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"pavillon" poems
So I came to your night with my sorrow With the sound of a silk that touch the ground I feel my vein run into you eyes A bit of startle took a second of my thoughts The joy doesn't come at all, the joy i was looking for I am away, I am far away for your white pond There's a smell that lingers upon my nose The musk is finally wandering around and the breath seems more far away
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Apr 3, 2014
Apr 3, 2014 at 11:14 AM UTC
Pavillon
De ta source pure et limpide Réveille-toi, fleuve argenté ; Porte trois mots, coursier rapide : Amour, patrie et liberté ! Quelle voile, au vent déployée, Trace dans l'onde un vert sillon ? Qui t'a jusqu'à nous envoyée ? Quel est ton nom, ton pavillon ? - J'ai porté la céleste flamme En tous lieux où Dieu l'a permis. Mon pavillon, c'est l'oriflamme ; Mon nom, c'est celui des amis. Fils des Saxons, fils de la France, Vous souvient-il du sang versé ? Près du soleil de l'Espérance Voyez-vous l'ombre du passé ? - Le Rhin n'est plus une frontière ; Amis, c'est notre grand chemin, Et, maintenant, l'Europe entière Sur les deux bords se tend la main. De ta source pure et limpide Retrempe-toi, fleuve argenté ; Redis toujours, coursier rapide ! Amour, patrie et liberté.
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Le chant des amis
Dites, la jeune belle ! Où voulez-vous aller ? La voile ouvre son aile, La brise va souffler ! L'aviron est d'ivoire, Le pavillon de moire, Le gouvernail d'or fin ; J'ai pour lest une orange, Pour voile une aile d'ange, Pour mousse un séraphin. Dites, la jeune belle ! Où voulez-vous aller ? La voile ouvre son aile, La brise va souffler ! Est-ce dans la Baltique, Sur la mer Pacifique, Dans l'île de Java ? Ou bien dans la Norvège, Cueillir la fleur de neige, Ou la fleur d'Angsoka ? Dites, la jeune belle ! Où voulez-vous aller ? La voile ouvre son aile, La brise va souffler ! - Menez-moi, dit la belle, À la rive fidèle Où l'on aime toujours. - Cette rive, ma chère, On ne la connaît guère Au pays des amours.
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Barcarolle
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum. J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève ! Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts : Un port retentissant où mon âme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur. Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ; Et mon esprit subtil que le roulis caresse Saura vous retrouver, ô féconde paresse, Infinis bercements du loisir embaumé ! Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ; Sur les bords duvetés de vos mèches tordues Je m'enivre ardemment des senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron. Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde ! N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?
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La chevelure
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum. J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève ! Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts : Un port retentissant où mon âme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur. Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ; Et mon esprit subtil que le roulis caresse Saura vous retrouver, ô féconde paresse, Infinis bercements du loisir embaumé ! Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ; Sur les bords duvetés de vos mèches tordues Je m'enivre ardemment des senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron. Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde ! N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?
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J'ai dans ma chambre une aquarelle Bizarre, et d'un peintre avec qui Mètre et rime sont en querelle, - Théophile Kniatowski. Sur l'écume blanche qui frange Le manteau glauque de la mer Se groupent en bouquet étrange Trois nymphes, fleurs du gouffre amer. Comme des lis noyés, la houle Fait dans sa volute d'argent Danser leurs beaux corps qu'elle roule, Les élevant, les submergeant. Sur leurs têtes blondes, coiffées De pétoncles et de roseaux, Elles mêlent, coquettes fées, L'écrin et la flore des eaux. Vidant sa nacre, l'huître à perle Constelle de son blanc trésor Leur gorge, où le flot qui déferle Suspend d'autres perles encor. Et, jusqu'aux hanches soulevées Par le bras des Tritons nerveux, Elles luisent, d'azur lavées, Sous l'or vert de leurs longs cheveux. Plus bas, leur blancheur sous l'eau bleue Se glace d'un visqueux frisson, Et le torse finit en queue, Moitié femme, moitié poisson. Mais qui regarde la nageoire Et les reins aux squameux replis, En voyant les bustes d'ivoire Par le baiser des mers polis ? A l'horizon, - piquant mélange De fable et de réalité, - Paraît un vaisseau qui dérange Le choeur marin épouvanté. Son pavillon est tricolore ; Son tuyau ***** la vapeur ; Ses aubes fouettent l'eau sonore, Et les nymphes plongent de peur. Sans crainte elles suivaient par troupes Les trirèmes de l'Archipel, Et les dauphins, arquant leurs croupes, D'Arion attendaient l'appel. Mais le steam-boat avec ses roues, Comme Vulcain battant Vénus, Souffletterait leurs belles joues Et meurtrirait leurs membres nus. Adieu, fraîche mythologie ! Le paquebot passe et, de **** Croit voir sur la vague élargie Une culbute de marsouin.
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Les Néréides
J'ai dans ma chambre une aquarelle Bizarre, et d'un peintre avec qui Mètre et rime sont en querelle, - Théophile Kniatowski. Sur l'écume blanche qui frange Le manteau glauque de la mer Se groupent en bouquet étrange Trois nymphes, fleurs du gouffre amer. Comme des lis noyés, la houle Fait dans sa volute d'argent Danser leurs beaux corps qu'elle roule, Les élevant, les submergeant. Sur leurs têtes blondes, coiffées De pétoncles et de roseaux, Elles mêlent, coquettes fées, L'écrin et la flore des eaux. Vidant sa nacre, l'huître à perle Constelle de son blanc trésor Leur gorge, où le flot qui déferle Suspend d'autres perles encor. Et, jusqu'aux hanches soulevées Par le bras des Tritons nerveux, Elles luisent, d'azur lavées, Sous l'or vert de leurs longs cheveux. Plus bas, leur blancheur sous l'eau bleue Se glace d'un visqueux frisson, Et le torse finit en queue, Moitié femme, moitié poisson. Mais qui regarde la nageoire Et les reins aux squameux replis, En voyant les bustes d'ivoire Par le baiser des mers polis ? A l'horizon, - piquant mélange De fable et de réalité, - Paraît un vaisseau qui dérange Le choeur marin épouvanté. Son pavillon est tricolore ; Son tuyau ***** la vapeur ; Ses aubes fouettent l'eau sonore, Et les nymphes plongent de peur. Sans crainte elles suivaient par troupes Les trirèmes de l'Archipel, Et les dauphins, arquant leurs croupes, D'Arion attendaient l'appel. Mais le steam-boat avec ses roues, Comme Vulcain battant Vénus, Souffletterait leurs belles joues Et meurtrirait leurs membres nus. Adieu, fraîche mythologie ! Le paquebot passe et, de **** Croit voir sur la vague élargie Une culbute de marsouin.
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Puisque le juste est dans l'abîme, Puisqu'on donne le sceptre au crime, Puisque tous les droits sont trahis, Puisque les plus fiers restent mornes, Puisqu'on affiche au coin des bornes Le déshonneur de mon pays ; Ô République de nos pères, Grand Panthéon plein de lumières, Dôme d'or dans le libre azur, Temple des ombres immortelles, Puisqu'on vient avec des échelles Coller l'empire sur ton mur Puisque toute âme est affaiblie, Puisqu'on rampe, puisqu'on oublie Le vrai, le pur, le grand, le beau, Les yeux indignés de l'histoire, L'honneur, la loi, le droit, la gloire, Et ceux qui sont dans le tombeau ; Je t'aime, exil ! douleur, je t'aime ! Tristesse, sois mon diadème ! Je t'aime, altière pauvreté ! J'aime ma porte aux vents battue. J'aime le deuil, grave statue Qui vient s'asseoir à mon côté. J'aime le malheur qui m'éprouve, Et cette ombre où je vous retrouve, Ô vous à qui mon cœur sourit, Dignité, foi, vertu voilée, Toi, liberté, fière exilée, Et toi, dévouement, grand proscrit ! J'aime cette île solitaire, Jersey, que la libre Angleterre Couvre de son vieux pavillon, L'eau noire, par moments accrue, Le navire, errante charrue, Le flot, mystérieux sillon. J'aime ta mouette, Ô mer profonde, Qui secoue en perles ton onde Sur son aile aux fauves couleurs, Plonge dans les lames géantes, Et sort de ces gueules béantes Comme l'âme sort des douleurs. J'aime la roche solennelle D'où j'entends la plainte éternelle, Sans trêve comme le remords, Toujours renaissant dans les ombres, Des vagues sur les écueils sombres, Des mères sur leurs enfants morts. Jersey, le 10 décembre.
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Puisque le juste est dans l'abîme
Puisque le juste est dans l'abîme, Puisqu'on donne le sceptre au crime, Puisque tous les droits sont trahis, Puisque les plus fiers restent mornes, Puisqu'on affiche au coin des bornes Le déshonneur de mon pays ; Ô République de nos pères, Grand Panthéon plein de lumières, Dôme d'or dans le libre azur, Temple des ombres immortelles, Puisqu'on vient avec des échelles Coller l'empire sur ton mur Puisque toute âme est affaiblie, Puisqu'on rampe, puisqu'on oublie Le vrai, le pur, le grand, le beau, Les yeux indignés de l'histoire, L'honneur, la loi, le droit, la gloire, Et ceux qui sont dans le tombeau ; Je t'aime, exil ! douleur, je t'aime ! Tristesse, sois mon diadème ! Je t'aime, altière pauvreté ! J'aime ma porte aux vents battue. J'aime le deuil, grave statue Qui vient s'asseoir à mon côté. J'aime le malheur qui m'éprouve, Et cette ombre où je vous retrouve, Ô vous à qui mon cœur sourit, Dignité, foi, vertu voilée, Toi, liberté, fière exilée, Et toi, dévouement, grand proscrit ! J'aime cette île solitaire, Jersey, que la libre Angleterre Couvre de son vieux pavillon, L'eau noire, par moments accrue, Le navire, errante charrue, Le flot, mystérieux sillon. J'aime ta mouette, Ô mer profonde, Qui secoue en perles ton onde Sur son aile aux fauves couleurs, Plonge dans les lames géantes, Et sort de ces gueules béantes Comme l'âme sort des douleurs. J'aime la roche solennelle D'où j'entends la plainte éternelle, Sans trêve comme le remords, Toujours renaissant dans les ombres, Des vagues sur les écueils sombres, Des mères sur leurs enfants morts. Jersey, le 10 décembre.
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Sonnet. Je passerai l'été dans l'herbe, sur le dos, La nuque dans les mains, les paupières mi-closes, Sans mêler un soupir à l'haleine des roses Ni troubler le sommeil léger des clairs échos. Sans peur je livrerai mon sang, ma chair, mes os, Mon être, au cours de l'heure et des métamorphoses, Calme et laissant la foule innombrable des causes Dans l'ordre universel assurer mon repos. Sous le pavillon d'or que le soleil déploie, Mes yeux boiront l'éther, dont l'immuable joie Filtrera dans mon âme au travers de mes cils, Et je dirai, songeant aux hommes : « Que font-ils ? » Et le ressouvenir des amours et des haines Me bercera, pareil au bruit des mers lointaines.
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Sieste