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"orteils" poems
Rancune, Renflement d'un cauchemar vampirique Je me ronge les ongles, puis Je ferme les yeux Que vois-je? L'art Le virevoltant vert, Mousse et fougère Puis le sang, Une éclaboussure de mort et d'entrailles de poisson Nourris-moi aux vers Laisse mes yeux aux corbeaux Pissenlit maléfique Une odeur impassible, Dans une nature grandiose Quoiqu'incompréhensible J'inspire la poussière, Épine d'une plante pacifique, inondée Au bout du rocher là À l'horizon Rejoins les étoiles La noirceur d'un épilogue, Continuation de mille contes Sans transpiration d'une réelle émotion Remue les orteils de ta jeunesse, Et réinvente l'univers Être à l'abandon, Isolement et sacrilège d'une fréquence, À pain garni de sucré J'imagine une confiance Enfuis-toi, Enfuis-toi **** de moi Avant que je te défigure, Avant que je te coupe, Avant que je cherche à l'infini Pour l'affection d'une malheureuse
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Dec 12, 2020
Dec 12, 2020 at 4:27 PM UTC
Épitome du vide
Tu meurs d'envie de moi Et tu me dis tout de go J'ai envie de toi Là Maintenant Bande Bande Bande Et tu chronomètres le temps Qu'il me faudra pour atteindre La taille exacte que tu désires Et quand le petit soldat s'exécute Au quart de tour comme tu l'exiges Quand il pointe l'arme vers tes neiges éternelles Tu dis : Garde à vous, fixe Tu condamnes mes fesses au peloton d'exécution Au clic de ton appareil photo Tu tires à vue Tu mitrailles à bout portant Et quand tu es enfin satisfaite de la pose Tu dis : Déposez arme Et je me dégonfle Instantanément Et tu exaltes, tu jubiles De ta toute puissance Je suis ta chose, ton pantin Ton esclave Tu es ma maîtresse Et tu me flagelles à distance de ton flash. Et tu exiges des photos explicites Des gros plans, des détails intimes De mes parties honteuses Tu veux la vulve qui dort paisiblement sous mon aisselle Tu veux la raie du cul qui se dessine dans le creux de mon coude Tu veux la trique qui ronfle Au coeur de la mangrove du mont de Venus Tu veux le trou de mon cul dans le nombril béant Que je forme de mes plantes de pied jointes Tu veux que mon sein gauche secrète A gogo des tasse de café chaud arabica Tu veux tout Tout de suite Le tout et les parties Sans filtre Sans retouches Tu dis que mains et mes doigts t'excitent Et tu suces mes ongles pour en soutirer Les envies et les cuticules Et tu mordilles mes orteils Lentement l'un après l'autre Tu croques Histoire de voir si je suis chatouilleux Ou si je ne suis pas déjà mort Et tu veux que je me batte en douce Comme on bat la campagne Comme on bat un cil et les cartes Comme on bat le fer quand il est chaud Comme on bat le grain pour le moudre Comme on bat sa coulpe Comme on bat la mesure Et comme on bat son coeur Je me bats en douce Je te baptises de mon foutre Je te fais des messes basses Et je fais main basse sur tes envies A voix basse Je m'exécute Je t'exécute Car tu reignes vierge souveraine, En sourdine, Osmose et Extase, Dans mon royaume tantrique.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:54 AM UTC
Envies
Tu meurs d'envie de moi Et tu me dis tout de go J'ai envie de toi Là Maintenant Bande Bande Bande Et tu chronomètres le temps Qu'il me faudra pour atteindre La taille exacte que tu désires Et quand le petit soldat s'exécute Au quart de tour comme tu l'exiges Quand il pointe l'arme vers tes neiges éternelles Tu dis : Garde à vous, fixe Tu condamnes mes fesses au peloton d'exécution Au clic de ton appareil photo Tu tires à vue Tu mitrailles à bout portant Et quand tu es enfin satisfaite de la pose Tu dis : Déposez arme Et je me dégonfle Instantanément Et tu exaltes, tu jubiles De ta toute puissance Je suis ta chose, ton pantin Ton esclave Tu es ma maîtresse Et tu me flagelles à distance de ton flash. Et tu exiges des photos explicites Des gros plans, des détails intimes De mes parties honteuses Tu veux la vulve qui dort paisiblement sous mon aisselle Tu veux la raie du cul qui se dessine dans le creux de mon coude Tu veux la trique qui ronfle Au coeur de la mangrove du mont de Venus Tu veux le trou de mon cul dans le nombril béant Que je forme de mes plantes de pied jointes Tu veux que mon sein gauche secrète A gogo des tasse de café chaud arabica Tu veux tout Tout de suite Le tout et les parties Sans filtre Sans retouches Tu dis que mains et mes doigts t'excitent Et tu suces mes ongles pour en soutirer Les envies et les cuticules Et tu mordilles mes orteils Lentement l'un après l'autre Tu croques Histoire de voir si je suis chatouilleux Ou si je ne suis pas déjà mort Et tu veux que je me batte en douce Comme on bat la campagne Comme on bat un cil et les cartes Comme on bat le fer quand il est chaud Comme on bat le grain pour le moudre Comme on bat sa coulpe Comme on bat la mesure Et comme on bat son coeur Je me bats en douce Je te baptises de mon foutre Je te fais des messes basses Et je fais main basse sur tes envies A voix basse Je m'exécute Je t'exécute Car tu reignes vierge souveraine, En sourdine, Osmose et Extase, Dans mon royaume tantrique.
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Il arrive que parfois le feu comme la glace Fonde et qu'en nous des icebergs Brûlent. Il arrive que parfois des volcans sous-marins Emergent un beau dimanche Et que de leurs chapelets soudain incandescents Jaillisse entre feux d'artifice de lave et de canne métissées Du fin fond du cratère La grand-messe liquide et démentielle De la Vierge diablesse Mina Prima inter pares Toute forêt de corail noir et gorgones Ni déesse ni maîtresse Juste muse granivore aux mille tresses gourmandes Perchée dans son ashram de coco sans graine tridimensionnel Qui ne jure que par Jung, Bakounine, Anaïs Nin et autres yogi plongeurs Dans la posture du demi lotus En équilibre sur les orteils de l'âme.
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Oct 26, 2019
Oct 26, 2019 at 9:10 AM UTC
Ni déesse, ni maîtresse : granivore
"Les femmes jouissent d'abord par l'oreille" Dit Marguerite Duras Toi, mon HYDRE-MUSE, tu jouis Par l'oreille absolue et frivole Magnifiée Par la danse à contre-temps De la poésie pénétrante Du saxo et de la tumba Du coupé décalé et de l'azonto Entre violons et accordéons Qui fait voltiger sur tes hanches Toute la copelia complicada de ta libido. Je rentre sans hâte dans la mue de la couleuvre Et je te ceins la taille. Réinventons les croisés en cinquième position Du ballet classique de Noureev, Petipa et Balanchine Et à quatre pattes virevoltons dans le Bolchoi. Setenta y ocho : Je te tatoue le bas des reins D'un tatou boule qui exécute Des renversés arrière multicolores Dans les plus intimes sillons de ta peau. Cero : Verbum Sapientiae Principium Est ! De mon pinceau chatoyant je dessine Des pas de bourrée étourdissants Aux confins de tes cambrures Setenta y siete : Tu miaules des entrechats charnels Et tu tournoies comme un ventilateur Et tu me dis : viens, mon prince, Montre-moi tes ronds de jambes doubles Ochenta y quatro : je te prends par les orteils tout en te caressant l'oreille Et je te dis vas-y Cuarenta y cinco : Dombolo baroque dès que tu bouges tes fesses pour m'inviter à tes Messes de sabbat Très y media : Demi-pointe sur les tétons qui frémissent et qui clignent des yeux La peau de ton aréole gauche  danse la biguine Ton sein droit fait voltiger du jus de grenade Sesenta : Un deux trois cinq six sept Un seul fouetté Tu enchaînes les figures libres et académiques Passe après passe Tu plantes dans le taureau farceur tes aromates Et je crie Banco et tu me mordilles la paume de la main. Setenta complicada : J'aime notre gourmandise choreographee clitoridienne, anale, phallique et vaginale Cet appétit colossal de ballet épicé à la Merce Cunningham, Alvin Ailey et Martha Graham Qui nous prend entre deux morts de tous nos lacs des cygnes primaux Nous en sommes les danseurs étoiles les solistes les premiers danseurs les petits rats les chorégraphes et les maîtres de ballet À nous deux nous formons une troupe Réincarnée Et nous signons de nos plumes de chair notre martingale lubrique : Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept
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Nov 1, 2019
Nov 1, 2019 at 3:31 AM UTC
Un deux trois ... Cinq six sept
"Les femmes jouissent d'abord par l'oreille" Dit Marguerite Duras Toi, mon HYDRE-MUSE, tu jouis Par l'oreille absolue et frivole Magnifiée Par la danse à contre-temps De la poésie pénétrante Du saxo et de la tumba Du coupé décalé et de l'azonto Entre violons et accordéons Qui fait voltiger sur tes hanches Toute la copelia complicada de ta libido. Je rentre sans hâte dans la mue de la couleuvre Et je te ceins la taille. Réinventons les croisés en cinquième position Du ballet classique de Noureev, Petipa et Balanchine Et à quatre pattes virevoltons dans le Bolchoi. Setenta y ocho : Je te tatoue le bas des reins D'un tatou boule qui exécute Des renversés arrière multicolores Dans les plus intimes sillons de ta peau. Cero : Verbum Sapientiae Principium Est ! De mon pinceau chatoyant je dessine Des pas de bourrée étourdissants Aux confins de tes cambrures Setenta y siete : Tu miaules des entrechats charnels Et tu tournoies comme un ventilateur Et tu me dis : viens, mon prince, Montre-moi tes ronds de jambes doubles Ochenta y quatro : je te prends par les orteils tout en te caressant l'oreille Et je te dis vas-y Cuarenta y cinco : Dombolo baroque dès que tu bouges tes fesses pour m'inviter à tes Messes de sabbat Très y media : Demi-pointe sur les tétons qui frémissent et qui clignent des yeux La peau de ton aréole gauche  danse la biguine Ton sein droit fait voltiger du jus de grenade Sesenta : Un deux trois cinq six sept Un seul fouetté Tu enchaînes les figures libres et académiques Passe après passe Tu plantes dans le taureau farceur tes aromates Et je crie Banco et tu me mordilles la paume de la main. Setenta complicada : J'aime notre gourmandise choreographee clitoridienne, anale, phallique et vaginale Cet appétit colossal de ballet épicé à la Merce Cunningham, Alvin Ailey et Martha Graham Qui nous prend entre deux morts de tous nos lacs des cygnes primaux Nous en sommes les danseurs étoiles les solistes les premiers danseurs les petits rats les chorégraphes et les maîtres de ballet À nous deux nous formons une troupe Réincarnée Et nous signons de nos plumes de chair notre martingale lubrique : Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept Un deux trois... Cinq six sept
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Je t'ai rêvée, câline Ogresse minérale, Gazeuse et animale Frémissante, Offerte au sac et ressac des sables noirs, Volcanique baïne ! J'ai cherché dans l'écume les coquelicots Et les abeilles entre les raisiniers bord-de-mer Je n'ai vu que lave moutonnante Et crabes-violonistes qui jouaient au cerf-volant. J'ai cherché le marbre des bas-reliefs en ruine C'étaient les éclats de tes mille yeux De cristal épars sur l'estran Qui me brûlaient comme des phares engloutis Dans un cimetière sous-marin. Et soudain dans une déferlante Surgie d'un galet bien lisse J'ai vu les vingt-six os de ton pied droit Reconnaissable entre tous Juché sur ses orteils Et j'ai crié : Apsara ! J'ai crié Zoé ! J 'ai crié Gradiva ! Et nous avons dansé et tournoyé Au-dessus des trous noirs !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:01 PM UTC
Anthropomorphe