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"retour" poems
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit, Auquel je dois cette plaisante fortune. En compagnie d’étoiles clignotantes, Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune. Lave-moi dans ton eau argentée, translucide. Sois près de moi lors de mes blanches nuits. Veille sur moi tel un garde sans faille. Enveloppe-moi de murmures, un calme répit. Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme! Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage… Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants, Des sables noyés, oppressé, tendres otages. Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas. Des brins épais et sombres de cheveux en cascades, Dissimulent ton visage d’une manière séduisante. Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir. Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi. Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt, Je ne me sens pas prêt à être anéanti. Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent. J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace. My coeur, aussi, déchiré bout par bout… Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace. Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance. Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi… Mais ils se contenteraient de briller, indifférents… Même suite à tous mes appels, mes émois. Desormais je suis incertain sur le nombre de passages. Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses. Cependant je joue des promesses celestes, Pour le retour de ma folle quête amoureuse. Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul… C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur. Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard, Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs. Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé, Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine. Une chanson pareille à celle que l’on prononçât, Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…, “Te voilà....”
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Nov 23, 2014
Nov 23, 2014 at 7:16 PM UTC
Lettre de ton Astronome
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit, Auquel je dois cette plaisante fortune. En compagnie d’étoiles clignotantes, Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune. Lave-moi dans ton eau argentée, translucide. Sois près de moi lors de mes blanches nuits. Veille sur moi tel un garde sans faille. Enveloppe-moi de murmures, un calme répit. Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme! Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage… Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants, Des sables noyés, oppressé, tendres otages. Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas. Des brins épais et sombres de cheveux en cascades, Dissimulent ton visage d’une manière séduisante. Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir. Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi. Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt, Je ne me sens pas prêt à être anéanti. Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent. J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace. My coeur, aussi, déchiré bout par bout… Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace. Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance. Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi… Mais ils se contenteraient de briller, indifférents… Même suite à tous mes appels, mes émois. Desormais je suis incertain sur le nombre de passages. Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses. Cependant je joue des promesses celestes, Pour le retour de ma folle quête amoureuse. Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul… C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur. Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard, Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs. Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé, Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine. Une chanson pareille à celle que l’on prononçât, Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…, “Te voilà....”
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Phrase Courte d'amour Si tu veux une fleur il faudra la cueillir mais si tu veux mon cœur il faudra me séduire. Phrase Courte d'amour Je suis un arbre, mes fleurs c'est toi. Je suis un ciel, mes étoiles c'est toi. Je suis une rivière, mon bateau c'est toi. Je suis un corps mon cœur c'est toi. Avec une larme d'émotion merci de tout cœur. Je me sens la plus heureuse sur terre grâce à toi mon cher je t'aime. Phrase Courte d'amour Toi qui illumines ma vie et m'inspires la joie. Tu habites mes nuits, tu habites mes jours, non ça ne change pas et tant mieux pour moi. Phrase Courte d'amour Tu te souviens pourquoi on est tombés amoureux? Tu te souviens pourquoi c'était si fort entre nous? Parce que j'étais capable de voir en toi des choses que les autres ignoraient. Et c'était la même chose pour toi mon amour. Phrase Courte d'amour **** de vous je vois flou et j'ai mal partout car je ne pense qu'à vous, je sais que c'est fou, mais j'aime que vous. La lune est comme un aimant, elle attire les amants regarde la souvent, tu trouvera celui que tu attend la main il te prendra pour la vie il te chérira. Phrase Courte d'amour Phrase Courte d'amour Pour vivre cette vie j'ai besoin d'un battement de cœur, avoir un battement de cœur j'ai besoin d'un cœur, avoir un cœur J'ai besoin de bonheur et avoir le bonheur j'ai besoin de toi! Un baiser peut être une virgule, un point d'interrogation, ou un point d'exclamation. C'est une épellation de base que chaque femme devrait savoir. Phrase Courte d'amour Il ne faut jamais dire c'est trop **** puisqu'on peut toujours devenir ce que nous souhaitons être et aussi avoir ce que nous avons toujours désiré. Le soleil ne s'arrête jamais de briller tout comme mon cœur ne s'arrête jamais de t'aimer. Phrase Courte d'amour L'éternité c'est de passer qu'une seule seconde de ma vie sans toi, mais qu'importe cette seconde si à mon retour tu es toujours là. Aimer est un sentiment d'appartenance à une personne de confiance. Phrase Courte d'amour L'amour n'a pas besoin de carte, Phrase Courte d'amour car elle peut trouver son chemin les yeux bandés. Dans ce monde l'amour n'a pas de couleur,pourtant le tien a profondément détint sur mon corps. Phrase Courte d'amour Le cœur est comme une fleur quand elle manque d'eau elle meurt. L'amour que j'ai envers toi est incompréhensible aux yeux de tous ... Même de toi. Phrase Courte d'amour L'amour est un mot que j'écris pour qu'il soit encore plus beau. Phrase Courte d'amour L'amour se vit dans la richesse comme dans la détresse, dans la pauvreté ou la beauté. Phrase Courte d'amour L'amour commence par donner de l'importance et finit par l'ignorance. Les plus belles choses dans la vie ne peuvent pas être vu, ni touchés, mais se font sentir que par cœur. Phrase Courte d'amour Qu'importe un océan ou un désert, l'amour n'a pas de frontières. Il Parait que quand on aime, on ne compte pas, mais moi je compte chaque secondes passée sans toi. Phrase Courte d'amour Toi mon cœur, mon amour, ma joie, je te dis ces quelques mots en pensent à toi, je t'aime et je ne peux pas vivre sans toi, à chaque moment, à chaque instant, je pense à toi une minute sans toi et tu me manques déjà, alors toi mon cœur, accepte moi, prends moi dans tes bras, embrasse-moi une dernière fois. Poeme courte d'amour
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Apr 6, 2014
Apr 6, 2014 at 6:28 PM UTC
Phrase Courte d'amour
Phrase Courte d'amour Si tu veux une fleur il faudra la cueillir mais si tu veux mon cœur il faudra me séduire. Phrase Courte d'amour Je suis un arbre, mes fleurs c'est toi. Je suis un ciel, mes étoiles c'est toi. Je suis une rivière, mon bateau c'est toi. Je suis un corps mon cœur c'est toi. Avec une larme d'émotion merci de tout cœur. Je me sens la plus heureuse sur terre grâce à toi mon cher je t'aime. Phrase Courte d'amour Toi qui illumines ma vie et m'inspires la joie. Tu habites mes nuits, tu habites mes jours, non ça ne change pas et tant mieux pour moi. Phrase Courte d'amour Tu te souviens pourquoi on est tombés amoureux? Tu te souviens pourquoi c'était si fort entre nous? Parce que j'étais capable de voir en toi des choses que les autres ignoraient. Et c'était la même chose pour toi mon amour. Phrase Courte d'amour **** de vous je vois flou et j'ai mal partout car je ne pense qu'à vous, je sais que c'est fou, mais j'aime que vous. La lune est comme un aimant, elle attire les amants regarde la souvent, tu trouvera celui que tu attend la main il te prendra pour la vie il te chérira. Phrase Courte d'amour Phrase Courte d'amour Pour vivre cette vie j'ai besoin d'un battement de cœur, avoir un battement de cœur j'ai besoin d'un cœur, avoir un cœur J'ai besoin de bonheur et avoir le bonheur j'ai besoin de toi! Un baiser peut être une virgule, un point d'interrogation, ou un point d'exclamation. C'est une épellation de base que chaque femme devrait savoir. Phrase Courte d'amour Il ne faut jamais dire c'est trop **** puisqu'on peut toujours devenir ce que nous souhaitons être et aussi avoir ce que nous avons toujours désiré. Le soleil ne s'arrête jamais de briller tout comme mon cœur ne s'arrête jamais de t'aimer. Phrase Courte d'amour L'éternité c'est de passer qu'une seule seconde de ma vie sans toi, mais qu'importe cette seconde si à mon retour tu es toujours là. Aimer est un sentiment d'appartenance à une personne de confiance. Phrase Courte d'amour L'amour n'a pas besoin de carte, Phrase Courte d'amour car elle peut trouver son chemin les yeux bandés. Dans ce monde l'amour n'a pas de couleur,pourtant le tien a profondément détint sur mon corps. Phrase Courte d'amour Le cœur est comme une fleur quand elle manque d'eau elle meurt. L'amour que j'ai envers toi est incompréhensible aux yeux de tous ... Même de toi. Phrase Courte d'amour L'amour est un mot que j'écris pour qu'il soit encore plus beau. Phrase Courte d'amour L'amour se vit dans la richesse comme dans la détresse, dans la pauvreté ou la beauté. Phrase Courte d'amour L'amour commence par donner de l'importance et finit par l'ignorance. Les plus belles choses dans la vie ne peuvent pas être vu, ni touchés, mais se font sentir que par cœur. Phrase Courte d'amour Qu'importe un océan ou un désert, l'amour n'a pas de frontières. Il Parait que quand on aime, on ne compte pas, mais moi je compte chaque secondes passée sans toi. Phrase Courte d'amour Toi mon cœur, mon amour, ma joie, je te dis ces quelques mots en pensent à toi, je t'aime et je ne peux pas vivre sans toi, à chaque moment, à chaque instant, je pense à toi une minute sans toi et tu me manques déjà, alors toi mon cœur, accepte moi, prends moi dans tes bras, embrasse-moi une dernière fois. Poeme courte d'amour
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~~~~English~~~~ Everything is white Snow is all I can see for miles and miles Icicles hang from the shivering trees And the flowers are resting in sweet peace Until Spring wakes them from their sleep Sound of jingling sleigh bells Blow across the wind Mingling with the sound Of distant church chimes Cold bitter breezes sting my face And I can clearly see my breath Slowly I homeward trod To sit beside the fireplace With a hot cup of cocoa ~Marian~ ~~~~French~~~~ Tout est blanc Neige est tout qu'i can see for miles et des miles Glaçons pendent des arbres avec frisson Et les fleurs sont reposent en paix doux Jusqu'au printemps eux réveille de son sommeil Bruit de tintement de grelots Coup dans le vent Se mêlant avec le son Du lointain carillon église Froides brises amers piquent mon visage Et je vois clairement mon souffle Lentement j'ai foulé chemin du retour S'asseoir à côté de la cheminée Avec une bonne tasse de cacao ~ Marian ~
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Jun 4, 2014
Jun 4, 2014 at 12:19 AM UTC
Winter Wonderland ~ Paysage hivernal
Je festine ici et là Je festine dans l’au delà Je festine indécemment Ma sauvage est de retour. Je m’accouple aux vents boucs Je m’accouple aux pluies vipères Je m’accouple diaboliquement Ma sage-femme est de retour. Je sodomise les mares crapauds Je sodomise les fleuves lézards Je sodomise exécrablement Ma guérisseuse est de retour. Je blasphème aux solstices Je blasphème aux équinoxes Je blasphème scandaleusement Mon infirmière est de retour. Je me venge en la noyant Je me venge en la brûlant Je me venge insidieusement Mon hérétique est de retour Je cours après tous onguents Je cours après tous poisons Je cours brutalement Ma dénaturée est de retour. J’aime sa danse surnaturelle J’aime ses pas diaboliques J’aime ardemment Ma forcluse est de retour. Je caresse le soufre de son âme Je caresse son pied gauche Je caresse amoureusement Ma Maligne est de retour. Je m’accointe à sa lumière Je m’accointe à son derrière Je m’accointe horriblement Ma pécheresse est de retour. Je badine avec la lune Je badine avec les étoiles Je badine imprudemment Ma prêtresse est de retour. Je pèche des poissons capitaux Je pèche des poissons capiteux Je pèche lubriquement Ma catin est de retour. Je vénère les toisons Je vénère les vipères Je vénère précieusement Mon dragon est de retour. Je me frictionne l’entre-deux-jambes Je me frictionne entre deux outre-tombes Je me frictionne inlassablement Mon ombre est de retour. Je tremble de peur Je tremble de joie Je tremble frénétiquement Ma sorcière est de retour. Je décharge à tous vents Je décharge à tout va Je décharge instantanément Ma bougresse est de retour. Je danse en bégayant Je danse en babillant Je danse ordement jusqu'au chant du coq Ma muse est de retour
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:55 AM UTC
Je tremble, je tremble, je tremble
Je festine ici et là Je festine dans l’au delà Je festine indécemment Ma sauvage est de retour. Je m’accouple aux vents boucs Je m’accouple aux pluies vipères Je m’accouple diaboliquement Ma sage-femme est de retour. Je sodomise les mares crapauds Je sodomise les fleuves lézards Je sodomise exécrablement Ma guérisseuse est de retour. Je blasphème aux solstices Je blasphème aux équinoxes Je blasphème scandaleusement Mon infirmière est de retour. Je me venge en la noyant Je me venge en la brûlant Je me venge insidieusement Mon hérétique est de retour Je cours après tous onguents Je cours après tous poisons Je cours brutalement Ma dénaturée est de retour. J’aime sa danse surnaturelle J’aime ses pas diaboliques J’aime ardemment Ma forcluse est de retour. Je caresse le soufre de son âme Je caresse son pied gauche Je caresse amoureusement Ma Maligne est de retour. Je m’accointe à sa lumière Je m’accointe à son derrière Je m’accointe horriblement Ma pécheresse est de retour. Je badine avec la lune Je badine avec les étoiles Je badine imprudemment Ma prêtresse est de retour. Je pèche des poissons capitaux Je pèche des poissons capiteux Je pèche lubriquement Ma catin est de retour. Je vénère les toisons Je vénère les vipères Je vénère précieusement Mon dragon est de retour. Je me frictionne l’entre-deux-jambes Je me frictionne entre deux outre-tombes Je me frictionne inlassablement Mon ombre est de retour. Je tremble de peur Je tremble de joie Je tremble frénétiquement Ma sorcière est de retour. Je décharge à tous vents Je décharge à tout va Je décharge instantanément Ma bougresse est de retour. Je danse en bégayant Je danse en babillant Je danse ordement jusqu'au chant du coq Ma muse est de retour
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Le Baiser de ton rêve Est celui de l'Amour ! Le jour, le jour se lève, Clairons, voici le jour ! Le Baiser de mon rêve Est celui de l'Amour ! Enfin, le jour se lève ! Clairons, voici le jour ! La caresse royale Est celle de l'Amour. Battez la générale, Battez, battez, tambour ! Car l'Amour est horrible Au gouffre de son jour ! Pour le tir à la cible Battez, battez, tambour. Sa caresse est féline Comme le point du jour : Pour gravir la colline Battez, battez, tambour ! Sa caresse est câline Comme le flot du jour : Pour gravir la colline, Battez, battez, tambour. Sa caresse est énorme Comme l'éclat du jour : Pour les rangs que l'on forme, Battez, battez, tambour ! Sa caresse vous touche Comme l'onde et le feu ; Pour tirer la cartouche, Battez, battez un peu. Son Baiser vous enlace Comme l'onde et le feu : Pour charger la culasse, Battez, battez un peu. Sa Caresse se joue Comme l'onde et le feu : Tambour, pour mettre en joue, Battez, battez un peu. Sa caresse est terrible Comme l'onde et le feu : Pour le cœur trop sensible Battez, battez un peu. Sa caresse est horrible, Comme l'onde et le feu : Pour ajuster la cible, Restez, battez un peu. Cette Caresse efface Tout, sacré nom de Dieu ! Pour viser bien en face, Battez, battez un peu. Son approche vous glace Comme ses feux passés : Pour viser bien en face Cessez. Car l'Amour est plus belle Que son plus bel amour : Battez pour la gamelle, Battez, battez tambour, Toute horriblement belle Au milieu de sa cour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'arme la plus habile Est celle de l'Amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour ! Car elle est moins cruelle Que la clarté du jour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'amour est plus docile Que son plus tendre amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour. Elle est plus difficile À plier que le jour : Pour la mauvaise ville, Battez, battez tambour. Nul n'est plus difficile À payer de retour : Pour la guerre civile, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus large Est celui de l'Amour : Pour l'amour et la charge, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus tendre Est celui de l'Amour, Battez pour vous défendre, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus chaste Est celui de l'Amour : Amis, la terre est vaste, En avant, le tambour. Le Baiser le plus grave Est celui de l'Amour : Battez, pour l'homme brave, Battez, battez tambour. Le Baiser qui se fâche Est celui de l'Amour : Battez pour l'homme lâche, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus mâle Est celui de l'Amour : Pour le visage pâle Battez, battez tambour. La Caresse en colère Est celle de l'Amour : Car l'Amour, c'est la guerre, Battez, battez tambour. Le Baiser qu'on redoute Est celui de l'Amour : Pour écarter le doute, Battez, battez tambour. L'art de jouir ensemble Est celui de l'Amour : Or, mourir lui ressemble : Battez, battez tambour. L'art de mourir ensemble Est celui de l'Amour : Battez fort pour qui tremble, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus calme Est celui de l'Amour : Car la paix, c'est sa palme, Battez, battez tambour. La souffrance, la pire, Est d'être sans l'Amour : Battez, pour qu'elle expire, Battez, battez tambour. Le Baiser qui délivre Est celui de l'Amour : Battez pour qui veut vivre, Battez, battez tambour. La Caresse éternelle Est celle de l'Amour : Battez, la mort est belle, Battez, battez tambour. La guerre est la plus large Des portes de l'Amour : Pour l'assaut et la charge, Battez, battez tambour. La porte la plus sainte Est celle de la mort : Pour étouffer la plainte Battez, battez plus fort. L'atteinte la moins grave Est celle de la mort : L'amour est au plus brave, La Victoire... au plus fort !
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Le baiser (IV)
Le Baiser de ton rêve Est celui de l'Amour ! Le jour, le jour se lève, Clairons, voici le jour ! Le Baiser de mon rêve Est celui de l'Amour ! Enfin, le jour se lève ! Clairons, voici le jour ! La caresse royale Est celle de l'Amour. Battez la générale, Battez, battez, tambour ! Car l'Amour est horrible Au gouffre de son jour ! Pour le tir à la cible Battez, battez, tambour. Sa caresse est féline Comme le point du jour : Pour gravir la colline Battez, battez, tambour ! Sa caresse est câline Comme le flot du jour : Pour gravir la colline, Battez, battez, tambour. Sa caresse est énorme Comme l'éclat du jour : Pour les rangs que l'on forme, Battez, battez, tambour ! Sa caresse vous touche Comme l'onde et le feu ; Pour tirer la cartouche, Battez, battez un peu. Son Baiser vous enlace Comme l'onde et le feu : Pour charger la culasse, Battez, battez un peu. Sa Caresse se joue Comme l'onde et le feu : Tambour, pour mettre en joue, Battez, battez un peu. Sa caresse est terrible Comme l'onde et le feu : Pour le cœur trop sensible Battez, battez un peu. Sa caresse est horrible, Comme l'onde et le feu : Pour ajuster la cible, Restez, battez un peu. Cette Caresse efface Tout, sacré nom de Dieu ! Pour viser bien en face, Battez, battez un peu. Son approche vous glace Comme ses feux passés : Pour viser bien en face Cessez. Car l'Amour est plus belle Que son plus bel amour : Battez pour la gamelle, Battez, battez tambour, Toute horriblement belle Au milieu de sa cour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'arme la plus habile Est celle de l'Amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour ! Car elle est moins cruelle Que la clarté du jour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'amour est plus docile Que son plus tendre amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour. Elle est plus difficile À plier que le jour : Pour la mauvaise ville, Battez, battez tambour. Nul n'est plus difficile À payer de retour : Pour la guerre civile, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus large Est celui de l'Amour : Pour l'amour et la charge, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus tendre Est celui de l'Amour, Battez pour vous défendre, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus chaste Est celui de l'Amour : Amis, la terre est vaste, En avant, le tambour. Le Baiser le plus grave Est celui de l'Amour : Battez, pour l'homme brave, Battez, battez tambour. Le Baiser qui se fâche Est celui de l'Amour : Battez pour l'homme lâche, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus mâle Est celui de l'Amour : Pour le visage pâle Battez, battez tambour. La Caresse en colère Est celle de l'Amour : Car l'Amour, c'est la guerre, Battez, battez tambour. Le Baiser qu'on redoute Est celui de l'Amour : Pour écarter le doute, Battez, battez tambour. L'art de jouir ensemble Est celui de l'Amour : Or, mourir lui ressemble : Battez, battez tambour. L'art de mourir ensemble Est celui de l'Amour : Battez fort pour qui tremble, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus calme Est celui de l'Amour : Car la paix, c'est sa palme, Battez, battez tambour. La souffrance, la pire, Est d'être sans l'Amour : Battez, pour qu'elle expire, Battez, battez tambour. Le Baiser qui délivre Est celui de l'Amour : Battez pour qui veut vivre, Battez, battez tambour. La Caresse éternelle Est celle de l'Amour : Battez, la mort est belle, Battez, battez tambour. La guerre est la plus large Des portes de l'Amour : Pour l'assaut et la charge, Battez, battez tambour. La porte la plus sainte Est celle de la mort : Pour étouffer la plainte Battez, battez plus fort. L'atteinte la moins grave Est celle de la mort : L'amour est au plus brave, La Victoire... au plus fort !
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retour au blanc au banal au bon sens au commun j’ai pas pris de plan je connais le terrain
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Mar 22, 2013
Mar 22, 2013 at 6:50 AM UTC
manque
Je vais lui envoyer tous les miens amour 'de onciale, en les faisant flotter dans une bouteille sur la rivière, tous les jours ça me fait peur elle va disparaitre, parce que quotidiennement pour son cœur de la mine groweth plus grand, et tout mon coeur devient plus gros, la mienne âme soupire pour elle de plus, je ne l'ai jamais senti ce sentiment, que pour le mien vie passée mi amour '... Alors, quand la bouteille atteint aux rivage, et quand elle picketh il, je prayeth pour obtenir une bouteille de retour, dans laquelle son amour doth remplir jusqu'à .... et si elle ne reçoivent pas l'amour mienne bouteille remplie, je flottais en descendant le fleuve, je seras floateth mineself bas cette rivière, même si je dois essayer de noyer pour la reine mienne .... et si cette bouteille don 't vient à terre, le corps au moins mine, elle saura que, si tous ces poèmes ne montre pas, pour moi tis amour pour elle était réel (  french dialect) ( English translated) I'll send her all mine amour' uncial's, by floating them in a bottle down the river, daily it scares me she's gonna dissapear, because daily for her mine heart groweth bigger, and whilst mine heart gets bigger, mine soul longeth for her more, I've never felt this feeling, only for mine past life mi amour'... So when the bottle reacheth the shore, and when she picketh it up, I prayeth to get a bottle back, wherein her love doth fill it up....and if she don't get mine love filled bottle, I floated down the stream, I shalt floateth mineself down that river, even if I have to drown trying for mine queen ....and if that bottle don't cometh to shore, at least mine body will, than she'll know, if all these poems didn't show, for tis mine love for her was real.... ©Brandon nagley ©Lonesome poet's poetry....
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Jul 8, 2015
Jul 8, 2015 at 2:54 PM UTC
message dans une bouteille( Message in a bottle) french tongue
Je vais lui envoyer tous les miens amour 'de onciale, en les faisant flotter dans une bouteille sur la rivière, tous les jours ça me fait peur elle va disparaitre, parce que quotidiennement pour son cœur de la mine groweth plus grand, et tout mon coeur devient plus gros, la mienne âme soupire pour elle de plus, je ne l'ai jamais senti ce sentiment, que pour le mien vie passée mi amour '... Alors, quand la bouteille atteint aux rivage, et quand elle picketh il, je prayeth pour obtenir une bouteille de retour, dans laquelle son amour doth remplir jusqu'à .... et si elle ne reçoivent pas l'amour mienne bouteille remplie, je flottais en descendant le fleuve, je seras floateth mineself bas cette rivière, même si je dois essayer de noyer pour la reine mienne .... et si cette bouteille don 't vient à terre, le corps au moins mine, elle saura que, si tous ces poèmes ne montre pas, pour moi tis amour pour elle était réel (  french dialect) ( English translated) I'll send her all mine amour' uncial's, by floating them in a bottle down the river, daily it scares me she's gonna dissapear, because daily for her mine heart groweth bigger, and whilst mine heart gets bigger, mine soul longeth for her more, I've never felt this feeling, only for mine past life mi amour'... So when the bottle reacheth the shore, and when she picketh it up, I prayeth to get a bottle back, wherein her love doth fill it up....and if she don't get mine love filled bottle, I floated down the stream, I shalt floateth mineself down that river, even if I have to drown trying for mine queen ....and if that bottle don't cometh to shore, at least mine body will, than she'll know, if all these poems didn't show, for tis mine love for her was real.... ©Brandon nagley ©Lonesome poet's poetry....
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The legion of mine zeal for thee Outreaches unknown boundaries, No barbed wire to holdeth me back Just a ( I loveth thee to mine mami) ( to mine love) And a ( I needeth thee now) oh papi ( from mine love)!!!! From the one I sit on hold.... Slang we shalt speaketh as peasants But ourn amare richer than most, To guide her by mine allegiance To bathe with her in comet lighting toast... Her jazzy sensual patois To pleat me in mine king throne bassinet, The queen to taketh mine angst And lie me in a dream I canst forget. She whispers deeply secrets As mine ears perk in excite, Her eyes burn voluptuous through mine She comforts me at night!!!!! I canst never tread off From the only familiar ***** rose, I've toldeth thee all long ago We were past life amour's of long beginning show. The asteroids we used as projection To maketh ourn way here, Yet now the earth's ending We must return to infinate angel years... Ourn Chronograph's don't telleth Pace's Only ourn soul's affection for eachother, As a monarch of the Luna atmosphere she is Twas I was sent here to bring her back into her home Mine arms..... Mine eyes Mine mind Mine soul Mine spirit...... Wherein she already knoweth she belongs!!!! As tis She was mine Long before she ever kneweth it..
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Jul 3, 2015
Jul 3, 2015 at 3:23 PM UTC
Retour dans eachother bras( Back into eachother's arms) french tongue
Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs, Le sinciput plaqué de hargnosités vagues Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ; Ils ont greffé dans des amours épileptiques Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques S'entrelacent pour les matins et pour les soirs ! Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges, Sentant les soleils vifs percaliser leur peau, Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges, Tremblant du tremblement douloureux du crapaud. Et les Sièges leur ont des bontés : culottée De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ; L'âme des vieux soleils s'allume, emmaillotée Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains. Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes, Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour, S'écoutent clapoter des barcarolles tristes, Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour. - Oh ! ne les faites pas lever ! C'est le naufrage... Ils surgissent, grondant comme des chats giflés, Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage ! Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés. Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves, Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors, Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors ! Puis ils ont une main invisible qui tue : Au retour, leur regard filtre ce venin noir Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue, Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir. Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales, Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever. Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières, Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés, De vrais petits amours de chaises en lisière Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ; Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule Les bercent, le long des calices accroupis Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules - Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.
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Les assis
Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs, Le sinciput plaqué de hargnosités vagues Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ; Ils ont greffé dans des amours épileptiques Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques S'entrelacent pour les matins et pour les soirs ! Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges, Sentant les soleils vifs percaliser leur peau, Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges, Tremblant du tremblement douloureux du crapaud. Et les Sièges leur ont des bontés : culottée De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ; L'âme des vieux soleils s'allume, emmaillotée Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains. Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes, Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour, S'écoutent clapoter des barcarolles tristes, Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour. - Oh ! ne les faites pas lever ! C'est le naufrage... Ils surgissent, grondant comme des chats giflés, Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage ! Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés. Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves, Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors, Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors ! Puis ils ont une main invisible qui tue : Au retour, leur regard filtre ce venin noir Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue, Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir. Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales, Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever. Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières, Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés, De vrais petits amours de chaises en lisière Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ; Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule Les bercent, le long des calices accroupis Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules - Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.
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Mes mains : ses minuscules trous, par lesquels tout passe à travers, les anciens déchets oubliés se ramassent autour de mes pieds, et montrent les plus belles cendres d’une fablière ratée - sous la mer, à des milliers de pas, parmi des feus brûlants noyés cette langue (jamais entendue) me ramène très **** du moment donné, entre-temps, l’anti-temps et ses camarades se réveillent battus et épuisés - la ligne droite vient de s’exprimer en courbes, faut se plier en deux, en trois, même en quatre pour aller jusqu’au bout du monde encore - puis, le retour. - l’horloge sonne. l’air pèse une tonne - english translation *Tiny holes in my hands, through which everything slips the former, forgotten waste collects around my feet, showcasing the breathtaking ashes of a failed storyteller - under the sea, at a thousand paces, among the burning, drowned fires a stranger’s unknown word takes me to places far from this instant, Whilst Anti-time et his mates awake battered & dead on their feet - the straightest line sings its song in curves, bend yourself in two, in three, even four to reach the end of the world once more - & then, the return. - the clock strikes the air is thick as hell.*
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Mar 21, 2013
Mar 21, 2013 at 6:16 AM UTC
voyage
1. Egg [This is my hatching thought, which you cannot see.] 2. Larva The moon shines, a pretty pill. It couldn’t fill me with more. It couldn’t spill its light more brightly or cover me more tenderly. My chalky smile smiles back at her more sweetly for the pain-killing. It’s magic. 3. Pupa La lune brille, une pilule assez. Il ne pouvait pas me remplir de plus. Il ne pouvait pas répandre sa lumière plus vives ou me couvrir plus tendrement. Mon calcaires sourire sourires de retour à son plus doucement pour la douleur-massacre. C'est magique. 4. Imago The moon shines, a pretty pill. He could not fill me with more. He could not spread its light over- bright, or cover me more tenderly. My limestone smile smiles back at its, gently. To the pain-killing, it's magical.
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Aug 16, 2011
Aug 16, 2011 at 2:46 PM UTC
Found in translation, a poetic life cycle
Mon âme, C’est à toi que je m’adresse, Toi mon âme, qui me tiens toujours en laisse, Qui se plaît à me voir danser D’un œil drôlement fatigué. Tu m'auras trainé jusqu’ici Pour ensuite me laisser faire; Tu espérais de moi produit finit Sans fournir matière première. Parmi les cent pays de l'esprit, Toi seul reconnait les frontières; C'est toi-même qui les délimite D'un air pourtant si fier. Pourquoi donc à présent ces soupirs Qui déterrent de vieux refrains? Je n’attendais de toi rien de pire Que de ne renoncer à ton propre bien. Comme ce corps laissé à l’abandon, Négligé durant tant d’années... Si jamais il se dérobe de ses dons, Est-ce par absence de ta volonté? M'entends-tu, hélas, prêtes-tu oreille? Es-tu de retour d’une quelque vacance? Car sans toi rien n'est plus tout à fait pareil: Et le monde se dénude ennuyé de tout sens. Ne me laisses pas m'isoler à relire ces mots écris Sans qu’ensuite ta présence ne se ressente. Laisse-toi croire en ces mensonges de l’esprit Si pour te revoir tu exiges que l’on te mente. Debout maintenant, debout mon seul maître! Que résonne la sagesse que toi-seul nous confère. Malgré les chaînes auxquelles tu nous auras fait naître, Je suis moi esprit à jamais - ton seul et véritable frère.
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Jul 14, 2019
Jul 14, 2019 at 12:56 PM UTC
À mon Âme (2018) [FR]
(À Brunette, le chien de Sophie.) Objet si cher à ma Sophie, Toi que nourrit sa belle main, Toi qui passes toute ta vie Entre ses genoux et son sein ; Que ton sort, heureuse Brunette, Hélas ! est différent du mien ! En amant elle traite un chien, En chien, c'est l'amant qu'elle traite. Et pourtant, cette préférence Qui peut te l'obtenir sur moi ? Ai-je moins de persévérance, Moins de fidélité que toi ? De mes fers **** que je m'échappe, Enchaîné sans aucuns liens, Toujours battu, toujours je viens Baiser cette main qui me frappe. Le pur sentiment qui m'enflamme Vaut ton instinct, s'il ne vaut mieux ; Et le feu qui brûle en mon âme Vaut le feu qui brille en tes yeux : Mais près de ma beauté suprême Je suis trop coupable en effet, Quand je hais tout ce qu'elle hait, De n'aimer pas tout ce qu'elle aime. Dans le dépit qui me transporte, Souvent je ne connais plus rien. Le grelot que Brunette porte Serait mieux à mon cou qu'au sien. Soins, constance, pleurs, sacrifice, Je vous crois perdus sans retour : Je n'espère plus de l'amour ; Mais j'espère encor du caprice. Écrit en 1792.
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À brunette
Adieu ! mot qu'une larme humecte sur la lèvre ; Mot qui finit la joie et qui tranche l'amour ; Mot par qui le départ de délices nous sèvre ; Mot que l'éternité doit effacer un jour ! Adieu !.... Je t'ai souvent prononcé dans ma vie, Sans comprendre, en quittant les êtres que j'aimais, Ce que tu contenais de tristesse et de lie, Quand l'homme dit : "Retour !" et que Dieu dit : "Jamais !" Mais aujourd'hui je sens que ma bouche prononce Le mot qui contient tout, puisqu'il est plein de toi, Qui tombe dans l'abîme, et qui n'a pour réponse Que l'éternel silence entre une image et moi ! Et cependant mon coeur redit à chaque haleine Ce mot qu'un sourd sanglot entrecoupe au milieu, Comme si tous les sons dont la nature est pleine N'avaient pour sens unique, hélas ! qu'un grand adieu !
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Adieu à Graziella
Idole de ma vie, Mon tourment, mon plaisir, Dis-moi si ton envie S'accorde à mon désir ? Comme je t'aime en mes beaux jours, Je veux t'aimer toujours. Donne-moi l'espérance ; Je te l'offre en retour. Apprends-moi la constance ; Je t'apprendrai l'amour. Comme je t'aime en mes beaux jours, Je veux t'aimer toujours. Sois d'un cœur qui t'adore L'unique souvenir ; Je te promets encore Ce que j'ai d'avenir. Comme je t'aime en mes beaux jours, Je veux t'aimer toujours. Vers ton âme attirée Par le plus doux transport, Sur ta bouche adorée Laisse-moi dire encor : Comme je t'aime en mes beaux jours, Je veux t'aimer toujours.
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Le serment
Il m'en souvient, c'était aux plages Où m'attire un ciel du Midi, Ciel sans souillure et sans orages, Où j'aspirais sous les feuillages Les parfums d'un air attiédi. Une mer qu'aucun bord n'arrête S'étendait bleue à l'horizon ; L'oranger, cet arbre de fête, Neigeait par moments sur ma tête ; Des odeurs montaient du gazon. Tu croissais près d'une colonne D'un temple écrasé par le temps ; Tu lui faisais une couronne, Tu parais son tronc monotone Avec tes chapiteaux flottants ; Fleur qui décores la ruine Sans un regard pour t'admirer ! Je cueillis ta blanche étamine, Et j'emportai sur ma poitrine Tes parfums pour les respirer. Aujourd'hui, ciel, temple, rivage, Tout a disparu sans retour : Ton parfum est dans le nuage, Et je trouve, en tournant la page, La trace morte d'un beau jour !
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À une fleur séchée dans un album
Qu'est-ce donc qui me trouble, et qu'est-ce que j'attends ? Je suis triste à la ville, et m'ennuie au village ; Les plaisirs de mon âge Ne peuvent me sauver de la longueur du temps. Autrefois l'amitié, les charmes de l'étude Remplissaient sans effort mes paisibles loisirs. Oh ! quel est donc l'objet de mes vagues désirs ? Je l'ignore, et le cherche avec inquiétude. Si pour moi le bonheur n'était pas la gaîté, Je ne le trouve plus dans ma mélancolie ; Mais, si je crains les pleurs autant que la folie, Où trouver la félicité ? Et vous qui me rendiez heureuse, Avez-vous résolu de me fuir sans retour ? Répondez, ma raison ; incertaine et trompeuse, M'abandonnerez-vous au pouvoir de l'Amour ? ... Hélas ! voilà le nom que je tremblais d'entendre. Mais l'effroi qu'il inspire est un effroi si doux ! Raison, vous n'avez plus de secret à m'apprendre, Et ce nom, je le sens, m'en a dit plus que vous.
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L'inquiétude
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards ! Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire, J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois ! Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits, C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais ! Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui, Je me retourne encore, et d'un regard d'envie Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui ! Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ; L'air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau ! Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel ! Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel ? Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ? Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ; A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ; Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire, S'exhale comme un son triste et mélodieux.
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L'automne
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards ! Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire, J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois ! Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits, C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais ! Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui, Je me retourne encore, et d'un regard d'envie Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui ! Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ; L'air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau ! Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel ! Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel ? Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ? Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ; A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ; Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire, S'exhale comme un son triste et mélodieux.
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Heaven, O, Heaven, is the path to you through intentions or artifacts? They are hallowing the moves, the writings but not the heart's acts. Heaven you are not close in a place like this, They "follow" the man to achieve, but all they do is miss. They miss God and make out of people a bliss. Compensating for the void with the material, marching to the abyss, A "renaissance" they claim, while we here the truth reminisce. Mon coeur est confus, J'ai le cœur en aller-retour, Quand je vais trouver enfin l'essentiel? Ici, je suis secoué, c'est possible? Suis-je le seul esprit qui ne soit pas doué? ou la verite est-elle, quelque part, écroué? Repondez-moi, est la vérité dans l'oubli ou dans un carrousel? la vérité, je vais, avec mon cœur, avec vous, me renouer. It is the silence of the truth, that makes the sound of lies loud, It is the paralysis of rationality that leaves peace unfound. It is the loud not that rational that guides the crowd. It never was what they vowed. You are a "master" that is creating a disaster-piece It goes from one hand to another, the cross, Throwing it from one hand to another, with no loss. Selling angels and demons, sending to heavens and hell fires, But O, the lives are not a coin you toss. Je ne vais pas donner ma langue au chat Le salut est entre les mains des gens, cette fois. Ce n'est plus pas entre vos mains, Monsieur. Aujourd'hui, le chat ne mangera pas ma voix. la liberté est un choix. I despise myself for not being the obedient you could cherish. Shall I follow or shall I purge out the poison and perish? If I am gone, my writing will be there in the dark, garish. Actually, you are a "master" that created two disaster-pieces; A corrupt generation, and me; the one whom you, despises. I am glad I am enslaved to no one, but my "rotten" thoughts. I lost my home; my peace. Today, I cannot connect the dots. Tomorrow, you will be the first to take a sip from my tea, When I sew a better reality with my weary knots. My home; peacefulness, is given away to the kids, To the cats, to the birds and clean pots. Call me by my name, when he applauds.
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Jul 12, 2021
Jul 12, 2021 at 9:46 AM UTC
Religion They Toss
Heaven, O, Heaven, is the path to you through intentions or artifacts? They are hallowing the moves, the writings but not the heart's acts. Heaven you are not close in a place like this, They "follow" the man to achieve, but all they do is miss. They miss God and make out of people a bliss. Compensating for the void with the material, marching to the abyss, A "renaissance" they claim, while we here the truth reminisce. Mon coeur est confus, J'ai le cœur en aller-retour, Quand je vais trouver enfin l'essentiel? Ici, je suis secoué, c'est possible? Suis-je le seul esprit qui ne soit pas doué? ou la verite est-elle, quelque part, écroué? Repondez-moi, est la vérité dans l'oubli ou dans un carrousel? la vérité, je vais, avec mon cœur, avec vous, me renouer. It is the silence of the truth, that makes the sound of lies loud, It is the paralysis of rationality that leaves peace unfound. It is the loud not that rational that guides the crowd. It never was what they vowed. You are a "master" that is creating a disaster-piece It goes from one hand to another, the cross, Throwing it from one hand to another, with no loss. Selling angels and demons, sending to heavens and hell fires, But O, the lives are not a coin you toss. Je ne vais pas donner ma langue au chat Le salut est entre les mains des gens, cette fois. Ce n'est plus pas entre vos mains, Monsieur. Aujourd'hui, le chat ne mangera pas ma voix. la liberté est un choix. I despise myself for not being the obedient you could cherish. Shall I follow or shall I purge out the poison and perish? If I am gone, my writing will be there in the dark, garish. Actually, you are a "master" that created two disaster-pieces; A corrupt generation, and me; the one whom you, despises. I am glad I am enslaved to no one, but my "rotten" thoughts. I lost my home; my peace. Today, I cannot connect the dots. Tomorrow, you will be the first to take a sip from my tea, When I sew a better reality with my weary knots. My home; peacefulness, is given away to the kids, To the cats, to the birds and clean pots. Call me by my name, when he applauds.
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Mon cœur me l'avait dit : toute âme est sœur d'une âme ; Dieu les créa par couple et les fit homme ou femme ; Le monde peut en vain un temps les séparer, Leur destin tôt ou **** est de se rencontrer ; Et quand ces sœurs du ciel ici-bas se rencontrent, D'invincibles instincts l'une à l'autre les montrent ; Chaque âme de sa force attire sa moitié, Cette rencontre, c'est l'amour ou l'amitié, Seule et même union qu'un mot différent nomme, Selon l'être et le sexe en qui Dieu la consomme, Mais qui n'est que l'éclair qui révèle à chacun L'être qui le complète, et de deux n'en fait qu'un. Quand il a lui, le feu du ciel est moins rapide, L'œil ne cherche plus rien, l'âme n'a plus de vide, Par l'infaillible instinct le cœur soudain frappé, Ne craint pas de retour, ni de s'être trompé, On est plein d'un attrait qu'on n'a pas senti naître, Avant de se parler on croit se reconnaître, Pour tous les jours passés on n'a plus un regard, On regrette, on gémit de s'être vu trop **** On est d'accord sur tout avant de se répondre, L'âme de plus en plus aspire à se confondre ; C'est le rayon du Ciel, par l'eau répercuté, Qui remonte au rayon pour doubler sa clarté ; C'est le son qui revient de l'écho qui répète, Seconde et même voix, à la voix qui le jette ; C'est l'ombre qu'avec nous le soleil voit marcher, Sœur du corps, qu'à nos pas on ne peut arracher. De la Grotte, 16 septembre 1793.
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Jocelyn, le 16 septembre 1793
Ma petite Nymphe Macée, Plus blanche qu'ivoire taillé, Plus blanche que neige amassée. Plus blanche que le lait caillé, Ton beau teint ressemble les lis Avecque les roses cueillis. Découvre-moi ton beau chef-d'œuvre, Tes cheveux où le Ciel, donneur Des grâces, richement découvre Tous ses biens pour leur faire honneur ; Découvre ton beau front aussi, Heureux objet de mon souci. Comme une Diane tu marches, Ton front est beau, tes yeux sont beaux, Qui flambent sous deux noires arches, Comme deux célestes flambeaux, D'où le brandon fut allumé, Qui tout le cœur m'a consumé. Ce fut ton œil, douce mignonne, Que d'un fol regard écarté Les miens encore emprisonne, Peu soucieux de liberté, Tous deux au retour du Printemps, Et sur l'Avril de nos beaux ans. Te voyant jeune, simple et belle, Tu me suces l'âme et le sang ; Montre-moi ta rose nouvelle, Je dis ton sein d'ivoire blanc, Et tes deux rondelets tétons, Que s'enflent comme deux boutons. Las ! puisque ta beauté première Ne me daigne faire merci, Et me privant de ta lumière, Prend son plaisir de mon souci, Au moins regarde sur mon front Les maux que tes beaux yeux me font.
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À une fille
Rive enchantée, Berceau de mes amours ; Onde argentée, Image des beaux jours ; Que ton cours est limpide ! Que ta fuite est rapide ! Ah ! pour mon cœur, C'est l'adieu du bonheur. Déjà ma lyre Gémit dans les roseaux, Et mon délire A fait frémir tes eaux. La naïade plaintive Se penche sur la rive Pour m'écouter, Me plaindre, et m'arrêter. Cette eau si belle T'abandonne en courant ; Moi, plus fidèle, Je m'éloigne en pleurant. Demain celui que j'aime M'appellera lui-même !... Vœux superflus ! Je ne l'entendrai plus. Ah ! dans ta course, Emporte mes tourments ! Mais, à ta source, Retiens tous mes serments ! Si l'objet que j'adore Vient m'y chercher encore, Dis-lui qu'Amour T'a promis mon retour.
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À la Seine
Fable VI, Livre IV. Or çà, mes amis, essayons De vous redire en vers tout ce que la chandelle Disait naguère en prose, en voyant ses rayons Porter jusqu'à six pas la lumière autour d'elle. « Ce n'est pas tout-à-fait la clarté du soleil, Et je n'éclaire pas une sphère aussi grande. À cela près, je le demande, xxMon rôle au sien n'est-il pas tout pareil ? À votre gré, monsieur, à votre goût, madame, Écrivez, jouez ou lisez, Tricotez, brodez ou cousez, À qui veut en user je prodigue ma flamme. Vous blâmez le soleil de trop tôt se coucher, De se lever trop **** ; qu'il dorme en paix sous l'onde, Et l'on ne saura pas s'il est nuit en ce monde, Pour peu qu'on ait pris place à cette table ronde, Et que l'on pense à me moucher. » Cependant le soleil, averti par les heures, Plus alerte et plus radieux, Avait abandonné les humides demeures, Et ses premiers rayons doraient déjà les cieux. À mesure qu'il perce et dissipe les voiles Par la nuit étendus sur le monde obscurci, Voyez-vous pâlir les étoiles ? Les étoiles, la lune, et la chandelle aussi ! Ainsi, dans mainte académie, Passez-moi la comparaison, Le faux esprit s'éclipse auprès de la raison ; Le bel esprit s'éclipse à côté du génie. « Mon enfant, » dit l'astre du jour, En plaignant sa rivale à demi consumée De perdre sa gloire en fumée, « Veux-tu de ton triomphe assurer le retour : Fais tout fermer, porte, fenêtre, Volets surtout ; fais que la nuit Règne à jamais dans ce réduit : La nuit te fait briller ; je la fais disparaître. »
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Le soleil et la chandelle
Fable VI, Livre IV. Or çà, mes amis, essayons De vous redire en vers tout ce que la chandelle Disait naguère en prose, en voyant ses rayons Porter jusqu'à six pas la lumière autour d'elle. « Ce n'est pas tout-à-fait la clarté du soleil, Et je n'éclaire pas une sphère aussi grande. À cela près, je le demande, xxMon rôle au sien n'est-il pas tout pareil ? À votre gré, monsieur, à votre goût, madame, Écrivez, jouez ou lisez, Tricotez, brodez ou cousez, À qui veut en user je prodigue ma flamme. Vous blâmez le soleil de trop tôt se coucher, De se lever trop **** ; qu'il dorme en paix sous l'onde, Et l'on ne saura pas s'il est nuit en ce monde, Pour peu qu'on ait pris place à cette table ronde, Et que l'on pense à me moucher. » Cependant le soleil, averti par les heures, Plus alerte et plus radieux, Avait abandonné les humides demeures, Et ses premiers rayons doraient déjà les cieux. À mesure qu'il perce et dissipe les voiles Par la nuit étendus sur le monde obscurci, Voyez-vous pâlir les étoiles ? Les étoiles, la lune, et la chandelle aussi ! Ainsi, dans mainte académie, Passez-moi la comparaison, Le faux esprit s'éclipse auprès de la raison ; Le bel esprit s'éclipse à côté du génie. « Mon enfant, » dit l'astre du jour, En plaignant sa rivale à demi consumée De perdre sa gloire en fumée, « Veux-tu de ton triomphe assurer le retour : Fais tout fermer, porte, fenêtre, Volets surtout ; fais que la nuit Règne à jamais dans ce réduit : La nuit te fait briller ; je la fais disparaître. »
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(Sur la conquête de la Franche-Comté.) Quelle rapidité, de conquête en conquête, En dépit des hivers guident tes étendards ? Et quel dieu dans tes yeux tient cette foudre prête Qui fait tomber les murs d'un seul de tes regards ? A peine tu parais qu'une province entière Rend hommage à tes lys, et justice à tes droits ; Et ta course en neuf jours achève une carrière Que l'on verrait coûter un siècle à d'autres rois. En vain pour l'applaudir ma muse impatiente, Attendant ton retour, prête l'oreille au bruit ; Ta vitesse l'accable, et sa plus haute attente Ne peut imaginer ce que ton bras produit. Mon génie, étonné de ne pouvoir te suivre, En perd haleine et force ; et mon zèle confus, Bien qu'il t'ait consacré ce qui me reste à vivre, S'épouvante, t'admire, et n'ose rien de plus. Je rougis de me taire, et d'avoir tant à dire ; Mais c'est le seul parti que je puisse choisir : Grand roi, pour me donner quelque loisir d'écrire, Daigne prendre pour vaincre un peu plus de loisir !
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Au Roi
Ma sœur, écoute-moi ! je vais t'ouvrir mon cœur... Mais détourne un instant ton regard scrutateur ; Pour mes quinze printemps, ne sois pas trop sévère ! Tu promis de m'aimer à notre vieille mère. Un ange aux blonds cheveux déjà te doit le jour : Étends aussi sur moi l'aile de ton amour ! Si de la vie, à peine, il voit la première heure, Moi, je suis faible aussi, je me trouble et je pleure. Dans ce monde joyeux où j'avance en tremblant, Comme des pas d'enfant, mon pas est chancelant. Tu cherches à sonder les replis de mon âme, Tu crois me deviner et ton regard me blâme ; Ne crains rien si parfois je soupire tout bas... Je t'assure, ma sœur, que je ne l'aime pas ! L'amour, c'est le bonheur, doux, riant comme un rêve, Et dans les pleurs pour moi le jour vient et s'achève. Jadis, j'aimais le monde et ses plaisirs bruyants, Et devant mon miroir je m'arrêtais longtemps ; J'aimais le blanc tissu de ma robe légère, Et de mes fleurs du soir la fraîcheur mensongère ; J'aimais, d'un bal brillant la lumière et le bruit, Et ce choix d'un instant qu'aucun regret ne suit : Mais, au lieu du bonheur qu'on dit que l'amour donne, À des pensers amers mon âme s'abandonne... Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas ! De celui que l'on aime on chérit la présence, On bénit le moment qui fait cesser l'absence ; On se plaint **** de lui de la longueur du jour, On veut presser le temps pour hâter son retour. Lorsque j'entends la voix ou les pas de mon frère, Je souris, et je cours pour le voir la première ; Mais quand c'est lui... ma sœur, je frémis malgré moi... Sa présence me trouble et me glace d'effroi ! Lorsque j'entends ses pas, tremblante, je m'arrête, Et pour fuir son regard, je détourne la tête. Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas ! Quand je vois le bonheur briller sur ton visage, Je bénis le Seigneur qui chasse au **** l'orage, Mes yeux suivent tes yeux, je souris comme toi ; J'aime quand ton cœur aime, et je crois de ta foi ; Je confonds doucement mon âme avec la tienne, Je veux que ton bonheur, comme à toi, m'appartienne. Mais, comme lui, ma sœur, jamais je ne sens rien ; Sa gaîté me fait mal, ses pleurs me font du bien. Lorsque j'entends louer les traits de son visage, Je voudrais qu'il fût laid et je pleure de rage ! Lorsqu'il part pour le bal, mon cœur, cruel pour lui, Voudrait qu'il n'y trouvât que tristesse et qu'ennui ; Je hais tous ses amis, je m'afflige qu'on l'aime, Je voudrais l'isoler, l'éloigner de toi-même... Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas !
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L'erreur
Ma sœur, écoute-moi ! je vais t'ouvrir mon cœur... Mais détourne un instant ton regard scrutateur ; Pour mes quinze printemps, ne sois pas trop sévère ! Tu promis de m'aimer à notre vieille mère. Un ange aux blonds cheveux déjà te doit le jour : Étends aussi sur moi l'aile de ton amour ! Si de la vie, à peine, il voit la première heure, Moi, je suis faible aussi, je me trouble et je pleure. Dans ce monde joyeux où j'avance en tremblant, Comme des pas d'enfant, mon pas est chancelant. Tu cherches à sonder les replis de mon âme, Tu crois me deviner et ton regard me blâme ; Ne crains rien si parfois je soupire tout bas... Je t'assure, ma sœur, que je ne l'aime pas ! L'amour, c'est le bonheur, doux, riant comme un rêve, Et dans les pleurs pour moi le jour vient et s'achève. Jadis, j'aimais le monde et ses plaisirs bruyants, Et devant mon miroir je m'arrêtais longtemps ; J'aimais le blanc tissu de ma robe légère, Et de mes fleurs du soir la fraîcheur mensongère ; J'aimais, d'un bal brillant la lumière et le bruit, Et ce choix d'un instant qu'aucun regret ne suit : Mais, au lieu du bonheur qu'on dit que l'amour donne, À des pensers amers mon âme s'abandonne... Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas ! De celui que l'on aime on chérit la présence, On bénit le moment qui fait cesser l'absence ; On se plaint **** de lui de la longueur du jour, On veut presser le temps pour hâter son retour. Lorsque j'entends la voix ou les pas de mon frère, Je souris, et je cours pour le voir la première ; Mais quand c'est lui... ma sœur, je frémis malgré moi... Sa présence me trouble et me glace d'effroi ! Lorsque j'entends ses pas, tremblante, je m'arrête, Et pour fuir son regard, je détourne la tête. Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas ! Quand je vois le bonheur briller sur ton visage, Je bénis le Seigneur qui chasse au **** l'orage, Mes yeux suivent tes yeux, je souris comme toi ; J'aime quand ton cœur aime, et je crois de ta foi ; Je confonds doucement mon âme avec la tienne, Je veux que ton bonheur, comme à toi, m'appartienne. Mais, comme lui, ma sœur, jamais je ne sens rien ; Sa gaîté me fait mal, ses pleurs me font du bien. Lorsque j'entends louer les traits de son visage, Je voudrais qu'il fût laid et je pleure de rage ! Lorsqu'il part pour le bal, mon cœur, cruel pour lui, Voudrait qu'il n'y trouvât que tristesse et qu'ennui ; Je hais tous ses amis, je m'afflige qu'on l'aime, Je voudrais l'isoler, l'éloigner de toi-même... Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas !
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