"pouvoir" poems
Ce que j'ai ressenti quand j'ai écouté ses chansons
True sorry
Sa musique t'envahit
Te coupe le souffle
Rien que des sentiments graves, étouffantes
Il te prend par la main
Et t'étrangle soudainement
Il te caresse dans ta gifle
Il est avec toi
et t'abandonne quand tu le désires le plus
Il est là
Sur des vibrations sonores hors norme
Ce qu'il fait t'exaspère
te rend malade
Il ment sans même rougir
L'improbable c'est lui
L'horizon , les jardins vivent dans
ses imaginations
mais il aime me montrer ses démons
Nomade Slang
Je me balade dans tes pensées
Je veille sur tes routines plates
Ton âme danse dans cet espace
Je te voix heureux mais effrayé de
ce monde et ne montrant que ta tristesse
Essentielles
La mer, le vent chaud
les gens qui passent
Tout est familier
Tu revoit ta jeunesse
A l'aise dans un coin
Ce que tu es ne te ressemble plus
Mar 8, 2018
Mar 8, 2018 at 2:01 PM UTC
Es-tu capable de briser la Lune ?
Es-tu capable d'éteindre le Soleil ?
D'obliger le jour de dormir,
De pousser la nuit au réveil ?
Es-tu capable d'enterrer les étoiles ?
Es-tu capable de faire voler les fleurs ?
Aux oiseaux, de faire oublier le chant,
Des nuages, faire arrêter les pleurs ?
Es-tu capable de rendre la Terre plate ?
Es-tu capable de faire tomber le ciel ?
Peux-tu amputer les papillons,
Et donner aux ours les ailes ?
Es-tu capable de rendre la vie ?
Es-tu capable de faire cesser les guerres ?
Peux-tu avaler les océans ?
Peux-tu balayer les déserts ?
Si, ces tâches toutes simples,
Tu ne peux exécuter,
Comment crois-tu pouvoir
Ma flamme éteindre, et mon amour tuer ?
Oct 30, 2010
Oct 30, 2010 at 5:34 AM UTC
Lui, vivant dans un désert sentimental total, avait le teint si blafard
Elle, ayant la main mise sur tant de cœurs, était au sommet de sa gloire
Lui, cherchait une poignée pour remplacer celle cassée de son armoire
Elle, se trouvant aussi dans les parages, se tenait en face sur le trottoir
Et le destin décida de croiser leurs chemins en croisant leurs regards
Lui, envoûte par ses yeux, ne savait que faire, que sentir ou que croire
Elle, en mordillant sa lèvre inférieure, avait sur lui le plus total pouvoir
Lui, médusé sur place, sentit ce qu'il n'a jamais senti a quiconque égard
Elle, à l’âme arrogante se tourna, s'en alla sans même un petit au revoir
Lui, cœur brisé regretta de s’être livré à ce jeu aux risques ostentatoires
Pour dire que l'amour ,guerre ou personne ne peut jamais rien prévoir
Car, le cœur a ses raisons que la raison elle même ne saurait savoir
Jan 5, 2013
Jan 5, 2013 at 10:37 PM UTC
Dame Maladie lâchez moi donc un peu !
Dame Maladie vous fûtes une compagne,
Empressée, aux soins jaloux.
Souvent c'était le nez coulant, plus que nature.
qui donnait au sinus, brûlures de vinaigre.
Enfant c'était l'asthme, d'étouffements suivis,
M'empêchant de dormir, autrement qu'en fauteuil.
Puis dans les années ou tant de sots font carrière,
Ce fut la Melancholia et des longues angoisses,
La sensation terrible de ne pouvoir écrire,
En tout cas au rythme que l'on m'avait fixé,
et les conseil idiots, de tant de bien-portants,
souvent suivi de honte de me voir méprisé.
Puis vint cet eczéma comme une fournaise,
Faisant brûler la peau, comme de, feu Nessus,
La tunique brûlante, puis l'envie de gratter,
Qui soulage la peine avant de l'aggraver.
et mon corps désormais, prenant peur du salé de la mer,
dont enfant j'aimais tant à chevaucher les vagues.
Quelques années plus **** l'intestin, à son tour,
Vint s'occuper de moi et me tenir prostré,
Car riz, charbon et coing restaient insuffisants,
Pour stopper les coliques qui me tenaient chez moi,
la position couchée devenant un refuge,
et seule la lecture me tenait compagnie.
Certes la Médecine est une grande Dame.
Que j'appris a connaître au delà du commun.
Elle sait bien soulager mais rarement guérir.
Et sa fréquentation n'admet point le divorce.
Un jour, peut être, hélas, mes sens s'apaiseront.
Mais pour un long sommeil qui se nomme la Mort,
Paul Arrighi
Jan 22, 2015
Jan 22, 2015 at 12:13 PM UTC
write this silence a symphony
a song to sing what words do not tell -
seventeen year old arms cradling her stomach
pregnant with a truth who's name she dare not speak
shhhh
paint this darkness a rainbow
a myriad of colours exploding from camouflage -
seventy two years young a drip in his arm
flushed with a pain and a shame held mute
shhhh
draw this prison cell an exit
a crudely carved hole radiating light
ageless frame electrified, like lighting
flashing white in a brightly lit room
shhhh
name this shame like a first born
unapologetic, lung screaming introductions -
mask dropped to a mess of shattering self on the floor
arms outstretched for a help in hand
speak
Vouloir, c'est pouvoir.
Mar 26, 2014
Mar 26, 2014 at 10:49 AM UTC
N'attends pas un sourire ... pour être gentil.
N'attends pas d'être seul ... pour apprécier un ami.
N'attends pas d'être aimé ... pour aimer.
N'attends pas de recevoir ... pour donner.
N'attends pas une blague ... pour que tu rit.
N'attends pas le silence ... pour que tu crie.
N'attends pas le vacarme ... pour te réveiller.
N'attends pas de meilleur emploi ... pour commencer à travailler.
N'attends pas d'avoir beaucoup ... pour partager.
N'attends pas le désastre ... pour regretter.
N'attends pas de souffrir ... pour agir.
N'attends pas d'avoir le temps ... pour pouvoir servir.
N'attends pas la chute ... pour te rappeler du conseil.
N'attends pas la nuit ... pour chercher le soleil.
N'attends pas l'erreur ... pour demander le pardon.
N'attends pas la folie ... pour chercher la raison.
N'attends pas la douleur ... pour croire à la prière.
N'attends pas le noir ... pour allumer la lumière.
N'attends pas la séparation ... pour te réconcilier.
N'attends pas la misère ... pour espérer.
N'attends pas la fin ... pour dire le non-dit.
N'attends pas la mort ... pour apprécier la vie.
...Car nul ne sait de combien de temps l'on dispose encore .
Jun 30, 2011
Jun 30, 2011 at 7:44 AM UTC
La vie est un ensemble de hauts et de bas..
il n'y a rien qui puisse changer cela..
Tu n'as qu'a vivre correctement et tu gagneras ce combat..
La vie est remplie de surprise..
Tu peux etre riche et quand tu t'attends le moin,tout se volatise..
Tu peux etre pauvre et quand tu prend ton destin en main,tout se stabilise..
La vie,ce n'est pas avoir et obtenir
mais,plutot etre et devenir..
c'est comme ca que tu resteras a jamais dans des coeurs comme un souvenir..
La vie est un miracle..
avec confiance, evites les obstacles,
car ce n'est pas en regardant le spectacle,
que tu pourra etre au pinacle..
La vie est un mystere..
resoudre la a la facon adventuriere,
et de toi,tu seras fiere..
La vie n'est pas toujours celle qu'on esperer,
mais tant qu'on a la chance de respirer,
tant qu'on a le pouvoir de perseverer,
une vie meilleure,rien ne pourra en empecher..
Ne baisse jamais tes bras..
car ton jour viendra..
Tu peux te trouver confronter a de nombreuses problemes,
pensant toujours a te sortir de ces dilemmes..
Mais n'oublie jamais que tes problemes,
peut importe lesquels,
peuvent etre vaincus par ton perseverance graduel..
car la vie est belle..
Mar 8, 2016
Mar 8, 2016 at 11:45 AM UTC
Furtive fugitive du noir
Tu apparais.
Chez toi tout n'est que contraste
Pure intensité.
Ta longue chevelure de soie
Enveloppe tes hanches
Alors que tu danses
De ton corps et de mon regard
Tu fais une unique joie.
Seul le hasard a le pouvoir de nous réunir
Et la vue est le seul sens
Par lequel nous nous connaissons.
Pourtant le dessin de ton galbe dans la nuit
Allume la flamme qui m'éveille
Et me fait renaître à la vie.
Mar 31, 2015
Mar 31, 2015 at 3:20 PM UTC
Les chiens qui aboient au-dessous de ma fênetre
Me rappelle d'un autre jour
Où je suis heureuse et contente--
Où je suis captivée par l'amour.
Dans mes rêves et pensées,
Ils font une promenade;
Ils me disent, «Tu n'es pas
Tout ce qui ton façade
Laisserait les gens, qui nagent
Dans les larmes chaudes
Avec les bras flechis
Et les yeux emeraudes,
Savoir,» et puis ils partent
Pour abandonner ses raisons
De vivre, d'aimer, d'être
Et ces mots dans une combinaison.
Je crie, «Attends!» toujours,
Et toujours, ils continuent,
Et je continue à les regarder
Alors que ses ombres diminuent.
Les nuages volent au-dessus
Des choses vivantes, fières,
Et j'espère quelque jour pouvoir
Trouver mes rêves comme ces craintes découvertes.
Sep 4, 2013
Sep 4, 2013 at 8:14 PM UTC
Il ya une rose je sais
Présent uniquement dans le plus beau jardin
La tige longue et mince, pas d'épines
Les pétales doux comme de la soie
L'arôme, un matin de printemps
La plus belle rose
Dans le plus beau jardin
Cependant, une telle rose ne pouvait pas aimer une fleur comme moi
La fleur qui ne vit pas dans le plus beau jardin
La fleur avec une tige dentelée et pétales manquants
La fleur qui ne fait jamais assez de soleil
La fleur qui ne veut rien de plus que d'être planté à côté de celle plus belle rose
Vous voyez, la fleur aime que plus belle rose
Mais la rose ne saura jamais
Je t'aime
Je voudrais pouvoir vous dire
Et savez vous aimeriez moi
S'il vous plaît ne pas aller
Rester un peu plus longtemps
Sep 19, 2013
Sep 19, 2013 at 8:53 AM UTC
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes
(Dédié à Abder, Jean-Pierre et Toinou)
Le soleil était brûlant
Et la chaleur comme du plomb
Pas possible de rester à l'intérieur,
Dans l'étuve, alors je sorti
Me protéger sous un parasol,
ou ce qui en tenait lieu
Tenant le verre
De «coca-glaçons» a la main.
Les parasols tamisaient mal
L'ardeur du soleil.
Mais un Zéphyr nous donnait
un souffle de fraîcheur,
Si bienfaisante,
Que je commençais
A me sentir bien et être
moins oppressé par le rythme fou
la fureur et les violences
du Monde et à me réconcilier
avec cette myriade de visages
Si variés de l'humanité
parcourant, rapides et pressés
allez savoir pourquo ? En ce
Dix-huit juillet, la «rue des Filatiers».
Les demoiselles, courts vêtues.
Étaient ravissantes, en cet été,
Ou ne manquaient que les faunes,
décidés à les séduire,
Et parfois, un éclair de chair
Entrevue, virevoltant, comme
un poisson volant.
Venait troubler mon calme
En aiguiser des désirs enfouis.
Je vis passer l'ami d'Abder
Étrangement pressé; je le hélais
Il me dit aller prendre son café Italien,
Et être enfin en vacances,
L'après-midi s'annonçait
Délicieuse et je commençais
A congédier tout stress
Et toute entrave à la délicieuse
Sensation de se sentir vivre,
Je me pris a songer aux lézards
Des rochers de notre Corse
Et aux chants des oiseaux.
Le temps, s'était comme arrêté
et l’ une horloge s’était cassée
Seul, s'imposait, à moi
L'impératif et le goût de vivre
Mais aussi de ressentir intensément,
cette sensation aiguë et finalement trop rare,
De se sentir vivre, partie prenante
Du rythme de la rue et de des flâneurs.
Je songeais à Jean-Sol Partre
A ces philosophies de l'existence
Qui sont, le Maître l’a dit: «un Humanisme»
Et à ce quartier des Carmes,
Enchanteur et fébrile,
que j'ai toujours aimé
pour sa variété de lumières
d'accents et de saveurs.
J'ai voulu durant de longs instants
pouvoir figer ce moment
Et à ce que les visages de la vie
restent si charmeurs et variés
J'avais face à moi ce bouquet de vie
s'écoulant à ce coin de rues
Devant le café «Le Matin»
Faisant assurément partie.
De mes bars préférés à Toulouse
Car l'on y voit passer
Tant d'inconnus et de figures amies.
Paul Arrighi
Jul 26, 2016
Jul 26, 2016 at 10:17 AM UTC
Qu'est-ce donc qui me trouble, et qu'est-ce que j'attends ?
Je suis triste à la ville, et m'ennuie au village ;
Les plaisirs de mon âge
Ne peuvent me sauver de la longueur du temps.
Autrefois l'amitié, les charmes de l'étude
Remplissaient sans effort mes paisibles loisirs.
Oh ! quel est donc l'objet de mes vagues désirs ?
Je l'ignore, et le cherche avec inquiétude.
Si pour moi le bonheur n'était pas la gaîté,
Je ne le trouve plus dans ma mélancolie ;
Mais, si je crains les pleurs autant que la folie,
Où trouver la félicité ?
Et vous qui me rendiez heureuse,
Avez-vous résolu de me fuir sans retour ?
Répondez, ma raison ; incertaine et trompeuse,
M'abandonnerez-vous au pouvoir de l'Amour ? ...
Hélas ! voilà le nom que je tremblais d'entendre.
Mais l'effroi qu'il inspire est un effroi si doux !
Raison, vous n'avez plus de secret à m'apprendre,
Et ce nom, je le sens, m'en a dit plus que vous.
989
Ode XXVI.
En vous donnant ce pourtraict mien
Dame, je ne vous donne rien
Car tout le bien qui estoit nostre
Amour dès le jour le fit vostre
Que vous me fistes prisonnier,
Mais tout ainsi qu'un jardinier
Envoye des presens au maistre
De son jardin loüé, pour estre
Toujours la grace desservant
De l'heritier, qu'il va servant
Ainsi tous mes presens j'adresse
A vous Cassandre ma maistresse,
Corne à mon tout, et maintenant
Mon portrait je vous vois donnant :
Car la chose est bien raisonnable
Que la peinture ressemblable,
Au cors qui languist en souci
Pour vostre amour, soit vostre aussi.
Mais voyez come elle me semble
Pensive, triste et pasle ensemble,
Portraite de mesme couleur
Qu'amour a portrait son seigneur.
Que pleust à Dieu que la Nature
M'eust fait au coeur une ouverture,
Afin que vous eussiez pouvoir
De me cognoistre et de me voir !
Car ce n'est rien de voir, Maistresse,
La face qui est tromperesse,
Et le front bien souvent moqueur,
C'est le tout que de voir le coeur.
Vous voyriés du mien la constance,
La foi, l'amour, l'obeissance,
Et les voyant, peut estre aussi
Qu'auriés de lui quelque merci,
Et des angoisses qu'il endure :
Voire quand vous seriés plus dure
Que les rochers Caucaseans
Ou les cruels flos Aegeans
Qui sourds n'entendent les prieres
Des pauvres barques marinieres.
1k
Psyché dans ma chambre est entrée,
Et j'ai dit à ce papillon :
- « Nomme-moi la chose sacrée.
« Est-ce l'ombre ? est-ce le rayon ?
« Est-ce la musique des lyres ?
« Est-ce le parfum de la fleur ?
« Quel est entre tous les délires
« Celui qui fait l'homme meilleur ?
« Quel est l'encens ? quelle est la flamme ?
« Et l'organe de l'avatar,
« Et pour les souffrants le dictame,
« Et pour les heureux le nectar ?
« Enseigne-moi ce qui fait vivre,
« Ce qui fait que l'oeil brille et voit !
« Enseigne-moi l'endroit du livre
« Où Dieu pensif pose son doigt.
« Qu'est-ce qu'en sortant de l'Érèbe
« Dante a trouvé de plus complet ?
« Quel est le mot des sphinx de Thèbe
« Et des ramiers du Paraclet ?
« Quelle est la chose, humble et superbe,
« Faite de matière et d'éther,
« Où Dieu met le plus de son verbe
« Et l'homme le plus de sa chair ?
« Quel est le pont que l'esprit montre,
« La route de la fange au ciel,
« Où Vénus Astarté rencontre
« À mi-chemin Ithuriel ?
« Quelle est la clef splendide et sombre,
« Comme aux élus chère aux maudits,
« Avec laquelle on ferme l'ombre
« Et l'on ouvre le paradis ?
« Qu'est-ce qu'Orphée et Zoroastre,
« Et Christ que Jean vint suppléer,
« En mêlant la rose avec l'astre,
« Auraient voulu pouvoir créer ?
« Puisque tu viens d'en haut, déesse,
« Ange, peut-être le sais-tu ?
« Ô Psyché ! quelle est la sagesse ?
« Ô Psyché ! quelle est la vertu ?
« Qu'est-ce que, pour l'homme et la terre,
« L'infini sombre a fait de mieux ?
« Quel est le chef-d'oeuvre du père ?
« Quel est le grand éclair des cieux ? »
Posant sur mon front, sous la nue,
Ses ailes qu'on ne peut briser,
Entre lesquelles elle est nue,
Psyché m'a dit : C'est le baiser.
1k
Oui, femmes, quoi qu'on puisse dire,
Vous avez le fatal pouvoir
De nous jeter par un sourire
Dans l'ivresse ou le désespoir.
Oui, deux mots, le silence même,
Un regard distrait ou moqueur,
Peuvent donner à qui vous aime
Un coup de poignard dans le coeur.
Oui, votre orgueil doit être immense,
Car, grâce à notre lâcheté,
Rien n'égale votre puissance,
Sinon votre fragilité.
Mais toute puissance sur terre
Meurt quand l'abus en est trop grand,
Et qui sait souffrir et se taire
S'éloigne de vous en pleurant.
Quel que soit le mal qu'il endure,
Son triste rôle est le plus beau.
J'aime encor mieux notre torture
Que votre métier de bourreau.
924
Oh ! comment retenir cet ange qui s'enfuit ?
Comme il est sombre et pâle ! il ressemble à la nuit.
Comme il s'envole vite !... et de ma main tremblante
S'échappe malgré moi son aile impatiente.
« Reste encore ! il me semble, ange au triste regard,
Qu'avec toi, de mes jours fuit la meilleure part !
Quel est ton nom ? réponds.
- Tu dis vrai, je suis triste ;
Et pourtant, à mes lois jamais rien ne résiste ;
Je dépouille en passant les arbres de leur fleur,
L'âme, de son espoir, le cœur, de son bonheur ;
Je prends tous les trésors, jamais rien ne m'arrête ;
Je ne vois pas les pleurs... je détourne la tête.
Sur mon nom, interroge un cœur que j'ai blessé :
« Hélas ! s'écrira-t-il, c'est l'ange du passé ! »
- Le Passé !! devant toi mon âme est sans prière,
Et je lâche ta main froide comme la pierre.
Contre toi, tout effort demeure superflu...
De mes biens les plus chers, ange, qu'emportes-tu ?
J'emporte **** de toi l'heureuse insouciance
Dont le calme est si doux qu'on dirait l'espérance ;
J'emporte la gaîté, ce bonheur sans motif
Qui répand à l'entour son parfum fugitif ;
J'emporte ces doux chants, rêves de poésie,
Enivrant en secret l'âme qu'ils ont choisie ;
J'emporte ta jeunesse et ton joyeux espoir
Se brisant le matin pour renaître le soir ;
J'emporte ces pensers, qui, dans la solitude,
Donnent un but qu'on aime aux efforts de l'étude ;
J'emporte les bonheurs qui jadis te charmaient,
Car j'emporte avec moi tous les cœurs qui t'aimaient.
- Qu'ai-je fait pour les perdre ?
- Hélas ! rien... mais j'appelle ;
Nul à mes volontés ne peut être rebelle.
Et ne savais-tu pas qu'incertain en son cours,
Tout bonheur doit passer... peut-être en quelques jours !
Que tel est le pouvoir qui gouverne la terre :
Une joie, un regret ; l'ombre après la lumière.
Quand j'ai dit : C'est assez ! en vain on crie : « Encor ! »
Je veux ceux qui l'aimaient... j'emporte mon trésor !
- Oh ! rends-moi quelque instant, ou d'espoir, ou de doute !
Et puis, me dépouillant, tu poursuivras ta route.
- Je ne puis.
- Mais alors, pour mes jours à venir,
Que me laisses-tu donc, mon Dieu !
- Le souvenir.
963
La vie s'en est allée
La vie s'en est allée
comme vont et viennent les vagues
avec leur écume et leurs ressacs.
Avec leurs rêves de jeunesse
trop souvent envolés
dans la forêt des illusions perdues.
La vie s'en est allée
Comme une pluie d'illusions
Pour nous, rêveurs trébuchants,
Et celles et ceux, brillants
comme des papillons
Happés par leurs mirages.
La vie s'en est allée
Comme l'on fait naufrage,
En se retrouvant Robinson
Dans une île inconnue, **** de tout secours
Guettant les signes de vaisseaux
Qui ne passeront probablement jamais.
La vie, s'en est allée
Comme meurent les roses
Laissant charmes et beauté,
Se dissiper comme des parfums
Évaporés avec le temps.
Ne laissant qu'une faible empreinte.
La vie s'en est allée,
Comme un dernier souffle
Comme un regard mouillé
Qui voudrait s'attarder
Mais n'a plus le pouvoir
de capter l'attention
Des passant(e)s fuyant(e)s.
Paul Arrighi
Sep 16, 2016
Sep 16, 2016 at 2:59 PM UTC
I hereby sing to Winter, to Death and to Fall,
to listen to the plea that rips through my throat:
to descend upon this bed, far from your own;
pour qu'ils arrachent vite de ma poitrine ta fleur
qui pousse depuis le coeur, mon corps traversé
par ses épines faites d'espoir, à force des larmes aiguisés.
I hereby sing to Silence, to Quiet and to Calm,
to please come and deaden the voices that call
with words so complicated, I cannot comprehend
qui poussaient de ta langue, bouche que moi j'ose désirer;
des phrases qui m'ont promis pouvoir la mer traverser,
des chants qui sortent de **** des lèvres étrangers.
I hereby sing to Sleep, to Dreams and to Dark
to come to my rescue and let my lids abide;
that Morpheus he may take me by his hand to your side;
et même si ce n'est qu'Iris qui touche mes mains,
elle connaît tes seins, tes yeux, ton bassin,
et en mes rêves me laisse un cher gout à toi.
May 4, 2015
May 4, 2015 at 5:33 PM UTC
Si mon grand Roy n'eust veincu meinte armee,
Son nom n'iroit, comme il fait, dans les cieux:
Les ennemis l'ont fait victorieux,
Et des veincuz il prend sa renommee.
Si de plusieurs je te voy bien-aimee,
C'est mon trophee, et n'en suis envieux :
D'un tel honneur je deviens glorieux,
Ayant choisy chose tant estimee.
Ma jalousie est ma gloire de voir
Mesmes Amour soumis à ton pouvoir.
Mais s'il advient que de luy je me vange,
Vous honorant d'un service constant,
Jamais mon Roy par trois fois combatant
N'eut tant d'honneur, que j'auray de louange.
814
Sonnet.
Sous ce marbre repose un monarque sans vice,
Dont la seule bonté déplut aux bons François,
Et qui pour tout péché ne fit qu'un mauvais choix
Dont il fut trop longtemps innocemment complice.
L'ambition, l'orgueil, l'audace, l'avarice,
Saisis de son pouvoir, nous donnèrent des lois ;
Et bien qu'il fût en soi le plus juste des rois,
Son règne fut pourtant celui de l'injustice.
Vainqueur de toutes parts, esclave dans sa cour,
Son tyran et le nôtre à peine perd le jour,
Que jusque dans la tombe il le force à le suivre.
Jamais de tels malheurs furent-ils entendus ?
Après trente-trois ans sur le trône perdus,
Commençant à régner, il a cessé de vivre.
794
Ah ! ce n'est pas aimer que prendre sur soi-même
De pouvoir vivre ainsi **** de l'objet qu'on aime.
André Chénier.
Malheur à moi ! je ne sais plus lui plaire ;
Je ne suis plus le charme de ses yeux ;
Ma voix n'a plus l'accent qui vient des cieux,
Pour attendrir sa jalouse colère ;
Il ne vient plus, saisi d'un vague effroi,
Me demander des serments ou des larmes.
Il veille en paix, il s'endort sans alarmes :
Malheur à moi !
Las de bonheur, sans trembler pour ma vie,
Insoucieux, il parle de sa mort !
De ma tristesse il n'a plus le remord,
Et je n'ai pas tous les biens qu'il envie !
Hier, sur mon sein, sans accuser ma foi,
Sans les frayeurs que j'ai tant pardonnées,
Il vit des fleurs qu'il n'avait pas données :
Malheur à moi !
Distrait d'aimer, sans écouter mon père,
Il l'entendit me parler d'avenir ;
Je n'en ai plus, s'il n'y veut pas venir.
Par lui je crois, sans lui je désespère ;
Sans lui, mon Dieu ! comment vivrai-je en toi ?
Je n'ai qu'une âme, et c'est par lui qu'elle aime ;
Et lui, mon Dieu, si ce n'est pas toi-même,
Malheur à moi !
801
Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs,
Ces lettres qui font mon supplice,
Ce portrait qui fut ton complice ;
Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs.
Je te rends ce trésor funeste,
Ce froid témoin de mon affreux ennui.
Ton souvenir brûlant, que je déteste,
Sera bientôt froid comme lui.
Oh ! Reprends tout. Si ma main tremble encore,
C'est que j'ai cru te voir sous ces traits que j'abhorre.
Oui, j'ai cru rencontrer le regard d'un trompeur ;
Ce fantôme a troublé mon courage timide.
Ciel ! On peut donc mourir à l'aspect d'un perfide,
Si son ombre fait tant de peur !
Comme ces feux errants dont le reflet égare,
La flamme de ses yeux a passé devant moi ;
Je rougis d'oublier qu'enfin tout nous sépare ;
Mais je n'en rougis que pour toi.
Que mes froids sentiments s'expriment avec peine !
Amour... que je te hais de m'apprendre la haine !
Eloigne-toi, reprends ces trompeuses couleurs,
Ces lettres, qui font mon supplice,
Ce portrait, qui fut ton complice ;
Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs !
Cache au moins ma colère au cruel qui t'envoie,
Dis que j'ai tout brisé, sans larmes, sans efforts ;
En lui peignant mes douloureux transports,
Tu lui donnerais trop de joie.
Reprends aussi, reprends les écrits dangereux,
Où, cachant sous des fleurs son premier artifice,
Il voulut essayer sa cruauté novice
Sur un coeur simple et malheureux.
Quand tu voudras encore égarer l'innocence,
Quand tu voudras voir brûler et languir,
Quand tu voudras faire aimer et mourir,
N'emprunte pas d'autre éloquence.
L'art de séduire est là, comme il est dans son coeur !
Va ! Tu n'as plus besoin d'étude.
Sois léger par penchant, ingrat par habitude,
Donne la fièvre, amour, et garde ta froideur.
Ne change rien aux aveux pleins de charmes
Dont la magie entraîne au désespoir :
Tu peux de chaque mot calculer le pouvoir,
Et choisir ceux encore imprégnés de mes larmes...
Il n'ose me répondre, il s'envole... il est ****
Puisse-t-il d'un ingrat éterniser l'absence !
Il faudrait par fierté sourire en sa présence :
J'aime mieux souffrir sans témoin.
Il ne reviendra plus, il sait que je l'abhorre ;
Je l'ai dit à l'amour, qui déjà s'est enfui.
S'il osait revenir, je le dirais encore :
Mais on approche, on parle... hélas ! Ce n'est pas lui !
807
(Sur la conquête de la Franche-Comté.)
Quelle rapidité, de conquête en conquête,
En dépit des hivers guident tes étendards ?
Et quel dieu dans tes yeux tient cette foudre prête
Qui fait tomber les murs d'un seul de tes regards ?
A peine tu parais qu'une province entière
Rend hommage à tes lys, et justice à tes droits ;
Et ta course en neuf jours achève une carrière
Que l'on verrait coûter un siècle à d'autres rois.
En vain pour l'applaudir ma muse impatiente,
Attendant ton retour, prête l'oreille au bruit ;
Ta vitesse l'accable, et sa plus haute attente
Ne peut imaginer ce que ton bras produit.
Mon génie, étonné de ne pouvoir te suivre,
En perd haleine et force ; et mon zèle confus,
Bien qu'il t'ait consacré ce qui me reste à vivre,
S'épouvante, t'admire, et n'ose rien de plus.
Je rougis de me taire, et d'avoir tant à dire ;
Mais c'est le seul parti que je puisse choisir :
Grand roi, pour me donner quelque loisir d'écrire,
Daigne prendre pour vaincre un peu plus de loisir !
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