"rappellent" poems
Assise sur tes genoux, les yeux levés vers ton visage
Fatigué par les souvenirs d’une lointaine tristesse,
Je regarde ta figure souriante et marquée par l’âge,
Je suis du bout des doigts les preuves de ta vieillesse.
Chaque creux qui vit à l’ombre de ton front
Me renvoie à un instant de ton passé profond,
Tous tes sourires, tes larmes et tes soucis
Me rappellent qu’il y a une histoire derrière ces plis.
Grand-Père, je dois avouer que ton visage froissé
Me montrent toutes les épreuves que tu as dû traverser.
May 13, 2013
May 13, 2013 at 7:11 AM UTC
Les frôlements du vent qui frottent mes oreilles
Me rappellent le tonnerre qui gronde au **** du ciel
Apeuré de milles nuages flottants.
Mar 21, 2022
Mar 21, 2022 at 10:04 PM UTC
Sur tes riches tapis, sur ton divan qui laisse
Au milieu des parfums respirer la mollesse,
En ce voluptueux séjour,
Où **** de tous les yeux, **** des bruits de la terre,
Les voiles enlacés semblent, pour un mystère,
Eteindre les rayons du jour,
Ne t'enorgueillis pas, courtisane rieuse,
Si, pour toutes tes soeurs ma bouche sérieuse
Te sourit aussi doucement,
Si, pour toi seule ici, moins glacée et moins lente,
Ma main sur ton sein nu s'égare, si brûlante
Qu'on me prendrait pour un amant.
Ce n'est point que mon coeur soumis à ton empire,
Au charme décevant que ton regard inspire
Incapable de résister,
A cet appât trompeur se soit laissé surprendre
Et ressente un amour que tu ne peux comprendre,
Mon pauvre enfant ! ni mériter.
Non : ces rires, ces pleurs, ces baisers, ces morsures,
Ce cou, ces bras meurtris d'amoureuses blessures,
Ces transports, cet oeil enflammé ;
Ce n'est point un aveu, ce n'est point un hommage
Au moins : c'est que tes traits me rappellent l'image
D'une autre femme que j'aimai.
Elle avait ton parler, elle avait ton sourire,
Cet air doux et rêveur qui ne peut se décrire.
Et semble implorer un soutien ;
Et de l'illusion comprends-tu la puissance ?
On dirait que son oeil, tout voilé d'innocence,
Lançait des feux comme le tien.
Allons : regarde-moi de ce regard si tendre,
Parle-moi, touche-moi, qu'il me semble l'entendre
Et la sentir à mes côtés.
Prolonge mon erreur : que cette voix touchante
Me rende des accents si connus et me chante
Tous les airs q'elle m'a chantés !
Hâtons-nous, hâtons-nous ! Insensé qui d'un songe
Quand le jour a chassé le rapide mensonge,
Espère encor le ressaisir !
Qu'à mes baisers de feu ta bouche s'abandonne,
Viens, que chacun de nous trompe l'autre et lui donne
Toi le bonheur, moi le plaisir !
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Prolégomènes à un poème sur la disparition de notre Chienne cocker Laïka
Les Chiens et nous-mêmes
Je vous ferais parvenir le poème presque prémonitoire écrit, cet été à Letia en Corse , intitule «notre chien a onze ans» (en fait elle en avait dix ans et demi).
Ayant déjà eu, un chien cocker de couleur noire; lors mon enfance passée en Kabylie, répondant au nom de «Bambi» (le Faon de la bande dessinée de Walt Disney) j'ai appris à adorer nos meilleurs compagnons avec les chevaux et compte désormais les temps de la vie humaine en durées moyennes de vie passée en compagnie avec ce merveilleux et surtout si fidèle compagnon et ami de l'homme.
C'est à dire que pour une durée de vie moyenne de soixante-quinze ans, au mieux, je considère qu'elle correspond à cinq temps possibles de compagnonnages et d'histoire d'amitié avec un chien (d'un âge maximal au mieux de 15 ans)
Par conséquent, cinq longs temps de bonheurs nous sont donnés par la Nature pour que nous puissions bénéficier des bienfaits et de la compagnie de cet «animal», souvent bien plus «humain» et «gentil» ; hélas il faut bien l'avouer, que nombre de prétendus humains d'une cruauté inconnu dans la faune dite sauvage.
Nous allons demain et dans les jours qui viennent rechercher, un nouveau compagnon pour rester dans ce cycle de vie magique que je viens de vous révéler.
***
Notre chienne Cocker a déjà onze ans
Elle a parcouru onze ans de sa vie de Reine,
sans les soucis de l'étiquette et du labeur.
Notre chienne Laïka savoure sa quiétude,
mais se tient toujours près des valises et des sacs,
dès qu'elle observe un zéphyr de départ,
sa courte queue frétille devant sa laisse,
qu’elle prend dans sa gueule comme pour nous montrer le chemin,
car la « meute » doit se rendre ensemble sans jamais l'abandonner.
Ses deux pattes avec lesquelles elle se hisse sur les rebords de la table pour humer les plats.
Et son museau qu’elle love dans le coup de ta maîtresse pour lui signifier son amour.
Chère Laïka quand tes yeux attendrissants de cocker nous fixent je demande au Destin que tu puisses nous accompagner longtemps pour notre bonheur du présent et le demain de nos vies.
Seuls, ton museau blanchi et ta démarche moins vive, nous rappellent tes onze ans.
Paul Arrighi.
Jan 13, 2016
Jan 13, 2016 at 10:00 AM UTC
je peux voir des jonquilles en dehors de ma fenêtre
les jonquilles sont magnifiques
les jonquilles sont belles et gratuites
les jonquilles me rappellent
les jonquilles me rappellent l'amour
l'amour que j'ai pour elle
beau et gratuit
parfois je rêve des jonquilles
parfois je rêve d'elle
je rêve que nous sommes ensemble
nous sommes amoureux
je rêve que les autres nous regardent de **** et rêvent de ce que nous avons
je rêve que nous sommes des jonquilles dans l'amour
jonquilles se balançant dans la brise
nous sommes sans soucis
quand je me réveille
je la vois
je la vois dormir à côté de moi
je me souviens
je me souviens que ce n'est pas un rêve
elle n'est pas un rêve
nous ne sommes pas un rêve
nous sommes
nous sommes amoureux
nous sommes des jonquilles
jonquilles se balançant dans la brise
Dec 8, 2016
Dec 8, 2016 at 6:10 PM UTC
Les âmes, c'est comme les plantes
Elles ont besoin de soleil et d'eau.
Le premier les nourrit de lumière
Et l'autre de minéraux.
Certaines âmes sont comme des images
De la pure lumière sur du papier glacé.
Elles ont perdu leur lien à la terre
Et risque bientôt de se fâner.
Aussi, comme un bouquet sur une toile flamande
Les âmes sèches nous rappellent tristement la mort
Et bientôt nous vident de nos minéraux.
Mar 31, 2015
Mar 31, 2015 at 3:46 PM UTC
Il est un bosquet sombre où se cache la rose,
Et le doux rossignol y va souvent gémir ;
Il est un fleuve pur dont le cristal l'arrose :
Ce fleuve, on l'a nommé le calme Bendemir.
Dans ma rêveuse enfance, où mon cœur se replonge,
Lorsque je ressemblais au mobile roseau,
En glissant sous les fleurs comme au travers d'un songe
J'écoutais l'eau fuyante et les chants de l'oiseau.
Je n'ai pas oublié cette musique tendre,
Qui remplissait les airs d'un murmure enchanté ;
Dans ma chaîne souvent il m'a semblé l'entendre :
J'ai dit : Le rossignol là-bas a-t-il chanté ?
Penchent-elles encor leurs têtes couronnées,
Ces belles fleurs, dans l'eau que j'écoutais gémir ?
Non, elles étaient fleurs ; le temps les a fanées,
Et leur chute a troublé le calme Bendemir.
Mais lorsqu'elles brillaient dans l'éclat de leurs charmes,
Avant de s'effeuiller sur l'humide tombeau,
On puisa dans leur sein ces odorantes larmes
Qui rappellent l'été dont le règne est si beau !
Ainsi le souvenir rend à mes rêveries
Les chants du rossignol que j'écoutais gémir ;
Et ma chaîne s'étend jusqu'aux rives fleuries
Où je crois voir couler le calme Bendemir.
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Ce ne sont pas des mains d'altesse,
De beau prélat quelque peu saint,
Pourtant une délicatesse
Y laisse son galbe succinct.
Ce ne sont pas des mains d'artiste,
De poète proprement dit,
Mais quelque chose comme triste
En fait comme un groupe en petit ;
Car les mains ont leur caractère,
C'est tout un monde en mouvement
Où le pouce et l'auriculaire
Donnent les pôles de l'aimant.
Les météores de la tête
Comme les tempêtes du cœur,
Tout s'y répète et s'y reflète
Par un don logique et vainqueur.
Ce ne sont pas non plus les palmes
D'un rural ou d'un faubourien ;
Encor leurs grandes lignes calmes
Disent « Travail qui ne doit rien. »
Elles sont maigres, longues, grises,
Phalange large, ongle carré.
Tels en ont aux vitraux d'églises
Les saints sous le rinceau doré,
Ou tels quelques vieux militaires
Déshabitués des combats
Se rappellent leurs longues guerres
Qu'ils narrent entre haut et bas.
Ce soir elles ont, ces mains sèches,
Sous leurs rares poils hérissés,
Des airs spécialement rêches,
Comme en proie à d'âpres pensers.
Le noir souci qui les agace,
Leur quasi-songe aigre les font
Faire une sinistre grimace
À leur façon, mains qu'elles sont.
J'ai peur à les voir sur la table
Préméditer là, sous mes yeux,
Quelque chose de redoutable,
D'inflexible et de furieux.
La main droite est bien à ma droite,
L'autre à ma gauche, je suis seul.
Les linges dans la chambre étroite
Prennent des aspects de linceul,
Dehors le vent hurle sans trêve,
Le soir descend insidieux...
Ah ! si ce sont des mains de rêve,
Tant mieux, - ou tant pis, - ou tant mieux !
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Lorsque je cesse de voyager pendant quelques jours
J'ai l'impression que le temps se fige.
Alors je me ressource et reprends mon énergie
Collecte ces précieuses heures de sommeil.
Quand elles ne se perdent pas,
dans le corps d’un homme indigène
L'inspiration me vient même, du vent frais et
Des rizières de Sagada.
Café brassé, beurre de cacahuètes fait maison
Jarret de bœuf et vin de bignay.
Les plateaux qui me rappellent le Caucase
Le son du clocher à chaque heure de la journée.
Le lingling-o que je porte autour du cou
Et le respect que je porte aux peuples Igorot et Ifugao.
Jan 12, 2025
Jan 12, 2025 at 11:10 PM UTC