"rebelle" poems
Bonjour mon coeur, bonjour ma douce vie.
Bonjour mon oeil, bonjour ma chère amie,
Hé ! bonjour ma toute belle,
Ma mignardise, bonjour,
Mes délices, mon amour,
Mon doux printemps, ma douce fleur nouvelle,
Mon doux plaisir, ma douce colombelle,
Mon passereau, ma gente tourterelle,
Bonjour, ma douce rebelle.
Hé ! faudra-t-il que quelqu'un me reproche
Que j'aie vers toi le coeur plus dur que roche
De t'avoir laissée, maîtresse,
Pour aller suivre le Roi,
Mendiant je ne sais quoi
Que le vulgaire appelle une largesse ?
Plutôt périsse honneur, court, et richesse,
Que pour les biens jamais je te relaisse,
Ma douce et belle déesse.
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To take you and place you, raised.
You are the dawn.
You take with one hand.
I pry the other hand open and find it empty.
You are to be praised, for your creator’s sake.
Your mistakes, His perfections, sacrilegious.
Bring me towards Him so that I may pray for you to come towards me.
My eyes are closed. And I stumble on words, but not yours.
Distances. I’ve never been enough.
Legs not long enough. Arms not strong enough.
I couldn’t lift you up and I couldn’t let you go.
Regardless, you are to be praised, to be raised. Exalted.
My death is on standby. My calling is mute, mum, moot.
L’amour est un oiseau rebelle.
Nov 28, 2011
Nov 28, 2011 at 5:55 AM UTC
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle (*)
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
À le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda.
* La France.
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Under my bed, hid
a tendered angel,
who had
broken wings,
and she was,
terrified to move
for all she knew
was to
fly.
She sat,
knees wrapped,
to her
chest, crystal tears,
dropping to
her pastel pink
woven
and embroidery
dress.
She looked,
glancing at me
saying she
swam,
in the pools
of her own
tears,
and that she
lost strength.
Her endeavours to
swim further,
were stinted,
she was forced
to be,
parsimonious
and so,
she closed her eyes
letting go.
When she woke,
she found herself,
in darkness, only
the moon lit,
her darkened
space,
phrenic activity
haunting her
mind.
As delicately as,
my body
allowed,
I lay flat down,
so not to scare, her
reaching out,
I collect broken glass,
shattered wings,
bleeding from her.
(The angel was called Rebelle Fleur, she allowed me to ever so carefully, take her from under the bed, and to hold her, with grace and elegance, she lifted her tiny frame, and stood, without her wings, and ever so softly whispered her name, asking me to help fix her wings, so she could once again fly and be free)
© Sia Jane
Feb 4, 2014
Feb 4, 2014 at 4:52 PM UTC
I wish I could look into your eyes,
But Aphrodite won't let me;
For a mere mortal must not heavenly pleasures cherish.
I wish your majestic gait could attain the liquidity of a waltz,
And yet, lose not a scintilla of that grandeur,
That made modest a proud admirer.
I wish I could touch the hands I saw in a dream,
Bestowing spring upon the autumn-struck lilacs,
Lying keen, by the empty street.
I wish I could make you hear 'L'amour est un oiseaux rebelle',
That my earnest love for you, on 'festive' eves sings,
To commemorate grief, that days make me oblivious to.
Now! I call upon you!
Come here,
And be the harbinger to my bliss.
Come here, I pray,
And help catch every moment that dies,
Before we even know it existed.
O come here,and let's sing,
'Libiamo, libiamo'
Before death even knows we exist.
Mar 18, 2019
Mar 18, 2019 at 1:04 PM UTC
Dans Venise la rouge,
Pas un bateau qui bouge ;
Pas un pêcheur dans l'eau,
Pas un falot.
Seul, assis à la grève,
Le grand lion soulève,
Sur l'horizon serein,
Son pied d'airain.
Autour de lui, par groupes,
Navires et chaloupes,
Pareils à des hérons
Couchés en ronds,
Dorment sur l'eau qui fume,
Et croisent dans la brume,
En légers tourbillons,
Leurs pavillons.
La lune qui s'efface
Couvre son front qui passe
D'un nuage étoilé
Demi-voilé.
Ainsi, la dame abbesse
De Sainte-Croix rabaisse
Sa cape aux larges plis
Sur son surplis.
Et les palais antiques,
Et les graves portiques,
Et les blancs escaliers.
Des chevaliers,
Et les ponts, et les rues,
Et les mornes statues,
Et le golfe mouvant
Qui tremble au vent,
Tout se tait, fors les gardes
Aux longues hallebardes,
Qui veillent aux créneaux
Des arsenaux.
- Ah ! maintenant plus d'une
Attend, au clair de lune,
Quelque jeune muguet,
L'oreille au guet.
Pour le bal qu'on prépare,
Plus d'une qui se pare,
Met devant son miroir
Le masque noir.
Sur sa couche embaumée,
La Vanina pâmée
Presse encor son amant,
En s'endormant ;
Et Narcisa, la folle,
Au fond de sa gondole,
S'oublie en un festin
Jusqu'au matin.
Et qui, dans l'Italie,
N'a son grain de folie ?
Qui ne garde aux amours
Ses plus beaux jours ?
Laissons la vieille horloge,
Au palais du vieux doge,
Lui compter de ses nuits
Les longs ennuis.
Comptons plutôt, ma belle,
Sur ta bouche rebelle
Tant de baisers donnés...
Ou pardonnés.
Comptons plutôt tes charmes,
Comptons les douces larmes,
Qu'à nos yeux a coûté
La volupté !
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Oh ! comment retenir cet ange qui s'enfuit ?
Comme il est sombre et pâle ! il ressemble à la nuit.
Comme il s'envole vite !... et de ma main tremblante
S'échappe malgré moi son aile impatiente.
« Reste encore ! il me semble, ange au triste regard,
Qu'avec toi, de mes jours fuit la meilleure part !
Quel est ton nom ? réponds.
- Tu dis vrai, je suis triste ;
Et pourtant, à mes lois jamais rien ne résiste ;
Je dépouille en passant les arbres de leur fleur,
L'âme, de son espoir, le cœur, de son bonheur ;
Je prends tous les trésors, jamais rien ne m'arrête ;
Je ne vois pas les pleurs... je détourne la tête.
Sur mon nom, interroge un cœur que j'ai blessé :
« Hélas ! s'écrira-t-il, c'est l'ange du passé ! »
- Le Passé !! devant toi mon âme est sans prière,
Et je lâche ta main froide comme la pierre.
Contre toi, tout effort demeure superflu...
De mes biens les plus chers, ange, qu'emportes-tu ?
J'emporte **** de toi l'heureuse insouciance
Dont le calme est si doux qu'on dirait l'espérance ;
J'emporte la gaîté, ce bonheur sans motif
Qui répand à l'entour son parfum fugitif ;
J'emporte ces doux chants, rêves de poésie,
Enivrant en secret l'âme qu'ils ont choisie ;
J'emporte ta jeunesse et ton joyeux espoir
Se brisant le matin pour renaître le soir ;
J'emporte ces pensers, qui, dans la solitude,
Donnent un but qu'on aime aux efforts de l'étude ;
J'emporte les bonheurs qui jadis te charmaient,
Car j'emporte avec moi tous les cœurs qui t'aimaient.
- Qu'ai-je fait pour les perdre ?
- Hélas ! rien... mais j'appelle ;
Nul à mes volontés ne peut être rebelle.
Et ne savais-tu pas qu'incertain en son cours,
Tout bonheur doit passer... peut-être en quelques jours !
Que tel est le pouvoir qui gouverne la terre :
Une joie, un regret ; l'ombre après la lumière.
Quand j'ai dit : C'est assez ! en vain on crie : « Encor ! »
Je veux ceux qui l'aimaient... j'emporte mon trésor !
- Oh ! rends-moi quelque instant, ou d'espoir, ou de doute !
Et puis, me dépouillant, tu poursuivras ta route.
- Je ne puis.
- Mais alors, pour mes jours à venir,
Que me laisses-tu donc, mon Dieu !
- Le souvenir.
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Sonnet.
Un ange furieux fond du ciel comme un aigle,
Du mécréant saisit à plein poing les cheveux,
Et dit, le secouant : " Tu connaîtras la règle !
(Car je suis ton bon Ange, entends-tu ?) Je le veux !
Sache qu'il faut aimer, sans faire la grimace,
Le pauvre, le méchant, le tortu, l'hébété,
Pour que tu puisses faire, à Jésus, quand il passe,
Un tapis triomphal avec ta charité.
Tel est l'Amour ! Avant que ton coeur ne se blase,
A la gloire de Dieu rallume ton extase ;
C'est la Volupté vraie aux durables appas !"
Et l'Ange, châtiant autant, ma foi ! qu'il aime,
De ses poings de géant torture l'anathème ;
Mais le **** répond toujours : " Je ne veux pas !"
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Et toi, dors-tu quand la nuit est si belle,
Quand l'eau me cherche et me fuit comme toi,
Quand je te donne un cœur longtemps rebelle ?
Dors-tu, ma vie ! ou rêves-tu de moi ?
Démêles-tu, dans ton âme confuse,
Les doux secrets qui brûlent entre nous ?
Ces longs secrets dont l'amour nous accuse,
Viens-tu les rompre en songe à mes genoux ?
As-tu livré ta voix tendre et hardie
Aux fraîches voix qui font trembler les fleurs ?
Non ! c'est du soir la vague mélodie :
Ton souffle encor n'a pas séché mes pleurs !
Garde toujours ce douloureux empire
Sur notre amour qui cherche à nous trahir ;
Mais garde aussi son mal dont je soupire ;
Son mal est doux, bien qu'il fasse mourir !
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Homme, qui que tu sois, regarde Eve et Marie,
Et comparant ta mère à celle du Sauveur,
Vois laquelle des deux en est le plus chérie,
Et du Père Eternel gagne mieux la faveur.
L'une à peine respire et la voilà rebelle,
L'autre en obéissance est sans compassion ;
L'une nous fait bannir, par l'autre on nous rappelle ;
L'une apporte le mal, l'autre la guérison.
L'une attire sur nous la nuit et la tempête,
Et l'autre rend le calme et le jour aux mortels ;
L'une cède au serpent, l'autre en brise la tête ;
Met à bas son empire et détruit ses autels.
L'une a toute sa race au démon asservie,
L'autre rompt l'esclavage où furent ses aïeux
Par l'une vient la mort et par l'autre la vie,
L'une ouvre les enfers et l'autre ouvre les cieux.
Cette Ève cependant qui nous engage aux flammes
Au point qu'elle est bornée est sans corruption
Et la Vierge " bénie entre toutes les femmes. "
Serait-elle moins pure en sa conception ?
Non, non, n'en croyez rien, et tous tant que nous sommes
Publions le contraire à toute heure, en tout lieu :
Ce que Dieu donne bien à la mère des hommes,
Ne le refusons pas à la Mère de Dieu.
669
Ange rebelle
voyageur, nomade
le sucre dans vie:
pour vous, je fabrique des lustres -
j'écris des centaines de poèmes
qui éclaire l'été en noir.
Je regarde tes peintures
et je rends grâce aux esprits vaudous.
La rue pleure la nuit sans toi.
Le ciel va dans un sens.
La rivière l'autre.
Ange Nomade,
mon coeur va dans tes mains
si proprement.
"Rebel angel,
traveller, nomad,
the sugar in life:
for you I make chandeliers -
I write hundreds of poems
that illuminate the summer in black.
I gaze at your paintings
and give thanks to voodoo spirits.
The street cries at night without you.
The sky runs one way.
The river the other.
Nomad angel,
my heart fits inside your hands
so neatly."
Jun 23, 2019
Jun 23, 2019 at 2:21 PM UTC
Oui, l'oeuvre sort plus belle
D'une forme au travail
Rebelle,
Vers, marbre, onyx, émail.
Point de contraintes fausses !
Mais que pour marcher droit
Tu chausses,
Muse, un cothurne étroit.
Fi du rythme commode,
Comme un soulier trop grand,
Du mode
Que tout pied quitte et prend !
Statuaire, repousse
L'argile que pétrit
Le pouce
Quand flotte ailleurs l'esprit :
Lutte avec le carrare,
Avec le paros dur
Et rare,
Gardiens du contour pur ;
Emprunte à Syracuse
Son bronze où fermement
S'accuse
Le trait fier et charmant ;
D'une main délicate
Poursuis dans un filon
D'agate
Le profil d'Apollon.
Peintre, fuis l'aquarelle,
Et fixe la couleur
Trop frêle
Au four de l'émailleur.
Fais les sirènes bleues,
Tordant de cent façons
Leurs queues,
Les monstres des blasons ;
Dans son nimbe trilobe
La Vierge et son Jésus,
Le globe
Avec la croix dessus.
Tout passe. - L'art robuste
Seul a l'éternité.
Le buste
Survit à la cité.
Et la médaille austère
Que trouve un laboureur
Sous terre
Révèle un empereur.
Les dieux eux-mêmes meurent,
Mais les vers souverains
Demeurent
Plus forts que les airains.
Sculpte, lime, cisèle ;
Que ton rêve flottant
Se scelle
Dans le bloc résistant !
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L'AMOUR EST UN OISEAU REBELLE
cold grey rain
an old 78 colouring it in
in glorious Carmen.
Dec 6, 2016
Dec 6, 2016 at 4:15 AM UTC
Or çà, la belle fille,
Ouvrez cette mantille !
C'est trop de cruauté ;
Faites-nous cette joie
Que pleinement on voie
Toute votre beauté.
Apprenez-le, mignonne,
Quand le bon Dieu vous donne
Un corps aussi parfait,
C'est afin qu'on le sache,
Et c'est péché qu'on cache
Le présent qu'il a fait.
Aime-moi, je suis riche
Comme un joueur qui triche,
Comme un juif usurier :
On peut m'aimer sans honte,
La couronne de comte
Rayonne à mon cimier.
Je suis, comme doit faire
Tout fils de noble père,
Les usages anciens :
On m'encense à ma place ;
Mon prêtre, avant la chasse,
Dit la messe à mes chiens.
J'ai de beaux équipages,
Des valets et des pages
À n'en savoir le nom :
J'ai des vassaux sans nombre
Qui vont baisant mon ombre
Et portent mon pennon.
Soupèse un peu, la belle,
Cette lourde escarcelle,
Hé bien, elle est à toi !
Je veux que ma maîtresse
Fasse envie, en richesse,
À la femme d'un roi.
Tu rejettes mes offres ?
Allons, vide tes coffres,
Argentier de Satan !
Fais vite, ou je dépêche,
Juif, ta carcasse sèche
Au diable qui l'attend.
Des robes qu'on déploie,
De velours ou de soie,
Quelle est celle à ton goût ?
Ces riches pendeloques,
Qu'entre les doigts tu choques,
Prends, je te donne tout :
Colliers dont chaque maille
De cent couleurs s'émaille,
Magnifiques habits,
Beaux satins, fines toiles,
Brocarts semés d'étoiles,
Diamants et rubis !
Oui, pour t'avoir, la belle,
Si tu fais la rebelle,
J'engagerais mon bien...
- Merci, mon gentilhomme,
Reprenez votre somme,
J'ai tout donné pour rien.
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Douce Nuit, ton charme paisible
Du malheureux suspend les pleurs ;
Nul mortel n'est insensible
À tes bienfaisantes erreurs.
Souvent dans un cœur rebelle
Tu fais naître les désirs ;
Et l'amour tendre et fidèle
Te doit ses plus doux plaisirs.
Tu sais par un riant mensonge,
Calmer un amant agité,
Et le consoler, en songe,
D'une triste réalité.
Ô Nuit ! pour la douleur sombre,
Et pour le plaisir d'amour
On doit préférer ton ombre
À l'éclat du plus beau jour.
Comme dans le sein d'une amie
On aime à verser sa douleur,
C'est à toi que je confie
Les premiers soupirs de mon cœur.
Cache-moi, s'il est possible,
L'objet de mon tendre effroi.
Comme moi s'il est sensible,
Qu'il soit discret comme toi !
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