Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"retrouver" poems
Bouazizi, conduisant l’avion simple roue, S’aperçoit de ces flics et entend leur sifflet. Il songe à s’en voler, ce garçon maigrelet, Craignant se retrouver bientôt sous les verrous. Hélas ! il ne peut pas. Il pense sur le coup Qu’ils seraient plus rapides ou bien que ses bons fruits, Légumes et L'avion seraient vite détruits Après son escapade, alors que d’aucun coup Ou vol quoique ce soit il ne serait chargé. Où est ce qu’il trouverait de quoi faire et manger ? Le sang froid garde-t-il, sachant que nulle part Il n’y aurait de refuge : chez eux il y a la faim, Des tortures, et chez lui il serait sans rempart. Il attend ou le fouet ou aux douleurs la fin.
0
Aug 21, 2013
Aug 21, 2013 at 4:06 AM UTC
L’avion de bouazizi
Petit à petit, je rentre dans mon cercueil en fer. Essoufflée, à bout de larmes, épuisée par l'attente, ce souhait impossible de le voir en courant pour me retrouver, je chavire en rêvant de son sourire. A bout de larmes, étourdie par cette peine aiguillée, je bégaie, sûre que mes mots ne servent plus à rien. Je rentre dans mon cercueil, tout en disposant du barbelé autour. Et je ne regrette que cette brillance dans mon coeur, son sourire, qui est venu sans que je ne l'attende me rendre amoureuse à jamais. ~~~~~~~ ON THE EDGE OF TEARS Little by little, I go back into my iron box. Breathless, on the edge of tears, torned by the waiting, this impossible wish to see him running to meet me, I sink dreaming of his smile. On the edge of tears, dizzy by this stinging pain, I stutter, certain that my words are no longer meaningful. I go back into my iron box, barbwiring all around. And all I will miss is that glow in my heart, his smile, that came unexpectedly making me fall forever in love.
0
Jun 22, 2014
Jun 22, 2014 at 8:52 PM UTC
A bout de larmes/On the edge of tears
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne. Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses Qui ont pour nom par ordre alphabétique Calliope, Clio, Erato, Euterpe Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie Nulle trace d'Aura. Es-tu vraiment celle que tu prétends être ? Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ? Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ? Si je te pose la question C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura et j'ai égaré mon mot de passe. Tu sais, ce mot de passe sécurisé Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement A l'abri des regards indiscrets. Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères. mais il y en avait plus que huit Il était fort et aléatoire Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres Impossible à craquer C'était mieux que Fort Knox Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure Et les lettres, arbmu et umz Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite. J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace, Je t'ai googlisé. En vain. Es tu vraiment ma Muse ou Furie ? Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies Tisiphone, Mégère et Alecton. Et j'en reviens à la seule et unique question : Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ? J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien. Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome Que tu gardais bien au chaud dans son berceau Au fond de la planète Utérus. Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais De câlins sucrés. Et je gazouillais En regardant tes yeux, Aura, A l'époque rouges jaunes orange bleus Puis un jour tes yeux sont passé au vert Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole. Tu m'as mis hors du miroir Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau. Et depuis j'erre comme un bateau ivre Mais revenons à nos orphies : Le mot de passe !!! Pour simplifier je te propose Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place Juste une phrase comme : Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:41 AM UTC
Mot de passe
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne. Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses Qui ont pour nom par ordre alphabétique Calliope, Clio, Erato, Euterpe Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie Nulle trace d'Aura. Es-tu vraiment celle que tu prétends être ? Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ? Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ? Si je te pose la question C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura et j'ai égaré mon mot de passe. Tu sais, ce mot de passe sécurisé Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement A l'abri des regards indiscrets. Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères. mais il y en avait plus que huit Il était fort et aléatoire Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres Impossible à craquer C'était mieux que Fort Knox Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure Et les lettres, arbmu et umz Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite. J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace, Je t'ai googlisé. En vain. Es tu vraiment ma Muse ou Furie ? Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies Tisiphone, Mégère et Alecton. Et j'en reviens à la seule et unique question : Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ? J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien. Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome Que tu gardais bien au chaud dans son berceau Au fond de la planète Utérus. Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais De câlins sucrés. Et je gazouillais En regardant tes yeux, Aura, A l'époque rouges jaunes orange bleus Puis un jour tes yeux sont passé au vert Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole. Tu m'as mis hors du miroir Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau. Et depuis j'erre comme un bateau ivre Mais revenons à nos orphies : Le mot de passe !!! Pour simplifier je te propose Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place Juste une phrase comme : Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
Continue reading...
51
Ouvre ton aile au vent, mon beau ramier sauvage, Laisse à mes doigts brisés ton anneau d'esclavage ! Tu n'as que trop pleuré ton élément, l'amour ; Sois heureux comme lui : sauve-toi sans retour ! Que tu montes la nue, ou que tu rases l'onde, Souviens-toi de l'esclave en traversant le monde : L'esclave t'affranchit pour te rendre à l'amour ; Quitte-moi comme lui : sauve-toi sans retour ! Va retrouver dans l'air la volupté de vivre ! Va boire les baisers de Dieu, qui te délivre ! Ruisselant de soleil et plongé dans l'amour, Va-t-en ! Va-t-en ! Va-t-en ! Sauve-toi sans retour ! Moi, je garde l'anneau ; je suis l'oiseau sans ailes. Les tiennes vont aux cieux ; mon âme est devant elles. Va ! Je les sentirai frissonner dans l'amour ! Mon ramier, sois béni ! Sauve-toi sans retour ! Va demander pardon pour les faiseurs de chaînes ; En fuyant les bourreaux, laisse tomber les haines. Va plus haut que la mort, emporté dans l'amour ; Sois clément comme lui... sauve-toi sans retour !
0
755
L'esclave et l'oiseau
L'anesthésie mentale est terrible Elle détend les muscles Apaise le coeur Elle apporte le sourire Endort les peurs Il suffit de se retrouver seul Entre quatre murs De prendre quelques petites secondes Qui semblent s'étendre sur une éternité Au point qu'elles deviennent étouffantes La migraine arrive et le paysage tangue La pièce est en mouvement et le corps en ébullition Lorsque l'on prend conscience de tous nos travers Et de tous nos défauts Le Monde nous paraît bien moins beau.
0
Nov 27, 2017
Nov 27, 2017 at 8:46 PM UTC
headache
Quelle était belle, l'époque ou nous pouvions rêver. Quelle était belle, l'époque ou nous nous entendions à merveille. Ou est elle, d'ailleurs ? Depuis si longtemps que je l'ai perdue, et que je la cherche. Pensant trouver mon bonheur dans le tiens, je t'ai demandé de partir. Es tu plus heureuse ? Moi non plus. Pensant te retrouver un jour, mes espoirs de te revoir sont perdus. Jamais, jamais, jamais, jamais, je ne recommencerais. Et toi ? Tant de lassitude entre nous. Cela ne pouvait plus durer. Rien ne pouvait me forcer à rester. Enfin si. Tout le pouvait. Mais la totalité, c'est le néant et je ne puis m'imaginer vivre sans cette faim inhumaine d'îvresse. Si ce n'est pas de ta faute, est-ce celle du temps ? Mais aussi, ne puis-je pas oublier une telle débauche. Une telle perte de temps. Tant de larmes pour si peu de satisfaction. Je n'en retiens qu'une chose, cetait une erreur. Mais comment la réparer ? Je n'oserai plus croiser dans ton regard cet amour que tu me donnais. Je ne pourrai plus imaginer subir telle honte. Jalousie disais tu. Ce n'est pour moi pas une excuse. Rien ne t'excusera jamais plus. Aurais-je au moins essayé de te sortir de ce trou si profond que même un géant parmi les géants ne saurait en sortir. Cette vie parsemée d'embûches ne me conviens plus, mais que puis je y faire.
0
Jun 17, 2017
Jun 17, 2017 at 2:40 PM UTC
La belle époque
[Pour Marie C.] Tu te souviens de cette fois Quand tu m’as demandé Si j’ai jamais pleuré de la douleur ? Car je te réponds profondément et tendrement que oui. « Oui » vrai de nouveau chaque jour. De supporter un nom Un sexe Un âge Des vêtements qui me donnent des descriptions et m’emprisonnent en plus. De la longueur de ma maison. Et ça fait mal comme un pur viol. Voir, sur les genoux parmi des bêtes, devant soi-même tout ce qui t’admire, ce qui te laisse respirer, t’aime, te donne l’identité et vit en tes soupirs des yeux et des larmes, juste à la distance de la main pour ne pas être jamais rendu à toi en publique et te tuant ainsi dans un pays étrange. « Oui » de souffrance inédite. Quand j’t’entends, te vois en mon esprit, Je nous demande Combien de nuits sourdes, trop silencieuses, du goût du sang et du métal as-tu passé séparé, tout en eau, Sans air, les mélodies comme la seule compagnie ? Combien des choses y a-t-il auxquels tu ne donne jamais la voix ? Combien de masques as-tu créés et détruits ? Combien des portes as-tu claqué devant les personnes qui s’appelaient ta famille ? Combien d’êtres as-tu blessé pour te protéger ? La masque de pierre n’endurcira plus un jour Et la pierre se cassera en porcelaine sanglante. Je désire te voir te romper, Toucher une corde sensible de ton piano, Pour que tu meurtes et naisses de nouveau. Pour que tu puisses authentiquement respirer. Pour que tu te laisse pleurer sans cesse. Pour que je puisse te tenir dans mes bras. Comme si tu étais la chose plus valeureuse et fragile du monde, Et pour qu’on puisse se regarder dans nos yeux pour des heures, Sans mots ni pensées se retrouver, Devenir fragiles tous les deux. « T’es trop lumineux », tu dis, « pour moi », Eh ben, t’es pas trop sombre pour moi. Tu t’emportes des écouteurs, Ta barrière et ta rédemption. Seule distraction et chemin au ciel. On se rend tous les deux aux étoiles, On peut s’y rencontrer un jour et entrelacer les mains. Peut-être même s’appeler de derrière de nos miroirs étroits Avec des nouveaux sons pour nos noms. Je t’embrasse, observe Et écris de là, Marie.
0
Jun 23, 2020
Jun 23, 2020 at 6:55 AM UTC
Écouteurs (Headphones)
[Pour Marie C.] Tu te souviens de cette fois Quand tu m’as demandé Si j’ai jamais pleuré de la douleur ? Car je te réponds profondément et tendrement que oui. « Oui » vrai de nouveau chaque jour. De supporter un nom Un sexe Un âge Des vêtements qui me donnent des descriptions et m’emprisonnent en plus. De la longueur de ma maison. Et ça fait mal comme un pur viol. Voir, sur les genoux parmi des bêtes, devant soi-même tout ce qui t’admire, ce qui te laisse respirer, t’aime, te donne l’identité et vit en tes soupirs des yeux et des larmes, juste à la distance de la main pour ne pas être jamais rendu à toi en publique et te tuant ainsi dans un pays étrange. « Oui » de souffrance inédite. Quand j’t’entends, te vois en mon esprit, Je nous demande Combien de nuits sourdes, trop silencieuses, du goût du sang et du métal as-tu passé séparé, tout en eau, Sans air, les mélodies comme la seule compagnie ? Combien des choses y a-t-il auxquels tu ne donne jamais la voix ? Combien de masques as-tu créés et détruits ? Combien des portes as-tu claqué devant les personnes qui s’appelaient ta famille ? Combien d’êtres as-tu blessé pour te protéger ? La masque de pierre n’endurcira plus un jour Et la pierre se cassera en porcelaine sanglante. Je désire te voir te romper, Toucher une corde sensible de ton piano, Pour que tu meurtes et naisses de nouveau. Pour que tu puisses authentiquement respirer. Pour que tu te laisse pleurer sans cesse. Pour que je puisse te tenir dans mes bras. Comme si tu étais la chose plus valeureuse et fragile du monde, Et pour qu’on puisse se regarder dans nos yeux pour des heures, Sans mots ni pensées se retrouver, Devenir fragiles tous les deux. « T’es trop lumineux », tu dis, « pour moi », Eh ben, t’es pas trop sombre pour moi. Tu t’emportes des écouteurs, Ta barrière et ta rédemption. Seule distraction et chemin au ciel. On se rend tous les deux aux étoiles, On peut s’y rencontrer un jour et entrelacer les mains. Peut-être même s’appeler de derrière de nos miroirs étroits Avec des nouveaux sons pour nos noms. Je t’embrasse, observe Et écris de là, Marie.
Continue reading...
77
Destin et Instinct, ils ne peuvent se tromper Dans le gouffre de mes doutes j’ose espérer En ta présence retrouver l’espoir perdu En entourant la silhouette de ton corps L’habitude fait que je l’ai tant parcouru Condamne donc mes actes, ton regard m’honore Les murmures des volontés inavouées, Les passions insatiables à peine exprimées Des gestes d’amour retenus à l’unisson Confortés par notre peur des répercussions Cédons le pas à l’immoral, et nous voilà Dans la tumulte, le vent nous emportera Si tu m’annonces qu’Euros et Zéphyr s’embrassent Sache que d’un oeil envieux ils nous observent Lorsque de mes bras, sans réserve je t’enlace Une preuve que dans mon coeur je te préserve Toi, la lumière qui obscurcit mes tourments Au milieu d’une tempête de sentiments
0
Apr 22, 2018
Apr 22, 2018 at 8:42 AM UTC
Dans la tempête des sentiments
Quand je touche rêveuse à ces feuilles sonores D'où montent les parfums des divines amphores, Prise par tout mon corps d'un long tressaillement, Je m'incline, et j'écoute avec saisissement. Ô fièvre poétique ! ô sainte maladie ! Ô jeunesse éternelle ! ô vaste mélodie ! Voix limpide et profonde ! Invisible instrument ! Nid d'abeille enfermé dans un livre charmant ! Trésor tombé des mains du meilleur de mes frères ! Doux Memnon ! Chaste ami de mes tendres misères, Chantez, nourrissez-moi d'impérissable miel ; Car je suis indigente à me nourrir moi-même ! Source fraîche, ouvrez-vous à ma douleur suprême Et m'aidez, par ce monde, à retrouver mon ciel !
0
423
Au livre des consolations
Dans le beau siècle d'or, quand les premiers humains, Au milieu d'une paix profonde, Coulaient des jours purs et sereins, La vérité courait le monde Avec son miroir dans les mains. Chacun s'y regardait, et le miroir sincère Retraçait à chacun son plus secret désir Sans jamais le faire rougir ; Temps heureux, qui ne dura guère ! L'homme devint bientôt méchant et criminel. La vérité s'enfuit au ciel, En jetant de dépit son miroir sur la terre. Le pauvre miroir se cassa. Ses débris qu'au hasard la chute dispersa Furent perdus pour le vulgaire. Plusieurs siècles après on en connut le prix : Et c'est depuis ce temps que l'on voit plus d'un sage Chercher avec soin ces débris, Les retrouver parfois ; mais ils sont si petits, Que personne n'en fait usage. Hélas ! Le sage le premier Ne s'y voit jamais tout entier.
0
425
Le miroir de la vérité
C'était la plus belle soirée de ma vie J'aimerais m'en rappeler comme si c'était hier C'était la plus horrible journée de ma vie J'aimerais oublier comme si ce n'était hier: Je suis dans une gare, le train n'arrive pas Je me soumet la question, ce que j'aimerais m’éviter J'attend ma belle et elle n'arrive pas Je perds le temps que j’essaie de gagner Je parle aux voyageurs antipathiques Pour tuer le temps perdu Coincé dans ce gâchis esthétique. Avant que le temps ne me tue Je quitte ce café pathétique, Purgatoire pour excommuniés Avant, je commande un autre verre, foutu tic, Foutue expatriation, je veux t'oublier Je me retrouve donc dans un carrefour sombre Où se rencontrent les civilisations Pas un arbre pour profiter de l’ombre Il n’y a plus de lumière ni plus de son On me noie Au milieu d’une mer de gens qui n’ont pas vécus Je suis assoiffé d’un ami Au milieu du désert avec personne en vue Dans ma propre ville je suis intru. L’anonymat de l’exil, On me connait bien à l’institut, Je m’y reconnais dans chaque tuile, Dans ses murs peints à l’huile Je suis ici, et je suis là Je m’imagine ailleurs mais c’est futile Détachez-moi, je ne fuirais pas ! Je suis rescapé, Je suis perdu ! Les heures m’ont échappées, Le temps m’est perdu Comment s’en sortir quand on est un débauché ? Je suis mort, je suis pendu ! Comment repartir quand le train a déraillé ? Quel guet-apen l’on m’a tendu ! On me somme de rentrer chez moi, Le dernier train est passé, et je ne l’ai pas pris Mes oeufs dans le même panier, et j’ai fais le mauvais choix Je ne me reconnais plus, qu’est-ce qui m’as pris ? J’essaie de me souvenir Ce n’est certes pas la dernière fois On m’a pris mes souvenirs Comment me suis-je retrouvé là ? Au retour d'une aventure (rêverie) que je regrette Mes amis me dévisagent en traître Je me défend en phrases toutes faites Ah, si j’avais appris de mes ancêtres... J’y retourne chaque matin, Dans l’espoir de retrouver celui-ci (l’espoir) Pas de libre arbitre pour un pantin Chaque fois on m’affirme que je ne viens pas d’ici (chaque soir). L’élégance d’une mort heureuse Je ne pense plus au car de la malheureuse, J’attend celui qui me portera **** de ces malheurs; Jamais n'est-il à l’heure.
0
Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:20 PM UTC
Le Mal du transport
C'était la plus belle soirée de ma vie J'aimerais m'en rappeler comme si c'était hier C'était la plus horrible journée de ma vie J'aimerais oublier comme si ce n'était hier: Je suis dans une gare, le train n'arrive pas Je me soumet la question, ce que j'aimerais m’éviter J'attend ma belle et elle n'arrive pas Je perds le temps que j’essaie de gagner Je parle aux voyageurs antipathiques Pour tuer le temps perdu Coincé dans ce gâchis esthétique. Avant que le temps ne me tue Je quitte ce café pathétique, Purgatoire pour excommuniés Avant, je commande un autre verre, foutu tic, Foutue expatriation, je veux t'oublier Je me retrouve donc dans un carrefour sombre Où se rencontrent les civilisations Pas un arbre pour profiter de l’ombre Il n’y a plus de lumière ni plus de son On me noie Au milieu d’une mer de gens qui n’ont pas vécus Je suis assoiffé d’un ami Au milieu du désert avec personne en vue Dans ma propre ville je suis intru. L’anonymat de l’exil, On me connait bien à l’institut, Je m’y reconnais dans chaque tuile, Dans ses murs peints à l’huile Je suis ici, et je suis là Je m’imagine ailleurs mais c’est futile Détachez-moi, je ne fuirais pas ! Je suis rescapé, Je suis perdu ! Les heures m’ont échappées, Le temps m’est perdu Comment s’en sortir quand on est un débauché ? Je suis mort, je suis pendu ! Comment repartir quand le train a déraillé ? Quel guet-apen l’on m’a tendu ! On me somme de rentrer chez moi, Le dernier train est passé, et je ne l’ai pas pris Mes oeufs dans le même panier, et j’ai fais le mauvais choix Je ne me reconnais plus, qu’est-ce qui m’as pris ? J’essaie de me souvenir Ce n’est certes pas la dernière fois On m’a pris mes souvenirs Comment me suis-je retrouvé là ? Au retour d'une aventure (rêverie) que je regrette Mes amis me dévisagent en traître Je me défend en phrases toutes faites Ah, si j’avais appris de mes ancêtres... J’y retourne chaque matin, Dans l’espoir de retrouver celui-ci (l’espoir) Pas de libre arbitre pour un pantin Chaque fois on m’affirme que je ne viens pas d’ici (chaque soir). L’élégance d’une mort heureuse Je ne pense plus au car de la malheureuse, J’attend celui qui me portera **** de ces malheurs; Jamais n'est-il à l’heure.
Continue reading...
60
Resplendissante, enjouée, elle paraît insouciante Les traits de son visage sont des monts et des collines que j’arpente Délesté de tout équipement mais toujours habillé chaudement de mon imagination J’explore ce magnifique paysage avec délectation Nos regards se croisent, l’espace d’un instant Me donnant l’impression de voyager à la vitesse de la lumière Un flot infatigable d’images et de sons défile mais pas le temps Ni mes souvenirs que je porte inlassablement en bandoulière Perdu dans mes pensées Elle se rapproche ensuite de moi à pas feutrés Jusqu’à se retrouver à une distance de moins d’un pied Sans que je ne puisse le remarquer Soudain, derrière moi, elle me susurre à l’oreille quelques paroles frivoles Une séquence de mots et de phrases qui me fait penser qu’elle est folle Je réponds d’un sourire et d’un hochement de tête approbateur Je sais qu’à cet instant, elle vient de s’accaparer mon cœur J’entends maintenant au **** le chant des oiseaux Qui semble rythmer la dance des papillons qui peuplent désormais mon ventre La rosée du matin égrène des gouttes d’eau Qui se frayent un chemin à travers une foule compacte et invisible de molécules, puis entre En contact avec ma peau, éclaboussent mon front avant de ruisseler sur mes joues J’ouvre finalement les yeux et me réveille, déçu, un peu, mais avec le sourire aux lèvres, surtout. Espérant secrètement un rêve prémonitoire, Un rêve en amont d’une hypothétique future très belle histoire.
0
Aug 27, 2020
Aug 27, 2020 at 6:21 AM UTC
L'inconnue
Resplendissante, enjouée, elle paraît insouciante Les traits de son visage sont des monts et des collines que j’arpente Délesté de tout équipement mais toujours habillé chaudement de mon imagination J’explore ce magnifique paysage avec délectation Nos regards se croisent, l’espace d’un instant Me donnant l’impression de voyager à la vitesse de la lumière Un flot infatigable d’images et de sons défile mais pas le temps Ni mes souvenirs que je porte inlassablement en bandoulière Perdu dans mes pensées Elle se rapproche ensuite de moi à pas feutrés Jusqu’à se retrouver à une distance de moins d’un pied Sans que je ne puisse le remarquer Soudain, derrière moi, elle me susurre à l’oreille quelques paroles frivoles Une séquence de mots et de phrases qui me fait penser qu’elle est folle Je réponds d’un sourire et d’un hochement de tête approbateur Je sais qu’à cet instant, elle vient de s’accaparer mon cœur J’entends maintenant au **** le chant des oiseaux Qui semble rythmer la dance des papillons qui peuplent désormais mon ventre La rosée du matin égrène des gouttes d’eau Qui se frayent un chemin à travers une foule compacte et invisible de molécules, puis entre En contact avec ma peau, éclaboussent mon front avant de ruisseler sur mes joues J’ouvre finalement les yeux et me réveille, déçu, un peu, mais avec le sourire aux lèvres, surtout. Espérant secrètement un rêve prémonitoire, Un rêve en amont d’une hypothétique future très belle histoire.
Continue reading...
24
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum. J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève ! Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts : Un port retentissant où mon âme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur. Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ; Et mon esprit subtil que le roulis caresse Saura vous retrouver, ô féconde paresse, Infinis bercements du loisir embaumé ! Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ; Sur les bords duvetés de vos mèches tordues Je m'enivre ardemment des senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron. Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde ! N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?
0
396
La chevelure
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum. J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève ! Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts : Un port retentissant où mon âme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur. Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ; Et mon esprit subtil que le roulis caresse Saura vous retrouver, ô féconde paresse, Infinis bercements du loisir embaumé ! Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ; Sur les bords duvetés de vos mèches tordues Je m'enivre ardemment des senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron. Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde ! N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?
Continue reading...
35
Quand la lune apparaît dans la brume des plaines, Quand l'ombre émue a l'air de retrouver la voix, Lorsque le soir emplit de frissons et d'haleines Les pâles ténèbres des bois, Quand le boeuf rentre avec sa clochette sonore Pareil au vieux poète, accablé, triste et beau, Dont la pensée au fond de l'ombre tinte encore Devant la porte du tombeau, Si tu veux, nous irons errer dans les vallées, Nous marcherons dans l'herbe à pas silencieux, Et nous regarderons les voûtes étoilées ; C'est dans les champs qu'on voit les cieux ! Nous nous promènerons dans les campagnes vertes ; Nous pencherons, pleurant ce qui s'évanouit, Nos âmes ici-bas par le malheur ouvertes, Sur les fleurs qui s'ouvrent la nuit ! Nous parlerons tout bas des choses infinies. Tout est grand, tout est doux, quoique tout soit obscur ! Nous ouvrirons nos coeurs aux sombres harmonies Qui tombent du profond azur ! C'est l'heure où l'astre brille, où rayonnent les femmes ! Ta beauté vague et pâle éblouira mes yeux. Rêveurs, nous mêlerons le trouble de nos âmes A la sérénité des cieux ! La calme et sombre nuit ne fait qu'une prière De toutes les rumeurs de la nuit et du jour, Nous, de tous les tourments de cette vie amère Nous ne ferons que de l'amour ! À l'Assemblée, le 15 juin 1849.
0
375
Quand la lune apparaît
Il n'y a rien de plus libre que d'être associal, Dans cet univers de malade mental. - Il n'y a rien de mieux que de se retrouver seul avec soi même - A quoi bon vivre une grande vie de bohème ? J'ai appris une seule chose dans mon ivresse : J'aime la solitude autant que je la déteste.
0
Jun 9, 2017
Jun 9, 2017 at 2:33 PM UTC
Le solitaire