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"mythique" poems
Pour faire sourire ma muse Malgré elle je fais le pitre : Je me fais animal en extinction Tamarin lion de jour Et Ara cobalt de nuit Et je fais constamment la mue Entre Anodorhynchus leari Et Leontopithecus rosalia Et à force de mues Je perds le Nord Je me pends par la queue Aux branches de mon nid Je fais des grimaces et je lèche le bec des femelles En rut. Mais ma muse raffole Non pas de ma race folle De tamarin-ara métis Mais des gorilles, bonobos et magots Et autre faune libertine... Elle adore ! Elle est admirative ! J'ai beau lui sortir ma généalogie ascendante de mandrill Mes trois seizièmes de sang bonobo, Mes trois seizièmes de gènes de gorille, Mes trois seizièmes d'âme de macaque de barbarie Et mon blason d'argent à quatre fasces de gueules Ma muse n'en a cure. Elle n 'a d'yeux que pour ces bonobos, Gorilles et magots légitimes D'authentique Afrique mythique.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:04 AM UTC
Gorille, bonobo et magot
Mon amie, ma muse Nue et sincère Tu cherches l'oiseau rare, L'âme effervescente aux yeux d'eau noire, Aux yeux sans visage De sel, de cendre, de vin Qui te ressemble Et qui profusément te rassemble Entre tumescences et détumescences. Tu l'appelles Décébale, géant guerrier de pierre, Tu le pries Gilgamesh, immortel héros mythique, Tu le couves des yeux Lucifer, Ange déchu, doux démon Entre tumescences et détumescences Tu les synthétises, tu les allaites Tu les baptises et débaptises Tu les tatoues En femelle animale virginale En chatonne de lynx captive Un jour Regina, le lendemain Jao, le surlendemain Zoé. Je l'appelle sublime élan vital, Entre zénith et nadir, incandescence. Il se manifeste entre boursouflures, Dilatations, bascules, Turgescences, érections, éruptions, bandaisons, Flux et reflux de sang et de sève, Marées basses, dégorgements, Enflures, dégonflements, coulées de lave. Alors dans cet entre-deux parfait où les eaux Animales, humaines et divines Se déversent en impossible amour Ton masque entre en transe Et tu nages jusqu'au delta lustral Des colombes aux abois. Tu es Dyonissia, tu es Aura, Gradiva, Annabel Lee, Princesse Brambilla, Tu es immortelle, tu es Tout-Monde Entre tumescences et détumescences Tu renais immortelle.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:17 PM UTC
Tumescences et détumescences
Neptune était en Vierge Quand ma sultane, Ma Muse matriarche d'honneur, Ma Miss Bell arrogante et ruisselante de dynamite A rompu les amarres M'a baptisé Criminel, Casanova de pire aloi, Et condamné sans mea culpa Sans tambours ni trompettes A 169 ans de chevauchées sauvages Et de maladies imaginaires Dans son lit de cocagne De mistral et de tramontane. Condamné comme une marionnette Par ma reine sans couronne A faire le tour du zodiaque de ses hanches En derviche tourneur Dans le secteur 5 de la rose des vents De sa Babylone mythique A arpenter de long en large les planètes lentes et rapides De son enfer lubrique : Les spirituelles, les raffinées, les embrouillées Les délicates, les pudiques, les lubriques, Les pastels. les îles roses et les mers noires. Et prétextant mon ascendant verseau Elle a peaufiné mon oiseau antique L 'envoyant valdinguer entre les volcans de Vénus, Mars et Lune Histoire de me civiliser dans l 'anarchie du monde De ses tentacules cosmiques
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:22 AM UTC
Sultana Sans Mea Culpa
A José Maria de Heredia Ce poète terrible et divinement doux, Plus large que Corneille et plus haut que Shakespeare, Grand comme Eschyle avec ce souffle qui l'inspire, Ce Calderon mystique et mythique est à nous. Oui, cette gloire est nôtre et nous voici jaloux De le dire bien haut à ce siècle en délire : Calderon, catholique avant tout, noble lyre Et saints accents, et bon catholique avant tous, Salut ! Et qu'est ce bruit fâcheux d'académies, De concours, de discours, autour de ce grand mort En éveil parmi tant de choses endormies ? Laissez rêver, laissez penser son Œuvre fort Qui plane, **** d'un siècle impie et ridicule, Au-dessus, au delà des colonnes d'Hercule !
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À propos d'un centenaire de Calderon