"repas" poems
Le loup criait sous les feuilles
En crachant les belles plumes
De son repas de volailles :
Comme lui je me consume.
Les salades, les fruits
N'attendent que la cueillette ;
Mais l'araignée de la haie
Ne mange que des violettes.
Que je dorme ! que je bouille
Aux autels de Salomon.
Le bouillon court sur la rouille,
Et se mêle au Cédron.
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Mon Père, ce grand Chêne,
Je le croyais indéracinable, en ses terres,
Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé.
Il nous semblait si grand, il paraissait si fort,
Si longtemps résistant aux grands vents de la vie,
Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères,
Il marchait, puis rêvait.
Parfois, il m'amenait, dans son refuge,
y faisait provision de «corned-beef» et de lait
en boite "gloria", et aussi de «bastelles»,
et ces repas hâtifs me semblaient un festin.
Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté.
Disparues les contraintes.
D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent,
En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine.
Il me mit dans les mains, sa fine carabine,
dont j'aimais le canon à l’acier effilé ;
mais avant que je presse, le geai était parti.
Il ne me gronda pas.
Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère,
dans la chambre aux obus, des tués de quatorze,
dont un panier d'osier exhalait tant les truites,
Nous le savions dormir dans la chambre à côté,
nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir.
Je lisais de vieux livre.
Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière,
encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait.
Mon père nous racontait qu'il y avait dormi
avec quelques amis, à la flambée des feux.
Et le bruit lancinant était une musique
qui malgré le soleil nous tenait éveillé.
Magie des eaux profondes.
Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince»
ressentant mon chagrin, il me facilita
L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur,
ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie
Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour.
La tendresse d'un père.
Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère,
attention au torrent qui se faisait ruisseau,
aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté,
tant les fils ont besoin de croire invincible
Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies.
Besoin de protection.
Un père est une force qui paraît infinie
pour le jeune enfant qui en a tant besoin
peut être imaginaire, qui soutient et le guide.
Alors devenu homme, il découvre un soir
que le chêne vacille, s'appuie sur une canne.
Il est désormais seul.
Paul d'Aubin – Toulouse,
«Poésie élégiaque»,
En l'honneur de son père André Dominique,
dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
Oct 31, 2013
Oct 31, 2013 at 2:41 PM UTC
Toute personne qui me connaît sait une chose: je coeur tout britannique.Ainsi.une campagne magnifique mariage anglais de drop-dead à la Maison Boconnoc Et Estate?Fait pour moi .Surtout un aussi beau que ce jour élégant .avec ses fleurs colorées .tenue élégante ( bonjour superbe robe Jenny Packham ) et la galerie à couper le souffle des images capturées par Sarah Falugo .Voir tous ici .\u003cp\u003eColorsSeasonsSummerSettingsGardenHistoric HomeStylesCasual Elegance
De Sarah Falugo .Boconnoc Maison et Immobilier est un lieu de mariage robe ceremonie fille typiquement anglais .La maison remonte à l'an 1250 et les motifs .complète avec parc aux cerfs et sa propre église est un joyau caché dans la campagne des Cornouailles .Emma et Terence étaient
http://www.modedomicile.com/robe-demoiselle-dhonneur-c-60
mariés à l'église sur le terrain et ensuite sur le site avec vos amis et votre famille à avoir une partie de jardin et gifler repas dans la hauteur de l'été anglais .
Emma portait une robe élégante de mariage Jenny Packham .Les décorations étaient un mélange de bouteilles en verre de couleur et de belles roses anglaises .
Photographie : Sarah Falugo | Robe de mariée : Jenny Packham | Lieu: Boconnoc maison et le domaineSarah Falugo robes demoiselles d honneur photographie est un membre robe ceremonie fille de notre Little Black Book .Découvrez comment les membres sont choisis en visitant notre page de FAQ .Sarah Falugo Photographie voir le
Jun 12, 2014
Jun 12, 2014 at 9:59 PM UTC
Ma Mamie.
Mamie a toujours été là pour nous,
Que ce soit pour faire des confitures ou bien des bisous.
Julia et moi sautons de joie à chaque fois qu'on la voit,
On ne compte jamais les heures pour arriver chez toi.
Tu m'as appris à tricoter et me grondait quand j'étais dissipée,
Mais chaque matin, sans faute, tu me faisais des pâtes au lait.
Grâce à toi nous avons toujours des bons petits plats,
Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige ou qu'il fasse froid.
Tu râles parfois parce que je suis difficile,
Et que je refuse d'avaler un champignon,
Cela dit je ne me fais pas de bile,
Je sais bien que tes repas seront toujours bons.
Je ne me considère pas une petite fille parfaite,
Puisque je suis souvent au bout du monde,
Mais j'espère que tu ne me feras jamais la tête,
Car rien pour moi ne compte plus au monde,
Que de te savoir heureuse, joyeuse et en bonne santé.
Bien qu'aujourd'hui, je parte pour l'Université,
Je veux que tu saches que je ne t'ai pas oubliée.
Tu es toujours bien au chaud dans mon cœur,
Une place spéciale qui fait tout mon bonheur.
Tu accompagnes tous mes voyages,
En pensée et souvent même en image.
Je me revois toute petite m'endormir dans tes bras,
Alors je ne suis plus seule, je sais que tu es là.
Je t'écris ce petit poème,
Pour que jamais tu n'oublies à quel point je t'aime.
**** des yeux, **** du cœur" ne s'applique pas,
Nous sommes une famille unie et ça, ca ne s'invente pas.
Cette place dans mon cœur n'appartient à personne d'autre que toi,
N'aie pas peur de la perdre, elle sera toujours là.
Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:10 AM UTC
Car tu vis en toutes les femmes
Et toutes les femmes c'est toi.
Et tout l'amour qui soit, c'est moi
Brûlant pour toi de mille flammes.
Ton sourire tendre ou moqueur,
Tes yeux, mon Styx ou mon Lignon,
Ton sein opulent ou mignon
Sont les seuls vainqueurs de mon cœur.
Et je mords à ta chevelure
Longue ou frisée, en haut, en bas,
Noire ou rouge et sur l'encolure
Et là ou là - et quels repas !
Et je bois à tes lèvres fines
Ou grosses, - à la Lèvre, toute !
Et quelles ivresses en route,
Diaboliques et divines !
Car toute la femme est en toi
Et ce moi que tu multiplies
T'aime en toute Elle et tu rallies
En toi seule tout l'amour : Moi !
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Un angora que sa maîtresse
Nourrissait de mets délicats
Ne faisait plus la guerre aux rats ;
Et les rats, connaissant sa bonté, sa paresse,
Allaient, trottaient partout, et ne se gênaient pas.
Un jour, dans un grenier retiré, solitaire,
Où notre chat dormait après un bon festin,
Plusieurs rats viennent dans le grain
Prendre leur repas ordinaire.
L'angora ne bougeait. Alors mes étourdis
Pensent qu'ils lui font peur ; l'orateur de la troupe
Parle des chats avec mépris.
On applaudit fort, on s'attroupe,
On le proclame général.
Grimpé sur un boisseau qui sert de tribunal :
Braves amis, dit-il, courons à la vengeance.
De ce grain désormais nous devons être las,
Jurons de ne manger désormais que des chats :
On les dit excellents, nous en ferons bombance.
À ces mots, partageant son belliqueux transport,
Chaque nouveau guerrier sur l'angora s'élance,
Et réveille le chat qui dort.
Celui-ci, comme on croit, dans sa juste colère,
Couche bientôt sur la poussière
Général, tribuns et soldats.
Il ne s'échappa que deux rats
Qui disaient, en fuyant bien vite à leur tanière :
Il ne faut point pousser à bout
L'ennemi le plus débonnaire ;
On perd ce que l'on tient quand on veut gagner tout.
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Près des ruisseaux, près des cascades,
Dans les champs d'oliviers fleuris,
Sur les rochers, sous les arcades
Dont le temps sape les débris,
Sous les murs du vieux monastère.
Dans le bois qu'aime le mystère,
Sous l'ombre du pin solitaire,
Sous le platane aux frais abris ;
A l'heure où, sous l'humble chaumière.
Le chevrier prend son repas,
A l'heure où brille la lumière,
A l'heure où le jour ne luit pas ;
L'été, quand sous le vert ombrage
Tu viens t'asseoir après l'ouvrage :
L'hiver, par le froid, par l'orage ;
Toujours, partout, je suis tes pas.
Lorsque les cloches argentines
Réveillent l'oiseau dans son nid,
C'est moi qui te suis à matines :
Et quand la prière finit.
Au sortir du temple gothique,
C'est moi qui vais sous le portique
T'offrir, suivant l'usage antique.
L'eau sainte et le rameau bénit.
Quand, vers la fin de la journée,
Tu vas près du saint tribunal,
Devant l'ermite prosternée.
Incliner ton front virginal,
C'est moi qui d'un air humble et tendre.
Quand l'Angélus s'est fait entendre,
Esclave assidu, vais t'attendre
Auprès du confessionnal.
Viens, je te dirai le cantique
Que je suis allé, ce matin.
Choisir pour toi dans la boutique
D'un colporteur napolitain,
Et contre la dent meurtrière
Des loups errants dans la clairière,
Je t'apprendrai quelle prière
Il faut réciter en latin.
Je mettrai dans ton oratoire
Un missel à fermoirs dorés,
Où des moines ont peint l'histoire
De nos anciens livres sacrés ;
Des apôtres les douze images,
La bonne Vierge, et les trois Mages
Au Christ apportant leurs hommages,
Et baisant ses pieds adorés.
Oh, regarde-moi sans colère !
Promets-moi que tu m'aimeras :
Ne me défends pas de te plaire,
Laisse-toi serrer dans mes bras !
Que cette froideur t'abandonne ;
A péché secret Dieu pardonne,
Et je mettrai sur ta madone
Le voile que tu quitteras.
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Je voudrais être Ixion et Tantale,
Dessus la roue et dans les eaux là-bas,
Et nu à nu presser entre mes bras
Cette beauté qui les anges égale.
S'ainsi était, toute peine fatale
Me serait douce et ne me chaudrait pas,
Non, d'un vautour fussé-je le repas,
Non, qui le roc remonte et redévale.
Lui tâtonner seulement le tétin.
Echangerait l'obscur de mon destin
Au sort meilleur des princes de l'Asie :
Un demi-dieu me ferait son baiser,
Et flanc à flanc entre ses bras m'aiser,
Un de ces Dieux qui mangent l'Ambrosie.
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you & your small eyes
that peak & glance & glimmer
most, in the moment when
I undress & let you feast upon
the things that sleep inside.
you come & go leaving behind
marks & traces of a fiery
consumption: always satisified but
consistently craving more
in my hand, you feed upon the
meager scraps of the last
two decades’ harvest & you
swallow the crumbs whole…
as if you were tasting for the first time
as if you were going to eat to your full.
always most eager, your tongue,
searches mine & the body of many others
saveuring the reciprocal break-fast
& satisfying your appetite for the sacred
with petite pieces of the profane
Mar 21, 2013
Mar 21, 2013 at 5:33 AM UTC
Non **** des rochers de l'Atlas,
Au milieu des déserts où cent tribus errantes
Promènent au hasard leurs chameaux et leurs tentes,
Un jour, certain enfant précipitait ses pas.
C'était le jeune fils de quelque musulmane
Qui s'en allait en caravane.
Quand sa mère dormait, il courait le pays.
Dans un ravin profond, **** de l'aride plaine,
Notre enfant trouve une fontaine,
Auprès, un beau dattier tout couvert de ses fruits.
Oh ! quel bonheur ! dit-il, ces dattes, cette eau claire,
M'appartiennent ; sans moi, dans ce lieu solitaire,
Ces trésors cachés, inconnus,
Demeuraient à jamais perdus.
Je les ai découverts, ils sont ma récompense.
Parlant ainsi, l'enfant vers le dattier s'élance,
Et jusqu'à son sommet tâche de se hisser.
L'entreprise était périlleuse :
L'écorce, tantôt lisse et tantôt raboteuse,
Lui déchirait les mains, ou les faisait glisser :
Deux fois il retomba : mais d'une ardeur nouvelle
Il recommence de plus belle,
Et parvient enfin, haletant,
A ces fruits qu'il désirait tant.
Il se jette alors sur les dattes.
Se tenant d'une main, de l'autre fourrageant.
Et mangeant,
Sans choisir les plus délicates.
Tout à coup voilà notre enfant
Qui réfléchit et qui descend.
Il court chercher sa bonne mère,
Prend avec lui son jeune frère,
Les conduit au dattier. Le cadet incliné,
S'appuyant au tronc qu'il embrasse,
Présente son dos à l'aîné ;
L'autre y monte, et de cette place,
Libre de ses deux bras, sans efforts, sans danger,
Cueille et jette les fruits ; la mère les ramasse,
Puis sur un linge blanc prend soin de les ranger :
La récolte achevée, et la nappe étant mise,
Les deux frères tranquillement,
Souriant à leur mère au milieu d'eux assise,
Viennent au bord de l'eau faire un repas charmant.
De la société ceci nous peint l'image :
Je ne connais de biens que ceux que l'on partage.
Coeurs dignes de sentir le prix de l'amitié,
Retenez cet ancien adage :
Le tout ne vaut pas la moitié.
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Nos parents nous ont laissé un monde serein, en bon état, en paix et plein de valeurs.
Mais quel héritage allons-nous laisser à nos enfants ?
Ne vous inquiétez pas, je vais répondre à mes questions :
On laissera un monde en ruine dépourvu de bon sens, un monde de sang et en guerre.
On a hérité d'une biodiversité diversifiée.
On laisserait à nos enfants ce qu'on n'a pas pu détruire et anéantir parce que Dieu a été bon pour nous prendre avant qu'on ne laisse un désert là où on a trouvé un jardin.
Les ressources de la terre sont un cadeau que nos parents ont préservé pour nous.
Au nom du développement, on épuise ces ressources comme si nos parents étaient malheureux en les utilisant avec parcimonie.
On imprime des billets pour nous servir de monnaie et être prospère, comme s'il n'y avait pas de prospérité au temps de nos parents qui pourtant n'avaient pas besoin d'abattre des forêts entières à ces fins.
Ce qui détruit notre terre ce n'est pas le développement (si ont défini le développement autrement que la paresse où il y avait jadis le dur labeur et le mécontentement où il y avait le contentement et les repas en famille).
C'est la bêtise d'avoir plus que ce qu'on a besoin.
Alors mettons un frein à notre folie ou ce monde nous enterra sous les débris qu'on a faits de lui.
May 26, 2022
May 26, 2022 at 1:28 PM UTC
Deux chats qui descendaient du fameux Rodilard,
Et dignes tous les deux de leur noble origine,
Différaient d'embonpoint : l'un était gras à lard,
C'était l'aîné ; sous son hermine
D'un chanoine il avait la mine,
Tant il était dodu, potelé, frais et beau :
Le cadet n'avait que la peau
Collée à sa tranchante échine.
Cependant ce cadet, du matin jusqu'au soir,
De la cave à la gouttière
Trottait, courait, il fallait voir,
Sans en faire meilleure chère.
Enfin, un jour, au désespoir,
Il tint ce discours à son frère :
Explique-moi par quel moyen,
Passant ta vie à ne rien faire,
Moi travaillant toujours, on te nourrit si bien,
Et moi si mal. La chose est claire,
Lui répondit l'aîné : tu cours tout le logis
Pour manger rarement quelque maigre souris...
- N'est-ce pas mon devoir ? - D'accord, cela peut être :
Mais moi je reste auprès du maître ;
Je sais l'amuser par mes tours.
Admis à ses repas sans qu'il me réprimande,
Je prends de bons morceaux, et puis je les demande
En faisant patte de velours,
Tandis que toi, pauvre imbécile,
Tu ne sais rien que le servir,
Va, le secret de réussir,
C'est d'être adroit, non d'être utile.
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Nos repas sont charmants encore que modestes,
Grâce à ton art profond d'accommoder les restes
Du rôti d'hier ou de ce récent pot-au-feu
En hachis et ragoûts comme on n'en trouve pas chez Dieu.
Le vin n'a pas ce nom, car à quoi sert la gloire ?
Et puisqu'il est tiré, ne faut-il pas le boire ?
Pour le pain, comme on n'en a pas toujours mangé,
Qu'il nous semble excellent me semble un fait archijugé.
Le légume est pour presque rien, et le fromage :
Nous en usons en rois dont ce serait l'usage.
Quant aux fruits, leur primeur ça nous est bien égal,
Pourvu qu'il y en ait dans ce festin vraiment frugal.
Mais le triomphe, au moins pour moi, c'est la salade :
Comme elle en prend ! sans jamais se sentir malade,
Plus forte en cela que défunt Tragaldabas,
Et j'en bâfre de cœur tant elle est belle en ces ébats,
Et le café, qui pour ma part fort m'indiffère,
Ce qu'elle l'aime, mes bons amis, quelle affaire !
Je m'en amuse et j'en jouis pour elle, vrai !
Et puis je sais si bien que la nuit j'en profiterai.
Je sais si bien que le sommeil fuira sa lèvre
Et ses yeux allumés encor d'un brin de fièvre
Par la goutte de rhum bue en trinquant gaîment
Avec moi, présage gentil d'un choc bien plus charmant.
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Je prendrai par la main les deux petits enfants ;
J'aime les bois où sont les chevreuils et les faons,
Où les cerfs tachetés suivent les biches blanches
Et se dressent dans l'ombre effrayés par les branches ;
Car les fauves sont pleins d'une telle vapeur
Que le frais tremblement des feuilles leur fait peur.
Les arbres ont cela de profond qu'ils vous montrent
Que l'éden seul est vrai, que les coeurs s'y rencontrent,
Et que, hors les amours et les nids, tout est vain ;
Théocrite souvent dans le hallier divin
Crut entendre marcher doucement la ménade.
C'est là que je ferai ma lente promenade
Avec les deux marmots. J'entendrai tour à tour
Ce que Georges conseille à Jeanne, doux amour,
Et ce que Jeanne enseigne à George. En patriarche
Que mènent les enfants, je réglerai ma marche
Sur le temps que prendront leurs jeux et leurs repas,
Et sur la petitesse aimable de leurs pas.
Ils cueilleront des fleurs, ils mangeront des mûres.
Ô vaste apaisement des forêts ! ô murmures !
Avril vient calmer tout, venant tout embaumer.
Je n'ai point d'autre affaire ici-bas que d'aimer.
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