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"perdre" poems
Je ne sais plus quel jour nous sommes J'ai peur du temps qui passe, qu'il s'en aille et me laisse, toute seule et toute bleue, la corde au cou, pendue au cerisier, du gravier plein la bouche Ce n'est pas moi la folle mais bien toi et juste toi Écoute mon cri Compare-le à ton silence, à tes mensonges C’est bon, tellement bon, d’écrire sur ta musique J’ai peur de perdre la tête JE VAIS PERDRE LA TETE Il y a Kerouac, ses mots, tes mots et encore Kerouac Il y a l’espoir, aussi L’espoir sur ta musique J’écris à en perdre la tête JE VAIS PERDRE LA TETE Mais cela ne m’appartient plus, tu ne m’appartiens plus et je voudrais tant m’endormir dans tes bras sur mon sofa rouge M’endormir avec toi, m’endormir dans tes bras et juste, s’il te plaît, que ton prochain appel soit celui qui m’avertira de ta mort. Personne ne peut comprendre Qu’il ne comprend rien Je ne me sens pas très bien ce soir J’écris, mais je n’ai pas la tête suffisamment hors de mon corps Je n’attends plus rien Ne m’attends plus à rien Je voudrais que ça s’arrête Çà va s’arrêter Je ne savais pas Je n’avais pas compris Je vais me faire cuire du riz Je voudrais disparaître maintenant Fais-moi disparaître Car tout à jamais t’appartiendra Y compris mon cadavre dans le fossé. Ce n'est pas moi la folle mais toi et juste toi Désolée d'avoir dû te couper la tête. Maintenant que le trou s'est refermé Que le vide s'est rempli Je me tais pour toujours. Je ne me sens vraiment pas bien J’écris sans exister, à me tapoter le thymus dans un vide noirâtre et purulent Mais ça va aller Bien sûr que ça va aller Je suis bien plus forte que le néant. Laisse- moi disparaître.
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Mar 23, 2012
Mar 23, 2012 at 11:04 AM UTC
070211- Journal
Je ne sais plus quel jour nous sommes J'ai peur du temps qui passe, qu'il s'en aille et me laisse, toute seule et toute bleue, la corde au cou, pendue au cerisier, du gravier plein la bouche Ce n'est pas moi la folle mais bien toi et juste toi Écoute mon cri Compare-le à ton silence, à tes mensonges C’est bon, tellement bon, d’écrire sur ta musique J’ai peur de perdre la tête JE VAIS PERDRE LA TETE Il y a Kerouac, ses mots, tes mots et encore Kerouac Il y a l’espoir, aussi L’espoir sur ta musique J’écris à en perdre la tête JE VAIS PERDRE LA TETE Mais cela ne m’appartient plus, tu ne m’appartiens plus et je voudrais tant m’endormir dans tes bras sur mon sofa rouge M’endormir avec toi, m’endormir dans tes bras et juste, s’il te plaît, que ton prochain appel soit celui qui m’avertira de ta mort. Personne ne peut comprendre Qu’il ne comprend rien Je ne me sens pas très bien ce soir J’écris, mais je n’ai pas la tête suffisamment hors de mon corps Je n’attends plus rien Ne m’attends plus à rien Je voudrais que ça s’arrête Çà va s’arrêter Je ne savais pas Je n’avais pas compris Je vais me faire cuire du riz Je voudrais disparaître maintenant Fais-moi disparaître Car tout à jamais t’appartiendra Y compris mon cadavre dans le fossé. Ce n'est pas moi la folle mais toi et juste toi Désolée d'avoir dû te couper la tête. Maintenant que le trou s'est refermé Que le vide s'est rempli Je me tais pour toujours. Je ne me sens vraiment pas bien J’écris sans exister, à me tapoter le thymus dans un vide noirâtre et purulent Mais ça va aller Bien sûr que ça va aller Je suis bien plus forte que le néant. Laisse- moi disparaître.
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Fougères en Corse Petits, elles nous faisaient peur par leurs frémissements, sous la caresse du vent et par leur tournoiement, de vert sombre et de senteurs acres de rivière. Elles nous paraissaient animées d'une vie mystérieuse, de landes, de lutins et d'enfants disparus ou dérobés, Ces fougères nous les nommions : «Fizères». Elles étaient pour nous source d'effroi et de maléfices, Jamais nous n'aurions consentis à nous perdre dans l’ondulements de leurs vagues vertes, sous peine d'être aspirées par un magnétisme maléfique, et devenir prisonniers de leurs immensités feuillues. En automne, leurs couleurs se transformaient en dorées et en feux, comme une chevelure rousse déployée ou la robe du renard roux, si vif. Et quand le vent souffle, leurs feuilles font grand bruissement, comme les tuyaux d'orgue d'une nature en remuement. Alors les elfes et les esprits des défunts Semblent s'en donner à cœur joie au-dessus la rivière «Catena», Et même les châtaigniers massifs semblent comme entraînés par le vent dans cette sarabande moins réglée que celle d'Haendel. Paul Arrighi
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Jan 11, 2016
Jan 11, 2016 at 2:39 PM UTC
Fougères en Corse ( Ferns in Corsica)
Peut s’ouvrir un débat long comme l’éternité de savoir si vrai ou faux avait raison Don Gomez qui harangua son fils en disant : « Ce n’est que par le sang Qu’on lave tel outrage. » Ô quel mot fer, quel mot acier, sans une goute d’étain ! Le mot sans verdure, le mot rouge sans mélange, plus rouge que le sang, visant perdre le souffle au donneur de soufflet ! qui pourra le baptiser cannibalisme ou bien légitime défense ? Quoi qu’on dise, tranchons : ce fut verser le sang. Et jugeons : Ce qu’à l’époque fut d’or l’acte de le Cid1 Compeador ne le serait point aujourd’hui. C’est comme le triomphe d’Achille2 Sur son ennemi Hector. Les deux grand guerriers, avides de sang et de gloire malsaine, vallées et plaines coururent, lacs et rivières nagèrent, étangs et marécages pataugèrent, monts et collines gravirent, et descendirent en volant, se voulant l’un l’autre proie, et l’emporta le plus criminel. A l’Epoque Contemporaine Pas toute victoire ne se couvre de lauriers. La Pucelle d’Orléans ne fut-elle brûlée vive par l’ennemi, son tueur ignoré par tant, et son Nom à jamais porta la couronne à la façon de la Sainte Vierge qui jamais ne lutta que contre le péchée, et son arme au combat ne fut que piété, contrairement à Charlemagne qui fut couronné de fer dont il eut son bon usage. Le trépas d’un héro ne tue pas l’héroïsme. Ce fut le cas, ce semble, du Prince Né **** d’un palais royal. Ce Prince qu’on le nomme : Mohammed Bouazizi. La montée au sommet ne fut pas improviste ni sujet de surprise ; c’est le fruit du courage bénit, lequel conditionnera et la pluie et le soleil dans tous les coins du monde. 1. Le Cid : Personnage Principal de la Tragi-comédie qui porte son nom de Pierre Corneille dont la première représentation eut lieu le 5 janvier 16372. 2. Achille et Hector sont les personnages les plus célèbres de L’Iliade d’Homère VIIIe siècle av. J.-C.
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Jul 10, 2013
Jul 10, 2013 at 11:47 AM UTC
Pas toute victoire ne se couvre de lauriers
Peut s’ouvrir un débat long comme l’éternité de savoir si vrai ou faux avait raison Don Gomez qui harangua son fils en disant : « Ce n’est que par le sang Qu’on lave tel outrage. » Ô quel mot fer, quel mot acier, sans une goute d’étain ! Le mot sans verdure, le mot rouge sans mélange, plus rouge que le sang, visant perdre le souffle au donneur de soufflet ! qui pourra le baptiser cannibalisme ou bien légitime défense ? Quoi qu’on dise, tranchons : ce fut verser le sang. Et jugeons : Ce qu’à l’époque fut d’or l’acte de le Cid1 Compeador ne le serait point aujourd’hui. C’est comme le triomphe d’Achille2 Sur son ennemi Hector. Les deux grand guerriers, avides de sang et de gloire malsaine, vallées et plaines coururent, lacs et rivières nagèrent, étangs et marécages pataugèrent, monts et collines gravirent, et descendirent en volant, se voulant l’un l’autre proie, et l’emporta le plus criminel. A l’Epoque Contemporaine Pas toute victoire ne se couvre de lauriers. La Pucelle d’Orléans ne fut-elle brûlée vive par l’ennemi, son tueur ignoré par tant, et son Nom à jamais porta la couronne à la façon de la Sainte Vierge qui jamais ne lutta que contre le péchée, et son arme au combat ne fut que piété, contrairement à Charlemagne qui fut couronné de fer dont il eut son bon usage. Le trépas d’un héro ne tue pas l’héroïsme. Ce fut le cas, ce semble, du Prince Né **** d’un palais royal. Ce Prince qu’on le nomme : Mohammed Bouazizi. La montée au sommet ne fut pas improviste ni sujet de surprise ; c’est le fruit du courage bénit, lequel conditionnera et la pluie et le soleil dans tous les coins du monde. 1. Le Cid : Personnage Principal de la Tragi-comédie qui porte son nom de Pierre Corneille dont la première représentation eut lieu le 5 janvier 16372. 2. Achille et Hector sont les personnages les plus célèbres de L’Iliade d’Homère VIIIe siècle av. J.-C.
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Déchirement les rideaux, tomber autour de vos chevilles. Ouvrez la porte et le laisser entrer, tomber autour de vos chevilles. Verser le thé et déposer le sucre, laisser tomber autour de vos chevilles. Permettez-moi de gagner, et permettez-moi de perdre, Je vais tomber autour de vos chevilles. *ENGLISH TRANSLATION: Tearing the curtains fall around your ankles. Open the door and let him in to fall around your ankles. Pour the tea and drop sugar, let it fall around your ankles. Let me win, let me lose, I will fall around your ankles.
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Jul 10, 2010
Jul 10, 2010 at 8:46 AM UTC
Autour des chevilles (Fall Around Your Ankles)
Adieu pour toujours, Mes amours ; Ne pleure pas, Tes pleurs ont trop d'appas ! Presse encor ma main ; Mais, demain, Il aura fui, Le bonheur d'aujourd'hui. Quand une fleur Va perdre sa couleur, On n'y doit plus De regrets superflus : Et le flambeau, Dont l'éclat fut si beau, Quand il s'éteint, Cède au froid qui l'atteint. Adieu pour toujours, Mes amours ; Ne pleure pas, Tes pleurs ont trop d'appas ! Presse encor ma main ; Mais, demain, Il aura fui, Le bonheur d'aujourd'hui. Ton doux regard M'éclaira par hasard ; Et dans mes yeux Il répandit les cieux : Dès ce moment, Si fatal... si charmant, Mon cœur perdu Ne me fut pas rendu ! Adieu pour toujours, Mes amours ; Ne pleure pas, Tes pleurs ont trop d'appas ! Presse encor ma main ; Mais, demain, Il aura fui, Le bonheur d'aujourd'hui.
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L'adieu
Au temps Au temps où l'on va toujours plus vite, pour en gagner Autant de temps à perdre devant la télé Quand les pieds d'argile ont des chaussures en croco Au temps de la guerre des égos À celui passé à l'usine, qui roule sa bosse Quand c'est tout ce qu'on apprends à nos gosses Fais de l'argent, entres dans le moule À l'heure où notre joli navire coule Quand les recherches les plus subventionnées sont militaires Quand l'homme avance un pas en avant, deux pas en arrière Quand on a plus que jamais tous du sang sur nos doigts Là où on trouve moins d'eau que de soda À l'heure des strings et des braguettes Quand la pucelle à honte de l'être Quand on fait l'amour à des images, à du kevlar À l'heure où l'art fait sa pute, et au street art Aux endettés que le temps presse Aux laodicéens qui pensent boire de l'eau fraiche Au temps passé en emmenant nos valeurs Au temps modernes, au temps perdu, au temps qui fait peur Au temps qui veut m'arracher ce que j'ai de plus précieux Ma sauvagerie, ma liberté, comme la prunelle de mes yeux Au temps, à ses aiguilles qu'on ne peut casser, Qui passent sur nous comme on laboure un champ Plient et tâchent une peau tant de fois griffée, Puis laissent à nos yeux que le blanc Au temps qui nous abimes, qui passe et nous emporte l'un après l'autre Au temps des idoles et des rois, au temps des apôtres Au temps qui passe et estompe nos mirages Qui file tout le temps, qui jauni nos images Qui nous vieilli, nous flétris, nous habitue Qui nous ternis, nous aigris, puis qui nous tue. Au temps qui ne s'est pas passé comme prévu Aux tremblotants, au temps qui nous fait perdre la vue Aux palpitants qui s'arrêtent Aux pétillants qui naissent À ceux qui ont tant passé à contre courant, au monuments Qui résistent contre le vent, qui malgré tout et pour autant Au temps.
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Jul 6, 2014
Jul 6, 2014 at 2:13 PM UTC
Au temps
Au temps Au temps où l'on va toujours plus vite, pour en gagner Autant de temps à perdre devant la télé Quand les pieds d'argile ont des chaussures en croco Au temps de la guerre des égos À celui passé à l'usine, qui roule sa bosse Quand c'est tout ce qu'on apprends à nos gosses Fais de l'argent, entres dans le moule À l'heure où notre joli navire coule Quand les recherches les plus subventionnées sont militaires Quand l'homme avance un pas en avant, deux pas en arrière Quand on a plus que jamais tous du sang sur nos doigts Là où on trouve moins d'eau que de soda À l'heure des strings et des braguettes Quand la pucelle à honte de l'être Quand on fait l'amour à des images, à du kevlar À l'heure où l'art fait sa pute, et au street art Aux endettés que le temps presse Aux laodicéens qui pensent boire de l'eau fraiche Au temps passé en emmenant nos valeurs Au temps modernes, au temps perdu, au temps qui fait peur Au temps qui veut m'arracher ce que j'ai de plus précieux Ma sauvagerie, ma liberté, comme la prunelle de mes yeux Au temps, à ses aiguilles qu'on ne peut casser, Qui passent sur nous comme on laboure un champ Plient et tâchent une peau tant de fois griffée, Puis laissent à nos yeux que le blanc Au temps qui nous abimes, qui passe et nous emporte l'un après l'autre Au temps des idoles et des rois, au temps des apôtres Au temps qui passe et estompe nos mirages Qui file tout le temps, qui jauni nos images Qui nous vieilli, nous flétris, nous habitue Qui nous ternis, nous aigris, puis qui nous tue. Au temps qui ne s'est pas passé comme prévu Aux tremblotants, au temps qui nous fait perdre la vue Aux palpitants qui s'arrêtent Aux pétillants qui naissent À ceux qui ont tant passé à contre courant, au monuments Qui résistent contre le vent, qui malgré tout et pour autant Au temps.
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Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Hier encore la fête, les nombreux petits-fours, Le sel des cacahuètes et le son des tambours. Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette : Quelques restes de pain sur la table - des miettes - Et des grains de raisins que grignotent les guêpes, Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête. Ils cliquettent les rires et grelottent les os ; Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo : Mariette et Amir sont partis tout là-haut Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Amir était poète, Mariette un amour. Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ? Hier, à la rivière, nous lancions des pierres, Les canettes de bières et les traits de lumières Éclairaient nos visages et plissaient nos regards : Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ? Mariette portait ses jolies perles jaunes Et son rire de Corte. Amir était un faune Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur. Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. C'est une étrange valse, une valse à trois temps, Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant. Hier, ce jour, demain : étourdissant manège Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant. Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige : Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ? Mariette pleurait et riait à la fois, Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi De leur premier baiser sous un bel amandier. Leurs visages apaisés nous ont incendiés. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
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Nov 12, 2017
Nov 12, 2017 at 3:09 AM UTC
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Hier encore la fête, les nombreux petits-fours, Le sel des cacahuètes et le son des tambours. Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette : Quelques restes de pain sur la table - des miettes - Et des grains de raisins que grignotent les guêpes, Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête. Ils cliquettent les rires et grelottent les os ; Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo : Mariette et Amir sont partis tout là-haut Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Amir était poète, Mariette un amour. Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ? Hier, à la rivière, nous lancions des pierres, Les canettes de bières et les traits de lumières Éclairaient nos visages et plissaient nos regards : Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ? Mariette portait ses jolies perles jaunes Et son rire de Corte. Amir était un faune Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur. Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. C'est une étrange valse, une valse à trois temps, Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant. Hier, ce jour, demain : étourdissant manège Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant. Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige : Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ? Mariette pleurait et riait à la fois, Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi De leur premier baiser sous un bel amandier. Leurs visages apaisés nous ont incendiés. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
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J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur : N'est-ce point assez d'aimer sa maîtresse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, C'est perdre en désirs le temps du bonheur ? Il m'a répondu : Ce n'est point assez, Ce n'est point assez d'aimer sa maîtresse ; Et ne vois-tu pas que changer sans cesse Nous rend doux et chers les plaisirs passés ? J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur : N'est-ce point assez de tant de tristesse ? Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, C'est à chaque pas trouver la douleur ? Il m'a répondu : Ce n'est point assez, Ce n'est point assez de tant de tristesse ; Et ne vois-tu pas que changer sans cesse Nous rend doux et chers les chagrins passés ?
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Chanson - J'ai dit à mon cœur
Ma Mamie. Mamie a toujours été là pour nous, Que ce soit pour faire des confitures ou bien des bisous. Julia et moi sautons de joie à chaque fois qu'on la voit, On ne compte jamais les heures pour arriver chez toi. Tu m'as appris à tricoter et me grondait quand j'étais dissipée, Mais chaque matin, sans faute, tu me faisais des pâtes au lait. Grâce à toi nous avons toujours des bons petits plats, Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige ou qu'il fasse froid. Tu râles parfois parce que je suis difficile, Et que je refuse d'avaler un champignon, Cela dit je ne me fais pas de bile, Je sais bien que tes repas seront toujours bons. Je ne me considère pas une petite fille parfaite, Puisque je suis souvent au bout du monde, Mais j'espère que tu ne me feras jamais la tête, Car rien pour moi ne compte plus au monde, Que de te savoir heureuse, joyeuse et en bonne santé. Bien qu'aujourd'hui, je parte pour l'Université, Je veux que tu saches que je ne t'ai pas oubliée. Tu es toujours bien au chaud dans mon cœur, Une place spéciale qui fait tout mon bonheur. Tu accompagnes tous mes voyages, En pensée et souvent même en image. Je me revois toute petite m'endormir dans tes bras, Alors je ne suis plus seule, je sais que tu es là. Je t'écris ce petit poème, Pour que jamais tu n'oublies à quel point je t'aime. **** des yeux, **** du cœur" ne s'applique pas, Nous sommes une famille unie et ça, ca ne s'invente pas. Cette place dans mon cœur n'appartient à personne d'autre que toi, N'aie pas peur de la perdre, elle sera toujours là.
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Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:10 AM UTC
Mamie
Ma Mamie. Mamie a toujours été là pour nous, Que ce soit pour faire des confitures ou bien des bisous. Julia et moi sautons de joie à chaque fois qu'on la voit, On ne compte jamais les heures pour arriver chez toi. Tu m'as appris à tricoter et me grondait quand j'étais dissipée, Mais chaque matin, sans faute, tu me faisais des pâtes au lait. Grâce à toi nous avons toujours des bons petits plats, Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige ou qu'il fasse froid. Tu râles parfois parce que je suis difficile, Et que je refuse d'avaler un champignon, Cela dit je ne me fais pas de bile, Je sais bien que tes repas seront toujours bons. Je ne me considère pas une petite fille parfaite, Puisque je suis souvent au bout du monde, Mais j'espère que tu ne me feras jamais la tête, Car rien pour moi ne compte plus au monde, Que de te savoir heureuse, joyeuse et en bonne santé. Bien qu'aujourd'hui, je parte pour l'Université, Je veux que tu saches que je ne t'ai pas oubliée. Tu es toujours bien au chaud dans mon cœur, Une place spéciale qui fait tout mon bonheur. Tu accompagnes tous mes voyages, En pensée et souvent même en image. Je me revois toute petite m'endormir dans tes bras, Alors je ne suis plus seule, je sais que tu es là. Je t'écris ce petit poème, Pour que jamais tu n'oublies à quel point je t'aime. **** des yeux, **** du cœur" ne s'applique pas, Nous sommes une famille unie et ça, ca ne s'invente pas. Cette place dans mon cœur n'appartient à personne d'autre que toi, N'aie pas peur de la perdre, elle sera toujours là.
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Acabe de recordar l'última vegada que em vas mirar, vas tancar ràpidament els ulls i vas baixar el cap.. Sabies que en aquell moment vas canviar la meua percepció del daurat clar apagat per una de completa felicitat? Que la teua veu exclamant baixet "Quins ulls!" encara evoca partícules també daurades que resplandeixen i giren suaument? Que per primera vegada els colors no intenten amuntegar-se dins i davant meua quan m'atrapen els teus ulls? Que quedant-me ahí no hi ha una sola tonalitat que gose immiscuir-se o privar-me d’ells? Que no sé com es pinta perdre's a la teua mirada? Que no em perd a propòsit, però que cada vegada més em trobe desfent-me de brúixoles i mapes? Que desitjaria no saber llegir altres estrelles que em pogueren guiar? Que tu ets el meu únic sol i que d'on s'exhala la teua llum és on vull estar..
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Jul 5, 2013
Jul 5, 2013 at 7:25 PM UTC
Em mirares tot somrient
Chanson. Vos beaux yeux sur ma franchise N'adressent pas bien leurs coups, Tête chauve et barbe grise Ne sont pas viande pour vous ; Quand j'aurais l'heure de vous plaire, Ce serait perdre du temps ; Iris, que pourriez-vous faire D'un galant de cinquante ans ? Ce qui vous rend adorable N'est propre qu'à m'alarmer, Je vous trouve trop aimable Et crains de vous trop aimer : Mon cœur à prendre est facile, Mes vœux sont des plus constants ; Mais c'est un meuble inutile Qu'un galant de cinquante ans. Si l'armure n'est complète, Si tout ne va comme il faut, Il vaut mieux faire retraite Que d'entreprendre un assaut : L'amour ne rend point la place À de mauvais combattants, Et rit de la vaine audace Des galants de cinquante ans.
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Vos beaux yeux
«Lorsque s’en vient le soir…» ( When the evening is falling down) Les soirs du presqu’automne, sont nimbés de cette magnificence de la Nature qui sourds et qui mâture. C’est un temps particulièrement propice pour la méditation et l’éveil. Il est bel et bon de se réfugier aux côtés du tronc d´un grand arbre  ou de respirer sur son balcon, au soir d’une journée ardente et brûlante de chaleur et de penser aux destinées des êtres que nous avons aimés, que nous aimons et aussi à celles et ceux qui viendront après nous, si nous savons leur faire une place et agissons pour ne pas laisser trop saccager notre «commune Planète» que nous avons seulement reçu «en indivis». Il faut parfois faire «silence en soi» pour mieux comprendre les attentes et les rêves des autres, forcément différents des nôtres, ce qui est cependant une vraie chance. Je me plais à imaginer la beauté vive des jours de la fin de l’été décliner, bien trop vite, et je pense au caractère prométhéen de nombre des projets humains : philosophiques, politiques et même scientifiques en me disant : «Pourvu que nous ne passions pas à côté de l’essentiel ?» c’est à dire, de ce sourire tranquille du Monde, de sa beauté cosmique qui nous trouble et nous déchire,  nous   dévoilant  ces infinis en perpétuel chaos, que nous ne connaîtrons jamais complètement, mais qui nous incitent à penser, à rechercher et à entreprendre et suscitent  ce besoin de créer des civilisations plus «Humaines » et mieux «Humanistes », tirant les être vers le haut plutôt que de les rabaisser et de se perdre dans des  attitudes de «fermeture » ou pire de mépris, en exaspérant leurs peurs et la nôtre. Vous conviendrez que le lent raccourcissement des journées nous offre cette joie simple, goûter la fin du jour en pensant déjà au nouveau jour qui se lèvera demain et nous offrira, à son tour, la magnificence de ses couleurs, de ses opportunités, des moments de si doux bonheurs et de plaisirs pensifs. Paul Arrighi
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Sep 16, 2016
Sep 16, 2016 at 2:45 PM UTC
«Lorsque s’en vient le soir...» ( When the evening is falling down)
«Lorsque s’en vient le soir…» ( When the evening is falling down) Les soirs du presqu’automne, sont nimbés de cette magnificence de la Nature qui sourds et qui mâture. C’est un temps particulièrement propice pour la méditation et l’éveil. Il est bel et bon de se réfugier aux côtés du tronc d´un grand arbre  ou de respirer sur son balcon, au soir d’une journée ardente et brûlante de chaleur et de penser aux destinées des êtres que nous avons aimés, que nous aimons et aussi à celles et ceux qui viendront après nous, si nous savons leur faire une place et agissons pour ne pas laisser trop saccager notre «commune Planète» que nous avons seulement reçu «en indivis». Il faut parfois faire «silence en soi» pour mieux comprendre les attentes et les rêves des autres, forcément différents des nôtres, ce qui est cependant une vraie chance. Je me plais à imaginer la beauté vive des jours de la fin de l’été décliner, bien trop vite, et je pense au caractère prométhéen de nombre des projets humains : philosophiques, politiques et même scientifiques en me disant : «Pourvu que nous ne passions pas à côté de l’essentiel ?» c’est à dire, de ce sourire tranquille du Monde, de sa beauté cosmique qui nous trouble et nous déchire,  nous   dévoilant  ces infinis en perpétuel chaos, que nous ne connaîtrons jamais complètement, mais qui nous incitent à penser, à rechercher et à entreprendre et suscitent  ce besoin de créer des civilisations plus «Humaines » et mieux «Humanistes », tirant les être vers le haut plutôt que de les rabaisser et de se perdre dans des  attitudes de «fermeture » ou pire de mépris, en exaspérant leurs peurs et la nôtre. Vous conviendrez que le lent raccourcissement des journées nous offre cette joie simple, goûter la fin du jour en pensant déjà au nouveau jour qui se lèvera demain et nous offrira, à son tour, la magnificence de ses couleurs, de ses opportunités, des moments de si doux bonheurs et de plaisirs pensifs. Paul Arrighi
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Oh ! comment retenir cet ange qui s'enfuit ? Comme il est sombre et pâle ! il ressemble à la nuit. Comme il s'envole vite !... et de ma main tremblante S'échappe malgré moi son aile impatiente. « Reste encore ! il me semble, ange au triste regard, Qu'avec toi, de mes jours fuit la meilleure part ! Quel est ton nom ? réponds. - Tu dis vrai, je suis triste ; Et pourtant, à mes lois jamais rien ne résiste ; Je dépouille en passant les arbres de leur fleur, L'âme, de son espoir, le cœur, de son bonheur ; Je prends tous les trésors, jamais rien ne m'arrête ; Je ne vois pas les pleurs... je détourne la tête. Sur mon nom, interroge un cœur que j'ai blessé : « Hélas ! s'écrira-t-il, c'est l'ange du passé ! » - Le Passé !! devant toi mon âme est sans prière, Et je lâche ta main froide comme la pierre. Contre toi, tout effort demeure superflu... De mes biens les plus chers, ange, qu'emportes-tu ? J'emporte **** de toi l'heureuse insouciance Dont le calme est si doux qu'on dirait l'espérance ; J'emporte la gaîté, ce bonheur sans motif Qui répand à l'entour son parfum fugitif ; J'emporte ces doux chants, rêves de poésie, Enivrant en secret l'âme qu'ils ont choisie ; J'emporte ta jeunesse et ton joyeux espoir Se brisant le matin pour renaître le soir ; J'emporte ces pensers, qui, dans la solitude, Donnent un but qu'on aime aux efforts de l'étude ; J'emporte les bonheurs qui jadis te charmaient, Car j'emporte avec moi tous les cœurs qui t'aimaient. - Qu'ai-je fait pour les perdre ? - Hélas ! rien... mais j'appelle ; Nul à mes volontés ne peut être rebelle. Et ne savais-tu pas qu'incertain en son cours, Tout bonheur doit passer... peut-être en quelques jours ! Que tel est le pouvoir qui gouverne la terre : Une joie, un regret ; l'ombre après la lumière. Quand j'ai dit : C'est assez ! en vain on crie : « Encor ! » Je veux ceux qui l'aimaient... j'emporte mon trésor ! - Oh ! rends-moi quelque instant, ou d'espoir, ou de doute ! Et puis, me dépouillant, tu poursuivras ta route. - Je ne puis. - Mais alors, pour mes jours à venir, Que me laisses-tu donc, mon Dieu ! - Le souvenir.
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Le passé
Oh ! comment retenir cet ange qui s'enfuit ? Comme il est sombre et pâle ! il ressemble à la nuit. Comme il s'envole vite !... et de ma main tremblante S'échappe malgré moi son aile impatiente. « Reste encore ! il me semble, ange au triste regard, Qu'avec toi, de mes jours fuit la meilleure part ! Quel est ton nom ? réponds. - Tu dis vrai, je suis triste ; Et pourtant, à mes lois jamais rien ne résiste ; Je dépouille en passant les arbres de leur fleur, L'âme, de son espoir, le cœur, de son bonheur ; Je prends tous les trésors, jamais rien ne m'arrête ; Je ne vois pas les pleurs... je détourne la tête. Sur mon nom, interroge un cœur que j'ai blessé : « Hélas ! s'écrira-t-il, c'est l'ange du passé ! » - Le Passé !! devant toi mon âme est sans prière, Et je lâche ta main froide comme la pierre. Contre toi, tout effort demeure superflu... De mes biens les plus chers, ange, qu'emportes-tu ? J'emporte **** de toi l'heureuse insouciance Dont le calme est si doux qu'on dirait l'espérance ; J'emporte la gaîté, ce bonheur sans motif Qui répand à l'entour son parfum fugitif ; J'emporte ces doux chants, rêves de poésie, Enivrant en secret l'âme qu'ils ont choisie ; J'emporte ta jeunesse et ton joyeux espoir Se brisant le matin pour renaître le soir ; J'emporte ces pensers, qui, dans la solitude, Donnent un but qu'on aime aux efforts de l'étude ; J'emporte les bonheurs qui jadis te charmaient, Car j'emporte avec moi tous les cœurs qui t'aimaient. - Qu'ai-je fait pour les perdre ? - Hélas ! rien... mais j'appelle ; Nul à mes volontés ne peut être rebelle. Et ne savais-tu pas qu'incertain en son cours, Tout bonheur doit passer... peut-être en quelques jours ! Que tel est le pouvoir qui gouverne la terre : Une joie, un regret ; l'ombre après la lumière. Quand j'ai dit : C'est assez ! en vain on crie : « Encor ! » Je veux ceux qui l'aimaient... j'emporte mon trésor ! - Oh ! rends-moi quelque instant, ou d'espoir, ou de doute ! Et puis, me dépouillant, tu poursuivras ta route. - Je ne puis. - Mais alors, pour mes jours à venir, Que me laisses-tu donc, mon Dieu ! - Le souvenir.
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L'ascenseur descendait toujours à perdre Haleine Et l'escalier montait toujours Cette dame n'entend pas les discours Elle est postiche Moi qui déjà songeais à lui parler d'amour Oh le commis Si comique avec sa moustache et ses sourcils Artificiels Il a crié quand je les ai tirés Étrange Qu'ai-je vu Cette noble étrangère Monsieur je ne suis pas une femme légère Hou la laide Par bonheur nous Avons des valises en peau de porc À toute épreuve Celle-ci Vingt dollars Elle en contient mille C'est toujours le même système Pas de mesure Ni de logique Mauvais thème.
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Charlot mystique
Mes émotions tourbillonnent Comme les étoiles de Van Gogh **** d’être étincelantes Elles étranglent mon cerveau Puis me tirent vers un abîme profond Où ma solitude me fait perdre la raison Me fait croire que j’ai besoin de caresses De baisers, d’amour et de tendresse
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Sep 9, 2019
Sep 9, 2019 at 9:57 PM UTC
Tourbillon
Injecte des mots dans mes veines Emplis mon coeur de passion Je suis ton jardin d'Eden Un esprit d'illusion Observe les étoiles dans mon regard Et la promesse des mots sérieux Ne te moque pas de mon ****** Je n'ai pas le temps de me perdre dans tes yeux Donne moi le temps de souffrir Pour comprendre la valeur d'un sourire Je ne suis pas une guerrière Bien qu'en contestent mes blessures dernières Invente-moi un poème Sous la lumière de la lune Je t'en prie reste toi-même Ton ombre est une importune Elle n'a jamais sur parler le language de ton âme Ou de ton corps en flamme Elle ne connaît pas la lumière qui émane de toi Ni la sureté que tu me procure en me prenant dans tes bras Je n'ai pas besoin de ta protection Si seulement tu me proposais l'option Des mensonges sur tes lèvres lorsque tu ne comprends pas Que la seule chose dont j'ai besoin chaque nuit, c'est toi Tu m'accuses de prendre trop de place Dans ton cœur protégé d'une cuirasse Je ne sais pas comment briser le bouclier autour de ta peur Et chaque jour un peu plus je me meurs De toi Du son de ta voix De ta présence tout près de moi Je me rétracte doucement Vers l'ombre que j'ai rejetée Ton cœur n'a rien de flamboyant J'ai compris que tu l'avais brûlé
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Sep 17, 2014
Sep 17, 2014 at 1:50 PM UTC
Ton coeur
Fable VI, Livre IV. Or çà, mes amis, essayons De vous redire en vers tout ce que la chandelle Disait naguère en prose, en voyant ses rayons Porter jusqu'à six pas la lumière autour d'elle. « Ce n'est pas tout-à-fait la clarté du soleil, Et je n'éclaire pas une sphère aussi grande. À cela près, je le demande, xxMon rôle au sien n'est-il pas tout pareil ? À votre gré, monsieur, à votre goût, madame, Écrivez, jouez ou lisez, Tricotez, brodez ou cousez, À qui veut en user je prodigue ma flamme. Vous blâmez le soleil de trop tôt se coucher, De se lever trop **** ; qu'il dorme en paix sous l'onde, Et l'on ne saura pas s'il est nuit en ce monde, Pour peu qu'on ait pris place à cette table ronde, Et que l'on pense à me moucher. » Cependant le soleil, averti par les heures, Plus alerte et plus radieux, Avait abandonné les humides demeures, Et ses premiers rayons doraient déjà les cieux. À mesure qu'il perce et dissipe les voiles Par la nuit étendus sur le monde obscurci, Voyez-vous pâlir les étoiles ? Les étoiles, la lune, et la chandelle aussi ! Ainsi, dans mainte académie, Passez-moi la comparaison, Le faux esprit s'éclipse auprès de la raison ; Le bel esprit s'éclipse à côté du génie. « Mon enfant, » dit l'astre du jour, En plaignant sa rivale à demi consumée De perdre sa gloire en fumée, « Veux-tu de ton triomphe assurer le retour : Fais tout fermer, porte, fenêtre, Volets surtout ; fais que la nuit Règne à jamais dans ce réduit : La nuit te fait briller ; je la fais disparaître. »
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Le soleil et la chandelle
Fable VI, Livre IV. Or çà, mes amis, essayons De vous redire en vers tout ce que la chandelle Disait naguère en prose, en voyant ses rayons Porter jusqu'à six pas la lumière autour d'elle. « Ce n'est pas tout-à-fait la clarté du soleil, Et je n'éclaire pas une sphère aussi grande. À cela près, je le demande, xxMon rôle au sien n'est-il pas tout pareil ? À votre gré, monsieur, à votre goût, madame, Écrivez, jouez ou lisez, Tricotez, brodez ou cousez, À qui veut en user je prodigue ma flamme. Vous blâmez le soleil de trop tôt se coucher, De se lever trop **** ; qu'il dorme en paix sous l'onde, Et l'on ne saura pas s'il est nuit en ce monde, Pour peu qu'on ait pris place à cette table ronde, Et que l'on pense à me moucher. » Cependant le soleil, averti par les heures, Plus alerte et plus radieux, Avait abandonné les humides demeures, Et ses premiers rayons doraient déjà les cieux. À mesure qu'il perce et dissipe les voiles Par la nuit étendus sur le monde obscurci, Voyez-vous pâlir les étoiles ? Les étoiles, la lune, et la chandelle aussi ! Ainsi, dans mainte académie, Passez-moi la comparaison, Le faux esprit s'éclipse auprès de la raison ; Le bel esprit s'éclipse à côté du génie. « Mon enfant, » dit l'astre du jour, En plaignant sa rivale à demi consumée De perdre sa gloire en fumée, « Veux-tu de ton triomphe assurer le retour : Fais tout fermer, porte, fenêtre, Volets surtout ; fais que la nuit Règne à jamais dans ce réduit : La nuit te fait briller ; je la fais disparaître. »
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Incapable d'agir. De quoi parlent-ils tous? Est-ce encore un livre, la perte de ses pages? Où que l'on creuse, là n'est pas la source; Déduira-t-on ainsi qu'elle est introuvable? Écoutant les murmures au travers du ciment Encore qui mugissent des propos absurdes; Puis d'une jointure, l’on cognera dedans: « Encore et toujours vide, l'écho ridicule. » Criant au secours, qu'on leur vienne en aide; Celui de tout perdre, connait-on le sacrifice? C'est donnant ainsi tout qu'enfin l'on nous cède Le vrai pour et contre l'artifice. Incapable d'agir. Que racontent-ils donc? Lorsqu'ouvrir la bouche est un pas de trop, À la course ils se ruent vers les fronts: « Cette inertie qui maintient en sursaut. » En ouverture vers le vide, voici le message Des parois décousues d'un fort abyssal: « Écouter le silence, le silence qui n'entend rien. »
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Dec 8, 2019
Dec 8, 2019 at 10:47 PM UTC
Murmures (2016) [FR]
Alfred, j'ai vu des jours où nous vivions en frères, Servant les mêmes dieux aux autels littéraires : Le ciel n'avait formé qu'une âme pour deux corps ; Beaux jours d'épanchement, d'amour et d'harmonie, Où ma voix à la tienne incessamment unie Allait se perdre au ciel en de divins accords. Qui de nous a changé ? Pourquoi dans la carrière L'un court-il en avant, laissant l'autre en arrière ? Lequel des deux soldats a déserté les rangs ? Pourquoi ces deux vaisseaux qui naviguaient ensemble, Désespérant déjà d'un port qui les rassemble, Vont-ils chercher si **** des bords si différents ? Je n'ai pas dévoué mon maître aux gémonies, Je n'ai pas abreuvé de fiel et d'avanies L'idole où mes genoux s'usaient à se plier : Je n'ai point du passé répudié la trace, J'y suis resté fidèle, et n'ai point, comme Horace, Au milieu du combat jeté mon bouclier. Non, c'est toi qui changeas. Un nom qui se révèle T'éblouit des rayons de sa gloire nouvelle. Tu vois dans le bourgeon le fruit qui doit mûrir : Mécène du Virgile et saint Jean du Messie, Tu répands en tous lieux la saint Prophétie, Tu sèmes la parole et tu la fais fleurir. Je ne suis pas de ceux qui vont dans les ****** S'inspirer aux lueurs blafardes des bougies, Qui dans l'air obscurci par les vapeurs du vin, Tentent de ranimer leur muse exténuée, Comme un vieillard flétri qu'une prostituée Sous ses baisers impurs veut réchauffer en vain. C'est ainsi que j'entends l'œuvre de poésie : Chacun de nous s'est fait l'art à sa fantaisie, Chacun de nous l'a vu d'un différent côté. Prisme aux mille couleurs, chaque œil en saisit une Suivant le point divers où l'a mis la fortune : Dieu lui seul peut tout voir dans son immensité. Conserve la croyance et respecte la nôtre, Apôtre dévoué de la gloire d'un autre ; Fais-toi du nouveau Dieu confesseur et martyr, Ne crois pas que mon cœur cède comme une argile Ni que ta voix, prêchant le nouvel Évangile, Si chaude qu'elle soit, puisse me convertir. Adieu. Garde ta foi, garde ton opulence. Laisse-moi recueillir mon cœur dans le silence, Laisse-moi consumer mes jours comme un reclus ; Pardonne cependant à cette rêverie, C'est le chant d'un proscrit en quittant la patrie, C'est la voix d'un ami que tu n'entendras plus.
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À Alfred Tattet
Alfred, j'ai vu des jours où nous vivions en frères, Servant les mêmes dieux aux autels littéraires : Le ciel n'avait formé qu'une âme pour deux corps ; Beaux jours d'épanchement, d'amour et d'harmonie, Où ma voix à la tienne incessamment unie Allait se perdre au ciel en de divins accords. Qui de nous a changé ? Pourquoi dans la carrière L'un court-il en avant, laissant l'autre en arrière ? Lequel des deux soldats a déserté les rangs ? Pourquoi ces deux vaisseaux qui naviguaient ensemble, Désespérant déjà d'un port qui les rassemble, Vont-ils chercher si **** des bords si différents ? Je n'ai pas dévoué mon maître aux gémonies, Je n'ai pas abreuvé de fiel et d'avanies L'idole où mes genoux s'usaient à se plier : Je n'ai point du passé répudié la trace, J'y suis resté fidèle, et n'ai point, comme Horace, Au milieu du combat jeté mon bouclier. Non, c'est toi qui changeas. Un nom qui se révèle T'éblouit des rayons de sa gloire nouvelle. Tu vois dans le bourgeon le fruit qui doit mûrir : Mécène du Virgile et saint Jean du Messie, Tu répands en tous lieux la saint Prophétie, Tu sèmes la parole et tu la fais fleurir. Je ne suis pas de ceux qui vont dans les ****** S'inspirer aux lueurs blafardes des bougies, Qui dans l'air obscurci par les vapeurs du vin, Tentent de ranimer leur muse exténuée, Comme un vieillard flétri qu'une prostituée Sous ses baisers impurs veut réchauffer en vain. C'est ainsi que j'entends l'œuvre de poésie : Chacun de nous s'est fait l'art à sa fantaisie, Chacun de nous l'a vu d'un différent côté. Prisme aux mille couleurs, chaque œil en saisit une Suivant le point divers où l'a mis la fortune : Dieu lui seul peut tout voir dans son immensité. Conserve la croyance et respecte la nôtre, Apôtre dévoué de la gloire d'un autre ; Fais-toi du nouveau Dieu confesseur et martyr, Ne crois pas que mon cœur cède comme une argile Ni que ta voix, prêchant le nouvel Évangile, Si chaude qu'elle soit, puisse me convertir. Adieu. Garde ta foi, garde ton opulence. Laisse-moi recueillir mon cœur dans le silence, Laisse-moi consumer mes jours comme un reclus ; Pardonne cependant à cette rêverie, C'est le chant d'un proscrit en quittant la patrie, C'est la voix d'un ami que tu n'entendras plus.
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brother knows you better brother knows you the best he stands beside you, steady as they lay your lover to rest “i’m sorry,” he whispers, softly and slowly why is it now that he chooses to be kind? when all that you have ever wanted is now six feet under, left behind weeks later still, he watches you with sorrow and under the weight of his gaze, you crack anger flares and strikes “why do you look at me like that?” he turns his head away but you’re stubborn and won’t turn back “what loss have i suffered that you must be so sorry, and look at me like that?”   brother had always been a poet he had always been soft with words but the ones that gave his answer this time, they really did hurt “tell me,” you had demanded, your breath puffing under the sun. he had smiled bitterly as he replied—                                         “a great one.”
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Feb 24, 2021
Feb 24, 2021 at 2:38 PM UTC
perdre le nord
Ô délire d'une heure auprès de lui passée, Reste dans ma pensée ! Par toi tout le bonheur que m'offre l'avenir Est dans mon souvenir. Je ne m'expose plus à le voir, à l'entendre, Je n'ose plus l'attendre, Et si je puis encor supporter l'avenir, C'est par le souvenir. Le temps ne viendra pas pour guérir ma souffrance, Je n'ai plus d'espérance ; Mais je ne voudrais pas, pour tout mon avenir, Perdre le souvenir !
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Le souvenir
À Mademoiselle Contat. Vos doigts de rose ont déchiré Le crêpe étendu sur ma vie ; Par vous, belle et sensible amie, De mes fers je suis délivré. Je ne suis plus seul sur la terre ; Je redeviens, par vos bienfaits, Fils, époux, citoyen et père, Ami, frère, et surtout Français. Me savaient-ils cette existence, Ceux qui m'avaient calomnié ? Riche et fier de votre amitié, Pouvais-je abandonner la France ? Ami de la tranquillité, Je ne suis ni guerrier ni prêtre. J'ai fait quelques héros peut-être ; Mais je ne l'ai jamais été. C'est depuis qu'elle m'est ravie Que j'estime la liberté : Elle ressemble à la santé, Que le seul malade apprécie. Mille fois heureux qui par vous Recouvre ce bien que j'adore ; Mille fois plus heureux encore Qui peut le perdre à vos genoux ! À Dunkerque, le 9 décembre 1792
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Ami de la tranquillité
sous le ciel de paris, un mur disait "Je t’aime comme un soir d’été" mais c'était en décembre et il pleuvait toute la journée malgré le temps, un feu brûlait au retour de « la butte aux cailles » dans mon vieux cœur d'âme comme celuie de Notre-Dame sur le chemin du Sacré-Cœur, vers chez lui mon feu s’est enflammé avec ses lèvres, tout éblouie pendant que Chet Baker chantait, douce mélodie j'ai peur, je tombe sûrement amoureuse trop vite et si demain, tout disparaît? un souvenir que je ne veux jamais perdre "Je t’aime comme un soir d’été," disait le mur mais moi, je t'aimerai comme une soirée d'éternité
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Dec 24, 2024
Dec 24, 2024 at 6:14 AM UTC
une soirée parisienne
Il y a bien huit milliards d'années lumière Huit cents millions de lustres Huit cents mille siècles Huit cents quatre-vingt-huit ans Huit mois Huit jours Huit heures Huit minutes Et huit secondes Nous étions le même corps La même lune mathusalémique En orbite autour de Saturne Puis le grand horloger des Dioscures Dans son grand égarement Nous a déclarés péchés capitaux, Luxure et gourmandise, Et nous a séparés. Tu te souviens ? Désormais tu es Epiméthée, Titan qui réfléchit après coup Et moi Janus, bifrons ou quadrifrons, dieu des portes et des entrées Aux visages qui se dévisagent Et nous continuons sur la même orbite En fer à cheval Toi intérieure, moi extérieure Et inversement Tous les quatre ans Jusqu'à la fin des temps. Si l'on en croit Newton "Deux corps s'attirent en raison directe de leur masse Et en raison inverse du carré de leur distance " Je suis comme toi couvert de cratères Castor, Idas, Lynceus et Phoibe Et chaque seconde me rapproche De tes merveilleuses boursouflures Pollux et Hilairea. Ad libitum nous échangeons nos orbites jumelles Et poursuivons notre ballet gravitationnel Entre cosinus et sinus, Constante et tangente, Exponentielle et dérive, En attendant la mutuelle collision, La chevauchée céleste de nos hypoténuses Sans jamais perdre de vue la donnée mathématique : La primitive de x au carré Vaut un tiers de x au cube A une constante près.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:52 AM UTC
Ballet gravitationnel
Sous les draps de ta pyramide On a vue en 3D sur la mangrove Rhomboïde De rhizomes entrelacés À perte de vue. Et j'essaie le sabre aux lèvres Grâce à mon géo-radar De me frayer un chemin dans le feu inextricable Vers ta chambre nuptiale D'eau enchevêtrée d'éclairs et de lave en fusion. Sous les draps de ta pyramide J'emprunte ta face Nord À travers une oubliette à l'abri des regards Des crabes et des salamandres J'emprunte la descenderie Et au bout du couloir Me voici à l'antichambre Et un sphynx exige de moi un mot de passe Pour accéder au nec plus ultra de tes entrailles. Et je dis : soldat du feu ! Et ce que je croyais être un simple feu de broussailles De mangle rouge momifié Se révèle un feu de jungle folle Où sauterelles et criquets grésillent Sous les flammes humides de ta chrysalide. Et j'ouvre ma pompe et j'arrose De mon eau de rose ton sanctuaire De fleur de grenade inviolée Et je comble ta faim D'un bon mortier fait de venin de sable et de sève d'argile Montante et descendante Que tu dégustes en te pourléchant les lèvres. Pour ne pas en perdre une miette.
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Nov 2, 2019
Nov 2, 2019 at 5:36 AM UTC
Sous les draps de ta pyramide