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"restait" poems
Português "Lembranças, fragmentos de pensamentos que tivemos, vidas que vivemos. Este é o nosso purgatório, nosso inferno. Sim, estamos mortos. Nós destruímos a terra e já não mais vivemos e tudo o que nos restou foram as lembranças, fragmentos de pensamentos que tivemos. Estamos mortos agora...". Francês "Souvenirs, des fragments de pensées que nous avons eues, vit dans lequel nous vivons. Ceci est notre purgatoire, notre enfer. Oui, nous sommes morts. Nous détruisons la terre et ne plus vivre, et il ne restait que des souvenirs, des fragments de pensées que nous avons eues. Nous sommes morts maintenant ..." Inglês "Memories, fragments of thoughts we had, lives we live. This is our purgatory, our hell. Yes, we're dead. We destroy the land and no longer live and all that remained were the memories, fragments of thoughts we had. We are dead now ..." Italiano "Ricordi, frammenti di pensieri che abbiamo avuto, vive viviamo. Questo è il nostro purgatorio, il nostro inferno. Sì, siamo morti. Noi distruggere la terra e non più dal vivo e tutto ciò che restava erano i ricordi, frammenti di pensieri che abbiamo avuto. Ci sono morti oggi ..." Espanhol "Recuerdos, fragmentos de pensamientos que teníamos, vive vivimos. Este es nuestro purgatorio, nuestro infierno. Sí, estamos muertos. Destruimos la tierra y ya no vivo y lo único que quedaba eran los recuerdos, fragmentos de pensamientos que teníamos. Estamos muertos ahora ..." Dinamarquês "Memories, fragmenter af tanker, vi havde, lever vi lever. Dette er vores skærsilden, vores helvede. Ja, vi er døde. Vi ødelægger jorden og ikke længere bor og alle, der forblev var minderne, fragmenter af tanker, vi havde. Vi er døde nu ..."
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Mar 20, 2016
Mar 20, 2016 at 7:47 PM UTC
Memories
Português "Lembranças, fragmentos de pensamentos que tivemos, vidas que vivemos. Este é o nosso purgatório, nosso inferno. Sim, estamos mortos. Nós destruímos a terra e já não mais vivemos e tudo o que nos restou foram as lembranças, fragmentos de pensamentos que tivemos. Estamos mortos agora...". Francês "Souvenirs, des fragments de pensées que nous avons eues, vit dans lequel nous vivons. Ceci est notre purgatoire, notre enfer. Oui, nous sommes morts. Nous détruisons la terre et ne plus vivre, et il ne restait que des souvenirs, des fragments de pensées que nous avons eues. Nous sommes morts maintenant ..." Inglês "Memories, fragments of thoughts we had, lives we live. This is our purgatory, our hell. Yes, we're dead. We destroy the land and no longer live and all that remained were the memories, fragments of thoughts we had. We are dead now ..." Italiano "Ricordi, frammenti di pensieri che abbiamo avuto, vive viviamo. Questo è il nostro purgatorio, il nostro inferno. Sì, siamo morti. Noi distruggere la terra e non più dal vivo e tutto ciò che restava erano i ricordi, frammenti di pensieri che abbiamo avuto. Ci sono morti oggi ..." Espanhol "Recuerdos, fragmentos de pensamientos que teníamos, vive vivimos. Este es nuestro purgatorio, nuestro infierno. Sí, estamos muertos. Destruimos la tierra y ya no vivo y lo único que quedaba eran los recuerdos, fragmentos de pensamientos que teníamos. Estamos muertos ahora ..." Dinamarquês "Memories, fragmenter af tanker, vi havde, lever vi lever. Dette er vores skærsilden, vores helvede. Ja, vi er døde. Vi ødelægger jorden og ikke længere bor og alle, der forblev var minderne, fragmenter af tanker, vi havde. Vi er døde nu ..."
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Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards ! Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire, J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois ! Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits, C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais ! Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui, Je me retourne encore, et d'un regard d'envie Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui ! Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ; L'air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau ! Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel ! Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel ? Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ? Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ; A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ; Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire, S'exhale comme un son triste et mélodieux.
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L'automne
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure ! Feuillages jaunissants sur les gazons épars ! Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature Convient à la douleur et plaît à mes regards ! Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire, J'aime à revoir encor, pour la dernière fois, Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois ! Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire, A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits, C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire Des lèvres que la mort va fermer pour jamais ! Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie, Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui, Je me retourne encore, et d'un regard d'envie Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui ! Terre, soleil, vallons, belle et douce nature, Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ; L'air est si parfumé ! la lumière est si pure ! Aux regards d'un mourant le soleil est si beau ! Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie Ce calice mêlé de nectar et de fiel ! Au fond de cette coupe où je buvais la vie, Peut-être restait-il une goutte de miel ? Peut-être l'avenir me gardait-il encore Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ? Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu ? La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ; A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ; Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire, S'exhale comme un son triste et mélodieux.
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La vérité, toute nue, Sortit un jour de son puits. Ses attraits par le temps étaient un peu détruits ; Jeune et vieux fuyaient à sa vue. La pauvre vérité restait là morfondue, Sans trouver un asile où pouvoir habiter. A ses yeux vient se présenter La fable, richement vêtue, Portant plumes et diamants, La plupart faux, mais très brillants. Eh ! Vous voilà ! Bon jour, dit-elle : Que faites-vous ici seule sur un chemin ? La vérité répond : vous le voyez, je gèle ; Aux passants je demande en vain De me donner une retraite, Je leur fais peur à tous : hélas ! Je le vois bien, Vieille femme n'obtient plus rien. Vous êtes pourtant ma cadette, Dit la fable, et, sans vanité, Partout je suis fort bien reçue : Mais aussi, dame vérité, Pourquoi vous montrer toute nue ? Cela n'est pas adroit : tenez, arrangeons-nous ; Qu'un même intérêt nous rassemble : Venez sous mon manteau, nous marcherons ensemble. Chez le sage, à cause de vous, Je ne serai point rebutée ; A cause de moi, chez les fous Vous ne serez point maltraitée : Servant, par ce moyen, chacun selon son goût, Grâce à votre raison, et grâce à ma folie, Vous verrez, ma soeur, que partout Nous passerons de compagnie.
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La fable et la vérité
Nos chemins se sont croisé et décroisé A distance Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens. Nous nous sommes envoûté de mots Et de rêves d'ombres et de chair Et seuls nos mots peuvent désensorceler Nos sangs et nos dieux archaïques. Nos mots sont des onguents, des potions magiques Des philtres et des pommades Dotés de pouvoirs incomparables. Ce sont des déictiques et embrayeurs Ils accomplissent par la seule force du Verbe. Instantanément. Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies Et ils sécrètent leurs propres antidotes. Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène, Titiller nos mamelons lubriques, Mordiller le creux de nos nuques et aisselles, En dansant la danse des dugongs ou des pangolins Mais chacun a sa propre lecture Son propre phrasé Et le déhanchement des Muses Dugongs N'est en rien celui du Poète Pangolin. Rendez-vous posthume, donc. Aujourd'hui j'attendais ma muse Sans trop me faire d'illusions Comme chaque matin de mes jours Je lui ai préparé son café et ses billets doux Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée Ma muse n'est plus ma muse Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher Ma muse ne fait plus mumuse Ma muse tarie ne frissonne plus Ne viendra pas jouer mon ombre Ne jouira plus de mes délires d'orphie. C’est un fait accompli, mûri, implacable Et je me rends aux évidences. Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé : Je mordille, je griffe, je câline, Je bois, je lèche, je grignote, La distance qui nous lie désormais Lentement comme une corde raide Un pacte d'amour courtois Inébranlable, Irremplaçable .
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:28 AM UTC
Constat
Nos chemins se sont croisé et décroisé A distance Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens. Nous nous sommes envoûté de mots Et de rêves d'ombres et de chair Et seuls nos mots peuvent désensorceler Nos sangs et nos dieux archaïques. Nos mots sont des onguents, des potions magiques Des philtres et des pommades Dotés de pouvoirs incomparables. Ce sont des déictiques et embrayeurs Ils accomplissent par la seule force du Verbe. Instantanément. Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies Et ils sécrètent leurs propres antidotes. Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène, Titiller nos mamelons lubriques, Mordiller le creux de nos nuques et aisselles, En dansant la danse des dugongs ou des pangolins Mais chacun a sa propre lecture Son propre phrasé Et le déhanchement des Muses Dugongs N'est en rien celui du Poète Pangolin. Rendez-vous posthume, donc. Aujourd'hui j'attendais ma muse Sans trop me faire d'illusions Comme chaque matin de mes jours Je lui ai préparé son café et ses billets doux Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée Ma muse n'est plus ma muse Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher Ma muse ne fait plus mumuse Ma muse tarie ne frissonne plus Ne viendra pas jouer mon ombre Ne jouira plus de mes délires d'orphie. C’est un fait accompli, mûri, implacable Et je me rends aux évidences. Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé : Je mordille, je griffe, je câline, Je bois, je lèche, je grignote, La distance qui nous lie désormais Lentement comme une corde raide Un pacte d'amour courtois Inébranlable, Irremplaçable .
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Du malheur de recevoir Un étranger, sans avoir De lui quelque connaissance, Tu as fait expérience, Ménélas, ayant reçu Pâris dont tu fus déçu : Et moi je la viens de faire Qui ore ai voulu retraire (1) Sottement un étranger Dans ma chambre, et le loger. Il était minuit, et l'Ourse De son char tournait la course Entre les mains du Bouvier, Quand le somme vint lier D'une chaîne sommelière Mes yeux clos sous la paupière. Là je dormais en mon lit, Lorsque j'entr'ouïs le bruit D'un qui frappait à ma porte, Et heurtait de telle sorte Que mon dormir s'en alla : Je demandai : Qu'est-ce là Qui fait à mon huis (2) sa plainte ? Je suis enfant, n'aye crainte, Ce me dit-il, et adonc (3) Je lui desserre le gond, De ma porte verrouillée. J'ai la chemise mouillée Qui me trempe jusqu'aux os, Ce disait ; dessus le dos Toute nuit j'ai eu la pluie : Et pour ce je te supplie De me conduire à ton feu Pour m'aller sécher un peu. Lors je pris sa main humide, Et plein de pitié le guide En ma chambre et le fis seoir Au feu qui restait du soir : Puis, allumant des chandelles, Je vis qu'il portait des ailes, Dans la main un arc turquois, Et sous l'aisselle un carquois. Adonc en mon cœur je pense Qu'il avait quelque puissance. Et qu'il fallait m'apprêter Pour le faire banqueter. Cependant il me regarde D'un œil, de l'autre il prend garde Si son arc était séché ; Puis, me voyant empêché A lui faire bonne chère, Me tire une flèche amère Droit en l'œil : le coup de là Plus bas au cœur dévala : Et m'y fit telle ouverture, Qu'herbe, drogue ni murmure (4) N'y serviraient plus de rien. Voilà, Robertet, le bien, (Mon Robertet qui embrasse Les neuf Muses et les Grâces) Le bien qui m'est advenu Pour loger un inconnu. 1. Retraire signifie abriter. 2. Huis est une porte. 3. Adonc veut dire alors. 4. Murmure ainsi indique prière.
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Au Sieur Robertet
Du malheur de recevoir Un étranger, sans avoir De lui quelque connaissance, Tu as fait expérience, Ménélas, ayant reçu Pâris dont tu fus déçu : Et moi je la viens de faire Qui ore ai voulu retraire (1) Sottement un étranger Dans ma chambre, et le loger. Il était minuit, et l'Ourse De son char tournait la course Entre les mains du Bouvier, Quand le somme vint lier D'une chaîne sommelière Mes yeux clos sous la paupière. Là je dormais en mon lit, Lorsque j'entr'ouïs le bruit D'un qui frappait à ma porte, Et heurtait de telle sorte Que mon dormir s'en alla : Je demandai : Qu'est-ce là Qui fait à mon huis (2) sa plainte ? Je suis enfant, n'aye crainte, Ce me dit-il, et adonc (3) Je lui desserre le gond, De ma porte verrouillée. J'ai la chemise mouillée Qui me trempe jusqu'aux os, Ce disait ; dessus le dos Toute nuit j'ai eu la pluie : Et pour ce je te supplie De me conduire à ton feu Pour m'aller sécher un peu. Lors je pris sa main humide, Et plein de pitié le guide En ma chambre et le fis seoir Au feu qui restait du soir : Puis, allumant des chandelles, Je vis qu'il portait des ailes, Dans la main un arc turquois, Et sous l'aisselle un carquois. Adonc en mon cœur je pense Qu'il avait quelque puissance. Et qu'il fallait m'apprêter Pour le faire banqueter. Cependant il me regarde D'un œil, de l'autre il prend garde Si son arc était séché ; Puis, me voyant empêché A lui faire bonne chère, Me tire une flèche amère Droit en l'œil : le coup de là Plus bas au cœur dévala : Et m'y fit telle ouverture, Qu'herbe, drogue ni murmure (4) N'y serviraient plus de rien. Voilà, Robertet, le bien, (Mon Robertet qui embrasse Les neuf Muses et les Grâces) Le bien qui m'est advenu Pour loger un inconnu. 1. Retraire signifie abriter. 2. Huis est une porte. 3. Adonc veut dire alors. 4. Murmure ainsi indique prière.
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