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"patiente" poems
La mer est plus belle Que les cathédrales, Nourrice fidèle, Berceuse de râles, La mer sur qui prie La Vierge Marie ! Elle a tous les dons Terribles et doux. J'entends ses pardons Gronder ses courroux. Cette immensité N'a rien d'entêté. Ô ! si patiente, Même quand méchante ! Un souffle ami hante La vague, et nous chante : « Vous sans espérance, Mourez sans souffrance ! » Et puis sous les cieux Qui s'y rient plus clairs, Elle a des airs bleus, Roses, gris et verts... Plus belle que tous, Meilleure que nous !
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La mer est plus belle
Aux branches claires des tilleuls Meurt un maladif hallali. Mais des chansons spirituelles Voltigent parmi les groseilles. Que notre sang rie en nos veines, Voici s'enchevêtrer les vignes. Le ciel est joli comme un ange. L'azur et l'onde communient. Je sors. Si un rayon me blesse Je succomberai sur la mousse. Qu'on patiente et qu'on s'ennuie C'est trop simple. Fi de mes peines. Je veux que l'été dramatique Me lie à son char de fortunes Que par toi beaucoup, ô Nature, - Ah moins seul et moins nul ! - je meure. Au lieu que les Bergers, c'est drôle, Meurent à peu près par le monde. Je veux bien que les saisons m'usent. A toi, Nature, je me rends ; Et ma faim et toute ma soif. Et, s'il te plaît, nourris, abreuve. Rien de rien ne m'illusionne ; C'est rire aux parents, qu'au soleil, Mais moi je ne veux rire à rien ; Et libre soit cette infortune.
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Bannières de mai
Je ne sais pas où j'en suis dans ma vie. Fallait-il s'y attendre ? Je n'arrive pas à entreprendre ce que je voudrais réellement. je n'ose pas, je reste dans ma bulle, je patiente et surtout j'observe. Imaginez un carré avec au centre des personnes. Je me trouverais exactement assise dans le coin. C'est comme ça que se présente ma vie pour l'instant. J'essaye de faire des efforts, mais rien ne change. Je ne reçoit aucun signaux pour me dire que je peux m'engager d'avantage. Alors je continue à être spectatrice de ma vie. Est-ce que c'est de cette façon que doit se dérouler ma vie ? Je ne pense pas. Je n'en sais rien. Je suis perdue. Il me reste deux choses à faire : oublier et passer outre.
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Oct 25, 2017
Oct 25, 2017 at 3:20 PM UTC
Oublie
Vous êtes calme, vous voulez un vœu discret, Des secrets à mi-voix dans l'ombre et le silence, Le cœur qui se répand plutôt qu'il ne s'élance, Et ces timides, moins transis qu'il ne paraît. Vous accueillez d'un geste exquis telles pensées Qui ne marchent qu'en ordre et font le moins de bruit. Votre main, toujours prête à la chute du fruit, Patiente avec l'arbre et s'abstient de poussées. Et si l'immense amour de vos commandements Embrasse et presse tous en sa sollicitude, Vos conseils vont dicter aux meilleurs et l'étude Et le travail des plus humbles recueillements. Le pécheur, s'il prétend vous connaître et vous plaire, Ô vous qui nous aimant si fort parliez si peu. Doit et peut, à tout temps du jour comme en tout lieu, Bien faire obscurément sou devoir et se taire. Se taire pour le monde, un pur sénat de fous, Se taire sur autrui, des âmes précieuses, Car nous taire vous plaît, même aux heures pieuses, Même à la mort, sinon devant le prêtre et vous. Donnez-leur le silence et l'amour du mystère, Ô Dieu glorifieur du bien fait en secret, À ces timides moins transis qu'il ne paraît. Et l'horreur, et le pli des choses de la terre. Donnez-leur, ô mon Dieu, la résignation. Toute forte douceur, l'ordre et l'intelligence. Afin qu'au jour suprême ils gagnent l'indulgence De l'Agneau formidable en la neuve Sion, Afin qu'ils puissent dire : « Au moins nous sûmes croire », Et que l'Agneau terrible, ayant tout supputé, Leur réponde : « Venez, vous avez mérité. Pacifiques, ma paix, et, douloureux, ma gloire. »
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Vous êtes calme, vous voulez un voeu discret
Vous êtes calme, vous voulez un vœu discret, Des secrets à mi-voix dans l'ombre et le silence, Le cœur qui se répand plutôt qu'il ne s'élance, Et ces timides, moins transis qu'il ne paraît. Vous accueillez d'un geste exquis telles pensées Qui ne marchent qu'en ordre et font le moins de bruit. Votre main, toujours prête à la chute du fruit, Patiente avec l'arbre et s'abstient de poussées. Et si l'immense amour de vos commandements Embrasse et presse tous en sa sollicitude, Vos conseils vont dicter aux meilleurs et l'étude Et le travail des plus humbles recueillements. Le pécheur, s'il prétend vous connaître et vous plaire, Ô vous qui nous aimant si fort parliez si peu. Doit et peut, à tout temps du jour comme en tout lieu, Bien faire obscurément sou devoir et se taire. Se taire pour le monde, un pur sénat de fous, Se taire sur autrui, des âmes précieuses, Car nous taire vous plaît, même aux heures pieuses, Même à la mort, sinon devant le prêtre et vous. Donnez-leur le silence et l'amour du mystère, Ô Dieu glorifieur du bien fait en secret, À ces timides moins transis qu'il ne paraît. Et l'horreur, et le pli des choses de la terre. Donnez-leur, ô mon Dieu, la résignation. Toute forte douceur, l'ordre et l'intelligence. Afin qu'au jour suprême ils gagnent l'indulgence De l'Agneau formidable en la neuve Sion, Afin qu'ils puissent dire : « Au moins nous sûmes croire », Et que l'Agneau terrible, ayant tout supputé, Leur réponde : « Venez, vous avez mérité. Pacifiques, ma paix, et, douloureux, ma gloire. »
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