Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"petites" poems
little ladies than dead exactly dance in my head,precisely dance where danced la guerre. Mimi à la voix fragile qui chatouille Des Italiens the putain with the ivory throat Marie Louise Lallemand n’est-ce pas que je suis belle chéri? les anglais m’aiment tous,les américains aussi….”bon dos, bon cul de Paris”(Marie Vierge Priez Pour Nous) with the long lips of Lucienne which dangle the old men and hot men se promènent doucement le soir(ladies accurately dead les anglais sont gentils et les américains aussi,ils payent bien les américains dance exactly in my brain voulez vous coucher avec moi? Non? pourquoi?) ladies skilfully dead precisely dance where has danced la guerre j’m'appelle Manon,cinq rue Henri Mounier voulez-vous coucher avec moi? te ferai Mimi te ferai Minette, dead exactly dance si vous voulez chatouiller mon lézard ladies suddenly j’m'en fous des nègres (in the twilight of Paris Marie Louise with queenly legs cinq rue Henri Mounier a little love begs,Mimi with the body like une boîte à joujoux, want nice sleep? toutes les petites femmes exactes qui dansent toujours in my head dis donc,Paris ta gorge mystérieuse pourquoi se promène-t-elle,pourquoi éclate ta voix fragile couleur de pivoine?) with the long lips of Lucienne which dangle the old men and hot men precisely dance in my head ladies carefully dead
0
10.5k
Little Ladies
instrumental dreamer time free to sight see wide down corybantic oval perimeter shedding tiers in a garden of angels sprinkled with pine cones at the border of void and Vaud cantons of meltwater cirque les petites Fauconnières the inner basin of my outer reaches I am your visitor I am your audience let's stop for snow and polar cap songs where things are still run by the natural elements instrumental dreamer not by algorithms not by advancement
0
Feb 10, 2022
Feb 10, 2022 at 10:19 AM UTC
Creux du Van
Deux enfants sans soucis, S'embrassent dans la nuit. Ses mains , ses pieds, Ses promenades pendant l'été... Les petites gestes, le paradis perdu, Un amour inattendu. Se sont rencontrés dans un train, Chaqu'un á son chagrin... Un jouet pour les deux.. On peut allumer le feu. Le soleil se couche tous les jours, Et moi.... dans le désert de ma vie.. je cours. Le quai oú ton visage se perd, Les oiseaux dans l'air. Les déserts du grand Sahara, Je te trouve et je ne te vois pas! Victor Marques
0
Dec 14, 2009
Dec 14, 2009 at 8:26 AM UTC
J'AI PERDU MON AMIE
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables ! Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger **** de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme. Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté. À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait : De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère. À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même. Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
0
1.4k
Le joujou du pauvre
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables ! Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger **** de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme. Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté. À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait : De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère. À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même. Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
Continue reading...
8
Ma Diva veut  être meublée de parenthèses De ïambes de jade meuble aux couleurs de toutes les toques Et manches et casaques de l 'arc-en-ciel Toque blanche manches vertes et casaque noire, Toque rose manches blanches et casaque verte. A l'intérieur des petites lunes enchantées Entre losanges, étoiles et petits pois Ma diva, oh la vilaine,  a mis des accolades et des crochets De jade blanc, digressions  ponctuées périodiquement Par d'exquises parties de ïambes en l'air. Qui dit ïambe dit trochée (me suis-je permis de préciser) Et qui dit ïambe et trochée dit scansion Alternance dans le pied, donc dans la marche Dans le pas cadencé, l 'amble, le trot  et le galop De la respiration longue et brève des solipèdes. A l 'intérieur des parenthèses enchantées Entre une espace et l 'autre de l 'écurie J'ai vu danser ainsi une diva de forte encolure Revendiquée modèle de Botero Embarquer en longe un soleil pas trop chaud Pour égayer le paddock de son haras De vieilles pierres et de prés, de sous-bois et de beaux paysages De musées et de concerts et de galipettes Au bras d'un cavalier épicurien Dragon de paille, bon à tout faire : Lad qui la sorte à la longe En chemise polaire de luxe Cavalier qui la monte Au grand steeple-chase de l'immortalité En cajolant ses flancs de liqueur de jade blanche Et  en même temps  groom qui la soigne En divaguant en elle au gré de ses envies De pierre semi-précieuse en transe.
0
Sep 16, 2019
Sep 16, 2019 at 11:00 AM UTC
Partie de ïambes en l'air
Il était trois fois, Deux petites araignées, Qui faisaient la course À qui tire le plus court fil. C’était toujours la rouge qui gagnait, Car son sang coagulé, Sur le bout de ses pates, Rendait ses mouvement plus lents. Elle faisait de toute sa faiblesse, Couler son âme noire, Emprisonnée dans son troisième œil, Afin de rendre son fil plus visqueux. Son amie, aveugle de ses sept yeux, Ne voyait que son propre parcours, Elle n’avait jamais à refaire son tour, Son chemin étant déjà tracé. Elle n’avait ni crainte ni peur, De son adversaire satanée, Cachée du côté, Où elle ne pouvait regarder. Bercée par sa nonchalance, Elle ne se doutait point, Qu’elle était le fruit, Du dessin de son amie. Il était trois fois, Une petite araignée Futur d’un passé oublié Sur un papier accroché A la toile de cet instant.
0
Oct 9, 2015
Oct 9, 2015 at 9:30 AM UTC
Il était trois fois
I On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. - Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, Des cafés tapageurs aux lustres éclatants ! - On va sous les tilleuls verts de la promenade. Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas **** - A des parfums de vigne et des parfums de bière... II - Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon D'azur sombre, encadré d'une petite branche, Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond Avec de doux frissons, petite et toute blanche... Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête... III Le coeur fou robinsonne à travers les romans, - Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère, Passe une demoiselle aux petits airs charmants, Sous l'ombre du faux col effrayant de son père... Et, comme elle vous trouve immensément naïf, Tout en faisant trotter ses petites bottines, Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif... - Sur vos lèvres alors meurent les cavatines... IV Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août. Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire. Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût. - Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !... - Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants, Vous demandez des bocks ou de la limonade... - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.
0
1.2k
Roman
I On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. - Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, Des cafés tapageurs aux lustres éclatants ! - On va sous les tilleuls verts de la promenade. Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas **** - A des parfums de vigne et des parfums de bière... II - Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon D'azur sombre, encadré d'une petite branche, Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond Avec de doux frissons, petite et toute blanche... Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête... III Le coeur fou robinsonne à travers les romans, - Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère, Passe une demoiselle aux petits airs charmants, Sous l'ombre du faux col effrayant de son père... Et, comme elle vous trouve immensément naïf, Tout en faisant trotter ses petites bottines, Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif... - Sur vos lèvres alors meurent les cavatines... IV Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août. Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire. Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût. - Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !... - Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants, Vous demandez des bocks ou de la limonade... - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.
Continue reading...
36
Une poulette jeune et sans expérience, En trottant, cloquetant, grattant, Se trouva, je ne sais comment, Fort **** du poulailler, berceau de son enfance. Elle s'en aperçut qu'il était déjà **** Comme elle y retournait, voici qu'un vieux renard A ses yeux troublés se présente. La pauvre poulette tremblante Recommanda son âme à Dieu. Mais le renard, s'approchant d'elle, Lui dit : hélas ! Mademoiselle, Votre frayeur m'étonne peu ; C'est la faute de mes confrères, Gens de sac et de corde, infâmes ravisseurs, Dont les appétits sanguinaires Ont rempli la terre d'horreurs. Je ne puis les changer, mais du moins je travaille A préserver par mes conseils L'innocente et faible volaille Des attentats de mes pareils. Je ne me trouve heureux qu'en me rendant utile ; Et j'allais de ce pas jusques dans votre asile Pour avertir vos soeurs qu'il court un mauvais bruit, C'est qu'un certain renard méchant autant qu'habile Doit vous attaquer cette nuit. Je viens veiller pour vous. La crédule innocente Vers le poulailler le conduit : A peine est-il dans ce réduit, Qu'il tue, étrangle, égorge, et sa griffe sanglante Entasse les mourants sur la terre étendus, Comme fit Diomède au quartier de Rhésus. Il croqua tout, grandes, petites, Coqs, poulets et chapons ; tout périt sous ses dents. La pire espèce de méchants Est celle des vieux hypocrites.
0
1.2k
La jeune poule et le vieux renard
weary soul worn down like sneakers that have walked the line far too long the line far to thin to make a difference no delineation, no real sides to be taken just a staging area between the black  and grey of a half life lived in half shadow with the promise of an hours sunshine each day... weary soul wandering  along to the end of this line that peters out in a morse code message of mental and physical decline a repatriation of lost time a moments deviation defined by years spent waiting for a chance to rewind, declined by a judgemental man, signing on the dotted line weary, wearied soul worn out and now just a faded memory blown, dust to the wind as the coffin winds down. lines now terminated ultimately, forever, segregated from the life within and on the topside, a mourners line thin and tired throw soil upon the lid weary souls crying for justice but reaping sorrow fearing for the break of morrow marrow jelly and breaking bones wend their way, back to broken homes to sit on couches filled with dust to watch television that peddle lust and throwaway goods for throwaway lives no call for effort, no need to strive, just be a drone! live for the hive! groan and moan, give graft on loan have your muttered say, about the state of play whilst, living lives, the deepest shade of grey growing weary and more wearied evey day waiting for the great big sleep wading through beaucoup de petites morts drowning in une petite vie jamais las, éternellement usé porter des clowns espadrilles et un froncement de sourcils *forever weary, eternally worn down wearing clowns  sneakers and a frown*
0
Jun 7, 2016
Jun 7, 2016 at 3:40 AM UTC
wornout shoes and wearied blues
weary soul worn down like sneakers that have walked the line far too long the line far to thin to make a difference no delineation, no real sides to be taken just a staging area between the black  and grey of a half life lived in half shadow with the promise of an hours sunshine each day... weary soul wandering  along to the end of this line that peters out in a morse code message of mental and physical decline a repatriation of lost time a moments deviation defined by years spent waiting for a chance to rewind, declined by a judgemental man, signing on the dotted line weary, wearied soul worn out and now just a faded memory blown, dust to the wind as the coffin winds down. lines now terminated ultimately, forever, segregated from the life within and on the topside, a mourners line thin and tired throw soil upon the lid weary souls crying for justice but reaping sorrow fearing for the break of morrow marrow jelly and breaking bones wend their way, back to broken homes to sit on couches filled with dust to watch television that peddle lust and throwaway goods for throwaway lives no call for effort, no need to strive, just be a drone! live for the hive! groan and moan, give graft on loan have your muttered say, about the state of play whilst, living lives, the deepest shade of grey growing weary and more wearied evey day waiting for the great big sleep wading through beaucoup de petites morts drowning in une petite vie jamais las, éternellement usé porter des clowns espadrilles et un froncement de sourcils *forever weary, eternally worn down wearing clowns  sneakers and a frown*
Continue reading...
68
Un hydrolat lacrymal lave Les cieux vert-chou Sous l'arbre tendronnier qui bave, Vos caoutchoucs Blancs de lunes particulières Aux pialats ronds, Entrechoquez vos genouillères, Mes laiderons ! Nous nous aimions à cette époque, Bleu laideron ! On mangeait des oeufs à la coque Et du mouron ! Un soir, tu me sacras poète, Blond laideron : Descends ici, que je te fouette En mon giron ; J'ai dégueulé ta bandoline, Noir laideron ; Tu couperais ma mandoline Au fil du front. Pouah ! mes salives desséchées, Roux laideron, Infectent encor les tranchées De ton sein rond ! Ô mes petites amoureuses, Que je vous hais ! Plaquez de fouffes douloureuses Vos tétons laids ! Piétinez mes vieilles terrines De sentiment ; - Hop donc ! soyez-moi ballerines Pour un moment !... Vos omoplates se déboîtent, Ô mes amours ! Une étoile à vos reins qui boitent Tournez vos tours ! Et c'est pourtant pour ces éclanches Que j'ai rimé ! Je voudrais vous casser les hanches D'avoir aimé ! Fade amas d'étoiles ratées, Comblez les coins ! - Vous crèverez en Dieu, bâtées D'ignobles soins ! Sous les lunes particulières Aux pialats ronds, Entrechoquez vos genouillères, Mes laiderons !
0
1.1k
Mes petites amoureuses
Eh quoi ! prier déjà.... tu bégayes encore ; De la vie, ici-bas, tu n'as vu que l'aurore ; Pour loi, le beau printemps n'est venu que deux fois ; À peine connaît-on le doux son de ta voix. Et cependant, docile aux leçons d'une mère, Tu bégayes déjà quelques mots de prière ! Oh ! laisse la prière au cœur des malheureux, Et toi, petit enfant, va reprendre tes jeux ! Pourvu qu'à ton réveil, s'échappant de sa cage, L'oiseau qui te connaît commence son ramage, Qu'il reste près de toi ; que d'un bouquet nouveau, Ta mère, en souriant, vienne orner ton berceau ; Pourvu que vers le soir, sa voix mélodieuse T'endorme doucement, ou que, silencieuse, Elle ébranle ta couche, et d'un léger effort, En longs balancements t'endorme mieux encor : C'est là tout le bonheur de ta paisible enfance. Et comment prierais-tu ? tu n'as pas d'espérance ! À ton âge charmant, l'existence est un jour, Où le rire et les pleurs s'effacent tour à tour. Plus **** petit enfant, poursuivant ton voyage, Ton cœur s'agitera du trouble du jeune âge ; Tu sentiras alors les charmes enivrants De nos illusions, rêves purs et charmants. Un doux espoir, ainsi qu'une ombre fugitive, Apparaîtra soudain à ton âme naïve, Te faisant pressentir l'amour et le bonheur... Alors, il sera temps de prier le Seigneur ! À genoux devant lui, plein de foi, d'espérance, On dit tout sans parler ; - Dieu comprend le silence. Ô mon Dieu ! que l'on aime à vous prier longtemps, Lorsqu'on veut être heureux et que l'on a seize ans ! Car, hélas ! jeune enfant, pendant le long voyage, Nous n'avons pas toujours un beau ciel sans nuage ; Le limpide ruisseau qui s'en va murmurant, Se change bien souvent en horrible torrent, Et l'aquilon, soufflant sur la barque légère, Vient la briser, le soir, aux écueils de la terre. Va jouer, bel enfant !... il te faudra plus **** Souffrir ainsi que nous : ta vie aura sa part ! Tu verras fuir l'espoir qui venait de paraître ; Un jour, on t'aimera..., l'on t'oubliera peut-être !... Ah ! qu'ai-je dit, enfant ? -Suspends, suspends tes jeux Joins tes petites mains, et regarde les cieux.
0
1k
L'enfant qui priait
Eh quoi ! prier déjà.... tu bégayes encore ; De la vie, ici-bas, tu n'as vu que l'aurore ; Pour loi, le beau printemps n'est venu que deux fois ; À peine connaît-on le doux son de ta voix. Et cependant, docile aux leçons d'une mère, Tu bégayes déjà quelques mots de prière ! Oh ! laisse la prière au cœur des malheureux, Et toi, petit enfant, va reprendre tes jeux ! Pourvu qu'à ton réveil, s'échappant de sa cage, L'oiseau qui te connaît commence son ramage, Qu'il reste près de toi ; que d'un bouquet nouveau, Ta mère, en souriant, vienne orner ton berceau ; Pourvu que vers le soir, sa voix mélodieuse T'endorme doucement, ou que, silencieuse, Elle ébranle ta couche, et d'un léger effort, En longs balancements t'endorme mieux encor : C'est là tout le bonheur de ta paisible enfance. Et comment prierais-tu ? tu n'as pas d'espérance ! À ton âge charmant, l'existence est un jour, Où le rire et les pleurs s'effacent tour à tour. Plus **** petit enfant, poursuivant ton voyage, Ton cœur s'agitera du trouble du jeune âge ; Tu sentiras alors les charmes enivrants De nos illusions, rêves purs et charmants. Un doux espoir, ainsi qu'une ombre fugitive, Apparaîtra soudain à ton âme naïve, Te faisant pressentir l'amour et le bonheur... Alors, il sera temps de prier le Seigneur ! À genoux devant lui, plein de foi, d'espérance, On dit tout sans parler ; - Dieu comprend le silence. Ô mon Dieu ! que l'on aime à vous prier longtemps, Lorsqu'on veut être heureux et que l'on a seize ans ! Car, hélas ! jeune enfant, pendant le long voyage, Nous n'avons pas toujours un beau ciel sans nuage ; Le limpide ruisseau qui s'en va murmurant, Se change bien souvent en horrible torrent, Et l'aquilon, soufflant sur la barque légère, Vient la briser, le soir, aux écueils de la terre. Va jouer, bel enfant !... il te faudra plus **** Souffrir ainsi que nous : ta vie aura sa part ! Tu verras fuir l'espoir qui venait de paraître ; Un jour, on t'aimera..., l'on t'oubliera peut-être !... Ah ! qu'ai-je dit, enfant ? -Suspends, suspends tes jeux Joins tes petites mains, et regarde les cieux.
Continue reading...
44
Dans la rue. Il est un vieil air populaire Par tous les violons raclé, Aux abois des chiens en colère Par tous les orgues nasillé. Les tabatières à musique L'ont sur leur répertoire inscrit ; Pour les serins il est classique, Et ma grand'mère, enfant, l'apprit. Sur cet air, pistons, clarinettes, Dans les bals aux poudreux berceaux, Font sauter commis et grisettes, Et de leurs nids fuir les oiseaux. La guinguette, sous sa tonnelle De houblon et de chèvrefeuil, Fête, en braillant la ritournelle, Le *** dimanche et l'argenteuil. L'aveugle au basson qui pleurniche L'écorche en se trompant de doigts ; La sébile aux dents, son caniche Près de lui le grogne à mi-voix. Et les petites guitaristes, Maigres sous leurs minces tartans, Le glapissent de leurs voix tristes Aux tables des cafés chantants. Paganini, le fantastique, Un soir, comme avec un crochet, A ramassé le thème antique Du bout de son divin archet, Et, brodant la gaze fanée Que l'oripeau rougit encor, Fait sur la phrase dédaignée Courir ses arabesques d'or.
0
874
Sur le Carnaval de Venise I
write little. overwhelmed by the "competition,'' those who birth litters of poems by the bushel, but let us serve you morsel, a petites bouchées, a fingertip to both lips, sensately fulfilling, the need mutuel, thus, we are both self~satisfied, as I search for words of comforting arousal, that relax simultaneously & invigorate, for these are the dualities of our innate inanities, the things, that can never be satisfied without a compromise of nerves and plaisirs, clashing leaders, who both are needed to satisfy the larger human diction of conditions; sometimes they exist in the same universe, sometimes they exist at the same time, sometimes they exist  only in the mind, and not the cells of the body human, whereby the inputs must be inserted, to reach the boiling *** of overlap, but if this tease, doth please, even for a secondary second, that we are both blessed
0
Aug 18, 2025
Aug 18, 2025 at 2:55 PM UTC
write well, better, not oft-en
. Pressing patterns patiently protecting priceless pillowed pleats Proudly pasting photographs of proper preening parakeets Pushing plastic pinwheels past the park where purple peacocks played Panoramic pixies practice prancing down the promenade Paying people for providing pizzas to pentathelets Picking peppers privately, politely pleasing prom petites Painting pulpits perfectly in places preaching pastors prayed Posting pretty poetry on paper pages on parade
0
Jun 24, 2016
Jun 24, 2016 at 2:21 PM UTC
P’d off
II. Le poète s'en va dans les champs ; il admire. Il adore ; il écoute en lui-même une lyre ; Et le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs. Celles qui des rubis font pâlir les couleurs. Celles qui des paons même éclipseraient les queues. Les petites fleurs d'or, les petites fleurs bleues. Prennent, pour l'accueillir agitant leurs bouquets. De petits airs penchés ou de grands airs coquets, Et, familièrement, car cela sied aux belles : - Tiens ! c'est notre amoureux qui passe ! disent-elles. Et, pleins de jour et d'ombre et de confuses voix. Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois, Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables. Les saules tout ridés, les chênes vénérables, L'orme au branchage noir, de mousse appesanti. Comme les ulémas quand paraît le muphti ; Lui font de grands saints et courbent jusqu'à terre Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre. Contemplent de son front la sereine lueur. Et murmurent tout bas : C'est lui ! c'est le rêveur ! Les Roches, juin 1831.
0
795
Le poète s'en va dans les champs
Observer des étoiles Dans des endroits étranges Petite salutations Et visages heureux Les petites choses dans de la vie Elles sont pour ce que je vis
0
Oct 2, 2013
Oct 2, 2013 at 4:32 PM UTC
Petite Choses
Aujourd'hui, aujourd'hui ..... Est-ce que je n'ai pas se tenir à côté des rives de la rivière, des pleurs l'encre mon stylo doit avoir utilisé sur de simples mots de regret ou de honte ou nostalgie. Nostalgie d'un baiser de fleurs, n'avez-vous pas témoin moi par écrit la calligraphie dans le sable avec l'écharde de rupture d'une épée? Aujourd'hui, aujourd'hui ..... Vous avez daigné rendre visite de nouveau dans les petites heures, un lotus dans la vallée Ishii, retourneraient dans gouttes d'incandescence. N'ai-je pas wince avec une nostalgie pour quelque chose que je peux à peine n'oubliez pas enregistrer dans les rêves et clignote, ce mystère vous écrire? Aujourd'hui, aujourd'hui ..... Morceaux de papier sont tout ce qui peut rester comme preuve que ce que j'ai connu était quelque chose qui n'existait pas dans la réalité une fois. Je n'ai pas compte que ces révolutions dans mon coeur sont uniquement l'absence d'avoir quelqu'un près de verser mon amour?
0
Jul 1, 2014
Jul 1, 2014 at 7:09 PM UTC
Today (Translation)
Je te chante A toute heure Religieusement Les très grandes moultes belles et riches heures de Ma Dame Je te les chante en latin à matines Ave Maria Plena Gratia Je te les chante à laudes Tota pulchra es amica Je te chante en latin les petites heures, les heures de pucelle Je te les chante à prime Regina caeli letare Je te les chante à tierce Benedicta es tu filia Je te les chante à sexte Obsecro te domina sancta Maria, Mater dei, pietate plenissima Je te les chante à none O intemerata et in eternum benedicta Je te chante en latin les grandes heures, les donzelles Je te les chante à vêpres Alleluia Hosanna Musa Benedicta tu in Musis Je te les chante à complies Salve Regina Mater misericordiae vita dulcedo et spes nostra salve Et dans le silence de ma cellule Noire et blanche Je te renouvelle Après l'office des complies Sans antiphonaire et sans graduel Mes voeux d'humilité, de pauvreté et chasteté Ecoute la prière grégorienne De ton moine cistercien, ton baryton orthodoxe, Ton serviteur, ton esclave, ton Musc Nu et sincère sans habit et sans scapulaire Nunc et in hora mortis nostrae
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:31 AM UTC
Les très grandes moultes belles et riches heures de Ma Dame !
Le toit s'égaie et rit. ANDRÉ CHÉNIER. Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille Fait briller tous les yeux, Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, Se dérident soudain à voir l'enfant paraître, Innocent et joyeux. Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre Les chaises se toucher, Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire. On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère Tremble à le voir marcher. Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme, De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme Qui s'élève en priant ; L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie Et les poètes saints ! la grave causerie S'arrête en souriant. La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure, L'onde entre les roseaux, Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare, Sa clarté dans les champs éveille une fanfare De cloches et d'oiseaux. Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine Qui des plus douces fleurs embaume son haleine Quand vous la respirez ; Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures Et de rayons dorés ! Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies, Car vos petites mains, joyeuses et bénies, N'ont point mal fait encor ; Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange, Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange À l'auréole d'or ! Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche. Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche. Vos ailes sont d'azur. Sans le comprendre encor vous regardez le monde. Double virginité ! corps où rien n'est immonde, Âme où rien n'est impur ! Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire, Ses pleurs vite apaisés, Laissant errer sa vue étonnée et ravie, Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie Et sa bouche aux baisers ! Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime, Frères, parents, amis, et mes ennemis même Dans le mal triomphants, De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles, La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, La maison sans enfants ! Mai 1830.
0
845
Lorsque l'enfant paraît
Le toit s'égaie et rit. ANDRÉ CHÉNIER. Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille Applaudit à grands cris. Son doux regard qui brille Fait briller tous les yeux, Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être, Se dérident soudain à voir l'enfant paraître, Innocent et joyeux. Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre Les chaises se toucher, Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire. On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère Tremble à le voir marcher. Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme, De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme Qui s'élève en priant ; L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie Et les poètes saints ! la grave causerie S'arrête en souriant. La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure, L'onde entre les roseaux, Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare, Sa clarté dans les champs éveille une fanfare De cloches et d'oiseaux. Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine Qui des plus douces fleurs embaume son haleine Quand vous la respirez ; Mon âme est la forêt dont les sombres ramures S'emplissent pour vous seul de suaves murmures Et de rayons dorés ! Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies, Car vos petites mains, joyeuses et bénies, N'ont point mal fait encor ; Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange, Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange À l'auréole d'or ! Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche. Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche. Vos ailes sont d'azur. Sans le comprendre encor vous regardez le monde. Double virginité ! corps où rien n'est immonde, Âme où rien n'est impur ! Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire, Ses pleurs vite apaisés, Laissant errer sa vue étonnée et ravie, Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie Et sa bouche aux baisers ! Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime, Frères, parents, amis, et mes ennemis même Dans le mal triomphants, De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles, La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles, La maison sans enfants ! Mai 1830.
Continue reading...
58
Mon hippocampe, Donne-moi juste deux minutes Le temps que je te vaccine Religieusement De ma machette Le temps que je chante ma diane : La la la la la la la la la lo lé lo la ! La la la la la la la la la lo lé lo la ! Je psalmodie Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, Un, deux, trois... J'offre cette rumba à la santé de nos petites morts De ces petites morts Qui nous précèdent, nous suivent et nous hantent. Au son des trois tambours de la rumba Tu chantes faite bouteille de rhum Et je te réponds en choeur cuillère et verre vide. A la première reprise, chassée croisée, Tu chantes le thème A la deuxième reprise, mollets cambrés, Je chante aussi couteau et toi assiette. A la troisième reprise, Moi, rayon de lune de lune, Toi, croissant de soleil, Frappons des mains à l'unisson Communions avec nos morts sur l'aire de danse Qu'ont foulée leurs chevaux de possession Qui nous tiennent encore en bride Et contiennent nos ombres. Je me présente : Orphée Je bombe le torse et je te dévisage Tu te présentes : Eurydice Tu te déhanches avec malice et tu me toises. Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, trois, Un, deux... Mélangeons les syncopes, Pervertissons la parade, Convoquons un nouveau rituel, Désarticulons la chorégraphie, Nos corps interchangeables fusionnent En une seule ombre : Tu m'aguiches, Je trémousse des épaules, Tu m'habilles et déshabilles de tes passes, Et je te chevauche de mon foulard écarlate en miroir inversé. Viens en marchant Dansons, marchons, Suivons la clave Vêtus de blanc Gratifions nos petites morts d'une rumba Plions, élevons, sautons, cabriolons Retombons, tortillons, détortillons Cambre le dos que je me déhanche ! Entre postures et figures Improvisons, rusons, sautons-matons Caracolons Dans le chaud tempo Des trois tambours de la rumba. Et si je te vaccine A l'improviste Dérobe-toi, esquive-toi, nargue-moi Pour que nos petites morts applaudissent à tout rompre Leurs virtuoses Et tortillent elles aussi du croupion .
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:49 PM UTC
Mon hippocampe
Mon hippocampe, Donne-moi juste deux minutes Le temps que je te vaccine Religieusement De ma machette Le temps que je chante ma diane : La la la la la la la la la lo lé lo la ! La la la la la la la la la lo lé lo la ! Je psalmodie Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, Un, deux, trois... J'offre cette rumba à la santé de nos petites morts De ces petites morts Qui nous précèdent, nous suivent et nous hantent. Au son des trois tambours de la rumba Tu chantes faite bouteille de rhum Et je te réponds en choeur cuillère et verre vide. A la première reprise, chassée croisée, Tu chantes le thème A la deuxième reprise, mollets cambrés, Je chante aussi couteau et toi assiette. A la troisième reprise, Moi, rayon de lune de lune, Toi, croissant de soleil, Frappons des mains à l'unisson Communions avec nos morts sur l'aire de danse Qu'ont foulée leurs chevaux de possession Qui nous tiennent encore en bride Et contiennent nos ombres. Je me présente : Orphée Je bombe le torse et je te dévisage Tu te présentes : Eurydice Tu te déhanches avec malice et tu me toises. Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, trois, Un, deux... Mélangeons les syncopes, Pervertissons la parade, Convoquons un nouveau rituel, Désarticulons la chorégraphie, Nos corps interchangeables fusionnent En une seule ombre : Tu m'aguiches, Je trémousse des épaules, Tu m'habilles et déshabilles de tes passes, Et je te chevauche de mon foulard écarlate en miroir inversé. Viens en marchant Dansons, marchons, Suivons la clave Vêtus de blanc Gratifions nos petites morts d'une rumba Plions, élevons, sautons, cabriolons Retombons, tortillons, détortillons Cambre le dos que je me déhanche ! Entre postures et figures Improvisons, rusons, sautons-matons Caracolons Dans le chaud tempo Des trois tambours de la rumba. Et si je te vaccine A l'improviste Dérobe-toi, esquive-toi, nargue-moi Pour que nos petites morts applaudissent à tout rompre Leurs virtuoses Et tortillent elles aussi du croupion .
Continue reading...
68
weary soul worn down like sneakers that have walked the line far too long that line far to thin to make a difference no delineation, no real sides to be taken just a staging area between the black  and grey of a half life lived in half shadow with the promise of an hours sunshine each day... weary soul wandering  along to the end of this line that peters out in a morse code message of mental and physical decline a repatriation of lost time a moments deviation defined by years spent waiting for a chance to rewind, declined by a judgemental man, signing on the dotted line weary, wearied soul worn out and now just a faded memory blown, dust to the wind as the coffin winds down. lines now terminated ultimately, forever, segregated from the life within and on the topside, a mourners line thin and tired throw soil upon the lid weary souls crying for justice but reaping sorrow fearing for the break of morrow marrow jelly and breaking bones wend their way, back to broken homes to sit on couches filled with dust to watch television that peddles lust and throwaway goods for throwaway lives no call for effort, no need to strive, just be a drone! live for the hive! groan and moan, give graft on loan have your muttered say, about the state of play whilst, living lives, the deepest shade of grey growing weary and more wearied evey day waiting for the great big sleep wading through beaucoup de petites morts drowning in une petite vie *jamais las, éternellement usé porter des clowns espadrilles et un froncement de sourcils* forever weary, eternally worn down wearing clowns  sneakers and a frown
0
Apr 8, 2017
Apr 8, 2017 at 8:39 AM UTC
wornout shoes and wearied blues
weary soul worn down like sneakers that have walked the line far too long that line far to thin to make a difference no delineation, no real sides to be taken just a staging area between the black  and grey of a half life lived in half shadow with the promise of an hours sunshine each day... weary soul wandering  along to the end of this line that peters out in a morse code message of mental and physical decline a repatriation of lost time a moments deviation defined by years spent waiting for a chance to rewind, declined by a judgemental man, signing on the dotted line weary, wearied soul worn out and now just a faded memory blown, dust to the wind as the coffin winds down. lines now terminated ultimately, forever, segregated from the life within and on the topside, a mourners line thin and tired throw soil upon the lid weary souls crying for justice but reaping sorrow fearing for the break of morrow marrow jelly and breaking bones wend their way, back to broken homes to sit on couches filled with dust to watch television that peddles lust and throwaway goods for throwaway lives no call for effort, no need to strive, just be a drone! live for the hive! groan and moan, give graft on loan have your muttered say, about the state of play whilst, living lives, the deepest shade of grey growing weary and more wearied evey day waiting for the great big sleep wading through beaucoup de petites morts drowning in une petite vie *jamais las, éternellement usé porter des clowns espadrilles et un froncement de sourcils* forever weary, eternally worn down wearing clowns  sneakers and a frown
Continue reading...
70
L'anesthésie mentale est terrible Elle détend les muscles Apaise le coeur Elle apporte le sourire Endort les peurs Il suffit de se retrouver seul Entre quatre murs De prendre quelques petites secondes Qui semblent s'étendre sur une éternité Au point qu'elles deviennent étouffantes La migraine arrive et le paysage tangue La pièce est en mouvement et le corps en ébullition Lorsque l'on prend conscience de tous nos travers Et de tous nos défauts Le Monde nous paraît bien moins beau.
0
Nov 27, 2017
Nov 27, 2017 at 8:46 PM UTC
headache
Dans les belles nuits sombres Quand les pensées m’ont hantée Je ne les peux jamais comprendre Avant qui ils sont bien captivée Les pensées si haute et grand Entoure mon cœur tendre Les petites doutes et offrandes Qui mon âme de désir me rende Les illusions, ceux qui existent Ils sont doux, si trompeuses Et pourtant je ne comprends pas Pourquoi ils sont magnétiseuses. Mes chères, édifiant rêveries Qui me donne du chagrin, du mal Mais sans qui je ne peux pas vivre Les chimères, gentil et fantomal.
0
Sep 10, 2016
Sep 10, 2016 at 7:14 AM UTC
Les Chiméres
Verson ces roses pres ce vin, De ce vin verson ces roses, Et boyvon l'un à l'autre, afin Qu'au coeur noz tristesses encloses Prennent en boyvant quelque fin. La belle Rose du Printemps Aubert, admoneste les hommes Passer joyeusement le temps, Et pendant que jeunes nous sommes Esbatre la fleur de noz ans. Tout ainsi qu'elle défleurit Fanie en une matinée, Ainsi nostre âge se flestrit, Làs ! et en moins d'une journée Le printemps d'un homme perit. Ne veis-tu pas hier Brinon Parlant, et faisant bonne chere, Qui làs ! aujourd'huy n'est sinon Qu'un peu de poudre en une biere, Qui de luy n'a rien que le nom ? Nul ne desrobe son trespas, Caron serre tout en sa nasse, Rois et pauvres tombent là bas : Mais ce-pendant le temps se passe Rose, et je ne te chante pas. La Rose est l'honneur d'un pourpris, La Rose est des fleurs la plus belle, Et dessus toutes a le pris : C'est pour cela que je l'appelle La violette de Cypris. La Rose est le bouquet d'Amour, La Rose est le jeu des Charites, La Rose blanchit tout au tour Au matin de perles petites Qu'elle emprunte du Poinct du jour. La Rose est le parfum des Dieux, La Rose est l'honneur des pucelles, Qui leur sein beaucoup aiment mieux Enrichir de Roses nouvelles, Que d'un or, tant soit precieux. Est-il rien sans elle de beau ? La Rose embellit toutes choses, Venus de Roses a la peau, Et l'Aurore a les doigts de Roses, Et le front le Soleil nouveau. Les Nymphes de Rose ont le sein, Les coudes, les flancs et les hanches : Hebé de Roses a la main, Et les Charites, tant soient blanches, Ont le front de Roses tout plein. Que le mien en soit couronné, Ce m'est un Laurier de victoire : Sus, appellon le deux-fois-né, Le bon pere, et le fàison boire De ces Roses environné. Bacchus espris de la beauté Des Roses aux fueilles vermeilles, Sans elles n'a jamais esté, Quand en chemise sous les treilles Beuvoit au plus chaud de l'Esté.
0
695
Versons ces roses près ce vin
Verson ces roses pres ce vin, De ce vin verson ces roses, Et boyvon l'un à l'autre, afin Qu'au coeur noz tristesses encloses Prennent en boyvant quelque fin. La belle Rose du Printemps Aubert, admoneste les hommes Passer joyeusement le temps, Et pendant que jeunes nous sommes Esbatre la fleur de noz ans. Tout ainsi qu'elle défleurit Fanie en une matinée, Ainsi nostre âge se flestrit, Làs ! et en moins d'une journée Le printemps d'un homme perit. Ne veis-tu pas hier Brinon Parlant, et faisant bonne chere, Qui làs ! aujourd'huy n'est sinon Qu'un peu de poudre en une biere, Qui de luy n'a rien que le nom ? Nul ne desrobe son trespas, Caron serre tout en sa nasse, Rois et pauvres tombent là bas : Mais ce-pendant le temps se passe Rose, et je ne te chante pas. La Rose est l'honneur d'un pourpris, La Rose est des fleurs la plus belle, Et dessus toutes a le pris : C'est pour cela que je l'appelle La violette de Cypris. La Rose est le bouquet d'Amour, La Rose est le jeu des Charites, La Rose blanchit tout au tour Au matin de perles petites Qu'elle emprunte du Poinct du jour. La Rose est le parfum des Dieux, La Rose est l'honneur des pucelles, Qui leur sein beaucoup aiment mieux Enrichir de Roses nouvelles, Que d'un or, tant soit precieux. Est-il rien sans elle de beau ? La Rose embellit toutes choses, Venus de Roses a la peau, Et l'Aurore a les doigts de Roses, Et le front le Soleil nouveau. Les Nymphes de Rose ont le sein, Les coudes, les flancs et les hanches : Hebé de Roses a la main, Et les Charites, tant soient blanches, Ont le front de Roses tout plein. Que le mien en soit couronné, Ce m'est un Laurier de victoire : Sus, appellon le deux-fois-né, Le bon pere, et le fàison boire De ces Roses environné. Bacchus espris de la beauté Des Roses aux fueilles vermeilles, Sans elles n'a jamais esté, Quand en chemise sous les treilles Beuvoit au plus chaud de l'Esté.
Continue reading...
60