"martingale" poems
"Move" they say
and put martingale on with a neigh
Thai pony in Chiang Mai
A green patch of grass
was what your heart desires
would yourself like a chew of truss?
In the forest with no name
on hard concrete without an aim
swimming with the tuk-tuk wave
"Where am I?"
you ask with side-patched eye
"My knees are soft like a microwaved pie"
But all you ever get
is a whip on the back
from the oddity with some leather strap
"Why are you so hesitant
while all the other stallions are competent
don't you know the creatures in the carriage are very important?"
"How important are the vultures in the world I don't know
but I know that I won't say no
if you borrow a thread of my hair for a violin bow
and play their funeral march with it to and fro"
May 20, 2014
May 20, 2014 at 11:39 AM UTC
does the prettiest flower light a horizon
prettier than her?
Can any martingale sing a melody
with her perfection?
Heaven is on the horizon,
a glow of earthly crimson,
An orchard of apple trees,
set on a hill
in dimming backlight.
Blossoms glow from her limbs.
Seasons work magic,
Calm is all a glow,
distance is relative,
when seeing life
renewed.
Life is a circle,
of red glimmers
and yellow hues.
Dec 2, 2014
Dec 2, 2014 at 11:11 PM UTC
"Les femmes jouissent d'abord par l'oreille"
Dit Marguerite Duras
Toi, mon HYDRE-MUSE, tu jouis
Par l'oreille absolue et frivole
Magnifiée
Par la danse à contre-temps
De la poésie pénétrante
Du saxo et de la tumba
Du coupé décalé et de l'azonto
Entre violons et accordéons
Qui fait voltiger sur tes hanches
Toute la copelia complicada de ta libido.
Je rentre sans hâte dans la mue de la couleuvre
Et je te ceins la taille.
Réinventons les croisés en cinquième position
Du ballet classique de Noureev, Petipa et Balanchine
Et à quatre pattes virevoltons dans le Bolchoi.
Setenta y ocho :
Je te tatoue le bas des reins
D'un tatou boule qui exécute
Des renversés arrière multicolores
Dans les plus intimes sillons de ta peau.
Cero :
Verbum Sapientiae Principium Est !
De mon pinceau chatoyant je dessine Des pas de bourrée étourdissants
Aux confins de tes cambrures
Setenta y siete :
Tu miaules des entrechats charnels
Et tu tournoies comme un ventilateur
Et tu me dis : viens, mon prince,
Montre-moi tes ronds de jambes doubles
Ochenta y quatro :
je te prends par les orteils tout en te caressant l'oreille
Et je te dis vas-y
Cuarenta y cinco :
Dombolo baroque dès que tu bouges tes fesses pour m'inviter à tes
Messes de sabbat
Très y media :
Demi-pointe sur les tétons qui frémissent et qui clignent des yeux
La peau de ton aréole gauche danse la biguine
Ton sein droit fait voltiger du jus de grenade
Sesenta :
Un deux trois cinq six sept
Un seul fouetté
Tu enchaînes les figures libres et académiques
Passe après passe
Tu plantes dans le taureau farceur tes aromates
Et je crie Banco et tu me mordilles la paume de la main.
Setenta complicada :
J'aime notre gourmandise choreographee clitoridienne, anale, phallique et vaginale
Cet appétit colossal de ballet épicé à la Merce Cunningham, Alvin Ailey et Martha Graham
Qui nous prend entre deux morts de tous nos lacs des cygnes primaux
Nous en sommes les danseurs étoiles les solistes les premiers danseurs les petits rats les chorégraphes et les maîtres de ballet
À nous deux nous formons une troupe
Réincarnée
Et nous signons de nos plumes de chair notre martingale lubrique :
Un deux trois... Cinq six sept
Un deux trois... Cinq six sept
Un deux trois... Cinq six sept
Nov 1, 2019
Nov 1, 2019 at 3:31 AM UTC