"outre" poems
Je festine ici et là
Je festine dans l’au delà
Je festine indécemment
Ma sauvage est de retour.
Je m’accouple aux vents boucs
Je m’accouple aux pluies vipères
Je m’accouple diaboliquement
Ma sage-femme est de retour.
Je sodomise les mares crapauds
Je sodomise les fleuves lézards
Je sodomise exécrablement
Ma guérisseuse est de retour.
Je blasphème aux solstices
Je blasphème aux équinoxes
Je blasphème scandaleusement
Mon infirmière est de retour.
Je me venge en la noyant
Je me venge en la brûlant
Je me venge insidieusement
Mon hérétique est de retour
Je cours après tous onguents
Je cours après tous poisons
Je cours brutalement
Ma dénaturée est de retour.
J’aime sa danse surnaturelle
J’aime ses pas diaboliques
J’aime ardemment
Ma forcluse est de retour.
Je caresse le soufre de son âme
Je caresse son pied gauche
Je caresse amoureusement
Ma Maligne est de retour.
Je m’accointe à sa lumière
Je m’accointe à son derrière
Je m’accointe horriblement
Ma pécheresse est de retour.
Je badine avec la lune
Je badine avec les étoiles
Je badine imprudemment
Ma prêtresse est de retour.
Je pèche des poissons capitaux
Je pèche des poissons capiteux
Je pèche lubriquement
Ma catin est de retour.
Je vénère les toisons
Je vénère les vipères
Je vénère précieusement
Mon dragon est de retour.
Je me frictionne l’entre-deux-jambes
Je me frictionne entre deux outre-tombes
Je me frictionne inlassablement
Mon ombre est de retour.
Je tremble de peur
Je tremble de joie
Je tremble frénétiquement
Ma sorcière est de retour.
Je décharge à tous vents
Je décharge à tout va
Je décharge instantanément
Ma bougresse est de retour.
Je danse en bégayant
Je danse en babillant
Je danse ordement jusqu'au chant du coq
Ma muse est de retour
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:55 AM UTC
There are these spots on my ceiling.
Plainly speaking, they are
off-white patches where
the heads of nails were
mudded over, but not well sanded.
I opt to see them as
push-pins squashed when spat
on monochrome maps
to point me dippered ways outre-ward.
Their gap-tooth patterns micro-mimicking
constellations hap
my eyes to hazard
hopping through new belt hoops.
Then passed by barely habited worlds,
I wheel round orbits
molecularly
chained to collide, next time.
My neighbor's heavy steps fade out.
Feb 18, 2010
Feb 18, 2010 at 7:29 AM UTC
The Name's Selcæiös N.V. Witega
The N.V.'ll only **** you if you're a curious cat.
Your Tech-Age Völva
Onliest Healer
Avant-garde Seeress
& Upping the Ante
Once under my Wing
--a Sui Generis sorta catalyst
But take note,
I'm only here for your healing
---and occasionally to quench the thirst
for all types of Second Sight
weaving, seething, and
any and all other appealing witchy hype
And this niche in the Craft
Contingently consecrates
--you know. when it rains, it pours--
the Superseding of Spirit;
Under the Utopia of Unorthodox Psychotomimetic Wonders
enthralled by your scintillating mishap to wander
Gracefully falling face-first into
The Empath's Curse
in other words, to come to terms with Sonder
Dyed in the wool
lies the
Fluorescent & Incanting Sparks
of the
out-of-place-even-for-you
outre wanders
To me though,
It's vividly violent & evincing
Capitulated roars,
Sequestered howls,
Once Upon a Time
the proud growls morphed
to crying whines
'Carpe Omnis Scintilla'
In Perpetuum,
to no avail.
Your Sui Generis Hedge-Rider
Call me Selaecios N.V.
or Selcaeia, if you like
the sting of serpentine strides
I'll proudly continue to
uphold this chaotically labile path
as it's my Labyrinthine Rite
Taking under Wing
Protecting & Defending
Fellow Humans & Spirits alike.
Feb 11, 2018
Feb 11, 2018 at 5:49 AM UTC
Les variations normales
De l'esprit autant que du cœur,
En somme, témoignent peu mal
En dépit de tel qui s'épeure,
Parlent par contre, contre tel
Qui s'effraierait au nom du monde
Et déposent pour tel ou telle
Qui virent ou dansent en rond...
Que vient faire l'hypocrisie
Avec tout son dépit amer
Pour nuire au cœur vraiment choisi,
À l'Âme exquisément sincère
Qui se donne et puis se reprend
En toute bonne foi divine,
Que d'elle, se vendre et se rendre
Plus odieuse avec son spleen.
Que la faute qu'elle dénonce,
Et qu'au fait, glorifier,
Plutôt, en outre, hic et nunc,
L'esprit altier et l'âme fière !
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Je ne sais pas où j'en suis dans ma vie.
Fallait-il s'y attendre ?
Je n'arrive pas à entreprendre ce que je voudrais réellement.
je n'ose pas, je reste dans ma bulle, je patiente et surtout j'observe.
Imaginez un carré avec au centre des personnes.
Je me trouverais exactement assise dans le coin.
C'est comme ça que se présente ma vie pour l'instant.
J'essaye de faire des efforts, mais rien ne change.
Je ne reçoit aucun signaux
pour me dire que je peux m'engager d'avantage.
Alors je continue à être spectatrice de ma vie.
Est-ce que c'est de cette façon que doit se dérouler ma vie ?
Je ne pense pas.
Je n'en sais rien.
Je suis perdue.
Il me reste deux choses à faire :
oublier et passer outre.
Oct 25, 2017
Oct 25, 2017 at 3:20 PM UTC
J 'atterris sur la planète Vulvae
En haut du Mont de Vénus
Vulvae c'est le coeur battant de ma Muse.
Ma muse est un dragon à quatre-vingt-huit têtes
Et chacune de ses têtes me sourit
Et m'offre là un thé vert, là une camomille
Là un morceau de pain, là un verre d'eau de vie de mirabelle,
Là un ballon de vin clairet
Et comme je ne veux peiner aucune de ses têtes
Qui tournoient autour de moi
Je les cajole toutes en faisant une fumaison de musc
Ainsi comme les abeilles les têtes se calment sevrées .
Des quatre-vingt-huit têtes de ma muse
Qui défilent sur le podium
En me faisant les yeux doux de Chimène
Celle que je préfère c'est la numéro trois
Bien sûr je ne le lui ai jamais dit
Je ne veux fâcher personne
et surtout les numéros dix-neuf et quatorze,
Ces succédanés de ma Muse,
Dont j'apprécie les atours virevoltants de jaune et orange.
Mais Coconchine c'est ma tête préférée
Mon mannequin à moi
Ne me demandez pas pourquoi
Sa ***** minora
Sa ***** majora
Sa flore vaginale
Son petit air coquin et absent en même temps
Tout concourt à ce que ce soit ma prima donna.
C'est peut-être sa couleur qui me chavire
Ce bleu océan ou outre-mer
Je sens que la cyprine qui en coulera
Déteindra sur mes lèvres
Soudain bleues à l 'unisson de ses envies.
C'est une énigme
Et son énigme me fascine.
C'est un condensé de Vulvae
La vulve de ma Muse.
C'est la Vulve rêvée, fantasmée
Intemporelle comme une pierre gravée
Une vulve versatile, gredine.
Faussement pudique
Elle bat des cils
Et volette comme une nymphe
De morpho bleu et léger
Au-dessus des orphies qui volettent elles aussi.
Elle m'invite,
Elle m'a choisi,
Je suis l'Elu,
Son cheval barbu
Elle me désire,
Elle me charrie
Dans les tourbillons de la cyprine
Qui m'entrouvre la porte de son vestibule
et en pénétrant dans ce labyrinthe
Je grave de mon silex
Les flammes bleues du feu qui me dévore.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:28 AM UTC
Tu bois, c'est hideux ! presque autant que moi.
Je bois, c'est honteux, presque plus que toi,
Ce n'est plus ce qu'on appelle une vie...
Ah ! la femme, fol, fol est qui s'y fie !
Les hommes, bravo ! c'est fier et soumis,
On peut s'y fier, voilà des amis !
Nous buvons, mais, vous mesdames, l'ivresse
Vous va moins qu'à nous, - te change en tigresse.
Moi tout au plus en un simple cochon ;
Quelque idéal sot dans mon cabochon,
Quelque bêtise en sus, quelque sottise
En outre, - mais toi, la fainéantise,
La méchanceté, l'obstination,
Un peu le vice et beaucoup l'option,
Pour être plus folle, sur ma parole !
Que ma folie à moi déjà si folle.
Ces réflexions me coûtent beaucoup,
Mais ce soir je suis d'une humeur de loup.
Excuse, si mon discours va si rogue,
Mais ce soir je suis d'une humeur de dogue.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bah ! buvons pas trop (s'il nous est possible),
Ma bouche est un trou, la tienne est un crible.
Dieu saura bien reconnaître les siens.
Morale : surtout baisons-nous - et viens !
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Chair flèche, woye cher, chair chaise
Chère chair, woye cher, chair jadis faite chose
Chair mate, woye cher, chair de jais
Chair noire, woye cher, chair de jazz
Cher nègre, woye cher, chaire de ma chair
Chair chère, woye cher, jadis faite meuble
Chair verte, woye cher, chair fraîche,
Chair miel aux nobles pourritures
Chair fiel au charbon ardent des lunes
Chair mer, woye cher, chère mère
Outre-chair au-delà des eaux
Qui tambourinent le cri des charognes..
Chair de ma chair, woye cher, je t'exhale
Comme un bijou de deuil, et je te polis
Ma gemme noire, woye chair, je te polis
De la paume du coeur de ceux que tu incarnes encore.
Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 3:41 AM UTC
I
Tu me dois ta photographie
À la condition que je
Serai bien sage - et tu t'y fies !
Apprends, ma chère, que je veux
Être, en échange de ce don
Précieux, un libertin que
L'on pardonne après sa fredaine
Dernière en faveur d'un second
Crime et peut-être d'un troisième.
Celle image que tu me dois
Et que je ne mérite pas,
Moyennant ta condition
Je l'aurais quand même tu me
La refuserais, puisque je
L'ai là dans mon cœur, nom de Dieu !
II
Là ! je l'ai, ta photographie
Quand t'étais cette galopine,
Avec, jà, tes yeux de défi,
Tes petits yeux en trous de vrille,
Avec alors de fiers tétins
Promus en fiers seins aujourd'hui.
Sous la longue robe si bien
Qu'on portait vers soixante-seize
Et sous la traîne et tout son train,
On devine bien ton manège
D'abord jà, cuisse alors mignonne,
Ce jourd'huy belle et toujours fraîche ;
Hanches ardentes et luronnes,
Croupe et bas ventre jamais las,
À présent le puissant appât,
Les appas, mûrs mais durs qu'appètent
Ma fressure quand tu es là
Et quand tu n'es pas là, ma tête !
III
Et puisque ta photographie
M'est émouvante et suggestive
À ce point et qu'en outre vit
Près de moi, jours et nuits, lascif
Et toujours prêt, ton corps en chair
Et en os et en muscles vifs
Et ton âme amusante, ô chère
Méchante, je ne serai « sage »
Plus du tout et zut aux bergères
Autres que toi que je vais sac-
Cager de si belle manière ;
- Il importe que tu le saches -
Que j'en mourrai, de ce plus fier
Que de toute gloire qu'on prise
Et plus heureux que le bonheur !
Et pour la tombe où mes gens gisent,
Toute belle ainsi que la vie,
Mets, dans son cadre de peluche,
Sur mon cœur, ta photographie.
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Un slow sobre à minuit
Une robe de matadore
De mousseline et taffetas
Bleu Klein
Muse danse avec son rêve les yeux clos
Muse se blottit contre le ventre atypique du vent
Muse bouge et épouse sans calcul la transe
De ce mâle équipage
Débordant de gammes et de dièse
Muse sent monter en elle une meute de renoncules dodues
Qui mordillent et desagrafent
Sa panoplie de lune et de lumière
Comme une œuvre d'art à la roue libre,
Un tableau vivant où les sueurs s'epanchent, vont et viennent
En une pluie de rires et d'étoiles filantes
En forme de notes bleues
Jaillies de l'outre-noir de l'outre-mer
De ses reins mouillés par ce bal musette invisible mais réel.
Nov 21, 2019
Nov 21, 2019 at 2:20 PM UTC
Tu as beau vouloir me sevrer,
Me priver de ta réglisse,
Je persiste et tête
Ce brou mystique
Sans hâte
Et je ferme les yeux
Et je dessine en l'air
Ces délices que tu secrètes
Maternellement pour moi
Comme Pénélope tisse l'outre-noir de sa toile.
Et je te regarde étourdi comme dans un mirage
Badigeonner ton sein de sable effarouché
De beurre de karité
Et de miel
Et je m'enjaille seulement
De partager les reflets de ce désert de Gobi.
Nov 19, 2019
Nov 19, 2019 at 4:50 PM UTC
les klaxons et la circulation assourdissante
l’humidité et la pollution, la brume aveuglante
les banlieues de la mégalopole
une nouvelle fois, encore
toujours étourdie de la veille
en sursaut je me réveille
longue chevelure, noire et ébouriffée
s’en échappe un certain pouvoir
indescriptible, j’en suis esclave
elle ferait taire la ville si elle le voulait
elle purifierais l'air si elle le voulait
comme elle a purifié mon âme
la nuit passée.
oui, elle a de l'aura
car non, je n'étais pas seule encore
hier en rentrant à l’appartement
les cocktails ont fait de moi leur
une énième fois
ainsi que sa séduction asiatique
ainsi ce matin elle et moi sommes nues
au-dessus des draps
son bras posé sur moi,
sa main sur mon sein droit
et cette chevelure dominante
que j'en suis intimidée
désemparée
en outre, ses lèvres rouges de la veille
pulpeuses de par sa naissance
rouge à lèvres séché sur l’oreiller
je saisirais sa mâchoire et je les embrasserais
comme on l’a si bien fait, hier
aux heures les plus sombres de la journées
avant qu'elle ne parte,
que je ne sache la retenir
et qu’elle ne redevienne
cette prédatrice venue de l'indochine.
Jan 12, 2025
Jan 12, 2025 at 11:16 PM UTC