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"regardais" poems
Alors pourquoi juste maintenant? C’était une nuit sur Bagneux Nous étions mercredi soir à la station Montparnasse-Bienvenüe Je portais ces mêmes vêtements noirs et ma veste grise achetée en Italie Il ne faisait pas trop froid Je rentrais chez moi, vingt heures Mon regard croisa celui d'une jeune femme d'à peu près mon âge Jolie, mince et calme, le visage d'opale et les deux pieds bien posés au sol Avec insistance je la regardais Elle me faisait tellement penser à celle que je n’arrive pas à être Fixant le quai d'en face Le métro était censé arriver dans une minute Quand soudain La tête me tourna Je ne contrôlais plus aucun de mes mouvements Je me suis approchée du mur, m’y suis appuyée tant bien que mal juste pour ne pas tomber Et là, je ne sais pas très bien pourquoi Mais la jeune femme que je ne cessais de regarder sauta sous la rame. L’insupportable bruit L’électricité Le corps en mille morceaux Les gens qui hurlent Le métro qui s'arrête juste devant cet embrasement Pourtant moi Moi Je ne disais rien Je m'accrochais tant que je pouvais au mur J'avais si peur de glisser à mon tour Pourquoi elle Elle était si jolie, si fine et si calme Aucune rature sur son visage d'opale Rien Tandis que moi... Ce n’était qu’une autre nuit sur Bagneux.
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May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:43 AM UTC
Die gosse- "LAISSE LA PORTE FERMEE EN ENTRANT", extrait.
Il est VALIDATION dans la Ville des Lumières Alors que le bilan de ces attaques sont évaluées. Au **** je l'entends encore sons rudes des sirènes Comme notre corps d'ambulanciers est aux abois Ils vont me hanter dans le sommeil, tous ces jeunes visages morts, que je chasse ceux qui ont commis ces crimes. Il est trois heures du matin et ma tête crie pour le café; La caféine me aide quand je suis privé de sommeil. La puanteur de -fer sang ne peut pas être échappé Il est trempé dans les chaises à cushioned- Je prends en bas de la déclaration de celui qui survived- Ce soir, cette bonne fortune était rare. Il fait le mort et a vécu, avec la mort tout autour, dans ce théâtre de la mort et le désespoir. "Ils ont massacré les otages, un à la fois, leur but était de tuer tout le monde ". "Ils ont assassiné mon amant, ils ont assassiné mon ami, Je regardais mort, gisant dans leur sang trempé ".
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Nov 14, 2015
Nov 14, 2015 at 8:39 AM UTC
Après minuit, au Bataclan
Hummmm. Mon Immortelle, mes aïeux ! Comme tu es appétissante ! Je n'en crois pas mes yeux ! J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran. J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu, Tellement tu étais proche, magnifiée ! Mais je me suis retenu et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds et la moue sur tes lèvres couleur aubergine Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux, Détail après détail,   de tes accessoires, de tes épices. Oh ne m'en veux pas Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche Mais tes accessoires Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel ! Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade Tes boucles d'oreille et ton collier  d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse! Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi ! Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main Des fleurs, encore des boutons de fleurs ! De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ? Tes deux bracelets  d'argent au poignet gauche Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs Et tes mocassins bleus assortis. Et ton pantalon blanc bien évidemment ! Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine ! Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine Sans être toi tout en étant toi. Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts. Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel ! Et je sais désormais que tu es fleur caméléon, Je sais les couleurs de ta quintessence : Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou Dorée au bout des doigts et marron et blanche sur fond bleu, Toute de lianes et feuilles et clochettes Toute fleurs de  safran, gingembre, curcuma Piment, tamarin et cannelle Des épaules aux cuisses ! Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur, Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
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Aug 27, 2019
Aug 27, 2019 at 5:18 AM UTC
Accessoires
Hummmm. Mon Immortelle, mes aïeux ! Comme tu es appétissante ! Je n'en crois pas mes yeux ! J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran. J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu, Tellement tu étais proche, magnifiée ! Mais je me suis retenu et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds et la moue sur tes lèvres couleur aubergine Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux, Détail après détail,   de tes accessoires, de tes épices. Oh ne m'en veux pas Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche Mais tes accessoires Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel ! Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade Tes boucles d'oreille et ton collier  d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse! Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi ! Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main Des fleurs, encore des boutons de fleurs ! De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ? Tes deux bracelets  d'argent au poignet gauche Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs Et tes mocassins bleus assortis. Et ton pantalon blanc bien évidemment ! Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine ! Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine Sans être toi tout en étant toi. Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts. Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel ! Et je sais désormais que tu es fleur caméléon, Je sais les couleurs de ta quintessence : Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou Dorée au bout des doigts et marron et blanche sur fond bleu, Toute de lianes et feuilles et clochettes Toute fleurs de  safran, gingembre, curcuma Piment, tamarin et cannelle Des épaules aux cuisses ! Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur, Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
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Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles, Etait digne de toi, tant elle avait d'étoiles ! Tant son calme était frais ! tant son souffle était doux ! Tant elle éteignait bien ses rumeurs apaisées ! Tant elle répandait d'amoureuses rosées Sur les fleurs et sur nous ! Moi, j'étais devant toi, plein de joie et de flamme, Car tu me regardais avec toute ton âme ! J'admirais la beauté dont ton front se revêt. Et sans même qu'un mot révélât ta pensée, La tendre rêverie en ton cœur commencée Dans mon cœur s'achevait ! Et je bénissais Dieu, dont la grâce infinie Sur la nuit et sur toi jeta tant d'harmonie, Qui, pour me rendre calme et pour me rendre heureux, Vous fit, la nuit et toi, si belles et si pures, Si pleines de rayons, de parfums, de murmures, Si douces toutes deux ! Oh oui, bénissons Dieu dans notre foi profonde ! C'est lui qui fit ton âme et qui créa le monde ! Lui qui charme mon cœur ! lui qui ravit mes yeux ! C'est lui que je retrouve au fond de tout mystère ! C'est lui qui fait briller ton regard sur la terre Comme l'étoile aux cieux ! C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose, L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose ! C'est Dieu qui fait la nuit plus belle que le jour. C'est Dieu qui sur ton corps, ma jeune souveraine, A versé la beauté, comme une coupe pleine, Et dans mon cœur l'amour ! Laisse-toi donc aimer ! - Oh ! l'amour, c'est la vie. C'est tout ce qu'on regrette et tout ce qu'on envie Quand on voit sa jeunesse au couchant décliner. Sans lui rien n'est complet, sans lui rien ne rayonne. La beauté c'est le front, l'amour c'est la couronne : Laisse-toi couronner ! Ce qui remplit une âme, hélas ! tu peux m'en croire, Ce n'est pas un peu d'or, ni même un peu de gloire, Poussière que l'orgueil rapporte des combats, Ni l'ambition folle, occupée aux chimères, Qui ronge tristement les écorces amères Des choses d'ici-bas ; Non, il lui faut, vois-tu, l'hymen de deux pensées, Les soupirs étouffés, les mains longtemps pressées, Le baiser, parfum pur, enivrante liqueur, Et tout ce qu'un regard dans un regard peut lire, Et toutes les chansons de cette douce lyre Qu'on appelle le cœur ! Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète, Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite, Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour ; Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne, Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne, Les âmes ont l'amour ! Le 21 mai 1833.
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Hier, la nuit d'été
Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles, Etait digne de toi, tant elle avait d'étoiles ! Tant son calme était frais ! tant son souffle était doux ! Tant elle éteignait bien ses rumeurs apaisées ! Tant elle répandait d'amoureuses rosées Sur les fleurs et sur nous ! Moi, j'étais devant toi, plein de joie et de flamme, Car tu me regardais avec toute ton âme ! J'admirais la beauté dont ton front se revêt. Et sans même qu'un mot révélât ta pensée, La tendre rêverie en ton cœur commencée Dans mon cœur s'achevait ! Et je bénissais Dieu, dont la grâce infinie Sur la nuit et sur toi jeta tant d'harmonie, Qui, pour me rendre calme et pour me rendre heureux, Vous fit, la nuit et toi, si belles et si pures, Si pleines de rayons, de parfums, de murmures, Si douces toutes deux ! Oh oui, bénissons Dieu dans notre foi profonde ! C'est lui qui fit ton âme et qui créa le monde ! Lui qui charme mon cœur ! lui qui ravit mes yeux ! C'est lui que je retrouve au fond de tout mystère ! C'est lui qui fait briller ton regard sur la terre Comme l'étoile aux cieux ! C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose, L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose ! C'est Dieu qui fait la nuit plus belle que le jour. C'est Dieu qui sur ton corps, ma jeune souveraine, A versé la beauté, comme une coupe pleine, Et dans mon cœur l'amour ! Laisse-toi donc aimer ! - Oh ! l'amour, c'est la vie. C'est tout ce qu'on regrette et tout ce qu'on envie Quand on voit sa jeunesse au couchant décliner. Sans lui rien n'est complet, sans lui rien ne rayonne. La beauté c'est le front, l'amour c'est la couronne : Laisse-toi couronner ! Ce qui remplit une âme, hélas ! tu peux m'en croire, Ce n'est pas un peu d'or, ni même un peu de gloire, Poussière que l'orgueil rapporte des combats, Ni l'ambition folle, occupée aux chimères, Qui ronge tristement les écorces amères Des choses d'ici-bas ; Non, il lui faut, vois-tu, l'hymen de deux pensées, Les soupirs étouffés, les mains longtemps pressées, Le baiser, parfum pur, enivrante liqueur, Et tout ce qu'un regard dans un regard peut lire, Et toutes les chansons de cette douce lyre Qu'on appelle le cœur ! Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète, Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite, Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour ; Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne, Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne, Les âmes ont l'amour ! Le 21 mai 1833.
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-  J'aimerai t'embrasser comme le ciel embrasse les nuages. T'observer comme le renard observe sa proie.   Et je voudrai te dévorer comme l'ogre dévore les Hommes. - Je préférerai m'enfuir, me cacher dans les feuillages. T'oublier, ecraser mes souvenirs comme les herbes qu'on broie. Et je souhaiterai ne plus jamais te revoir, en somme. - Oublies tu ces journées entières passées en ma compagnie ? Ces belles matinées, voir se lever le soleil. Et ces soirées, où je te regardais l'espace d'un instant. Où tu pensais à l'avenir, à notre vie future. - Crois tu que je renie mon passé, quelle est cette manie ? Ce sentiment inexplicable, tu sais je te surveille. Et cette idée insupportable que tu gardes indéfiniment, Qui consistait simplement à m'exposer, comme une peinture. - Vois tu, bien que bonne, soit l'étendue de ton âme, Je ne puis imaginer autre fin à cette terrible histoire. La folie n'a pas de corps, mais tu n'es que furie. Emplie de jalousie, de vanité, comment puis-je m'en défaire ? - Sais tu au moins si réel est ce drame ? Tes reproches, je m'en fou bien, tu manques de mémoire. Folie sans corps et furie sans nom, Pardi ! Qu'en est il de ta déviance affolante ? Peuchère ! - Une fois la chose dite, jamais tu ne pourras la retirer. Sais tu au moins de quoi je t'ai sauvée ? La reconnaissance l'oublie tu, si pas même tu acceptes tes erreurs Un jour viendra ou tu seras obligée de te débrouiller sans moi. - En toi je n'ai jamais eu la foi ! Je vois que tu as toujours l'esprit farceur. Si un jour de la noyade tu m'avais retirée, M'en souviendrais-je sans doute.                                                           - C'était un soir d'été, Quelle honte m'infliges-tu là ! Si un jour j'avais su qu'on en finirait ainsi, Jamais avec toi je serai parti. - Crois tu que j'étais avec toi par bonté ? Mon seul but était d'éviter chez moi le pugilat. Entre nous il n'y avait même pas d'amour Cette histoire me fait trop de peine, finissons en un jour
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Jun 16, 2017
Jun 16, 2017 at 1:50 PM UTC
Déviance
-  J'aimerai t'embrasser comme le ciel embrasse les nuages. T'observer comme le renard observe sa proie.   Et je voudrai te dévorer comme l'ogre dévore les Hommes. - Je préférerai m'enfuir, me cacher dans les feuillages. T'oublier, ecraser mes souvenirs comme les herbes qu'on broie. Et je souhaiterai ne plus jamais te revoir, en somme. - Oublies tu ces journées entières passées en ma compagnie ? Ces belles matinées, voir se lever le soleil. Et ces soirées, où je te regardais l'espace d'un instant. Où tu pensais à l'avenir, à notre vie future. - Crois tu que je renie mon passé, quelle est cette manie ? Ce sentiment inexplicable, tu sais je te surveille. Et cette idée insupportable que tu gardes indéfiniment, Qui consistait simplement à m'exposer, comme une peinture. - Vois tu, bien que bonne, soit l'étendue de ton âme, Je ne puis imaginer autre fin à cette terrible histoire. La folie n'a pas de corps, mais tu n'es que furie. Emplie de jalousie, de vanité, comment puis-je m'en défaire ? - Sais tu au moins si réel est ce drame ? Tes reproches, je m'en fou bien, tu manques de mémoire. Folie sans corps et furie sans nom, Pardi ! Qu'en est il de ta déviance affolante ? Peuchère ! - Une fois la chose dite, jamais tu ne pourras la retirer. Sais tu au moins de quoi je t'ai sauvée ? La reconnaissance l'oublie tu, si pas même tu acceptes tes erreurs Un jour viendra ou tu seras obligée de te débrouiller sans moi. - En toi je n'ai jamais eu la foi ! Je vois que tu as toujours l'esprit farceur. Si un jour de la noyade tu m'avais retirée, M'en souviendrais-je sans doute.                                                           - C'était un soir d'été, Quelle honte m'infliges-tu là ! Si un jour j'avais su qu'on en finirait ainsi, Jamais avec toi je serai parti. - Crois tu que j'étais avec toi par bonté ? Mon seul but était d'éviter chez moi le pugilat. Entre nous il n'y avait même pas d'amour Cette histoire me fait trop de peine, finissons en un jour
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Lion ! J'étais pensif, ô bête prisonnière, Devant la majesté de ta grave crinière ; Du plafond de ta cage elle faisait un dais. Nous songions tous les deux, et tu me regardais. Ton regard était beau, lion. Nous autres hommes, Le peu que nous faisons et le rien que nous sommes, Emplit notre pensée, et dans nos regards vains Brillent nos plans chétifs que nous croyons divins, Nos vœux, nos passions que notre orgueil encense, Et notre petitesse, ivre de sa puissance ; Et, bouffis d'ignorance ou gonflés de venin, Notre prunelle éclate et dit : « Je suis ce nain ! » Nous avons dans nos yeux notre moi misérable. Mais la bête qui vit sous le chêne et l'érable, Qui paît le thym, ou fuit dans les halliers profonds, Qui dans les champs, où nous, hommes, nous étouffons, Respire, solitaire, avec l'astre et la rose, L'être sauvage, obscur et tranquille qui cause Avec la roche énorme et les petites fleurs, Qui, parmi les vallons et les sources en pleurs, Plonge son mufle roux aux herbes non foulées, La brute qui rugit sous les nuits constellées, Qui rêve et dont les pas fauves et familiers De l'antre formidable ébranlent les piliers, Et qui se sent à peine en ces profondeurs sombres, A sous son fier sourcil les monts, les vastes ombres, Les étoiles, les prés, le lac serein, les cieux, Et le mystère obscur des bois silencieux, Et porte en son œil calme, où l'infini commence, Le regard éternel de la nature immense. Juin 1842.
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Baraques de la foire
J'atteignais l'âge austère où l'on est fort en thème, Où l'on cherche, enivré d'on ne sait quel parfum, Afin de pouvoir dire éperdument Je t'aime ! Quelqu'un. J'entrais dans ma treizième année. Ô feuilles vertes ! Jardins ! croissance obscure et douce du printemps ! Et j'aimais Hermina, dans l'ombre. Elle avait, certes, Huit ans. Parfois, bien qu'elle fût à jouer occupée, J'allais, muet, m'asseoir près d'elle, avec ferveur, Et je la regardais regarder sa poupée, Rêveur. Il est une heure étrange où l'on sent l'âme naître ; Un jour, j'eus comme un chant d'aurore au fond du coeur. Soit, pensai-je, avançons, parlons ! c'est l'instant d'être Vainqueur ! Je pris un air profond, et je lui dis : - Minette, Unissons nos destins. Je demande ta main. - Elle me répondit par cette pichenette : - Gamin !
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Hermina
Il viendra un jour Que je me retenais plus Que je regardais l'heure Que je deviendra fou Que échappera de ma bouche Des mots Trop tôt Et inattendu 'Maintenant, je t'aime' je dirais Mais t'inquiete Ma chérie C'est surement menti Mais non Dans le sens Que tu peux Peut-être y penser Parce que, mon cœur Ce que tu sais pas.. Depuis la premier moment C’était déjà le cas.
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Jun 6, 2019
Jun 6, 2019 at 9:24 AM UTC
Un jour