:07 PM UTC
Osez, déesse, osez !
Osez les mots qui piquent
comme des femmes matador,
maîtresses sauvages de la mer mate,
tueuses au coeur de pierre
qui vous quittent à la longue
et qui de **** vous étirent la peau
de leur longue-vue et se pâment
d'extase muette quand vous
vous débattez en vain comme
des pieuvres folles
dans la dentelle d'araignée
de la barrière de corail où ne règne nul garde-barrières.
Osez les mots, déesse, osez !
les mots qui scient comme le sel marin
Et l'acide qu'elles vous jettent à la figure
comme si c'était une chopine de rhum
mais qui **** de vous défigurer
vous plongent dans l'abysse incandescente
de la mer-lave qui nettoie.
Osez les mots, osez, déesse, osez !
Osez les mots qui puent
comme des gouttes d'eau lourde
qui s'échappent du bec des colibris
qui tels des Canadair ivres répandent le feu
Dans la darse au lieu de l'éteindre.
Le mot feu pique.
Osez le feu, l"Ardeur. Et chantez l'Ardance !
Osez, maîtresse, osez !
Osez les mots qui gisent
comme des jets d'encre
qui giclent des tentacules des pieuvres
et qui écument les souvenirs au lieu de les effacer.
Osez les mots, maîtresse, osez !
Osez les mots qui grésillent
comme des aiguilles de pin en pleine éclade
et qui vous chavirent
et qui vous rendent à la merci des sirènes.
Osez les mots burlesques,
les mots qui font des frasques,
les mots qui effeuillent et font le striptease de l'ombre .
Osez les mots fétiche,
les mots qui mènent la danse,
les mots à forte poitrine,
les mots orgiaques qui dansent le gwoka,
les mots burlesques comme Tempest Storm et Buckaroo,
Osez, osez, osez, osez, maîtresse ,
Osez les mots qui bandent leur arc
Et mettent en joue...
Osez les mots, osez les mots , maîtresse
Osez les mots qui frottent
et qui transforment les maux de dos
des Quasimodos en mots d'eaux.
Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 3:06 AM UTC
S’il m’était donné de choisir, comme une dernière bouée de sauvetage, au faîte de ma déréliction endémique, entre le pinacle à la française à Fontainebleau et la géhenne à deux encablures de la tour de Pise, je choisirais assurément, sans l’ombre d’un doute, sans l’ombre d’une hésitation, sans un cillement d’yeux, le paradis des hardis réprouvés dans la géhenne toscane.
Géhenne pour géhenne s’il m’était donné de choisir comme compagnons de noble moisissure entre Marie Joseph Rose (1763-1814) et Marie-Louise (1778-1851), j’opterais aussi vite que l’éclair qui zèbre l’oeil ivre des cyclones autistes pour l’épouse d’Henri (1767-1820) aux détriments de la créole impératrice et pour le Grenadien plus que pour le Corse (1769-1821).
Entre la géhenne aux relents de sangliers épicés de gui des druides rôtissant sous les langues de flammes du bûcher de Jeanne la Pucelle (1412-1431) et celle aux humeurs de sang du cochon noir scarifié par Cécile Fatiman (1775-1883) épouse Pierrot (Jean Louis Michel Paul) (1761-1857) qui vécut plus que centenaire, permettez que je préfère un bail de cent et quelques douze ans à vol d’oiseau de Bwa Kayiman.
Sur mon échafaud ce n’est pas Louis Le Dernier l’ex-Seizième (1754-1793) et sa fleur de lys que je pleure mais Boukman Dutty (?- 1791), le Jamaïquain et son cou coupé cloué!
S’il m’était donné de choisir à l’heure de mon dernier mercredi des Cendres entre extrême-onction de poussière boréale aux parfums de lavande et de papier bible et viatique de poussière volcanique aux fumets de soufre et de bay-rhum, ce ne serait aucun sacrifice que de faire libation des tourments d’amour et de feu de cette boue vavalesque des Bains Jaunes car je suis né par la volonté des cyclones de cette poussière rouge et noire à la fois, et de cette poussière kako je ne sortirai que par la force des genèses des cyclones-baïonnettes.
Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 3:27 AM UTC
Nos repas sont charmants encore que modestes,
Grâce à ton art profond d'accommoder les restes
Du rôti d'hier ou de ce récent pot-au-feu
En hachis et ragoûts comme on n'en trouve pas chez Dieu.
Le vin n'a pas ce nom, car à quoi sert la gloire ?
Et puisqu'il est tiré, ne faut-il pas le boire ?
Pour le pain, comme on n'en a pas toujours mangé,
Qu'il nous semble excellent me semble un fait archijugé.
Le légume est pour presque rien, et le fromage :
Nous en usons en rois dont ce serait l'usage.
Quant aux fruits, leur primeur ça nous est bien égal,
Pourvu qu'il y en ait dans ce festin vraiment frugal.
Mais le triomphe, au moins pour moi, c'est la salade :
Comme elle en prend ! sans jamais se sentir malade,
Plus forte en cela que défunt Tragaldabas,
Et j'en bâfre de cœur tant elle est belle en ces ébats,
Et le café, qui pour ma part fort m'indiffère,
Ce qu'elle l'aime, mes bons amis, quelle affaire !
Je m'en amuse et j'en jouis pour elle, vrai !
Et puis je sais si bien que la nuit j'en profiterai.
Je sais si bien que le sommeil fuira sa lèvre
Et ses yeux allumés encor d'un brin de fièvre
Par la goutte de rhum bue en trinquant gaîment
Avec moi, présage gentil d'un choc bien plus charmant.
303
It was 3 years ago
The very first moment my heart
felt home
Your eyes were like waves
and with every glance
my heart started to love your waters
Your walk was like rhum
I got drunk with every step you take
and that made me had the courage
To say
That the liquor wasn't strong enough to tell you I love you
Jun 24, 2021
Jun 24, 2021 at 5:50 AM UTC