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"revenir" poems
A million loves for you, my dear, A million kisses upon your cheek, A million memories of you in my heart, A million smiles made me weak. *Un million amours pour vous, mon cher, Un million de baisers sur la joue, Un million de souvenirs de toi dans ma cœur, Un million de sourires m’ont faible.* A thousand bad dreams forgotten, A thousand tomorrows still to come, A thousand nights not alone, A thousand days we have won. *Un millier de mauvais rêves oubliés, Un mille de lendemains encore á venir, Mille nuits pas seul, Un millier de jours, nous avons gagné.* A hundred beats of a song, A hundred notes in hand, A hundred times I left, A hundred grains of sand. *Une centaine de battements d’une chanson, Une centaine de notes à la main, Une centaine de fois je suis allé, Une centaine de grains de sable.* Ten clean shirts, Ten hours at work, Ten love bites on your neck, Ten times better you deserve. *Dix chemises propres, Dix heures du travail, Dix suçons sur votre cou, Dix fois mieux que vous méritiez.* One more film before we sleep, One silver pendant, One love I’ll never get back, One last ending. *Un autre film avant de dormir, Un pendentif en argent, Un amour que je ne serai jamais revenir, Une dernière fin.* No more waiting, No hand to hold, Not one tear to give No truths to be told. *Plus d’attendre, Pas de main pour tenir, Pas une larme donnée, Pas de vérités racontées.*
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Mar 14, 2014
Mar 14, 2014 at 11:56 AM UTC
Mille amours
J'ay varié ma vie en devidant la trame Que Clothon me filoit entre malade et sain, Maintenant la santé se logeoit en mon sein, Tantost la maladie extreme fleau de l'ame. La goutte ja vieillard me bourrela les veines, Les muscles et les nerfs, execrable douleur, Montrant en cent façons par cent diverses peines Que l'homme n'est sinon le subject de malheur. L'un meurt en son printemps, l'autre attend la vieillesse, Le trespas est tout un, les accidens divers : Le vray tresor de l'homme est la verte jeunesse, Le reste de nos ans ne sont que des hivers. Pour long temps conserver telle richesse entiere Ne force ta nature, ains ensuy la raison, Fuy l'amour et le vin, des vices la matiere, Grand loyer t'en demeure en la vieille saison. La jeunesse des Dieux aux hommes n'est donnee Pour gouspiller sa fleur, ainsi qu'on void fanir La rose par le chauld, ainsi mal gouvernee La jeunesse s'enfuit sans jamais revenir.
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J'ay varié ma vie en devidant la trame
Quel qu’unes Me dis Que ton nom c’est come un belle chanson Mais a moi C’est plus comme revenir aux maison. Tes yeux fragiles Me regarde comme un roi Le seul personne qui peut t’aidé Mais je sais Il n’y a rien que je pouvais faire
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Apr 2, 2013
Apr 2, 2013 at 12:09 AM UTC
je ne peux pas sauvé
In a city full of beauty, in a country full of life and a culture full of art and love - strangers have set foot upon the land - where poetry thrives, artists dream and music is composed. They are burning the books and bringing the flames of hell upon the people... They are covering the beauty so no one can see it and be tempted to take it away... Children are shaking, the windows are breaking and the thunder is being silenced once again. When will it end? This hatred that is spreading like a cancer? When will it end? These questions which have no answers? When will it end? For the artist, the lovers and the romancers? quand cela se arrêtera? quand allez adorer revenir à la maison et dépasser la haine ?
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Jan 9, 2015
Jan 9, 2015 at 10:07 AM UTC
quand cela se arrêtera (When will it End?)
Elle est si douce, la pensée, Qu'il faut, pour en sentir l'attrait, D'une vision commencée S'éveiller tout à coup distrait. Le cœur dépouillé la réclame ; Il ne la fait point revenir, Et cependant elle est dans l'âme, Et l'on mourrait pour la finir. À quoi pensais-je tout à l'heure ? À quel beau songe évanoui Dois-je les larmes que je pleure ? Il m'a laissé tout ébloui. Et ce bonheur d'une seconde, Nul effort ne me l'a rendu ; Je n'ai goûté de joie au monde Qu'en rêve, et mon rêve est perdu.
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Pensée perdue
Chanson. À Saint-Blaise, à la Zuecca, Vous étiez, vous étiez bien aise À Saint-Blaise. À Saint-Blaise, à la Zuecca, Nous étions bien là. Mais de vous en souvenir Prendrez-vous la peine ? Mais de vous en souvenir Et d'y revenir, À Saint-Blaise, à la Zuecca, Dans les prés fleuris cueillir la verveine ? À Saint-Blaise, à la Zuecca, Vivre et mourir là !
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À Saint-Blaise, à la Zuecca
Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs, Ces lettres qui font mon supplice, Ce portrait qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs. Je te rends ce trésor funeste, Ce froid témoin de mon affreux ennui. Ton souvenir brûlant, que je déteste, Sera bientôt froid comme lui. Oh ! Reprends tout. Si ma main tremble encore, C'est que j'ai cru te voir sous ces traits que j'abhorre. Oui, j'ai cru rencontrer le regard d'un trompeur ; Ce fantôme a troublé mon courage timide. Ciel ! On peut donc mourir à l'aspect d'un perfide, Si son ombre fait tant de peur ! Comme ces feux errants dont le reflet égare, La flamme de ses yeux a passé devant moi ; Je rougis d'oublier qu'enfin tout nous sépare ; Mais je n'en rougis que pour toi. Que mes froids sentiments s'expriment avec peine ! Amour... que je te hais de m'apprendre la haine ! Eloigne-toi, reprends ces trompeuses couleurs, Ces lettres, qui font mon supplice, Ce portrait, qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs ! Cache au moins ma colère au cruel qui t'envoie, Dis que j'ai tout brisé, sans larmes, sans efforts ; En lui peignant mes douloureux transports, Tu lui donnerais trop de joie. Reprends aussi, reprends les écrits dangereux, Où, cachant sous des fleurs son premier artifice, Il voulut essayer sa cruauté novice Sur un coeur simple et malheureux. Quand tu voudras encore égarer l'innocence, Quand tu voudras voir brûler et languir, Quand tu voudras faire aimer et mourir, N'emprunte pas d'autre éloquence. L'art de séduire est là, comme il est dans son coeur ! Va ! Tu n'as plus besoin d'étude. Sois léger par penchant, ingrat par habitude, Donne la fièvre, amour, et garde ta froideur. Ne change rien aux aveux pleins de charmes Dont la magie entraîne au désespoir : Tu peux de chaque mot calculer le pouvoir, Et choisir ceux encore imprégnés de mes larmes... Il n'ose me répondre, il s'envole... il est **** Puisse-t-il d'un ingrat éterniser l'absence ! Il faudrait par fierté sourire en sa présence : J'aime mieux souffrir sans témoin. Il ne reviendra plus, il sait que je l'abhorre ; Je l'ai dit à l'amour, qui déjà s'est enfui. S'il osait revenir, je le dirais encore : Mais on approche, on parle... hélas ! Ce n'est pas lui !
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À l'amour
Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs, Ces lettres qui font mon supplice, Ce portrait qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs. Je te rends ce trésor funeste, Ce froid témoin de mon affreux ennui. Ton souvenir brûlant, que je déteste, Sera bientôt froid comme lui. Oh ! Reprends tout. Si ma main tremble encore, C'est que j'ai cru te voir sous ces traits que j'abhorre. Oui, j'ai cru rencontrer le regard d'un trompeur ; Ce fantôme a troublé mon courage timide. Ciel ! On peut donc mourir à l'aspect d'un perfide, Si son ombre fait tant de peur ! Comme ces feux errants dont le reflet égare, La flamme de ses yeux a passé devant moi ; Je rougis d'oublier qu'enfin tout nous sépare ; Mais je n'en rougis que pour toi. Que mes froids sentiments s'expriment avec peine ! Amour... que je te hais de m'apprendre la haine ! Eloigne-toi, reprends ces trompeuses couleurs, Ces lettres, qui font mon supplice, Ce portrait, qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs ! Cache au moins ma colère au cruel qui t'envoie, Dis que j'ai tout brisé, sans larmes, sans efforts ; En lui peignant mes douloureux transports, Tu lui donnerais trop de joie. Reprends aussi, reprends les écrits dangereux, Où, cachant sous des fleurs son premier artifice, Il voulut essayer sa cruauté novice Sur un coeur simple et malheureux. Quand tu voudras encore égarer l'innocence, Quand tu voudras voir brûler et languir, Quand tu voudras faire aimer et mourir, N'emprunte pas d'autre éloquence. L'art de séduire est là, comme il est dans son coeur ! Va ! Tu n'as plus besoin d'étude. Sois léger par penchant, ingrat par habitude, Donne la fièvre, amour, et garde ta froideur. Ne change rien aux aveux pleins de charmes Dont la magie entraîne au désespoir : Tu peux de chaque mot calculer le pouvoir, Et choisir ceux encore imprégnés de mes larmes... Il n'ose me répondre, il s'envole... il est **** Puisse-t-il d'un ingrat éterniser l'absence ! Il faudrait par fierté sourire en sa présence : J'aime mieux souffrir sans témoin. Il ne reviendra plus, il sait que je l'abhorre ; Je l'ai dit à l'amour, qui déjà s'est enfui. S'il osait revenir, je le dirais encore : Mais on approche, on parle... hélas ! Ce n'est pas lui !
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Jeune femme aux yeux noirs, étourdie, inconstante, Entre mille pensers indécise et flottante, Qui veut et ne veut pas, et bientôt ne sait plus Où prendre ni fixer, tes voeux irrésolus, Qui n'aime point le mal et pourtant ne peut faire Un seul pas vers le bien que ton âme préfère, Insouciante, et va livrant chaque matin, Tes projets au hasard et ta vie au destin, Sais-tu pourquoi je t'aime, et quelle main cachée Retiens mon âme au char où tu l'as attachée, Pourquoi je me plains tant dans tes bras, et ressens Quelque chose de plus que l'ivresse des sens ? C'est qu'il est, vois-tu bien, certaines destinées Par des liens secrets l'une à l'autre enchaînées : C'est qu'il peut arriver, parfois, que deux esprits Se soient du premier coup reconnus et compris ; Une triste clarté, de long regrets suivie, De ses illusions a dépouillé ma vie ; Elle a flétri ma joie, et n'a plus rien laissé Dans le fond de mon coeur profondément blessé ; Et toi, ton âme aussi, triste et désenchantée De ces vestiges vains qui l'avaient trop flattée, A reconnu leur vide et va bientôt finir Ces rêves dissipés pour ne plus revenir. C'est ce que j'aime en toi, c'est cette connaissance Des misères de l'homme et de son impuissance ; C'est ce bizarre aspect d'une femme à vingt ans Dont la raison précoce a devancé le temps, Que rien ne touche plus, et qui, jeune et jolie, Ne croit pas à l'amour et sait comme on oublie, C'est ce qui me ravit, m'enchante, et sur tes pas Me retient malgré moi, car enfin n'est-ce pas Quelque chose de neuf que de nous voir ensemble Vieillards prématurés qu'un même esprit rassemble, Avec ces cheveux noirs, avec ce jeune front Qui des ans destructeurs n'a pas subi l'affront, Discourir gravement des choses de la vie, Railler, d'un rire amer, ces plaisirs qu'on envie, Oublier le présent, ne pas nous souvenir Que nous sommes tout seuls et parler d'avenir ? C'est ce qui m'a frappé, moi, c'est ce caractère Sérieux à la fois et léger, ce mystère D'une humeur si mobile et d'un coeur si changeant, De désirs en désirs sans cesse voltigeant. Je t'aime, si fantasque et si capricieuse ; Bonne femme d'ailleurs, point avaricieuse, Au contraire prodigue, et jetant sans regrets Son or, quand elle en a, sauf à compter après.
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Déclaration
Jeune femme aux yeux noirs, étourdie, inconstante, Entre mille pensers indécise et flottante, Qui veut et ne veut pas, et bientôt ne sait plus Où prendre ni fixer, tes voeux irrésolus, Qui n'aime point le mal et pourtant ne peut faire Un seul pas vers le bien que ton âme préfère, Insouciante, et va livrant chaque matin, Tes projets au hasard et ta vie au destin, Sais-tu pourquoi je t'aime, et quelle main cachée Retiens mon âme au char où tu l'as attachée, Pourquoi je me plains tant dans tes bras, et ressens Quelque chose de plus que l'ivresse des sens ? C'est qu'il est, vois-tu bien, certaines destinées Par des liens secrets l'une à l'autre enchaînées : C'est qu'il peut arriver, parfois, que deux esprits Se soient du premier coup reconnus et compris ; Une triste clarté, de long regrets suivie, De ses illusions a dépouillé ma vie ; Elle a flétri ma joie, et n'a plus rien laissé Dans le fond de mon coeur profondément blessé ; Et toi, ton âme aussi, triste et désenchantée De ces vestiges vains qui l'avaient trop flattée, A reconnu leur vide et va bientôt finir Ces rêves dissipés pour ne plus revenir. C'est ce que j'aime en toi, c'est cette connaissance Des misères de l'homme et de son impuissance ; C'est ce bizarre aspect d'une femme à vingt ans Dont la raison précoce a devancé le temps, Que rien ne touche plus, et qui, jeune et jolie, Ne croit pas à l'amour et sait comme on oublie, C'est ce qui me ravit, m'enchante, et sur tes pas Me retient malgré moi, car enfin n'est-ce pas Quelque chose de neuf que de nous voir ensemble Vieillards prématurés qu'un même esprit rassemble, Avec ces cheveux noirs, avec ce jeune front Qui des ans destructeurs n'a pas subi l'affront, Discourir gravement des choses de la vie, Railler, d'un rire amer, ces plaisirs qu'on envie, Oublier le présent, ne pas nous souvenir Que nous sommes tout seuls et parler d'avenir ? C'est ce qui m'a frappé, moi, c'est ce caractère Sérieux à la fois et léger, ce mystère D'une humeur si mobile et d'un coeur si changeant, De désirs en désirs sans cesse voltigeant. Je t'aime, si fantasque et si capricieuse ; Bonne femme d'ailleurs, point avaricieuse, Au contraire prodigue, et jetant sans regrets Son or, quand elle en a, sauf à compter après.
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Tu te frappais le front en lisant Lamartine, Edouard, tu pâlissais comme un joueur maudit ; Le frisson te prenait, et la foudre divine, Tombant dans ta poitrine, T'épouvantait toi-même en traversant ta nuit. Ah ! frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie. C'est là qu'est la pitié, la souffrance et l'amour ; C'est là qu'est le rocher du désert de la vie, D'où les flots d'harmonie, Quand Moïse viendra, jailliront quelque jour. Peut-être à ton insu déjà bouillonnent-elles, Ces laves du volcan, dans les pleurs de tes yeux. Tu partiras bientôt avec les hirondelles, Toi qui te sens des ailes Lorsque tu vois passer un oiseau dans les cieux. Ah ! tu sauras alors ce que vaut la paresse ; Sur les rameaux voisins tu voudras revenir. Edouard, Edouard, ton front est encor sans tristesse, Ton coeur plein de jeunesse... Ah ! ne les frappe pas, ils n'auraient qu'à s'ouvrir !
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À mon ami Edouard B
Tout semble parfaitement parfait mais... a l'interiur, il sent de la pouritture. Les nuits sont longue, et... je aussi longtemps. Je aimerais revenir la nuit quand nous sommes recontres a nouveau. J'ai hate de rire. J'ai aimerais etre alleurs. quelque part ce n'est pas cette apartmente avec ses pelouses parfaitement entrenues ou personne ne connait mon nom.
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May 31, 2017
May 31, 2017 at 11:30 PM UTC
Tout semble
je veux te voir, et si ta voix me le disait un jour, je veux te voir, que de déserts je m'en ferais revenir, au mirage de ton regard! hélas, mon ombre s'est éprise de moi et toi, tu ne le sauras pas, que moi, je te l'aurais dit, je veux te voir.
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Feb 28, 2016
Feb 28, 2016 at 6:47 PM UTC
Untitled
Un silence profond. Pour un instant tout mouvement cesse et mon esprit achève le sommet de la solitude. Et puis tout à coup le bruit recommence comme un ruisseau brédouillant. Le vacarme assourdissant remue les enchevetrêments de mes pensées. jusqu'à ce que. . . jusqu'à ce que. . . jusqu'à ce que la paix revienne. Et c’est une situation qui se répètent sans cesse. Comme un robinet qui coule. Les gouttes de la mémoire. Les gouttes des espoirs. Le bruit exaspérant, épouvantable qui monte, qui fait revenir des expériences qu’on a cru bien cachées. Et après recommence la lutte., la bataille entre les souvenirs joyeux et les chagrins. Et au moment où je me sens crevé . . . un silence profond
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Feb 25, 2019
Feb 25, 2019 at 7:00 PM UTC
Un Silence Profond
Les Roses de Saadi by Marceline Desbordes-Valmore J'ai voulu ce matin te rapporter des roses; Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir. Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées. Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir. La vague en a paru rouge et comme enflammée. Ce soir, ma robe encore en est toute embaumée . . . Respires-en sur moi l'odorant souvenir The Roses of Saadi by Marceline Desbordes-Valmore I wanted to bring you roses this morning; But I had closed so many in my sash That the knots were too tight to contain them. The knots split. The roses blew away. All blew off to the sea, borne by the wind, Carried to the water, never to return. The waves looked red as if inflamed. Tonight, my dress is still perfumed. Breathe in the fragrant memory. Eau de parfum: mémoire en bouteille by Grace Haak The remembrance reverberates. I see a silk sash stuffed with splendor Trinkets collected from a local vendor Knots tied up as if a form of art Thorns pressed up against my heart But for you, I’d pierce my soul. The recollection resonates. I feel wind entangle my hair in twists Matted and messy from soft sea mist Dripping and damp from a walk too far Only thought is getting to where you are But for you, I’d run forever. The reminiscence resounds. I smell a sweet scent of rose The kind that always tickles my nose Stuck in an overpowering haze A sickly aroma drags me into a daze But for you, I’d plant a garden. Sometimes, when I forget to forget you I leave the sea with crushed petals and stained hands. The blood on my hands is yours. I’ll wither and wilt, wondering why you left all your flowers when you said goodbye. When I knock back my own perfume, the roses re-echo he loves me he loves me not he loves me he loves me not Poor girl. He doesn’t even give you a thought.
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Apr 13, 2021
Apr 13, 2021 at 12:59 AM UTC
translation
Les Roses de Saadi by Marceline Desbordes-Valmore J'ai voulu ce matin te rapporter des roses; Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes Que les noeuds trop serrés n'ont pu les contenir. Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées. Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir. La vague en a paru rouge et comme enflammée. Ce soir, ma robe encore en est toute embaumée . . . Respires-en sur moi l'odorant souvenir The Roses of Saadi by Marceline Desbordes-Valmore I wanted to bring you roses this morning; But I had closed so many in my sash That the knots were too tight to contain them. The knots split. The roses blew away. All blew off to the sea, borne by the wind, Carried to the water, never to return. The waves looked red as if inflamed. Tonight, my dress is still perfumed. Breathe in the fragrant memory. Eau de parfum: mémoire en bouteille by Grace Haak The remembrance reverberates. I see a silk sash stuffed with splendor Trinkets collected from a local vendor Knots tied up as if a form of art Thorns pressed up against my heart But for you, I’d pierce my soul. The recollection resonates. I feel wind entangle my hair in twists Matted and messy from soft sea mist Dripping and damp from a walk too far Only thought is getting to where you are But for you, I’d run forever. The reminiscence resounds. I smell a sweet scent of rose The kind that always tickles my nose Stuck in an overpowering haze A sickly aroma drags me into a daze But for you, I’d plant a garden. Sometimes, when I forget to forget you I leave the sea with crushed petals and stained hands. The blood on my hands is yours. I’ll wither and wilt, wondering why you left all your flowers when you said goodbye. When I knock back my own perfume, the roses re-echo he loves me he loves me not he loves me he loves me not Poor girl. He doesn’t even give you a thought.
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J'ai voulu ce matin te rapporter des roses ; Mais j'en avais tant pris dans mes ceintures closes Que les nœuds trop serrés n'ont pu les contenir. Les nœuds ont éclaté. Les roses, envolées Dans le vent, à la mer s'en sont toutes allées. Elles ont suivi l'eau pour ne plus revenir ; La vague en a paru rouge et comme enflammée. Ce soir, ma robe encore en est tout embaumée... Respires-en sur moi l'odorant souvenir.
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Les Roses de Saadi
Dans Mon Lit je viens de réveiller mes rêves étaient une sensation tristes et étaient trop supporter mais je ne peux pas souvenir quoi ils ont été je me rappelle dernier nuit, mes larmes sont tombés sur mon lit, parmi les draps et j'ai dormi avec mes échecs en formulaire liquide mes yeux étaient bouffies et mouillés j'ai réveillé en l'obscurité, et je peux sentir mes gonflés, séches yeux et mon vide espirit J'ai allongé dans le silence sans bouger jusqu'a j'ai souvenu pourquoi j'ai pleure j'ai espéré que si j'ai sans bouger le souvenir ne serait jamais revenir et que réalité serait s'effondre puis être rebati encore sans cette mais, ce n'a pas été ca façon et j'ai dû bouger toujours j'ai dû revenir au réalité j'ai cassé et recolle les morceaux
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Apr 22, 2024
Apr 22, 2024 at 7:46 PM UTC
Dans Mon Lit
Revenir en arrière Avant que tout ne soit vipère Profiter de l’instant Avant ce gouffre béant Et aujourd’hui, Celui que je déteste c’est lui Sa présence est un supplice Je ne veux plus vivre en coulisse Oublier son existence Et me rendre à l’évidence Il n’y a pas d’échappatoire C’est le chemin de l’abattoir Je me suis prise au jeu Charmée par ses aveux Il a eu ce qu’il voulait Avant de me jeter comme un déchet Après vingts longues années, Qui le regrettera en premier?
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Oct 6, 2019
Oct 6, 2019 at 12:53 AM UTC
Back in Time
La pureté définitive D’une jeunesse incompréhensible La beauté des moments Doux La sécheresse des esprits Est-cela la promesse des adultes? Devenir esclave de nos travails Abandonner notre esprit Et se fixer sur notre corps On nous a menti C’est quoi cette vie pleine de problèmes Pourquoi elle est si imprévisible? Comment faut-il gérer notre vie? Quelles sont les normes qu’on doit suivre? Rien n’est sur Tout est improbable Illisible et incompréhensible Puis-je revenir enfant ou c’est trop **** maintenant?
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Jan 7, 2019
Jan 7, 2019 at 1:23 PM UTC
Jeunesse et improbabilité
Oh primavera ! gioventù dell' anno ! Oh gioventù, primavera della vita ! Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse, C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse ; Je vous lis à genoux. Souffrez que pour un jour je reprenne votre âge ! Laissez-moi me cacher, moi, l'heureux et le sage, Pour pleurer avec vous ! J'avais donc dix-huit ans ! j'étais donc plein de songes ! L'espérance en chantant me berçait de mensonges. Un astre m'avait lui ! J'étais un dieu pour toi qu'en mon cœur seul je nomme ! J'étais donc cet enfant, hélas ! devant qui l'homme Rougit presque aujourd'hui ! Ô temps de rêverie, et de force, et de grâce ! Attendre tous les soirs une robe qui passe ! Baiser un gant jeté ! Vouloir tout de la vie, amour, puissance et gloire ! Etre pur, être fier, être sublime, et croire À toute pureté ! À présent, j'ai senti, j'ai vu, je sais. - Qu'importe Si moins d'illusions viennent ouvrir ma porte Qui gémit en tournant ! Oh ! que cet âge ardent, qui me semblait si sombre, À côté du bonheur qui m'abrite à son ombre, Rayonne maintenant ! Que vous ai-je donc fait, ô mes jeunes années, Pour m'avoir fui si vite, et vous être éloignées, Me croyant satisfait ? Hélas ! pour revenir m'apparaître si belles, Quand vous ne pouvez plus me prendre sur vos ailes, Que vous ai-je donc fait ? Oh ! quand ce doux passé, quand cet âge sans tache, Avec sa robe blanche où notre amour s'attache, Revient dans nos chemins, On s'y suspend, et puis que de larmes amères Sur les lambeaux flétris de vos jeunes chimères Qui vous restent aux mains ! Oublions ! oublions ! Quand la jeunesse est morte, Laissons-nous emporter par le vent qui l'emporte À l'horizon obscur. Rien ne reste de nous ; notre œuvre est un problème. L'homme, fantôme errant, passe sans laisser même Son ombre sur le mur ! Le 22 mai 1830.
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Ô mes lettres d'amour
Oh primavera ! gioventù dell' anno ! Oh gioventù, primavera della vita ! Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse, C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse ; Je vous lis à genoux. Souffrez que pour un jour je reprenne votre âge ! Laissez-moi me cacher, moi, l'heureux et le sage, Pour pleurer avec vous ! J'avais donc dix-huit ans ! j'étais donc plein de songes ! L'espérance en chantant me berçait de mensonges. Un astre m'avait lui ! J'étais un dieu pour toi qu'en mon cœur seul je nomme ! J'étais donc cet enfant, hélas ! devant qui l'homme Rougit presque aujourd'hui ! Ô temps de rêverie, et de force, et de grâce ! Attendre tous les soirs une robe qui passe ! Baiser un gant jeté ! Vouloir tout de la vie, amour, puissance et gloire ! Etre pur, être fier, être sublime, et croire À toute pureté ! À présent, j'ai senti, j'ai vu, je sais. - Qu'importe Si moins d'illusions viennent ouvrir ma porte Qui gémit en tournant ! Oh ! que cet âge ardent, qui me semblait si sombre, À côté du bonheur qui m'abrite à son ombre, Rayonne maintenant ! Que vous ai-je donc fait, ô mes jeunes années, Pour m'avoir fui si vite, et vous être éloignées, Me croyant satisfait ? Hélas ! pour revenir m'apparaître si belles, Quand vous ne pouvez plus me prendre sur vos ailes, Que vous ai-je donc fait ? Oh ! quand ce doux passé, quand cet âge sans tache, Avec sa robe blanche où notre amour s'attache, Revient dans nos chemins, On s'y suspend, et puis que de larmes amères Sur les lambeaux flétris de vos jeunes chimères Qui vous restent aux mains ! Oublions ! oublions ! Quand la jeunesse est morte, Laissons-nous emporter par le vent qui l'emporte À l'horizon obscur. Rien ne reste de nous ; notre œuvre est un problème. L'homme, fantôme errant, passe sans laisser même Son ombre sur le mur ! Le 22 mai 1830.
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Après le départ des cloches Au milieu du Gloria, Dès l'heure ordinaire des vêpres On consacre les Saintes Huiles Qu'escorte ensuite un long cortège De pontifes et de lévites. Il pluvine, il neigeotte, L'hiver vide sa hotte. Le tabernacle bâille, vide, L'autel, tout nu, n'a plus de cierges, De grands draps noirs pendent aux grilles, Les orgues saintes sont muettes. Du brouillard danse à même Le ciel encore blême. On dispense à flots d'eau bénite, Toutes cires sont allumées, Et de solennelle musique S'enfle au chœur et monte au jubé, Un clair soleil qui grise Réchauffe l'âpre bise. Gloria ! Voici les cloches Revenir ! Alleluia !
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Après le départ des cloches
La main au front, le pied dans l'âtre, Je songe et cherche à revenir, Par delà le passé grisâtre, Au vieux château du Souvenir. Une gaze de brume estompe Arbres, maisons, plaines, coteaux, Et l'oeil au carrefour qui trompe En vain consulte les poteaux. J'avance parmi les décombres De tout un monde enseveli, Dans le mystère des pénombres, A travers des limbes d'oubli. Mais voici, blanche et diaphane, La Mémoire, au bord du chemin, Qui me remet, comme Ariane, Son peloton de fil en main. Désormais la route est certaine ; Le soleil voilé reparaît, Et du château la tour lointaine Pointe au-dessus de la forêt. Sous l'arcade où le jour s'émousse, De feuilles, en feuilles tombant, Le sentier ancien dans la mousse Trace encor son étroit ruban. Mais la ronce en travers s'enlace ; La liane tend son filet, Et la branche que je déplace Revient et me donne un soufflet. Enfin au bout de la clairière, Je découvre du vieux manoir Les tourelles en poivrière Et les hauts toits en éteignoir. Sur le comble aucune fumée Rayant le ciel d'un bleu sillon ; Pas une fenêtre allumée D'une figure ou d'un rayon. Les chaînes du pont sont brisées ; Aux fossés la lentille d'eau De ses taches vert-de-grisées Étale le glauque rideau. Des tortuosités de lierre Pénètrent dans chaque refend, Payant la tour hospitalière Qui les soutient... en l'étouffant. Le porche à la lune se ronge, Le temps le sculpte à sa façon, Et la pluie a passé l'éponge Sur les couleurs de mon blason. Tout ému, je pousse la porte Qui cède et geint sur ses pivots ; Un air froid en sort et m'apporte Le fade parfum des caveaux. L'ortie aux morsures aiguës, La bardane aux larges contours, Sous les ombelles des ciguës, Prospèrent dans l'angle des cours. Sur les deux chimères de marbre, Gardiennes du perron verdi, Se découpe l'ombre d'un arbre Pendant mon absence grandi. Levant leurs pattes de lionne Elles se mettent en arrêt. Leur regard blanc me questionne, Mais je leur dis le mot secret. Et je passe. - Dressant sa tête, Le vieux chien retombe assoupi, Et mon pas sonore inquiète L'écho dans son coin accroupi. [...]
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Le château du Souvenir
La main au front, le pied dans l'âtre, Je songe et cherche à revenir, Par delà le passé grisâtre, Au vieux château du Souvenir. Une gaze de brume estompe Arbres, maisons, plaines, coteaux, Et l'oeil au carrefour qui trompe En vain consulte les poteaux. J'avance parmi les décombres De tout un monde enseveli, Dans le mystère des pénombres, A travers des limbes d'oubli. Mais voici, blanche et diaphane, La Mémoire, au bord du chemin, Qui me remet, comme Ariane, Son peloton de fil en main. Désormais la route est certaine ; Le soleil voilé reparaît, Et du château la tour lointaine Pointe au-dessus de la forêt. Sous l'arcade où le jour s'émousse, De feuilles, en feuilles tombant, Le sentier ancien dans la mousse Trace encor son étroit ruban. Mais la ronce en travers s'enlace ; La liane tend son filet, Et la branche que je déplace Revient et me donne un soufflet. Enfin au bout de la clairière, Je découvre du vieux manoir Les tourelles en poivrière Et les hauts toits en éteignoir. Sur le comble aucune fumée Rayant le ciel d'un bleu sillon ; Pas une fenêtre allumée D'une figure ou d'un rayon. Les chaînes du pont sont brisées ; Aux fossés la lentille d'eau De ses taches vert-de-grisées Étale le glauque rideau. Des tortuosités de lierre Pénètrent dans chaque refend, Payant la tour hospitalière Qui les soutient... en l'étouffant. Le porche à la lune se ronge, Le temps le sculpte à sa façon, Et la pluie a passé l'éponge Sur les couleurs de mon blason. Tout ému, je pousse la porte Qui cède et geint sur ses pivots ; Un air froid en sort et m'apporte Le fade parfum des caveaux. L'ortie aux morsures aiguës, La bardane aux larges contours, Sous les ombelles des ciguës, Prospèrent dans l'angle des cours. Sur les deux chimères de marbre, Gardiennes du perron verdi, Se découpe l'ombre d'un arbre Pendant mon absence grandi. Levant leurs pattes de lionne Elles se mettent en arrêt. Leur regard blanc me questionne, Mais je leur dis le mot secret. Et je passe. - Dressant sa tête, Le vieux chien retombe assoupi, Et mon pas sonore inquiète L'écho dans son coin accroupi. [...]
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Je lisais Platon. - J'ouvris La porte de ma retraite, Et j'aperçus Lycoris C'est-à-dire Turlurette. Je n'avais pas dit encor Un seul mot à cette belle. Sous un vague plafond d'or Mes rêves battaient de l'aile. La belle, en jupon gris-clair, Montait l'escalier sonore ; Ses frais yeux bleus avaient l'air De revenir de l'aurore. Elle chantait un couplet D'une chanson de la rue Qui dans sa bouche semblait Une lumière apparue. Son front éclipsa Platon. Ô front céleste et frivole ! Un ruban sous son menton Rattachait son auréole. Elle avait l'accent qui plaît, Un foulard pour cachemire, Dans sa main son *** au lait, Des flammes dans son sourire. Et je lui dis (le Phédon Donne tant de hardiesse !) : - Mademoiselle, pardon, Ne seriez-vous pas déesse ?
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Interruption à une lecture de Platon