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"poissons" poems
Muse Reine Tu veux et tu exiges que je me retienne Que je ne m'exhibe pas au tout venant Et que je ne bande que sur ordre exprès de toi Le cachet de la poste faisant foi A la minute heure seconde que tu t'es choisie Pour me déguster à distance. Tu dis que c'est la présence et non l'absence qui te stimule Et tu me dis que je te manque et que ma présence volcanique Te couvre de toutes parts en dépit de la distance. Moi je m'interroge Et je pense que c'est cette absence qui te met en transe Et je veux t'aimer profondément dans cette distance Comme tu n'as jamais été aimée. désirée, choyée, goûtée, savourée Léchée, embrassée, pénétrée, visitée, hantée, caressée, avalée, touchée Consommée, étreinte, engrossée, jouie, priée, chantée, dénudée Comblée, tétée, mordillée, mouillées, aspergé, respectée Mais pour cela il faut que ton âme et chair soient à nu Et la nudité dans la distance passe par la photographie ou la vidéo Et si tu veux que l'oiseau te respecte Il faut que tu le fasses voler et siffler d'aise à ta vue Car il n'aspire qu'à cela soir et matin : Voler au-dessus de tes collines et tes plaines Plonger dans tes lacs et rivières Nager dans tes eaux poissonneuses Plonger son bec dans ta chair ouverte et complice Et en tirer des petits poissons multicolores et chanteurs Chuchoter à ton oreille Les mots qui te font fondre de rires et de désir Ma muse précieuse et généreuse... Alors pour t'être agréable ma bien-aimée C 'est promis juré craché Désormais je ne banderai plus que des yeux Je ne banderai plus que des lèvres Tu pourras me bander les yeux et me bâillonner les lèvres Tant que tu voudras Je banderai encore Et si cela ne suffit pas Pour te prouver mon amour Je banderai aussi des oreilles et du nez Je banderai des mains et des doigts de pieds Je banderai de ma langue Mi pangolin mi orphie Je banderai de mon ombre Une fois deux fois trois fois Autant de fois qu'il le faudra Ce ne sera jamais dans le vide Car je banderai en toi Et même l'air qui t'environne Le soleil et la lune banderont de concert Jusqu'à ce que nous soyons orphies nues, chair et arêtes en rut, Sublimement réunis pour notre danse farandole et tantrique Enfin retrouvée.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:27 AM UTC
Je bande des yeux, je bande des lèvres
Muse Reine Tu veux et tu exiges que je me retienne Que je ne m'exhibe pas au tout venant Et que je ne bande que sur ordre exprès de toi Le cachet de la poste faisant foi A la minute heure seconde que tu t'es choisie Pour me déguster à distance. Tu dis que c'est la présence et non l'absence qui te stimule Et tu me dis que je te manque et que ma présence volcanique Te couvre de toutes parts en dépit de la distance. Moi je m'interroge Et je pense que c'est cette absence qui te met en transe Et je veux t'aimer profondément dans cette distance Comme tu n'as jamais été aimée. désirée, choyée, goûtée, savourée Léchée, embrassée, pénétrée, visitée, hantée, caressée, avalée, touchée Consommée, étreinte, engrossée, jouie, priée, chantée, dénudée Comblée, tétée, mordillée, mouillées, aspergé, respectée Mais pour cela il faut que ton âme et chair soient à nu Et la nudité dans la distance passe par la photographie ou la vidéo Et si tu veux que l'oiseau te respecte Il faut que tu le fasses voler et siffler d'aise à ta vue Car il n'aspire qu'à cela soir et matin : Voler au-dessus de tes collines et tes plaines Plonger dans tes lacs et rivières Nager dans tes eaux poissonneuses Plonger son bec dans ta chair ouverte et complice Et en tirer des petits poissons multicolores et chanteurs Chuchoter à ton oreille Les mots qui te font fondre de rires et de désir Ma muse précieuse et généreuse... Alors pour t'être agréable ma bien-aimée C 'est promis juré craché Désormais je ne banderai plus que des yeux Je ne banderai plus que des lèvres Tu pourras me bander les yeux et me bâillonner les lèvres Tant que tu voudras Je banderai encore Et si cela ne suffit pas Pour te prouver mon amour Je banderai aussi des oreilles et du nez Je banderai des mains et des doigts de pieds Je banderai de ma langue Mi pangolin mi orphie Je banderai de mon ombre Une fois deux fois trois fois Autant de fois qu'il le faudra Ce ne sera jamais dans le vide Car je banderai en toi Et même l'air qui t'environne Le soleil et la lune banderont de concert Jusqu'à ce que nous soyons orphies nues, chair et arêtes en rut, Sublimement réunis pour notre danse farandole et tantrique Enfin retrouvée.
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Je festine ici et là Je festine dans l’au delà Je festine indécemment Ma sauvage est de retour. Je m’accouple aux vents boucs Je m’accouple aux pluies vipères Je m’accouple diaboliquement Ma sage-femme est de retour. Je sodomise les mares crapauds Je sodomise les fleuves lézards Je sodomise exécrablement Ma guérisseuse est de retour. Je blasphème aux solstices Je blasphème aux équinoxes Je blasphème scandaleusement Mon infirmière est de retour. Je me venge en la noyant Je me venge en la brûlant Je me venge insidieusement Mon hérétique est de retour Je cours après tous onguents Je cours après tous poisons Je cours brutalement Ma dénaturée est de retour. J’aime sa danse surnaturelle J’aime ses pas diaboliques J’aime ardemment Ma forcluse est de retour. Je caresse le soufre de son âme Je caresse son pied gauche Je caresse amoureusement Ma Maligne est de retour. Je m’accointe à sa lumière Je m’accointe à son derrière Je m’accointe horriblement Ma pécheresse est de retour. Je badine avec la lune Je badine avec les étoiles Je badine imprudemment Ma prêtresse est de retour. Je pèche des poissons capitaux Je pèche des poissons capiteux Je pèche lubriquement Ma catin est de retour. Je vénère les toisons Je vénère les vipères Je vénère précieusement Mon dragon est de retour. Je me frictionne l’entre-deux-jambes Je me frictionne entre deux outre-tombes Je me frictionne inlassablement Mon ombre est de retour. Je tremble de peur Je tremble de joie Je tremble frénétiquement Ma sorcière est de retour. Je décharge à tous vents Je décharge à tout va Je décharge instantanément Ma bougresse est de retour. Je danse en bégayant Je danse en babillant Je danse ordement jusqu'au chant du coq Ma muse est de retour
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:55 AM UTC
Je tremble, je tremble, je tremble
Je festine ici et là Je festine dans l’au delà Je festine indécemment Ma sauvage est de retour. Je m’accouple aux vents boucs Je m’accouple aux pluies vipères Je m’accouple diaboliquement Ma sage-femme est de retour. Je sodomise les mares crapauds Je sodomise les fleuves lézards Je sodomise exécrablement Ma guérisseuse est de retour. Je blasphème aux solstices Je blasphème aux équinoxes Je blasphème scandaleusement Mon infirmière est de retour. Je me venge en la noyant Je me venge en la brûlant Je me venge insidieusement Mon hérétique est de retour Je cours après tous onguents Je cours après tous poisons Je cours brutalement Ma dénaturée est de retour. J’aime sa danse surnaturelle J’aime ses pas diaboliques J’aime ardemment Ma forcluse est de retour. Je caresse le soufre de son âme Je caresse son pied gauche Je caresse amoureusement Ma Maligne est de retour. Je m’accointe à sa lumière Je m’accointe à son derrière Je m’accointe horriblement Ma pécheresse est de retour. Je badine avec la lune Je badine avec les étoiles Je badine imprudemment Ma prêtresse est de retour. Je pèche des poissons capitaux Je pèche des poissons capiteux Je pèche lubriquement Ma catin est de retour. Je vénère les toisons Je vénère les vipères Je vénère précieusement Mon dragon est de retour. Je me frictionne l’entre-deux-jambes Je me frictionne entre deux outre-tombes Je me frictionne inlassablement Mon ombre est de retour. Je tremble de peur Je tremble de joie Je tremble frénétiquement Ma sorcière est de retour. Je décharge à tous vents Je décharge à tout va Je décharge instantanément Ma bougresse est de retour. Je danse en bégayant Je danse en babillant Je danse ordement jusqu'au chant du coq Ma muse est de retour
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Je lape les laves vertes et jaunes de ma flamme jumelle Comme si ce n'était qu'élixir végétal de chartreuse Je bois, je me désaltère Je me sers, je me ressers Je répète le cocktail sans fin Pure, on the rocks, Deux doses de verte, une dose de jaune Et vice versa Histoire de bien sentir en bouche Les cent trente saveurs sacrées De cette liqueur en transe Qui dévale du volcan réveillé qui dégorge. Ma langue plonge et pêche en apnée Dans les profondeurs de la roche mère Des cris muets en fusion qui giclent en poissons étincelants Comme des fumerolles des cratères. J 'étanche, moine liquoriste, Autant que faire se peut, La soif perpétuelle De cet élixir de vie Qu 'une fois lapé J 'avale et engloutis Malgré la canicule Malgré mes voeux d'abstinence Malgré moi.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:12 AM UTC
Je lape les laves
it would never have worked out I was a Pisces...he was a ***** *** LA FAUTE CHER BRUTUS... il aurait jamais élaboré Je suis un Poissons ... il était un zizi
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Aug 30, 2015
Aug 30, 2015 at 7:02 PM UTC
THE FAULT DEAR BRUTUS...
La plage de la tour Génoise de Sagone en Corse. Sur le mol étendu De la crique aux rochers Ou le sable nous offre Un couchage argenté Et d'où le clapotis Des vagues qui se meurent Offre un balancement Si propice à la sieste Nous ne nous lassons pas De regarder la mer Qui se montre si douce Mais peut, être, féroce Mais nous n'y songeons pas Occupés à laisser La torpeur nous saisir. Mais le meilleur moment Est quand le soleil S'étire, paressant Sur l'horizon, comme Une orange mure. Un zeste de fraîcheur Vient nous revigorer Et un léger zéphyr Aiguise notre incessant Besoin de nous bouger Alors que nous étions précédemment apaisés. Une salinité un peu plus épicée Fait songer aux poissons, Peut être que ce soir ? Là-bas sous les « paillotes » et d’autres «brises de mer» où des cuisiniers s'affairent Pour nous donner envie De découvrir quelques saveurs Et ces vins blancs si frais Qui font claquer la langue Et vont si bien avec des poissons grillés, Ce soir, aucune restriction Ni régime fâcheux, Laissons l'austérité A ses propagandistes intéressés Et vivons selon ce moment Ou vivre est une fête. A Sagone, ce soir, Comme si cette fête Ne devait pas finir. Paul Arrighi
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Jul 29, 2016
Jul 29, 2016 at 5:40 AM UTC
La plage de la tour Génoise de Sagone en Corse.
Dans ce bar dont la porte Sans cesse bat au vent Une affiche écarlate Vante un autre savon Dansez dansez ma chère Dansez nous avons des banjos Oh Qui me donnera seulement à mâcher Les chewing-gums inutiles Qui parfument très doucement L'haleine des filles des villes Épices dans l'alcool mesuré par les pailles Et menthes sans raison barbouillant les liqueurs Il est des amours sans douceurs Dans les docks sans poissons où la barmaid Défaille Sous le fallacieux prétexte Que je n'ai pas rasé ma barbe Aux relents douteux d'un gin Que son odorat devine D'un bar du Massachussets Au trente-troisième étage Sous l'œil fixe des fenêtres Arrête Mon cœur est dans le ciel et manque de vertu Mais les ascenseurs se suivent Et ne se ressemblent pas Le groom nègre sourit tout bas Pour ne pas salir ses dents blanches Ha si j'avais mon revolver Pour interrompre la musique De la chanson polyphonique Des cent machines à écrire Dans l'état de Michigan Justement quatre-vingt-trois jours Après la mort de quelqu'un Trois joyeux garçons de velours Dansèrent entre eux un quadrille Dansèrent avec le défunt Comme font avec les filles Les gens de la vieille Europe Dans les quartiers mal famés Heureusement que leurs lèvres Ignoraient les mots méchants Car tous les trois étaient vierges Comme on ne l'est pas longtemps.
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Soifs de l'ouest
Un amant ailé Soleil éthéré d’été Laissez-moi être ton Icare Même si je tombe sur la mer Blessez mes faibles ailes Brûlez mes yeux du cristal Pour avoir du plaisir de vous regarder Seulement une fois dans l’aube Tomber amoureux, ce n’est pas un canular Mais comment peux-je dire si vous me trompez ou pas ? Serez-vous capable de me susurrer des illusions ? Serais-je capable d’être le guignol de tes mains ? Larmes d’or Dessous kilos du sel Personne n’écoute le son des souffrances invisibles Néanmoins, comment pourrais-je demeurer dans vos oreilles ? Quand l’air, c’est l’eau Et quand mes veines ont des poissons, Toujours cannibales, En nageant dans le liquide sanglant. Serra ici le vide n’est plus un chose à craindre ? Serra l’amour qui donne l’heure obscure ? Alors, on paralysera et tombera sur un dimensionnelle lagune ? Sans savoir où ou qui je serais Malgré une existence n’est pas une réalité Sans vous, les flammes, dans mon cœur avare
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Feb 19, 2020
Feb 19, 2020 at 11:39 AM UTC
Un amant ailé
"Où tu vas, mon gros matou Libellule, mon fils La virgule en l'air De monticule en monticule Où tu vas mon agneau, Mon miel, mon mielule ? Où tu vas mon chéri, Mon chéri bibi d'amour, Ma bibilule ? Ma bibi lune ? Mon bibendum ? Mon termite ? Ma fourmi volante " Je viens à confesse, ma muse, Ma Déesse, maîtresse et seigneurie sur terre Et dans confesse il y a fesse Et bien que tu te revendiques muse minuscule J'aime qu'agenouillé sur un banc de poissons En sarabande On me bouscule d'ovules Et de péchés dans le confessionnal brute Juste avant la communion de la grand-messe orthodoxe. Prends ma vie vénielle et mortelle ! Je donne ma vie éternelle contre Ton matricule Et dans chaque versicule Mes testicules pour la vie extatique Ma mie, ma minette, ma mamica, oremus ! Dieu aime Dieu savoure Dieu châtie Dieu bande Dieu ovule Dieu tressaille Dieu frissonne Dieu jouit Dieu pardonne Dieu exauce Dieu gicle Amen
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 4:12 AM UTC
Mon chéri, mon agneau, ma vie
Fable VI, Livre V. Quelques brochets jetés dans nos étangs N'y sont pas tout-à-fait nuisibles. Craints des poissons de tous les rangs, Mais au fretin lui seul terribles, S'ils vivent des petits, ils font vivre les grands. Des avortons, sans cesse, engloutissant la tourbe, Ils accroissent d'autant la part des gros mangeurs ; Et de plus à ces bons nageurs Ne laissent pas le temps de croupir dans la bourbe. Il faut dire la vérité : La critique est utile, et sa sévérité Dont notre apologue est l'emblème, Peut avoir au Parnasse un salutaire effet ; Mais encor, pour cela, faut-il que le brochet Ne soit pas du fretin lui-même.
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Les brochets
Prenez garde, mes fils, côtoyez moins le bord, Suivez le fond de la rivière ; Craignez la ligne meurtrière, Ou l'épervier plus dangereux encor. C'est ainsi que parlait une carpe de Seine A de jeunes poissons qui l'écoutaient à peine. C'était au mois d'avril : les neiges, les glaçons, Fondus par les zéphyrs, descendaient des montagnes. Le fleuve, enflé par eux, s'élève à gros bouillons, Et déborde dans les campagnes. Ah ! ah ! criaient les carpillons, Qu'en dis-tu, carpe radoteuse ? Crains-tu pour nous les hameçons ? Nous voilà citoyens de la mer orageuse ; Regarde : on ne voit plus que les eaux et le ciel, Les arbres sont cachés sous l'onde, Nous sommes les maîtres du monde, C'est le déluge universel. Ne croyez pas cela, répond la vieille mère ; Pour que l'eau se retire il ne faut qu'un instant : Ne vous éloignez point, et, de peur d'accident, Suivez, suivez toujours le fond de la rivière. Bah ! disent les poissons, tu répètes toujours Mêmes discours. Adieu, nous allons voir notre nouveau domaine. Parlant ainsi, nos étourdis Sortent tous du lit de la Seine, Et s'en vont dans les eaux qui couvrent le pays. Qu'arriva-t-il ? Les eaux se retirèrent, Et les carpillons demeurèrent ; Bientôt ils furent pris, Et frits. Pourquoi quittaient-ils la rivière ? Pourquoi ? je le sais trop, hélas ! C'est qu'on se croit toujours plus sage que sa mère C'est qu'on veut sortir de sa sphère, C'est, que... c'est que... je ne finirai pas.
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La carpe et les carpillons
Je te regarde à travers le glory hole de ton texte Et comme je suis voyant extra-lucide Je te lis comme si je t'avais moi-même écrite Mot par mot Lettre par lettre Signe par signe Tu m'avoues tous tes fantasmes inavouables Les mille fantasmes inavouables Qui te traversent la chair. Je suis le majordome intime de ton confessional Et tu me confesses tout tout tout Tout tout Tout et son contraire Agenouillée sur l'autel de la cuisine Pour pouvoir communier, excitée comme une puce vierge, À ma soupe aux poissons, À mes pieds de porc à la mode de Caen Et à ma caille aux raisins Tu me confesses ton désir de mariage à ma sainte Trinité Ce piment mortel Et tu réclames la fraise consacrée Le vin de messe bio sans sulphites Et tu m'implores d'être le témoin De tes énièmes noces en quatre jours Pour le meilleur et pour le pire Le vingt-six du joli mois des plaisirs. Tu me demandes conseil pour les préparatifs : La robe de mariée, les dragées, les deux cents invités Le traiteur, l'orchestre, la jarretière Tu passes tout en ***** Du faire-part Jusqu'à la petite lune de miel Jusqu'à ce que la petite rigor mortis nous sépare. Et moi je te suggère de me prendre Comme réalisateur pour épicer le film En panoramique de tes fantasmes. Libre à toi d'en être la script-girl, La monteuse, la scénariste ou projectionniste En plus d'être l'actrice principale, Je me réserverai tout juste une apparition en cameo Te servant en morceau de bravoure, En longs travellings avant et arrière À fleuret moucheté, ton fantasme inavouable.
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Nov 5, 2019
Nov 5, 2019 at 4:43 AM UTC
Tes fantasmes inavouables
Je te regarde à travers le glory hole de ton texte Et comme je suis voyant extra-lucide Je te lis comme si je t'avais moi-même écrite Mot par mot Lettre par lettre Signe par signe Tu m'avoues tous tes fantasmes inavouables Les mille fantasmes inavouables Qui te traversent la chair. Je suis le majordome intime de ton confessional Et tu me confesses tout tout tout Tout tout Tout et son contraire Agenouillée sur l'autel de la cuisine Pour pouvoir communier, excitée comme une puce vierge, À ma soupe aux poissons, À mes pieds de porc à la mode de Caen Et à ma caille aux raisins Tu me confesses ton désir de mariage à ma sainte Trinité Ce piment mortel Et tu réclames la fraise consacrée Le vin de messe bio sans sulphites Et tu m'implores d'être le témoin De tes énièmes noces en quatre jours Pour le meilleur et pour le pire Le vingt-six du joli mois des plaisirs. Tu me demandes conseil pour les préparatifs : La robe de mariée, les dragées, les deux cents invités Le traiteur, l'orchestre, la jarretière Tu passes tout en ***** Du faire-part Jusqu'à la petite lune de miel Jusqu'à ce que la petite rigor mortis nous sépare. Et moi je te suggère de me prendre Comme réalisateur pour épicer le film En panoramique de tes fantasmes. Libre à toi d'en être la script-girl, La monteuse, la scénariste ou projectionniste En plus d'être l'actrice principale, Je me réserverai tout juste une apparition en cameo Te servant en morceau de bravoure, En longs travellings avant et arrière À fleuret moucheté, ton fantasme inavouable.
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Le printemps n'a point tant de fleurs, L'automne tant de raisins meurs, L'été tant de chaleurs halées, L'hiver tant de froides gelées, Ni la mer a tant de poissons, Ni la Beauce tant de moissons, Ni la Bretagne tant d'arènes, Ni l'Auvergne tant de fontaines, Ni la nuit tant de clairs flambeaux, Ni les forêts tant de rameaux, Que je porte au coeur, ma maîtresse, Pour vous de peine et de tristesse.
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Chanson
Plus je t'observe Plus je te contourne Plus je te cisèle à distance Dans le marbre de Carrara Plus il m'apparaît Sans équivoque Que debout ou assise Allongée ou dans un étrange lotus De dos ou de profil Nue ou endormie Cartomancienne ou bohémienne Tu es mon rêve fait femme Le portrait craché de ma Muse. Partout où le vent me porte Je te vois flâner dans l'ombre de mes pas Un jour tu es Madone et tu me souris De ton piédestal de croix et de chapelets De bougies et d'encens qui brûlent L'instant d'après, cantatrice tu entonnes En soprano lyrique les grands airs de l'opéra Tu es fille de roi, tu es esclave Tu es servante mais toujours amoureuse. J'essaie de façonner dans la glaise Une à une les courbes parfaites Dont t'as doté la nature Et je ne vois que chair généreuse et souple Cuisses ouvertes et offertes Nonchalantes et sensuelles Je te vois forte et légère Bien ancrée à la terre comme au ciel Et même si je t'habille c'est nue que je te vois Que je te détaille sous ton masque Et que j'essaie de reproduire la lumière Qui nimbe ton corps. Et surtout je vois ton âme Inlassablement charnelle : Tes seins qui éclatent dans leur corset de soie Tes yeux qui sourient des larmes de joie Tes bras qui font des arabesques Tes fesses pulpeuses et fraîches Qui chevauchent les chevaux en transe Ta bouche qui mordille la peau des nuages Tes pieds de Gradiva qui s'enfoncent dans les sables mouvants Et tes mains qui me font signe au **** De chanter ta gloire éternelle. Le creux de ta nuque qui m'encourage Et m'invite à l'envol vers toi Et cette vulve souveraine au delà des monts et des mers Qui m'attire comme un aimant invisible Vers ton royaume et me charrie dans le flot De tes désirs les plus innommables. Finalement jour après nuit je m'accroche Aux fils de tes cheveux tressés En une longue natte de poissons gigotants Et de fruits odorants Pour m'accueillir à ton balcon Et je grimpe comme un funambule Pour te rejoindre Tu m'encourages de la parole de ton coeur Et le vent souffle et il ne reste que peu d'espace A parcourir pour vaincre la distance Qui nous sépare et nous lie Indissociablement l'un dans l'autre.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:41 AM UTC
Tu es mon rêve fait femme
Plus je t'observe Plus je te contourne Plus je te cisèle à distance Dans le marbre de Carrara Plus il m'apparaît Sans équivoque Que debout ou assise Allongée ou dans un étrange lotus De dos ou de profil Nue ou endormie Cartomancienne ou bohémienne Tu es mon rêve fait femme Le portrait craché de ma Muse. Partout où le vent me porte Je te vois flâner dans l'ombre de mes pas Un jour tu es Madone et tu me souris De ton piédestal de croix et de chapelets De bougies et d'encens qui brûlent L'instant d'après, cantatrice tu entonnes En soprano lyrique les grands airs de l'opéra Tu es fille de roi, tu es esclave Tu es servante mais toujours amoureuse. J'essaie de façonner dans la glaise Une à une les courbes parfaites Dont t'as doté la nature Et je ne vois que chair généreuse et souple Cuisses ouvertes et offertes Nonchalantes et sensuelles Je te vois forte et légère Bien ancrée à la terre comme au ciel Et même si je t'habille c'est nue que je te vois Que je te détaille sous ton masque Et que j'essaie de reproduire la lumière Qui nimbe ton corps. Et surtout je vois ton âme Inlassablement charnelle : Tes seins qui éclatent dans leur corset de soie Tes yeux qui sourient des larmes de joie Tes bras qui font des arabesques Tes fesses pulpeuses et fraîches Qui chevauchent les chevaux en transe Ta bouche qui mordille la peau des nuages Tes pieds de Gradiva qui s'enfoncent dans les sables mouvants Et tes mains qui me font signe au **** De chanter ta gloire éternelle. Le creux de ta nuque qui m'encourage Et m'invite à l'envol vers toi Et cette vulve souveraine au delà des monts et des mers Qui m'attire comme un aimant invisible Vers ton royaume et me charrie dans le flot De tes désirs les plus innommables. Finalement jour après nuit je m'accroche Aux fils de tes cheveux tressés En une longue natte de poissons gigotants Et de fruits odorants Pour m'accueillir à ton balcon Et je grimpe comme un funambule Pour te rejoindre Tu m'encourages de la parole de ton coeur Et le vent souffle et il ne reste que peu d'espace A parcourir pour vaincre la distance Qui nous sépare et nous lie Indissociablement l'un dans l'autre.
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Si l'enfant sommeille, Il verra l'abeille, Quand elle aura fait son miel, Danser entre terre et ciel. Si l'enfant repose, Un ange tout rose, Que la nuit seule on peut voir, Viendra lui dire : « Bonsoir. » Si l'enfant est sage, Sur son doux visage La vierge se penchera, Et longtemps lui parlera. Si mon enfant m'aime, Dieu dira lui-même : J'aime cet enfant qui dort ; Qu'on lui porte un rêve d'or. Fermez ses paupières, Et sur ses prières, De mes jardins pleins de fleurs, Faites glisser les couleurs. Ourlez-lui des langes, Avec vos doigts d'anges, Et laissez sur son chevet Pleuvoir votre blanc duvet. Mettez-lui des ailes Comme aux tourterelle, Pour venir dans mon soleil Danser jusqu'à son réveil ! Qu'il fasse un voyage, Aux bras d'un nuage, Et laissez-le, s'il lui plaît, Boire à mes ruisseaux de lait ! Donnez-lui la chambre De perles et d'ambre. Et qu'il partage en dormant Nos gâteaux de diamant ! Brodez-lui des voiles, Avec mes étoiles, Pour qu'il navigue en bateau Sur mon lac d'azur et d'eau ! Que la lune éclaire L'eau pour lui plus claire, Et qu'il prenne au lac changeant Mes plus fins poissons d'argent ! Mais je veux qu'il dorme, Et qu'il se conforme Au silence des oiseaux, Dans leurs maisons de roseaux ! Car si l'enfant pleure, On entendra l'heure Tinter partout qu'un enfant A fait ce que Dieu défend ! L'écho de la rue, Au bruit accourue, Quand l'heure aura soupiré, Dira : « L'enfant a pleuré ! » Et sa tendre mère, Dans sa nuit amère, Pour son ingrat nourrisson Ne saura plus de chanson ! S'il brame, s'il crie, Par l'aube en furie Ce cher agneau révolté Sera peut-être emporté ! Un si petit être, Par le toit, peut-être, Tout en criant, s'en ira, Et jamais ne reviendra ! Qu'il rôde en ce monde, Sans qu'on lui réponde, Jamais l'enfant que je dis Ne verra mon paradis ! Oui ! mais s'il est sage, Sur son doux visage La vierge se penchera Et longtemps lui parlera !
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Dormeuse
Si l'enfant sommeille, Il verra l'abeille, Quand elle aura fait son miel, Danser entre terre et ciel. Si l'enfant repose, Un ange tout rose, Que la nuit seule on peut voir, Viendra lui dire : « Bonsoir. » Si l'enfant est sage, Sur son doux visage La vierge se penchera, Et longtemps lui parlera. Si mon enfant m'aime, Dieu dira lui-même : J'aime cet enfant qui dort ; Qu'on lui porte un rêve d'or. Fermez ses paupières, Et sur ses prières, De mes jardins pleins de fleurs, Faites glisser les couleurs. Ourlez-lui des langes, Avec vos doigts d'anges, Et laissez sur son chevet Pleuvoir votre blanc duvet. Mettez-lui des ailes Comme aux tourterelle, Pour venir dans mon soleil Danser jusqu'à son réveil ! Qu'il fasse un voyage, Aux bras d'un nuage, Et laissez-le, s'il lui plaît, Boire à mes ruisseaux de lait ! Donnez-lui la chambre De perles et d'ambre. Et qu'il partage en dormant Nos gâteaux de diamant ! Brodez-lui des voiles, Avec mes étoiles, Pour qu'il navigue en bateau Sur mon lac d'azur et d'eau ! Que la lune éclaire L'eau pour lui plus claire, Et qu'il prenne au lac changeant Mes plus fins poissons d'argent ! Mais je veux qu'il dorme, Et qu'il se conforme Au silence des oiseaux, Dans leurs maisons de roseaux ! Car si l'enfant pleure, On entendra l'heure Tinter partout qu'un enfant A fait ce que Dieu défend ! L'écho de la rue, Au bruit accourue, Quand l'heure aura soupiré, Dira : « L'enfant a pleuré ! » Et sa tendre mère, Dans sa nuit amère, Pour son ingrat nourrisson Ne saura plus de chanson ! S'il brame, s'il crie, Par l'aube en furie Ce cher agneau révolté Sera peut-être emporté ! Un si petit être, Par le toit, peut-être, Tout en criant, s'en ira, Et jamais ne reviendra ! Qu'il rôde en ce monde, Sans qu'on lui réponde, Jamais l'enfant que je dis Ne verra mon paradis ! Oui ! mais s'il est sage, Sur son doux visage La vierge se penchera Et longtemps lui parlera !
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Il y a les moissons du ciel Et les moissons de la mer. Et les anguilles préfèrent, au vent Et aux nuages, Les jungles flottantes sans rivage Pour y pondre leurs hommages. Ce n'est pas l'œil du cyclone Ni l'arc-en-ciel Qui captive les poissons volants Et les anémones Et les alimente de goemon, varech De nitrates et phosphates. C'est la mer des sargasses, Refuge des eaux salines, immobiles Et chaudes Où vague et vent sont bannis, Qui mène le bal d'entre deux morts, Le bal des sargasses. Chaque tortue de mer qui éclot, Chaque marin qui s'y frotte, Sens dessus dessous Chante les tentacules de la muse hydroïde Bryozoaire Calme Humide Et nourricière Garantie sans OGM Qui hante ce port d'attache de sa dentelle Fine et négligemment ouvragée .
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Oct 26, 2019
Oct 26, 2019 at 9:06 AM UTC
Le bal des Sargasses
Une tempête Approchait, et je vis, en relevant la tête, Un grand nuage obscur posé sur l'horizon ; Aucun tonnerre encor ne grondait ; le gazon Frissonnait près de moi ; les branches tremblaient toutes, Et des passants lointains se hâtaient sur les routes. Cependant le nuage au flanc vitreux et roux Grandissait, comme un mont qui marcherait vers nous. On voyait dans des prés s'effarer les cavales, Et les troupeaux bêlants fuyaient. Par intervalles, Terreur des bois profonds, des champs silencieux, Emplissant tout à coup tout un côté des cieux, Une lueur sinistre, effrayante, inconnue ; D'un sourd reflet de cuivre illuminait la nue, Et passait, comme si, sous le souffle de Dieu, De grands poissons de flamme aux écailles de feu, Vastes formes dans l'ombre au hasard remuées, En ce sombre océan de brume et de nuées Nageaient, et dans les flots du lourd nuage noir Se laissaient par instants vaguement entrevoir !
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Une tempête
Ma lune est en Poissons Mon soleil en Balance Je suis Scorpion et Pluton Me gouverne en silence De l 'axe de mes noeuds lunaires. Ma lune nage en Poissons Mon soleil brille en Balance et mon ascendant en Verseau. Scorpion, oui, votre Excellence au pays de Vénus et Mercure. Scorpion par l 'amour Scorpion par l 'écriture. Ma mère est intuitive. et mon père cyclonique A quelle sauce les mettre Dans ce thème astral Alors que la précession des équinoxes Nous déplace sur la roue du zodiaque D'un degré tous les soixante-douze ans. La cuisine Karmique des Astres et des Auras Plutôt que celle des Mousquetaires ? Chiche !
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Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 2:37 AM UTC
Cuisine karmique