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"noyer" poems
Adieu chère maison de mes ancêtres Cette fois ci, le sort en est jeté, Les acquéreurs improbables, les propriétaires chimériques, ont consigne la somme convenue sur les fonds du notaire. Et toi, chère maison, tu vas changer de famille et d'amours. Désormais, nos enfances envolées, ne retrouveront plus le secours, des vielles boiseries et des tapisseries centenaires, de toutes ces armoire en châtaignier et ces commodes de noyer, auxquels nous rattache encor comme un fil invisible, tant de senteurs, d'images et souvenirs fanés. Et le tic-tac mélodieux de la vieille horloge dans l'entrée du 19. Et ces mansardes, chargées d'objets hétéroclites que nous aimons tant fouiller. Quant au jardin qui aurait pu être un parc, comment oublier ses massifs de groseilliers et ses fraises des bois ? Et les plants de rhubarbe, la sauge aux grandes vertus, aux dires de grand-mère. Ainsi que les allées de marguerites, attirant les abeilles, plus **** remplacées par des rosiers blancs, roses et rouges si odorants. Cette maison de famille qui résista a tant de coups du sort, a péri des impôts et des frais d'entretien du jardin, du manque de modernisation aussi. Alors que tant de logements sans âme étaient construits. Surtout de l'âge et du départ de sa chère maîtresse, ma mère, qui y avait trop froid et ne pouvait y vivre seule. Et aussi un peu, ma franchise l'admet, du manque d'initiatives et de goût pour l'association de nous tous, de notre fratrie. Certes l'on pourra trouver bien des excuses. Les uns furent trop **** les autres manquèrent de moyens. Mais dans mon fors intérieur, Je sais que cette maison manqua surtout de notre audace et de notre courage commun a la faire vivre. Aussi notre maison de famille fut comme abandonnée a son sort par ses enfants disperses par la vie. Pauvre maison, nous n'avons su te garder; puisses-tu tomber désormais dans des mains aimantes, artistes et vertes ! Paul Arrighi
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Oct 28, 2015
Oct 28, 2015 at 9:25 AM UTC
Adieu chère maison de mes ancêtres ( Good Bye, dear House, of our ancestors)
Adieu chère maison de mes ancêtres Cette fois ci, le sort en est jeté, Les acquéreurs improbables, les propriétaires chimériques, ont consigne la somme convenue sur les fonds du notaire. Et toi, chère maison, tu vas changer de famille et d'amours. Désormais, nos enfances envolées, ne retrouveront plus le secours, des vielles boiseries et des tapisseries centenaires, de toutes ces armoire en châtaignier et ces commodes de noyer, auxquels nous rattache encor comme un fil invisible, tant de senteurs, d'images et souvenirs fanés. Et le tic-tac mélodieux de la vieille horloge dans l'entrée du 19. Et ces mansardes, chargées d'objets hétéroclites que nous aimons tant fouiller. Quant au jardin qui aurait pu être un parc, comment oublier ses massifs de groseilliers et ses fraises des bois ? Et les plants de rhubarbe, la sauge aux grandes vertus, aux dires de grand-mère. Ainsi que les allées de marguerites, attirant les abeilles, plus **** remplacées par des rosiers blancs, roses et rouges si odorants. Cette maison de famille qui résista a tant de coups du sort, a péri des impôts et des frais d'entretien du jardin, du manque de modernisation aussi. Alors que tant de logements sans âme étaient construits. Surtout de l'âge et du départ de sa chère maîtresse, ma mère, qui y avait trop froid et ne pouvait y vivre seule. Et aussi un peu, ma franchise l'admet, du manque d'initiatives et de goût pour l'association de nous tous, de notre fratrie. Certes l'on pourra trouver bien des excuses. Les uns furent trop **** les autres manquèrent de moyens. Mais dans mon fors intérieur, Je sais que cette maison manqua surtout de notre audace et de notre courage commun a la faire vivre. Aussi notre maison de famille fut comme abandonnée a son sort par ses enfants disperses par la vie. Pauvre maison, nous n'avons su te garder; puisses-tu tomber désormais dans des mains aimantes, artistes et vertes ! Paul Arrighi
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Je vais lui envoyer tous les miens amour 'de onciale, en les faisant flotter dans une bouteille sur la rivière, tous les jours ça me fait peur elle va disparaitre, parce que quotidiennement pour son cœur de la mine groweth plus grand, et tout mon coeur devient plus gros, la mienne âme soupire pour elle de plus, je ne l'ai jamais senti ce sentiment, que pour le mien vie passée mi amour '... Alors, quand la bouteille atteint aux rivage, et quand elle picketh il, je prayeth pour obtenir une bouteille de retour, dans laquelle son amour doth remplir jusqu'à .... et si elle ne reçoivent pas l'amour mienne bouteille remplie, je flottais en descendant le fleuve, je seras floateth mineself bas cette rivière, même si je dois essayer de noyer pour la reine mienne .... et si cette bouteille don 't vient à terre, le corps au moins mine, elle saura que, si tous ces poèmes ne montre pas, pour moi tis amour pour elle était réel (  french dialect) ( English translated) I'll send her all mine amour' uncial's, by floating them in a bottle down the river, daily it scares me she's gonna dissapear, because daily for her mine heart groweth bigger, and whilst mine heart gets bigger, mine soul longeth for her more, I've never felt this feeling, only for mine past life mi amour'... So when the bottle reacheth the shore, and when she picketh it up, I prayeth to get a bottle back, wherein her love doth fill it up....and if she don't get mine love filled bottle, I floated down the stream, I shalt floateth mineself down that river, even if I have to drown trying for mine queen ....and if that bottle don't cometh to shore, at least mine body will, than she'll know, if all these poems didn't show, for tis mine love for her was real.... ©Brandon nagley ©Lonesome poet's poetry....
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Jul 8, 2015
Jul 8, 2015 at 2:54 PM UTC
message dans une bouteille( Message in a bottle) french tongue
Je vais lui envoyer tous les miens amour 'de onciale, en les faisant flotter dans une bouteille sur la rivière, tous les jours ça me fait peur elle va disparaitre, parce que quotidiennement pour son cœur de la mine groweth plus grand, et tout mon coeur devient plus gros, la mienne âme soupire pour elle de plus, je ne l'ai jamais senti ce sentiment, que pour le mien vie passée mi amour '... Alors, quand la bouteille atteint aux rivage, et quand elle picketh il, je prayeth pour obtenir une bouteille de retour, dans laquelle son amour doth remplir jusqu'à .... et si elle ne reçoivent pas l'amour mienne bouteille remplie, je flottais en descendant le fleuve, je seras floateth mineself bas cette rivière, même si je dois essayer de noyer pour la reine mienne .... et si cette bouteille don 't vient à terre, le corps au moins mine, elle saura que, si tous ces poèmes ne montre pas, pour moi tis amour pour elle était réel (  french dialect) ( English translated) I'll send her all mine amour' uncial's, by floating them in a bottle down the river, daily it scares me she's gonna dissapear, because daily for her mine heart groweth bigger, and whilst mine heart gets bigger, mine soul longeth for her more, I've never felt this feeling, only for mine past life mi amour'... So when the bottle reacheth the shore, and when she picketh it up, I prayeth to get a bottle back, wherein her love doth fill it up....and if she don't get mine love filled bottle, I floated down the stream, I shalt floateth mineself down that river, even if I have to drown trying for mine queen ....and if that bottle don't cometh to shore, at least mine body will, than she'll know, if all these poems didn't show, for tis mine love for her was real.... ©Brandon nagley ©Lonesome poet's poetry....
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yeux de TwiligLanguecoquette Me noyer dans ta bave Vivifier moi tranquille veut Sable nuits nous Endulge dans Obscurci par l'opacité des duskiness Préparez-moi dans airify fraîche Jog moi comme au sein ont été clarifiées Faire un tour Montez, Talk toothsome Sirupeux ludique Glissant sur ourn propre amour Sueur Ambrosial Pas savoir aux hommes ou aux fantômes High Hopes rester élevé extranjeros amorosas contrairement à la plupart Chéri Bien fait Kins d'exposition au-delà Non destiné à la page en kiosque Éveils subissent-sons popping Sécréter les crys de chiens hurlants Dynamitage comme un sprite Délicieux sur des plaques d'esprits Plébéiens à l'attribut non du monde Brutes de la romance désespérée Nous feras danser l'amour de la mine de danse Nous seras valse dans laquelle tu ourn étapes Voyage un de l'autre!      ( french) English- Twilight eyes Flirtatious tongue Drown me in thy slaver Vivify me for tranquil wants Sable nights endulge us in Obscured by opacity of duskiness Brace me in cool airify Jog me as within were clarified Take a ride Get in, Toothsome talk Syrupy playful Slippery on ourn own amour Ambrosial sweat Not known to men or ghosts High hopes to stay high extranjeros amorosas unlike the most Darling Well made Kins of afterlife exposure Not meant for newsstand page Arousals heated popping sounds Secrete the howling dog crys Blasting out as a sprite Delicious on plates of minds Plebians to non world attribute Brutes of hopeless romance We shalt dance the dance mine love We shalt waltz wherein ourn steps shalt Trip one another!!!
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Jun 17, 2015
Jun 17, 2015 at 1:48 PM UTC
planète neuf afin devine ( planet nine so devine) french
yeux de TwiligLanguecoquette Me noyer dans ta bave Vivifier moi tranquille veut Sable nuits nous Endulge dans Obscurci par l'opacité des duskiness Préparez-moi dans airify fraîche Jog moi comme au sein ont été clarifiées Faire un tour Montez, Talk toothsome Sirupeux ludique Glissant sur ourn propre amour Sueur Ambrosial Pas savoir aux hommes ou aux fantômes High Hopes rester élevé extranjeros amorosas contrairement à la plupart Chéri Bien fait Kins d'exposition au-delà Non destiné à la page en kiosque Éveils subissent-sons popping Sécréter les crys de chiens hurlants Dynamitage comme un sprite Délicieux sur des plaques d'esprits Plébéiens à l'attribut non du monde Brutes de la romance désespérée Nous feras danser l'amour de la mine de danse Nous seras valse dans laquelle tu ourn étapes Voyage un de l'autre!      ( french) English- Twilight eyes Flirtatious tongue Drown me in thy slaver Vivify me for tranquil wants Sable nights endulge us in Obscured by opacity of duskiness Brace me in cool airify Jog me as within were clarified Take a ride Get in, Toothsome talk Syrupy playful Slippery on ourn own amour Ambrosial sweat Not known to men or ghosts High hopes to stay high extranjeros amorosas unlike the most Darling Well made Kins of afterlife exposure Not meant for newsstand page Arousals heated popping sounds Secrete the howling dog crys Blasting out as a sprite Delicious on plates of minds Plebians to non world attribute Brutes of hopeless romance We shalt dance the dance mine love We shalt waltz wherein ourn steps shalt Trip one another!!!
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Au-delà des sommets, au-delà des nuages, Au-delà du ciel bleu plane un jeune oisillon. De l’espèce des beautés, bavardes et sous pression Par la grande pluie du temps venue noyer son âge. Volatile à la houppe, élancé, fort et vif. Le regard fier et sûr, non il n’est pas craintif. Son plumage exotique, sa robe noire et grise Ondulent avec le vent, sinuent avec la brise. Vivant rien qu’aujourd’hui, la panse bien remplie. Ne regarde que l’instant, se répète-t-il sans cesse. Savoure le jour présent, ne pense pas aux caresses Dont on me couvrirait, pour ça j’ai toute la vie. Mais n’ayant point agi, et n’ayant point donné, Oiseau de paradis, devient réalité. Memento Mori car, on ne peut y échapper, Le plus beau des oiseaux, se fera dévorer.
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Sep 16, 2018
Sep 16, 2018 at 8:14 AM UTC
Montagnes
Right hand, labours on. Burdened by the clay of her body   A stubborn limb.   In tempered skin. Still, her left Passed in Spring. It's gentle palm Curls open. Leaning into the surly revolt of her body. Summer swirled. A haze of sun. And delicate forget-me-nots Autumn threatens floods. Swollen clouds loom overhead. We brace for bitter winds In the Winter of her life. And the rain pours. And the rivers carve a map. And the days pass. Searching the blur of her body. A ****** wristwatch throbs Pulsing past a beating heart Mocking mottled skin. And the rain pours. And strength settles into the seat. A soft creak of leather Warms the room. whispers of my presence Saturate the cell walls of her coma. And the rain pours. And unearths an infinite truth A graceful dance. She flees The wreckage of her broken body, Expired lungs exhale all suffering. A parting gift. And the light guides. And she sets sail. And the light guides. A compass tears through swollen skies. And the rain pours. And the floods rise. And the banks burst. And the rain pours. And the rapids Drag me into the gutter. By Anna Grace Du Noyer
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Aug 31, 2020
Aug 31, 2020 at 2:26 PM UTC
And the Rain Pours
Qui suis-je, à part une poussière sur ta vie? Je ne suis rien qu'un grain de sable Sur l'étendue de ton océan je N'ais rien de plus que le regret de mon insignifiance je Suis invisible pour les yeux et ton cœur Ne peux pas voir ce que tu refuses de lui montrer Aussi noir que des poumons noircis par la haine tu M'ignores chaque jour un peu plus Chaque jour un peu mieux je M'efface de ton champs de vision Car je n'y ai jamais eu ma place Des années à te servir d'ombre Je te suivais avec perfection mais tu ne voyais que Mes fautes Je n'ai pas le courage de continuer à vivre dans ton univers Je me rétracte vers la lumière éblouissante de la vie que j'ai manquée Jusqu'alors persuadée de ta perfection je réalise Que tu ne faisais que cacher ma vue avec tes mains Soufflant au creux de mon oreille ce que je désirais entendre Afin de noyer mes doutes dans ma confiance tu N'es qu'une poussière sur ma vie et je te chasse D'un abile coup de poignet tu disparais Je me tourne vers l'océan et Mon souffle… Se Coupe.
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Sep 17, 2014
Sep 17, 2014 at 1:52 PM UTC
Qui suis-je?
Le couchant dardait ses rayons suprêmes Et le vent berçait les nénuphars blêmes ; Les grands nénuphars entre les roseaux Tristement luisaient sur les calmes eaux. Moi j'errais tout seul, promenant ma plaie Au long de l'étang, parmi la saulaie Où la brume vague évoquait un grand Fantôme laiteux se désespérant Et pleurant avec la voix des sarcelles Qui se rappelaient en battant des ailes Parmi la saulaie où j'errais tout seul Promenant ma plaie ; et l'épais linceul Des ténèbres vint noyer les suprêmes Rayons du couchant dans ses ondes blêmes Et les nénuphars, parmi les roseaux, Les grands nénuphars sur les calmes eaux.
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Promenade sentimentale
La pendule, sonnant minuit, Ironiquement nous engage A nous rappeler quel usage Nous fîmes du jour qui s'enfuit : - Aujourd'hui, date fatidique, Vendredi, treize, nous avons, Malgré tout ce que nous savons, Mené le train d'un hérétique ; Nous avons blasphémé Jésus, Des Dieux le plus incontestable ! Comme un parasite à la table De quelque monstrueux Crésus, Nous avons, pour plaire à la brute, Digne vassale des Démons, Insulté ce que nous aimons Et flatté ce qui nous rebute ; Contristé, servile bourreau Le faible qu'à tort on méprise ; Salué l'énorme Bêtise, La Bêtise au front de taureau ; Baisé la stupide Matière Avec grande dévotion, Et de la putréfaction Béni la blafarde lumière ; Enfin, nous avons, pour noyer Le vertige dans le délire, Nous, prêtre orgueilleux de la Lyre, Dont la gloire est de déployer L'ivresse des choses funèbres, Bu sans soif et mangé sans faim !... - Vite soufflons la lampe, afin De nous cacher dans les ténèbres !
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L'examen de minuit
Que les fins de journées d'automne sont pénétrantes ! Ah ! pénétrantes jusqu'à la douleur ! car il est de certaines sensations délicieuses dont le vague n'exclut pas l'intensité ; et il n'est pas de pointe plus acérée que celle de l'Infini. Grand délice que celui de noyer son regard dans l'immensité du ciel et de la mer ! Solitude, silence, incomparable chasteté de l'azur ! une petite voile frissonnante à l'horizon, et qui par sa petitesse et son isolement imite mon irrémédiable existence, mélodie monotone de la houle, toutes ces choses pensent par moi, ou je pense par elles (car dans la grandeur de la rêverie, le moi se perd vite !) ; elles pensent, dis-je, mais musicalement et pittoresquement, sans arguties, sans syllogismes, sans déductions. Toutefois, ces pensées, qu'elles sortent de moi ou s'élancent des choses, deviennent bientôt trop intenses. L'énergie dans la volupté crée un malaise et une souffrance positive. Mes nerfs trop tendus ne donnent plus que des vibrations criardes et douloureuses. Et maintenant la profondeur du ciel me consterne ; sa limpidité m'exaspère. L'insensibilité de la mer, l'immuabilité du spectacle, me révoltent... Ah ! faut-il éternellement souffrir, ou fuir éternellement le beau ? Nature, enchanteresse sans pitié, rivale toujours victorieuse, laisse-moi ! Cesse de tenter mes désirs et mon orgueil ! L'étude du beau est un duel où l'artiste crie de frayeur avant d'être vaincu.
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Le confiteor de l'artiste
Souvent, à la clarté rouge d'un réverbère Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre, Au coeur d'un vieux faubourg, labyrinthe fangeux Où l'humanité grouille en ferments orageux, On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête Butant, et se cognant aux murs comme un poète, Et sans prendre souci des mouchards, ses sujets, Épanche tout son coeur en glorieux projets. Il prête des serments, dicte des lois sublimes, Terrasse les méchants, relève les victimes, Et sous le firmament comme un dais suspendu S'enivre des splendeurs de sa propre vertu. Oui, ces gens harcelés de chagrins de ménage, Moulus par le travail et tourmentés par l'âge, Éreintés et pliant sous un tas de débris, Vomissement confus de l'énorme Paris, Reviennent, parfumés d'une odeur de futailles, Suivis de compagnons, blanchis dans les batailles Dont la moustache pend comme les vieux drapeaux. Les bannières, les fleurs et les arcs triomphaux Se dressent devant eux, solennelle magie ! Et dans l'étourdissante et lumineuse orgie Des clairons, du soleil, des cris et du tambour, Ils apportent la gloire au peuple ivre d'amour ! C'est ainsi qu'à travers l'Humanité frivole Le vin roule de l'or, éblouissant Pactole ; Par le gosier de l'homme il chante ses exploits Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois. Pour noyer la rancoeur et bercer l'indolence De tous ces vieux maudits qui meurent en silence, Dieu, touché de remords, avait fait le sommeil ; L'Homme ajouta le Vin, fils sacré du Soleil !
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Le vin des chiffonniers
Souvent, à la clarté rouge d'un réverbère Dont le vent bat la flamme et tourmente le verre, Au coeur d'un vieux faubourg, labyrinthe fangeux Où l'humanité grouille en ferments orageux, On voit un chiffonnier qui vient, hochant la tête Butant, et se cognant aux murs comme un poète, Et sans prendre souci des mouchards, ses sujets, Épanche tout son coeur en glorieux projets. Il prête des serments, dicte des lois sublimes, Terrasse les méchants, relève les victimes, Et sous le firmament comme un dais suspendu S'enivre des splendeurs de sa propre vertu. Oui, ces gens harcelés de chagrins de ménage, Moulus par le travail et tourmentés par l'âge, Éreintés et pliant sous un tas de débris, Vomissement confus de l'énorme Paris, Reviennent, parfumés d'une odeur de futailles, Suivis de compagnons, blanchis dans les batailles Dont la moustache pend comme les vieux drapeaux. Les bannières, les fleurs et les arcs triomphaux Se dressent devant eux, solennelle magie ! Et dans l'étourdissante et lumineuse orgie Des clairons, du soleil, des cris et du tambour, Ils apportent la gloire au peuple ivre d'amour ! C'est ainsi qu'à travers l'Humanité frivole Le vin roule de l'or, éblouissant Pactole ; Par le gosier de l'homme il chante ses exploits Et règne par ses dons ainsi que les vrais rois. Pour noyer la rancoeur et bercer l'indolence De tous ces vieux maudits qui meurent en silence, Dieu, touché de remords, avait fait le sommeil ; L'Homme ajouta le Vin, fils sacré du Soleil !
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Viens sur mon coeur, âme cruelle et sourde, Tigre adoré, monstre aux airs indolents ; Je veux longtemps plonger mes doigts tremblants Dans l'épaisseur de ta crinière lourde ; Dans tes jupons remplis de ton parfum Ensevelir ma tête endolorie, Et respirer, comme une fleur flétrie, Le doux relent de mon amour défunt. Je veux dormir ! dormir plutôt que vivre ! Dans un sommeil aussi doux que la mort, J'étalerai mes baisers sans remord Sur ton beau corps poli comme le cuivre. Pour engloutir mes sanglots apaisés Rien ne me vaut l'abîme de ta couche ; L'oubli puissant habite sur ta bouche, Et le Léthé coule dans tes baisers. A mon destin, désormais mon délice, J'obéirai comme un prédestiné ; Martyr docile, innocent condamné, Dont la ferveur attise le supplice, Je sucerai, pour noyer ma rancoeur, Le népenthès et la bonne ciguë Aux bouts charmants de cette gorge aiguë Qui n'a jamais emprisonné de coeur.
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Le Léthé