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"promet" poems
Vous demandez si l'amour rend heureuse ; Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour. Ah ! pour un jour d'existence amoureuse, Qui ne mourrait ? la vie est dans l'amour. Quand je vivais tendre et craintive amante, Avec ses feux je peignais ses douleurs : Sur son portrait j'ai versé tant de pleurs, Que cette image en paraît moins charmante. Si le sourire, éclair inattendu, Brille parfois au milieu de mes larmes, C'était l'amour ; c'était lui, mais sans armes ; C'était le ciel... qu'avec lui j'ai perdu. Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme ; Il brûle tout, ce doux empoisonneur. J'ai dit bien vrai comme il déchire une âme : Demandez-donc s'il donne le bonheur ! Vous le saurez : oui, quoi qu'il en puisse être, De gré, de force, amour sera le maître ; Et, dans sa fièvre alors lente à guérir, Vous souffrirez, ou vous ferez souffrir. Dès qu'on l'a vu, son absence est affreuse ; Dès qu'il revient, on tremble nuit et jour ; Souvent enfin la mort est dans l'amour ; Et cependant... oui, l'amour rend heureuse !
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L'amour
Toi qui m'entends sans peur te parler de la mort, Parce que ton espoir te promet qu'elle endort Et que le court sommeil commencé dans son ombre S'achève au clair pays des étoiles sans nombre, Reçois mon dernier vœu pour le jour où j'irai Tenter seul, avant toi, si ton espoir dit vrai. Ne cultive au-dessus de mes paupières closes Ni de grands dahlias, ni d'orgueilleuses roses, Ni de rigides lis : ces fleurs montent trop haut. Ce ne sont pas des fleurs si fières qu'il me faut, Car je ne sentirais de ces raides voisines Que le tâtonnement funèbre des racines. Au lieu des dahlias, des roses et des lis, Transplante près de moi le *** volubilis Qui, familier, grimpant le long du vert treillage Pour denteler l'azur où ton âme voyage, Forme de ta beauté le cadre habituel Et fait de ta fenêtre un jardin dans le ciel. Voilà le compagnon que je veux à ma cendre : Flexible, il saura bien jusque vers moi descendre. Quand tu l'auras baisé, chérie, en me nommant, Par quelque étroite fente il viendra doucement, Messager de ton cœur, dans ma suprême couche, Fleurir de ton espoir le néant de ma bouche.
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Le volubilis
La mort vient dégager de la vile matière Notre esprit, souffle de la pur divinité, Et l'ombre des tombeaux nous cache une lumière Dont nos yeux ne pourraient soutenir la clarté. La mort vient délivrer notre âme prisonnière Et lui faire connaître enfin la liberté, Nous mourons, c'est la vie ; et notre heure dernière Est le premier moment de l'immortalité. Ah ! ne redoutons pas de tomber dans l'abîme Où paraît s'engloutir à jamais l'être humain, Le trépas nous promet l'éternel lendemain ; Et par un privilège éclatant et sublime, Quand il meurt ici-bas, l'homme naît dans le ciel Car Dieu le fait mourir pour le rendre immortel.
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L'immortalité
Peste J'hiberne jusqu'à ce qu'il soit temps, perfide, Limpide Contemplez-moi, impies, Le jour du jugement est ici ! Courez par centaines, Car seule la quarantaine Peut vous soigner. Peut vous sauver, Seul l'exil De la prévisibilité infernale de la ville J'ai arraché les pétales de toutes les fleurs Des cloches sonnent à toutes les heures Pour ceux qui sont malades de pleurs, Que ne peuvent soigner aucun docteur. Je rempli les terroirs, Je gratte les fumoirs Je suis le tout, Je suis le fou Guerre Je suis le vouloir Je suis le pouvoir Mourrez sous la loi martiale Souffrez de la vie impartiale Macabre moulin à viande tendre Dans un champ fertilisé à la cendre Le Minos des temps modernes, Que l'on nourrit de notre jeunesse Consomme, vorace comme en ivresse Consume nos amis et nos frères, Salit nos soeurs et nos terres Les mains tachées du sang des atrocités Que l'on regrette un fois revenue la lucidité Personne ne nous détruits mieux que nous-même Personne n'a jamais été sauvé dès son baptême Je tue les espoirs Je vole les avoirs Je suis lucide, Livide Famine Je suis le rat dans les geôles Je n'ai plus de contrôle Même si je fuis ailleurs, On me ronge de l'intérieur ! Sauvez-moi de cet insatiable creux ! Je salive de tous mes yeux À la vue de nourritures fines Dont je suis en manque, j'imagine La vie n'est que désirs, Bonheur, l'excès et son plaisir Que ne ferait pas un homme pour ne pas rater son train Quand il se meurt, et qu'on lui promet un bout de pain ? Que ne ferait pas un homme quand il est seul et qu'il a faim Quand de l'intérieur il meurt, et qu'il besoin de soin ? Je vide les armoires, Je gratte les contoires Je suis le vide Je suis l'avide Mort La limpide clarté La déchirante pureté De la puissante nature, Et de ses créatures Les plus virtueuses, Les plus malicieuses. Célèbre dramaturge, J'ai ce désir de purge, De soulager des siècles d'agonie Et ainsi cloître le cycle de la vie Rien n'est aussi grandiose qu'un dernier coup de théâtre Quand on est seule dans le silence de l'audience à l'amphithéâtre Bien petite compensation pour avoir réprimé ses désirs Que de pouvoir rêver un peu avant d'enfin s'endormir Je vide les boudoirs J'écarte le doute de revoir Je meurs d’ennui, je suis mort, Je meurtris la vie, je suis la mort
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Apr 25, 2020
Apr 25, 2020 at 7:24 PM UTC
Les Quatres cavaliers de l'apocalypse
Peste J'hiberne jusqu'à ce qu'il soit temps, perfide, Limpide Contemplez-moi, impies, Le jour du jugement est ici ! Courez par centaines, Car seule la quarantaine Peut vous soigner. Peut vous sauver, Seul l'exil De la prévisibilité infernale de la ville J'ai arraché les pétales de toutes les fleurs Des cloches sonnent à toutes les heures Pour ceux qui sont malades de pleurs, Que ne peuvent soigner aucun docteur. Je rempli les terroirs, Je gratte les fumoirs Je suis le tout, Je suis le fou Guerre Je suis le vouloir Je suis le pouvoir Mourrez sous la loi martiale Souffrez de la vie impartiale Macabre moulin à viande tendre Dans un champ fertilisé à la cendre Le Minos des temps modernes, Que l'on nourrit de notre jeunesse Consomme, vorace comme en ivresse Consume nos amis et nos frères, Salit nos soeurs et nos terres Les mains tachées du sang des atrocités Que l'on regrette un fois revenue la lucidité Personne ne nous détruits mieux que nous-même Personne n'a jamais été sauvé dès son baptême Je tue les espoirs Je vole les avoirs Je suis lucide, Livide Famine Je suis le rat dans les geôles Je n'ai plus de contrôle Même si je fuis ailleurs, On me ronge de l'intérieur ! Sauvez-moi de cet insatiable creux ! Je salive de tous mes yeux À la vue de nourritures fines Dont je suis en manque, j'imagine La vie n'est que désirs, Bonheur, l'excès et son plaisir Que ne ferait pas un homme pour ne pas rater son train Quand il se meurt, et qu'on lui promet un bout de pain ? Que ne ferait pas un homme quand il est seul et qu'il a faim Quand de l'intérieur il meurt, et qu'il besoin de soin ? Je vide les armoires, Je gratte les contoires Je suis le vide Je suis l'avide Mort La limpide clarté La déchirante pureté De la puissante nature, Et de ses créatures Les plus virtueuses, Les plus malicieuses. Célèbre dramaturge, J'ai ce désir de purge, De soulager des siècles d'agonie Et ainsi cloître le cycle de la vie Rien n'est aussi grandiose qu'un dernier coup de théâtre Quand on est seule dans le silence de l'audience à l'amphithéâtre Bien petite compensation pour avoir réprimé ses désirs Que de pouvoir rêver un peu avant d'enfin s'endormir Je vide les boudoirs J'écarte le doute de revoir Je meurs d’ennui, je suis mort, Je meurtris la vie, je suis la mort
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Que ne comprenez vous pas ? Adolescent perturbé ou perturbateur, Aucune différence, dites-vous ? Oh ! Si, bien sûr qu'il y en a une ! Ah oui ? quelle est-elle ? Voyez vous, lorsqu'un adulte vous promet certaines choses, Vous vous attendez évidemment à ce qu'il les applique. Mais quel désastre lorsque vos espoirs, rompus dans leur prose, S'évaporent, et avec, votre confiance en eux, sacrée tactique ! Voyez vous lorsqu'un grand vous oblige et vous soumet, À son autorité, ou son autoritarisme, Qu'en sais-je ? Alors je vous le dit, je me permet, Soyez honnête ; avec vous même surtout. Le prisme De votre courage, s'élèvera au delà de vos attentes. Sachez seulement que vos exactions ne sont à mes yeux qu'impertinentes.
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Jun 13, 2017
Jun 13, 2017 at 2:22 PM UTC
Promesses scolaires
Puisque nos heures sont remplies De trouble et de calamités ; Puisque les choses que tu lies Se détachent de tous côtés ; Puisque nos pères et nos mères Sont allés où nous irons tous, Puisque des enfants, têtes chères, Se sont endormis avant nous ; Puisque la terre où tu t'inclines Et que tu mouilles de tes pleurs, A déjà toutes nos racines Et quelques-unes de nos fleurs ; Puisqu'à la voix de ceux qu'on aime Ceux qu'on aima mêlent leurs voix ; Puisque nos illusions même Sont pleines d'ombres d'autrefois ; Puisqu'à l'heure où l'on boit l'extase On sent la douleur déborder, Puisque la vie est comme un vase Qu'on ne peut emplir ni vider ; Puisqu'à mesure qu'on avance Dans plus d'ombre on sent flotter ; Puisque la menteuse espérance N'a plus de conte à nous conter ; Puisque le cadran, quand il sonne, Ne nous promet rien pour demain, Puisqu'on ne connaît plus personne De ceux qui vont dans le chemin, Mets ton esprit hors de ce monde ! Mets ton rêve ailleurs qu'ici-bas ! Ta perle n'est pas dans notre onde ! Ton sentier n'est point sous nos pas ! Quand la nuit n'est pas étoilée, Viens te bercer aux flots des mers ; Comme la mort elle est voilée, Comme la vie ils sont amers. L'ombre et l'abîme ont un mystère Que nul mortel ne pénétra ; C'est Dieu qui leur dit de se taire Jusqu'au jour où tout parlera ! D'autres yeux de ces flots sans nombre Ont vainement cherche le fond ; D'autres yeux se sont emplis d'ombre A contempler ce ciel profond. Toi, demande au monde nocturne De la paix pour ton cœur désert ! Demande une goutte à cette urne ! Demande un chant à ce concert ! Plane au-dessus des autres femmes, Et laisse errer tes yeux si beaux Entre le ciel où sont les âmes Et la terre où sont les tombeaux ! Le 19 février 1835.
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Puisque nos heures sont remplies
Puisque nos heures sont remplies De trouble et de calamités ; Puisque les choses que tu lies Se détachent de tous côtés ; Puisque nos pères et nos mères Sont allés où nous irons tous, Puisque des enfants, têtes chères, Se sont endormis avant nous ; Puisque la terre où tu t'inclines Et que tu mouilles de tes pleurs, A déjà toutes nos racines Et quelques-unes de nos fleurs ; Puisqu'à la voix de ceux qu'on aime Ceux qu'on aima mêlent leurs voix ; Puisque nos illusions même Sont pleines d'ombres d'autrefois ; Puisqu'à l'heure où l'on boit l'extase On sent la douleur déborder, Puisque la vie est comme un vase Qu'on ne peut emplir ni vider ; Puisqu'à mesure qu'on avance Dans plus d'ombre on sent flotter ; Puisque la menteuse espérance N'a plus de conte à nous conter ; Puisque le cadran, quand il sonne, Ne nous promet rien pour demain, Puisqu'on ne connaît plus personne De ceux qui vont dans le chemin, Mets ton esprit hors de ce monde ! Mets ton rêve ailleurs qu'ici-bas ! Ta perle n'est pas dans notre onde ! Ton sentier n'est point sous nos pas ! Quand la nuit n'est pas étoilée, Viens te bercer aux flots des mers ; Comme la mort elle est voilée, Comme la vie ils sont amers. L'ombre et l'abîme ont un mystère Que nul mortel ne pénétra ; C'est Dieu qui leur dit de se taire Jusqu'au jour où tout parlera ! D'autres yeux de ces flots sans nombre Ont vainement cherche le fond ; D'autres yeux se sont emplis d'ombre A contempler ce ciel profond. Toi, demande au monde nocturne De la paix pour ton cœur désert ! Demande une goutte à cette urne ! Demande un chant à ce concert ! Plane au-dessus des autres femmes, Et laisse errer tes yeux si beaux Entre le ciel où sont les âmes Et la terre où sont les tombeaux ! Le 19 février 1835.
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