"oeillade" poems
Parfums, couleurs, systèmes, lois !
Les mots ont peur comme des poules.
La chair sanglote sur la croix.
Pied, c'est du rêve que tu foules,
Et partout ricane la voix,
La voix tentatrice des foules.
Cieux bruns où nagent nos desseins,
Fleurs qui n'êtes pas le calice,
Vin et ton geste qui se glisse,
Femme et l'oeillade de tes seins,
Nuit câline aux frais traversins,
Qu'est-ce que c'est que ce délice,
Qu'est-ce que c'est que ce supplice,
Nous les damnés et vous les Saints ?
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Assise sur le banc
du bac de Gouderak
elle atteint soudainement
pour son vélo glissant.
Par accident elle me
donne un coup de pied.
Puis un regard
de véritable regret
Aucune traversée
est assez longue pour
oublier cet oeillade
bien affectionnée.
Le navire arrive au quai.
La rampe est ouverte.
Elle s'éclipse le long de la digue —
mes émotions fraîches
toujours inconnus.
Jul 30, 2021
Jul 30, 2021 at 10:59 PM UTC
L'étoile du berger tremblote
Dans l'eau plus noire et le pilote
Cherche un briquet dans sa culotte.
C'est l'instant, Messieurs, ou jamais,
D'être audacieux, et je mets
Mes deux mains partout désormais !
Le chevalier Atys, qui gratte
Sa guitare, à Chloris l'ingrate
Lance une oeillade scélérate.
L'abbé confesse bas Eglé,
Et ce vicomte déréglé
Des champs donne à son coeur la clé.
Cependant la lune se lève
Et l'esquif en sa course brève
File gaîment sur l'eau qui rêve.
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Elle me toise
sans ironie, sans frivolité –
la garçonne
Jun 30, 2020
Jun 30, 2020 at 11:29 PM UTC