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"pouvais" poems
En 1987 J’ai joué à touche-pipi dans la caravane de mes parents Il s’appelait Nicolas et sentait bon la fleur d’oranger C’était assez agréable Nous passions des vacances dans le Cantal Il n’a cessé de pleuvoir Le camping était en pente avec en diagonale un interminable vide Mes parents jouaient aux cartes avec les parents de Nicolas Je ne sais pas qui ce jour-là a baisé qui Ceci étant Nicolas m’avait demandé si je pouvais manger un bout de sa viande avariée Je devais avoir huit ans et des poussières d’étoiles dans les yeux Le soir à l’apéritif mon père a vomi dans la bouche de la mère de Nicolas La soirée se termina ainsi Et tout le monde à bout de ses envies alla se coucher dans sa caravane respective Pause Ce furent de belles vacances
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Nov 5, 2013
Nov 5, 2013 at 7:37 AM UTC
NE PAS DESCENDRE SUR LA VOIE DANGER DE MORT- Extrait
Alors pourquoi juste maintenant? C’était une nuit sur Bagneux Nous étions mercredi soir à la station Montparnasse-Bienvenüe Je portais ces mêmes vêtements noirs et ma veste grise achetée en Italie Il ne faisait pas trop froid Je rentrais chez moi, vingt heures Mon regard croisa celui d'une jeune femme d'à peu près mon âge Jolie, mince et calme, le visage d'opale et les deux pieds bien posés au sol Avec insistance je la regardais Elle me faisait tellement penser à celle que je n’arrive pas à être Fixant le quai d'en face Le métro était censé arriver dans une minute Quand soudain La tête me tourna Je ne contrôlais plus aucun de mes mouvements Je me suis approchée du mur, m’y suis appuyée tant bien que mal juste pour ne pas tomber Et là, je ne sais pas très bien pourquoi Mais la jeune femme que je ne cessais de regarder sauta sous la rame. L’insupportable bruit L’électricité Le corps en mille morceaux Les gens qui hurlent Le métro qui s'arrête juste devant cet embrasement Pourtant moi Moi Je ne disais rien Je m'accrochais tant que je pouvais au mur J'avais si peur de glisser à mon tour Pourquoi elle Elle était si jolie, si fine et si calme Aucune rature sur son visage d'opale Rien Tandis que moi... Ce n’était qu’une autre nuit sur Bagneux.
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May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:43 AM UTC
Die gosse- "LAISSE LA PORTE FERMEE EN ENTRANT", extrait.
*I would take the last metro every night, if that meant I would see you.* Je voudrais prendre Le dernier métro, si Je pourrais te voir. Je ne sais pas ce Qu’est l’amour. Je tiens à le trouver avec tu. Je suis cassée. Et je ne suis pas aussi fort, qu’elle semble ou crois. Toutes mes journées- elles terminent et commencent seulement avec tu.   Je prendrais le pré- mier métro, si je pouvais rester avec tu.
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Sep 29, 2014
Sep 29, 2014 at 4:39 PM UTC
I would take the last Metro
**** des oiseaux, des troupeaux, des villageoises, Je buvais, accroupi dans quelque bruyère Entourée de tendres bois de noisetiers, Par un brouillard d'après-midi tiède et vert. Que pouvais-je boire dans cette jeune Oise, Ormeaux sans voix, gazon sans fleurs, ciel couvert. Que tirais-je à la gourde de colocase ? Quelque liqueur d'or, fade et qui fait suer. Tel, j'eusse été mauvaise enseigne d'auberge. Puis l'orage changea le ciel, jusqu'au soir. Ce furent des pays noirs, des lacs, des perches, Des colonnades sous la nuit bleue, des gares. L'eau des bois se perdait sur des sables vierges, Le vent, du ciel, jetait des glaçons aux mares... Or ! tel qu'un pêcheur d'or ou de coquillages, Dire que je n'ai pas eu souci de boire !
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Larme
Quel qu’unes Me dis Que ton nom c’est come un belle chanson Mais a moi C’est plus comme revenir aux maison. Tes yeux fragiles Me regarde comme un roi Le seul personne qui peut t’aidé Mais je sais Il n’y a rien que je pouvais faire
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Apr 2, 2013
Apr 2, 2013 at 12:09 AM UTC
je ne peux pas sauvé
La lune de ses mains distraites A laissé choir, du haut de l'air, Son grand éventail à paillettes Sur le bleu tapis de la mer. Pour le ravoir elle se penche Et tend son beau bras argenté ; Mais l'éventail fuit sa main blanche, Par le flot qui passe emporté. Au gouffre amer pour te le rendre, Lune, j'irais bien me jeter, Si tu voulais du ciel descendre, Au ciel si je pouvais monter !
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Au bord de la mer
Naples, 1822. Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre, Le doux frémissement des ailes du zéphyre À travers les rameaux, Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives, Ou le roucoulement des colombes plaintives, Jouant aux bords des eaux ; Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime, Tes cordes exhalaient ce langage sublime, Divin secret des cieux, Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole, Les anges amoureux se parlent sans parole, Comme les yeux aux yeux ; Si de ta douce voix la flexible harmonie, Caressant doucement une âme épanouie Au souffle de l'amour, La berçait mollement sur de vagues images, Comme le vent du ciel fait flotter les nuages Dans la pourpre du jour : Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille, Ma voix murmurerait tout bas à son oreille Des soupirs, des accords, Aussi purs que l'extase où son regard me plonge, Aussi doux que le son que nous apporte un songe Des ineffables bords ! Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière ! Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière Ma vie et ton amour ! Ton regard languissant est plus cher à mon âme Que le premier rayon de la céleste flamme Aux yeux privés du jour.
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Chant d'amour (I)
Shhhhh...ECOUTER LE SILENCE ( Shhhhh...LISTEN TO THE SILENCE ) the silence so loud one could hear the cat blink ( le silence si fort on pouvait entendre le clignotement de chat ) the music of the silence when the music stops ( la musique du silence quand la musique arrêts ) *** the cicadas weaving a sudden silence out of all their noise ( le tissage de cigales un silence soudain hors de leur bruit ) *** the only thing heard in the immense silence the cicada's beating heart ( la seule chose entendre dans l'immense silence les cigales battant coeur ) *** I could hear my blood circulating within me the hurtling of large corpuscles ( je pouvais entendre mon sang circulant à l'intérieur de moi le dévaler corpuscules de grosses ) *** in the darkness our hands our eyes we touch with kisses ( dans l'obscurité nos mains nos yeux nous touchons de baisers )
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Sep 28, 2017
Sep 28, 2017 at 5:59 PM UTC
Shhhhh...ECOUTER LE SILENCE ( Shhhhh...LISTEN TO THE SILENCE )
À Mademoiselle Contat. Vos doigts de rose ont déchiré Le crêpe étendu sur ma vie ; Par vous, belle et sensible amie, De mes fers je suis délivré. Je ne suis plus seul sur la terre ; Je redeviens, par vos bienfaits, Fils, époux, citoyen et père, Ami, frère, et surtout Français. Me savaient-ils cette existence, Ceux qui m'avaient calomnié ? Riche et fier de votre amitié, Pouvais-je abandonner la France ? Ami de la tranquillité, Je ne suis ni guerrier ni prêtre. J'ai fait quelques héros peut-être ; Mais je ne l'ai jamais été. C'est depuis qu'elle m'est ravie Que j'estime la liberté : Elle ressemble à la santé, Que le seul malade apprécie. Mille fois heureux qui par vous Recouvre ce bien que j'adore ; Mille fois plus heureux encore Qui peut le perdre à vos genoux ! À Dunkerque, le 9 décembre 1792
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Ami de la tranquillité
Allongé sur le sol, la tête dans les étoiles Des mouvements de va-et-vient et mon cœur qui s’emballe Ma fréquence respiratoire, graduellement, accélère Des gémissements m’échappent, j’ai besoin d’air Plus long que bon Suis-je parfois amené à penser Quand proche de l’abandon Je sens mes bras tressaillir, prêts à lâcher Un assortiment, lentement, se diversifie et se développe Tant qu’il pourrait en remplir une échoppe Attraction, passion, bouffée de neurotransmetteurs Si je le pouvais, je le ferais durer des heures L’environnement disparaît inéluctablement Derrière un voile de sueur et de concentration Un événement moins futile qu’il ne paraît initialement Amenant la réalité a largement dépassé la fiction Puisque rien ne vaut le fait d’être dans l’action Et d’en ressentir directement tous les frissons Mes pensées lentement s’évaporent puis se condensent Formant un épais nuage qui obstrue toute forme d’illumination Et projette un voile sombre et dense Recouvrant délicatement ma raison Faisant ainsi que tout importe, sauf la compréhension De ce qui excite ma tendre dévotion
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May 8, 2021
May 8, 2021 at 5:28 PM UTC
La timbale
Reviens, reviens, ma bien-aimée ! Comme une fleur **** du soleil, La fleur de ma vie est fermée **** de ton sourire vermeil. Entre nos cœurs tant de distance ! Tant d'espace entre nos baisers ! Ô sort amer ! Ô dure absence ! Ô grands désirs inapaisés ! D'ici là-bas, que de campagnes, Que de villes et de hameaux, Que de vallons et de montagnes, À lasser le pied des chevaux ! Au pays qui me prend ma belle, Hélas ! Si je pouvais aller ; Et si mon corps avait une aile Comme mon âme pour voler ! Par-dessus les vertes collines, Les montagnes au front d'azur, Les champs rayés et les ravines, J'irais d'un vol rapide et sûr. Le corps ne suit pas la pensée ; Pour moi, mon âme, va tout droit, Comme une colombe blessée, S'abattre au rebord de son toit. Descends dans sa gorge divine, Blonde et fauve comme de l'or, Douce comme un duvet d'hermine, Sa gorge, mon royal trésor ; Et dis, mon âme, à cette belle : « Tu sais bien qu'il compte les jours, Ô ma colombe ! À tire d'aile Retourne au nid de nos amours. »
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Absence
Il me dit qu'il était très riche, Mais qu'il craignait le choléra ; - Que de son or il était chiche, Mais qu'il goûtait fort l'Opéra ; - Qu'il raffolait de la nature, Ayant connu monsieur Corot ; - Qu'il n'avait pas encor voiture, Mais que cela viendrait bientôt ; - Qu'il aimait le marbre et la brique, Les bois noirs et les bois dorés ; - Qu'il possédait dans sa fabrique Trois contremaîtres décorés ; - Qu'il avait, sans compter le reste, Vingt mille actions sur le Nord ; Qu'il avait trouvé, pour un zeste, Des encadrements d'Oppenord ; - Qu'il donnerait (fût-ce à Luzarches !) Dans le bric-à-brac jusqu'au cou, Et qu'au Marché des Patriarches Il avait fait plus d'un bon coup ; - Qu'il n'aimait pas beaucoup sa femme, Ni sa mère ; - mais qu'il croyait À l'immortalité de l'âme, Et qu'il avait lu Niboyet ! - Qu'il penchait pour l'amour physique, Et qu'à Rome, séjour d'ennui, Une femme, d'ailleurs phtisique, Etait morte d'amour pour lui. Pendant trois heures et demie, Ce bavard, venu de Tournai, M'a dégoisé toute sa vie ; J'en ai le cerveau consterné. S'il fallait décrire ma peine, Ce serait à n'en plus finir ; Je me disais, domptant ma haine : « Au moins, si je pouvais dormir ! » Comme un qui n'est pas à son aise, Et qui n'ose pas s'en aller, Je frottais de mon cul ma chaise, Rêvant de le faire empaler. Ce monstre se nomme Bastogne ; Il fuyait devant le fléau. Moi, je fuirai jusqu'en Gascogne, Ou j'irai me jeter à l'eau, Si dans ce Paris, qu'il redoute, Quand chacun sera retourné, Je trouve encore sur ma route Ce fléau, natif de Tournai.
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À M. Eugène Fromentin
Il me dit qu'il était très riche, Mais qu'il craignait le choléra ; - Que de son or il était chiche, Mais qu'il goûtait fort l'Opéra ; - Qu'il raffolait de la nature, Ayant connu monsieur Corot ; - Qu'il n'avait pas encor voiture, Mais que cela viendrait bientôt ; - Qu'il aimait le marbre et la brique, Les bois noirs et les bois dorés ; - Qu'il possédait dans sa fabrique Trois contremaîtres décorés ; - Qu'il avait, sans compter le reste, Vingt mille actions sur le Nord ; Qu'il avait trouvé, pour un zeste, Des encadrements d'Oppenord ; - Qu'il donnerait (fût-ce à Luzarches !) Dans le bric-à-brac jusqu'au cou, Et qu'au Marché des Patriarches Il avait fait plus d'un bon coup ; - Qu'il n'aimait pas beaucoup sa femme, Ni sa mère ; - mais qu'il croyait À l'immortalité de l'âme, Et qu'il avait lu Niboyet ! - Qu'il penchait pour l'amour physique, Et qu'à Rome, séjour d'ennui, Une femme, d'ailleurs phtisique, Etait morte d'amour pour lui. Pendant trois heures et demie, Ce bavard, venu de Tournai, M'a dégoisé toute sa vie ; J'en ai le cerveau consterné. S'il fallait décrire ma peine, Ce serait à n'en plus finir ; Je me disais, domptant ma haine : « Au moins, si je pouvais dormir ! » Comme un qui n'est pas à son aise, Et qui n'ose pas s'en aller, Je frottais de mon cul ma chaise, Rêvant de le faire empaler. Ce monstre se nomme Bastogne ; Il fuyait devant le fléau. Moi, je fuirai jusqu'en Gascogne, Ou j'irai me jeter à l'eau, Si dans ce Paris, qu'il redoute, Quand chacun sera retourné, Je trouve encore sur ma route Ce fléau, natif de Tournai.
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au revoir, les prés, les petits morceaux de vert pourquoi, pourquoi je me fais chier quand je ne touche jamais ce clé? au revoir, le souffle de l’air jamais pesé pourquoi je fais de la peine, peiné en brûlant le vent par les deux bouts de blé? adieu, l’embrasse de la mer légèrement dorée où de la tête je ne pouvais pas donner c’est pourquoi c’est quand même pire un peu d’amertume dans chacun de sourires combien de temps je vais mourir se réveillant, on ne peut pas dire…
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Dec 16, 2020
Dec 16, 2020 at 3:06 AM UTC
le soleil couchant
Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air. Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j'entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique. Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures ; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l'espace est plus bleu et plus profond, où l'atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine. Dans l'océan de ta chevelure, j'entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d'hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l'éternelle chaleur. Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d'un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes. Dans l'ardent foyer de ta chevelure, je respire l'odeur du tabac mêlé à l'opium et au sucre ; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l'infini de l'azur tropical ; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m'enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l'huile de coco. Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs.
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Un hémisphère dans une chevelure
Laisse-moi respirer longtemps, longtemps, l'odeur de tes cheveux, y plonger tout mon visage, comme un homme altéré dans l'eau d'une source, et les agiter avec ma main comme un mouchoir odorant, pour secouer des souvenirs dans l'air. Si tu pouvais savoir tout ce que je vois ! tout ce que je sens ! tout ce que j'entends dans tes cheveux ! Mon âme voyage sur le parfum comme l'âme des autres hommes sur la musique. Tes cheveux contiennent tout un rêve, plein de voilures et de mâtures ; ils contiennent de grandes mers dont les moussons me portent vers de charmants climats, où l'espace est plus bleu et plus profond, où l'atmosphère est parfumée par les fruits, par les feuilles et par la peau humaine. Dans l'océan de ta chevelure, j'entrevois un port fourmillant de chants mélancoliques, d'hommes vigoureux de toutes nations et de navires de toutes formes découpant leurs architectures fines et compliquées sur un ciel immense où se prélasse l'éternelle chaleur. Dans les caresses de ta chevelure, je retrouve les langueurs des longues heures passées sur un divan, dans la chambre d'un beau navire, bercées par le roulis imperceptible du port, entre les pots de fleurs et les gargoulettes rafraîchissantes. Dans l'ardent foyer de ta chevelure, je respire l'odeur du tabac mêlé à l'opium et au sucre ; dans la nuit de ta chevelure, je vois resplendir l'infini de l'azur tropical ; sur les rivages duvetés de ta chevelure je m'enivre des odeurs combinées du goudron, du musc et de l'huile de coco. Laisse-moi mordre longtemps tes tresses lourdes et noires. Quand je mordille tes cheveux élastiques et rebelles, il me semble que je mange des souvenirs.
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If I could live forever, I would slide my feet into every pair of shoes I would see the world from every view I would live in every town, hear every sound And I would disavow failure because I would have all the time to try, try again Si je pouvais vivre pour toujours, Je glisserais les pieds dans chaque chaussure, Je verrais le monde à tous les points de vue, j'entendrais tous les sons Je vivrais dans chaque ville et j'oublierais l'échec parce que je pourrais essayer, essayer encore.
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Dec 28, 2016
Dec 28, 2016 at 6:02 PM UTC
If I Could Live Forever
Un gentil écureuil était le camarade, Le tendre ami d'un beau danois. Un jour qu'ils voyageaient comme Oreste et Pylade, La nuit les surprit dans un bois. En ce lieu point d'auberge ; ils eurent de la peine À trouver où se bien coucher. Enfin le chien se mit dans le creux d'un vieux chêne, Et l'écureuil plus haut grimpa pour se nicher. Vers minuit, c'est l'heure des crimes, Longtemps après que nos amis En se disant bon soir se furent endormis, Voici qu'un vieux renard affamé de victimes Arrive au pied de l'arbre, et, levant le museau, Voit l'écureuil sur un rameau. Il le mange des yeux, humecte de sa langue Ses lèvres qui de sang brûlent de s'abreuver ; Mais jusqu'à l'écureuil il ne peut arriver : Il faut donc par une harangue L'engager à descendre ; et voici son discours : Ami, pardonnez, je vous prie, Si de votre sommeil j'ose troubler le cours : Mais le pieux transport dont mon âme est remplie Ne peut se contenir ; je suis votre cousin Germain : Votre mère était sœur de feu mon digne père. Cet honnête homme, hélas ! à son heure dernière, M'a tant recommandé de chercher son neveu Pour lui donner moitié du peu Qu'il m'a laissé de bien ! Venez donc, mon cher frère, Venez, par un embrassement, Combler le doux plaisir que mon âme ressent. Si je pouvais monter jusqu'aux lieux où vous êtes, Oh ! J'y serais déjà, soyez-en bien certain. Les écureuils ne sont pas bêtes, Et le mien était fort malin ; Il reconnaît le patelin, Et répond d'un ton doux : je meurs d'impatience De vous embrasser, mon cousin ; Je descends : mais, pour mieux lier la connaissance, Je veux vous présenter mon plus fidèle ami, Un parent qui prit soin de nourrir mon enfance ; Il dort dans ce trou-là : frappez un peu ; je pense Que vous serez charmé de le connaître aussi. Aussitôt maître renard frappe, Croyant en manger deux : mais le fidèle chien S'élance de l'arbre, le happe, Et vous l'étrangle bel et bien. Ceci prouve deux points : d'abord, qu'il est utile Dans la douce amitié de placer son bonheur ; Puis, qu'avec de l'esprit il est souvent facile Au piège qu'il nous tend de surprendre un trompeur.
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L'écureuil, le chien et le renard
Un gentil écureuil était le camarade, Le tendre ami d'un beau danois. Un jour qu'ils voyageaient comme Oreste et Pylade, La nuit les surprit dans un bois. En ce lieu point d'auberge ; ils eurent de la peine À trouver où se bien coucher. Enfin le chien se mit dans le creux d'un vieux chêne, Et l'écureuil plus haut grimpa pour se nicher. Vers minuit, c'est l'heure des crimes, Longtemps après que nos amis En se disant bon soir se furent endormis, Voici qu'un vieux renard affamé de victimes Arrive au pied de l'arbre, et, levant le museau, Voit l'écureuil sur un rameau. Il le mange des yeux, humecte de sa langue Ses lèvres qui de sang brûlent de s'abreuver ; Mais jusqu'à l'écureuil il ne peut arriver : Il faut donc par une harangue L'engager à descendre ; et voici son discours : Ami, pardonnez, je vous prie, Si de votre sommeil j'ose troubler le cours : Mais le pieux transport dont mon âme est remplie Ne peut se contenir ; je suis votre cousin Germain : Votre mère était sœur de feu mon digne père. Cet honnête homme, hélas ! à son heure dernière, M'a tant recommandé de chercher son neveu Pour lui donner moitié du peu Qu'il m'a laissé de bien ! Venez donc, mon cher frère, Venez, par un embrassement, Combler le doux plaisir que mon âme ressent. Si je pouvais monter jusqu'aux lieux où vous êtes, Oh ! J'y serais déjà, soyez-en bien certain. Les écureuils ne sont pas bêtes, Et le mien était fort malin ; Il reconnaît le patelin, Et répond d'un ton doux : je meurs d'impatience De vous embrasser, mon cousin ; Je descends : mais, pour mieux lier la connaissance, Je veux vous présenter mon plus fidèle ami, Un parent qui prit soin de nourrir mon enfance ; Il dort dans ce trou-là : frappez un peu ; je pense Que vous serez charmé de le connaître aussi. Aussitôt maître renard frappe, Croyant en manger deux : mais le fidèle chien S'élance de l'arbre, le happe, Et vous l'étrangle bel et bien. Ceci prouve deux points : d'abord, qu'il est utile Dans la douce amitié de placer son bonheur ; Puis, qu'avec de l'esprit il est souvent facile Au piège qu'il nous tend de surprendre un trompeur.
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maybe it just wasn’t perfect timing But who said we had to be perfect to love infinitely? I’ll tell you I love you infinity if you would just... Let me. I wanted to tell him that I’m sorry Because victims live in a loop of uncertainty and I don’t blame others for emotions that are all my own I wanted to tel him he’s all I ever wanted That I can wait an eternity if I have to because to me this was all we ever were Two souls destined for eachother I choose you every time I’ll never stop choosing you You’ve really got to **** me Send me into oblivion or Nothingness before I let you no longer know me No matter what happens I love you With my whole heart You told me soulmates are a thing of the past That thing I keep running from It seems to keep catching you je te libérerais si je le pouvais (I’d break you free if I could)
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Feb 29, 2020
Feb 29, 2020 at 10:54 PM UTC
I wanted to tell him
Il y avait des moments avec vous, Je ne croyais pas à mon existence, Est-ce que je cherchais quelque chose de nouveau? Qu'est-ce que pourrait avoir plus d'importance? En voulant plus, j'ai perdu le plus! Les larmes du bonheur nourrissaient notre amour, C'était un rêve, un miracle ou une illusion? Il a disparu à nouveau, remplacé par le chagrin, Je veux me réveiller pour trouver une solution. En voulant plus j'ai perdu le plus. Maintenant c'est sombre et je ne peux pas dormir, Les larmes tombent, pas du bonheur, Est-ce que j'ai vraiment fait une telle erreur? Cela n'a aucun sens! Je ne pouvais pas faire confiance à mon existence! Je ne sais pas comment, j'ai perdu le plus
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Oct 3, 2017
Oct 3, 2017 at 12:16 PM UTC
En voulant plus, j'ai perdu le plus
Malheur, malheur à qui dans cette mer profonde Du coeur de l'homme jette imprudemment la sonde ! Car le plomb bien souvent, au lieu du sable d'or, De coquilles de nacre aux beaux reflets de moire, N'apporte sur le pont que boue infecte et noire. - Oh ! si je pouvais vivre une autre vie encor ! Certes, je n'irais pas fouiller dans chaque chose Comme j'ai fait. - Qu'importe après tout que la cause Soit triste, si l'effet qu'elle produit est doux ? - Jouissons, faisons-nous un bonheur de surface ; Un beau masque vaut mieux qu'une vilaine face. - Pourquoi l'arracher, pauvres fous ?
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Albertus (LXXII)
Tandis que sur l'herbe étendu, Au bord d'une onde enchanteresse, Fuyant et la molle paresse Et le travail trop assidu, Je ris de l'humaine faiblesse, Et j'use mes moments perdus À médire de notre espèce, Mais non pas des individus ; Qui peut troubler la paix du monde ? Contemplant les plaines de l'onde, L'Europe a réclamé ses droits. Napoléon s'arme, il se lève, Et dans sa main brille le glaive Qui fait et qui défait les rois. Dans les secrets de sa colère, Imprudent qui veut pénétrer ! J'ignore en quels lieux de la terre Albion va le rencontrer ; Mais quels honneurs, mais quelle gloire ; Seraient promis à ma mémoire, Si je pouvais croire aujourd'hui, Que mes rivaux dans l'art des fables Ne me sont pas plus redoutables Que l'univers entier pour lui ! Mai 1812.
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Épilogue
Rondeau. Dans son assiette arrondi mollement, Un pâté chaud, d'un aspect délectable, D'un peu trop **** m'attirait doucement. J'allais à lui. Votre instinct charitable Vous fit lever pour me l'offrir gaiement. Jupin, qu'Hébé grisait au firmament, Voyant ainsi Vénus servir à table, Laissa son verre en choir d'étonnement Dans son assiette. Pouvais-je alors vous faire un compliment ? La grâce échappe, elle est inexprimable ; Les mots sont faits pour ce qu'on trouve aimable, Les regards seuls pour ce qu'on voit charmant ; Et je n'eus pas l'esprit en ce moment Dans son assiette.
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À Madame Cne T
Inconstance, affreux sentiment, Je t'implorais, je te déteste. Si d'un nouvel amour tu me fais un tourment, N'est-ce pas ajouter au tourment qui me reste ? Pour me venger d'un cruel abandon, Offre un autre secours à ma fierté confuse ; Tu flattes mon orgueil, tu séduis ma raison ; Mais mon cœur est plus tendre, il échappe à ta ruse. Oui, prête à m'engager en de nouveaux liens, Je tremble d'être heureuse, et je verse des larmes ; Oui, je sens que mes pleurs avaient pour moi des charmes, Et que mes maux étaient mes biens. Si tu veux m'égarer dans l'amour que j'inspire, Si tu ne veux changer ton ivresse en remords, Arrache donc mon âme à ses premiers transports, À ce tourment aimé que rien ne peut décrire. Me sera-t-il payé, même par le bonheur ? Pour le goûter jamais mon âme est trop sensible ; Je la donne au plaisir; une pente invincible La ramène vers la douleur. Comme un rêve mélancolique, Le souvenir de mes amours Trouble mes nuits, voile mes jours. II est éteint ce feu, ce charme unique, Éteint par toi, cruelle. En vain à mes genoux Tu promets d'enchaîner un amant plus aimable, Ce cœur blessé, dont l'amour est jaloux, Donne encore un regret, un soupir au coupable. Qu'il m'était cher ! que je l'aimais ! Que par un doux empire il m'avait asservie ! Ah ! Je devais l'aimer toute ma vie, Ou ne le voir jamais ! Que méchamment il m'a trompée ! Se peut-il que son âme en fût préoccupée, Quand je donnais à son bonheur Tous les battements de mon cœur ! Dieu ! comment se peut-il qu'une bouche si tendre Par un charme imposteur égare la vertu ? Si ce n'est dans l'amour, où pouvait-il le prendre, Quand il disait : « Je t'aime ; m'aimes-tu ? » Ô fatale inconstance ! ô tourment de mon âme ! Qu'as-tu fait de la sienne, et qu'as-tu fait de moi ? Non, ce n'est pas l'Amour, ce n'est pas lui, c'est toi Qui de nos jours heureux as désuni la flamme. Je ne pouvais le croire : un triste étonnement Au cœur le plus sensible ôtait le sentiment. Mes pleurs se desséchaient à leur source brûlante, Mon sang ne coulait plus ; j'étais pâle, mourante ; Mes yeux désenchantés repoussaient l'avenir : Tout semblait m'échapper, tout, jusqu'au souvenir. Mais il revient, rien ne l'efface ; La douleur en fuyant laisse encore une trace. Si tu m'as vue un jour me troubler à ta voix, C'est que tu l'imitais, cet accent que j'adore. Oui, cet accent me trouble encore, Et mon cœur fut créé pour n'aimer qu'une fois.
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L'inconstance
Inconstance, affreux sentiment, Je t'implorais, je te déteste. Si d'un nouvel amour tu me fais un tourment, N'est-ce pas ajouter au tourment qui me reste ? Pour me venger d'un cruel abandon, Offre un autre secours à ma fierté confuse ; Tu flattes mon orgueil, tu séduis ma raison ; Mais mon cœur est plus tendre, il échappe à ta ruse. Oui, prête à m'engager en de nouveaux liens, Je tremble d'être heureuse, et je verse des larmes ; Oui, je sens que mes pleurs avaient pour moi des charmes, Et que mes maux étaient mes biens. Si tu veux m'égarer dans l'amour que j'inspire, Si tu ne veux changer ton ivresse en remords, Arrache donc mon âme à ses premiers transports, À ce tourment aimé que rien ne peut décrire. Me sera-t-il payé, même par le bonheur ? Pour le goûter jamais mon âme est trop sensible ; Je la donne au plaisir; une pente invincible La ramène vers la douleur. Comme un rêve mélancolique, Le souvenir de mes amours Trouble mes nuits, voile mes jours. II est éteint ce feu, ce charme unique, Éteint par toi, cruelle. En vain à mes genoux Tu promets d'enchaîner un amant plus aimable, Ce cœur blessé, dont l'amour est jaloux, Donne encore un regret, un soupir au coupable. Qu'il m'était cher ! que je l'aimais ! Que par un doux empire il m'avait asservie ! Ah ! Je devais l'aimer toute ma vie, Ou ne le voir jamais ! Que méchamment il m'a trompée ! Se peut-il que son âme en fût préoccupée, Quand je donnais à son bonheur Tous les battements de mon cœur ! Dieu ! comment se peut-il qu'une bouche si tendre Par un charme imposteur égare la vertu ? Si ce n'est dans l'amour, où pouvait-il le prendre, Quand il disait : « Je t'aime ; m'aimes-tu ? » Ô fatale inconstance ! ô tourment de mon âme ! Qu'as-tu fait de la sienne, et qu'as-tu fait de moi ? Non, ce n'est pas l'Amour, ce n'est pas lui, c'est toi Qui de nos jours heureux as désuni la flamme. Je ne pouvais le croire : un triste étonnement Au cœur le plus sensible ôtait le sentiment. Mes pleurs se desséchaient à leur source brûlante, Mon sang ne coulait plus ; j'étais pâle, mourante ; Mes yeux désenchantés repoussaient l'avenir : Tout semblait m'échapper, tout, jusqu'au souvenir. Mais il revient, rien ne l'efface ; La douleur en fuyant laisse encore une trace. Si tu m'as vue un jour me troubler à ta voix, C'est que tu l'imitais, cet accent que j'adore. Oui, cet accent me trouble encore, Et mon cœur fut créé pour n'aimer qu'une fois.
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Je vis cloîtré dans mon âme profonde, Sans rien d'humain, sans amour, sans amis, Seul comme un dieu, n'ayant d'égaux au monde Que mes aïeux sous la tombe endormis ! Hélas ! grandeur veut dire solitude. Comme une idole au geste surhumain, Je reste là, gardant mon attitude, La pourpre au dos, le monde dans la main. Comme Jésus, j'ai le cercle d'épines ; Les rayons d'or du nimbe sidéral Percent ma peau comme des javelines, Et sur mon front perle mon sang royal. Le bec pointu du vautour héraldique Fouille mon flanc en proie aux noirs soucis : Sur son rocher, le Prométhée antique N'était qu'un roi sur son fauteuil assis. De mon olympe entouré de mystère, Je n'entends rien que la voix des flatteurs ; C'est le seul bruit qui des bruits de la terre Puisse arriver à de telles hauteurs ; Et si parfois mon peuple, qu'on outrage, En gémissant entrechoque ses fers : « Sire ! dormez, me dit-on, c'est l'orage ; Les cieux bientôt vont devenir plus clairs. » Je puis tout faire, et je n'ai plus d'envie. Ah ! si j'avais seulement un désir ! Si je sentais la chaleur de la vie ! Si je pouvais partager un plaisir ! Mais le soleil va toujours sans cortège ; Les plus hauts monts sont aussi les plus froids ; Et nul été ne peut fondre la neige Sur les sierras et dans le coeur des rois !
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Le roi solitaire