"marche" poems
my paris begins with
those early days
as a conscious flaneur
i recall the couple
seated opposite me
on the metro
when i was still innocent
of its labyrinthine complexity
slim pretty white girl
clad head to toe in denim
smiling wistfully
while her muscular black beau
stared through me
with fathomless orbs
and one of them spoke
almost in a whisper
qu'est-ce-que t'en pense
and it dawned on me
yes the young parisienne
with the distant desirous eyes
was no less male than me
dismal movies
in the forum des halles
being screamed at in pigalle
and then howled at again
by some kind of madman
or vagrant who told me
to go to the bois de boulogne
to meet what he saw
as my destiny
menaced
by a sinister skinhead
for trying on tessa's
wide-brimmed hat
getting ****** in les halles
with sara
who'd just seen
dillon as rusty james
and was walking in a daze
sara again with jade
at the caveau
de la huchette jazz cellar
cash squandered
on a gold tootbrush
two tone shoes
from close by
to the place d'italie
portrait sketched
at the place du tertre
paperback books
by symbolist poets
but second hand volumes
by trakl and deleve
and a leather jacket
from the marche aux puces
porte de clignancourt
losing gary's address
scrawled on a page
of musset's confession
walking the length
and breadth of the rue st denis,
what an artist's paradise
(as juliette once wrote me).
Jul 3, 2015
Jul 3, 2015 at 7:23 AM UTC
mother problems
chicken pox
asked my aunt
she replied
shower my mother with love and care
after many tries
chicken pox
appointment to the end
of chicken pox
sent my mother a message that she wasn’t okay
drowsy drowsy
medicines
drowsy
shouts and screams
a clueless father
a I-dont-give-two-fucking-shits sister
exams over
results out
failed my favourite subject
HOW DID I FAIL LITERATURE
chicken pox doctor
misdiagnosis
then gave me wrong number of weeks to rest
choreography for bollywood
tamil folk
parents were showering ill concealed parental
concern
went to support
ran ran ran
confused and nervous
of the entire world hating me
i ran. ran. i ******* ran
wash the dishes
cooked **** - got scolded for not cooking
extremely pms-y father
why the ******* hell did that happen
cooked
messed up dishes
ate dinner outside
whole family sick
syf prac horrendous
out of breath
trying to run
dinner outside everyday
people who didnt listen
people who didnt care about the dance
time limit
one week before kanal
havent finished choreography
CHICKEN ****** POX
came back to school
parents being ***
whole family down with chicken pox
mother working her *** off
she doesnt want any help
dancing dancing dancing
mother’s talk about me trying to get away from dance
raffles diploma
performance
november performance
i couldnt dance
kicked out ruthlessly
kanal
five minutes before
a message no more such activities next year
marche dinner
screamed and screamed
out of breath
******* hole in my throat
ran ran ran ran ran
away from idiosyncrasies
raffles diploma
career choices
out of money
where did all the money go
where did all the money go
goals
fashion designer
parents : banker, scientist
work backwards from the goal
dance i want to dance
outings
2 days before
go on to khan academy
father only listens to himself
crushed bones
crushed ribcages
i cant breathe
still running
Nov 15, 2014
Nov 15, 2014 at 3:48 AM UTC
C'est le moment crépusculaire.
J'admire, assis sous un portail,
Ce reste de jour dont s'éclaire
La dernière heure du travail.
Dans les terres, de nuit baignées,
Je contemple, ému, les haillons
D'un vieillard qui jette à poignées
La moisson future aux sillons.
Sa haute silhouette noire
Domine les profonds labours.
On sent à quel point il doit croire
À la fuite utile des jours.
Il marche dans la plaine immense,
Va, vient, lance la graine au ****
Rouvre sa main, et recommence,
Et je médite, obscur témoin,
Pendant que, déployant ses voiles,
L'ombre, où se mêle une rumeur,
Semble élargir jusqu'aux étoiles
Le geste auguste du semeur.
1.4k
Il y a une route devant moi
À côté du feu
Il faut que je marche
Vite
Il faut que j'aille peur
En espérant de vivre
En essayant de soupirer
Toujours
À côté du feu
Sep 10, 2015
Sep 10, 2015 at 11:11 PM UTC
SO PRIKETH HEM NATURE IN HIR CORAGES
Never did
help my Da enough.
Always
head-stuck-in-a-book.
"Donall son..."he call
"Can you hold this while
...I saw.!"
"Awwww Da!"
I'd wail.
Me lost in Chaucer
and his tale.
And so the saw saws
but all I see is..."Yo!"
"The Miller was a chap of sixteen stone,
A great stout fellow big in brawn and bone.
The saw cuts through the afternoon.
Pauses: then....chaw chaw
Chaucers on again.
"He did well out of them, for he could go
And win the ram at any wrestling show."
"Say what...?
Oh, don't get me
wrong I
adored the aesthetic beauty of
sawdust floating
in a universe of its own
suspended in sunlight and shadow.
The smell of pine
kidnapping my mind.
The green dance of the bubble
in a spirit level.
Didn't have time for all that
hammering and sawing.
I was a boy on a mission
ever since our teacher sighing
"Oh I...don't know why I
teach you scruff Chaucer
...you'll never read the book!"
But by the weekend
( furious at the rebuff )
I( ha ha)HAD!
My poor auld Da
only getting begrudging help.
"Whan that Aprille..."
( the words falling like gentle rain upon my mind )
"...with his shoures soote
the droghte of Marche..."
(Words words oh sweet words. . .)
"hath perced to the roote"
(My mind. . .)
"...bathed every veyne in swich licour,"
(the bubble in the spirit level
poised perfectly...perfectly poised)
"Of which vertu engendred is the flour."
Nov 2, 2016
Nov 2, 2016 at 5:29 PM UTC
À Max Jacob.
Vers le palais de Rosemonde au fond du Rêve
Mes rêveuses pensées pieds nus vont en soirée
Le palais don du roi comme un roi nu s'élève
Des chairs fouettées des roses de la roseraie
On voit venir au fond du jardin mes pensées
Qui sourient du concert joué par les grenouilles
Elles ont envie des cyprès grandes quenouilles
Et le soleil miroir des roses s'est brisé
Le stigmate sanglant des mains contre les vitres
Quel archer mal blessé du couchant le troua
La résine qui rend amer le vin de Chypre
Ma bouche aux agapes d'agneau blanc l'éprouva
Sur les genoux pointus du monarque adultère
Sur le mai de son âge et sur son trente et un
Madame Rosemonde roule avec mystère
Ses petits yeux tout ronds pareils aux yeux des Huns
Dame de mes pensées au cul de perle fine
Dont ni perle ni cul n'égale l'orient
Qui donc attendez-vous
De rêveuses pensées en marche à l'Orient
Mes plus belles voisines
Toc toc Entrez dans l'antichambre le jour baisse
La veilleuse dans l'ombre est un bijou d'or cuit
Pendez vos têtes aux patères par les tresses
Le ciel presque nocturne a des lueurs d'aiguilles
On entra dans la salle à manger les narines
Reniflaient une odeur de graisse et de graillon
On eut vingt potages dont trois couleurs d'urine
Et le roi prit deux œufs pochés dans du bouillon
Puis les marmitons apportèrent les viandes
Des rôtis de pensées mortes dans mon cerveau
Mes beaux rêves mort-nés en tranches bien saignantes
Et mes souvenirs faisandés en godiveaux
Or ces pensées mortes depuis des millénaires
Avaient le fade goût des grands mammouths gelés
Les os ou songe-creux venaient des ossuaires
En danse macabre aux plis de mon cervelet
Et tous ces mets criaient des choses nonpareilles
Mais nom de Dieu !
Ventre affamé n'a pas d'oreilles
Et les convives mastiquaient à qui mieux mieux
Ah ! nom de Dieu ! qu'ont donc crié ces entrecôtes
Ces grands pâtés ces os à moelle et mirotons
Langues de feu où sont-elles mes pentecôtes
Pour mes pensées de tous pays de tous les temps.
1.3k
Ma Diva veut être meublée de parenthèses
De ïambes de jade meuble aux couleurs de toutes les toques
Et manches et casaques de l 'arc-en-ciel
Toque blanche manches vertes et casaque noire,
Toque rose manches blanches et casaque verte.
A l'intérieur des petites lunes enchantées
Entre losanges, étoiles et petits pois
Ma diva, oh la vilaine, a mis des accolades et des crochets
De jade blanc, digressions ponctuées périodiquement
Par d'exquises parties de ïambes en l'air.
Qui dit ïambe dit trochée
(me suis-je permis de préciser)
Et qui dit ïambe et trochée dit scansion
Alternance dans le pied, donc dans la marche
Dans le pas cadencé, l 'amble, le trot et le galop
De la respiration longue et brève des solipèdes.
A l 'intérieur des parenthèses enchantées
Entre une espace et l 'autre de l 'écurie
J'ai vu danser ainsi une diva de forte encolure
Revendiquée modèle de Botero
Embarquer en longe un soleil pas trop chaud
Pour égayer le paddock de son haras
De vieilles pierres et de prés, de sous-bois et de beaux paysages
De musées et de concerts et de galipettes
Au bras d'un cavalier épicurien
Dragon de paille, bon à tout faire :
Lad qui la sorte à la longe
En chemise polaire de luxe
Cavalier qui la monte
Au grand steeple-chase de l'immortalité
En cajolant ses flancs de liqueur de jade blanche
Et en même temps groom qui la soigne
En divaguant en elle au gré de ses envies
De pierre semi-précieuse en transe.
Sep 16, 2019
Sep 16, 2019 at 11:00 AM UTC
J'ai bien assez vécu, puisque dans mes douleurs
Je marche, sans trouver de bras qui me secourent,
Puisque je ris à peine aux enfants qui m'entourent,
Puisque je ne suis plus réjoui par les fleurs ;
Puisqu'au printemps, quand Dieu met la nature en fête,
J'assiste, esprit sans joie, à ce splendide amour ;
Puisque je suis à l'heure où l'homme fuit le jour,
Hélas ! et sent de tout la tristesse secrète ;
Puisque l'espoir serein dans mon âme est vaincu ;
Puisqu'en cette saison des parfums et des roses,
Ô ma fille ! j'aspire à l'ombre où tu reposes,
Puisque mon coeur est mort, j'ai bien assez vécu.
Je n'ai pas refusé ma tâche sur la terre.
Mon sillon ? Le voilà. Ma gerbe ? La voici.
J'ai vécu souriant, toujours plus adouci,
Debout, mais incliné du côté du mystère.
J'ai fait ce que j'ai pu ; j'ai servi, j'ai veillé,
Et j'ai vu bien souvent qu'on riait de ma peine.
Je me suis étonné d'être un objet de haine,
Ayant beaucoup souffert et beaucoup travaillé.
Dans ce bagne terrestre où ne s'ouvre aucune aile,
Sans me plaindre, saignant, et tombant sur les mains,
Morne, épuisé, raillé par les forçats humains,
J'ai porté mon chaînon de la chaîne éternelle.
Maintenant, mon regard ne s'ouvre qu'à demi ;
Je ne me tourne plus même quand on me nomme ;
Je suis plein de stupeur et d'ennui, comme un homme
Qui se lève avant l'aube et qui n'a pas dormi.
Je ne daigne plus même, en ma sombre paresse,
Répondre à l'envieux dont la bouche me nuit.
Ô Seigneur ! ouvrez-moi les portes de la nuit,
Afin que je m'en aille et que je disparaisse !
1.2k
La nuit. La pluie. Un ciel blafard que déchiquette
De flèches et de tours à jour la silhouette
D'une ville gothique éteinte au lointain gris.
La plaine. Un gibet plein de pendus rabougris
Secoués par le bec avide des corneilles
Et dansant dans l'air noir des gigues nonpareilles,
Tandis, que leurs pieds sont la pâture des loups.
Quelques buissons d'épine épars, et quelques houx
Dressant l'horreur de leur feuillage à droite, à gauche,
Sur le fuligineux fouillis d'un fond d'ébauche.
Et puis, autour de trois livides prisonniers
Qui vont pieds nus, un gros de hauts pertuisaniers
En marche, et leurs fers droits, comme des fers de herse,
Luisent à contresens des lances de l'averse.
1.1k
din historie rodfæster en sandhed i mig
om cigarrøg og fremmede mennesker
deres magt over kønnet og min krop
i forestillingen;
jeg mister arme
jeg ser mit kød hvordan det forsvinder
(det nemme er at falde fra)
indersiden af låret
mavens rundhed brysternes buen ansigtets rene træk
mine læber; deres måde at skille på
nu vender jeg dem altid på vrangen før jeg går ud
i alle disse berøringer
disse berøringer
i én smeltet masse af hud og hår
*
I just want you to know (jeg ser ikke længere hendes ansigt)
i minderne;
kun krop
kun krop
kun krop
*
der vokser et svigt i mig
i mine øjenvipper
når jeg græder tårer som rammer andres hudlag
diffunderer
fra væske til følelse til en berøring to mennesker imellem
vores relation er ikke andet end tag på hud
og afstumpede nik gennem bevoksede ***
*
I metroen;
altid metroen et ikke *** vi kører imod
et transportmiddel der opsluger. du kan se det i øjnene på disse ”mennesker” i ikke-rummet.
og ud på skinnerne, de drømmer, stigende over kanten. En stemme;
attention à la marche en descendant du train
og jeg retter opmærksomhed, for jeg stoler mere og mere på stemmer uden ansigter
på højtalermagt
end på alle de mennesker, jeg kender.
*
I metroen;
jeg er så træt af at være træt af hans opførsel
catcalling som fænomen, der stammer fra metroens ikke-rum
det må det gøre !
den opslugende kraft, han kan lugte den den hænger i luften,
og alle er usikre
må man gerne efterlade sit liv inden man stiger ind?
attention à ton corps et ta voix
du ved aldrig hvilket ansigt han bærer
*
det er en forventning om at være utilpas, der bor i mig.
en forventning om
at blive catcallet
at mærke fremmede mænds hænder på min krop
at iklæde mig tøj jeg tør gå alene hjem i
at sove på gulvet hos venner for at undgå natbussen
*
jeg ved godt
at ikke alt er mit eget valg
*
og jeg brækker mig i metroen i en uber på gaden i min egen opgang
og jeg skammer mig over skammen
den skam forbundet med fremmedes ord og handlinger
*
du ventede engang på boulevard Saint-Denis
og en mand spurgte dig om hvor meget du kostede for at være hans
én hel nat
og det tog mig én hel dag at forstå din tavshed overfor ham
han kan ikke gå og forvente at alle kvinder på gaden potentielt kan være hans til den rette pris
VI EJER IKKE HINANDEN
OG JEG ER TRÆT AF MIG SELV
NÅR JEG LØBER VEJEN FRA MIN METRO TIL MIN HOVEDDØR
og ånder lettet op
bag en låst dør
Aug 22, 2019
Aug 22, 2019 at 9:08 AM UTC
Le brouillard est froid, la bruyère est grise ;
Les troupeaux de boeufs vont aux abreuvoirs ;
La lune, sortant des nuages noirs,
Semble une clarté qui vient par surprise.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le voyageur marche et la lande est brune ;
Une ombre est derrière, une ombre est devant ;
Blancheur au couchant, lueur au levant ;
Ici crépuscule, et là clair de lune.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La sorcière assise allonge sa lippe ;
L'araignée accroche au toit son filet ;
Le lutin reluit dans le feu follet
Comme un pistil d'or dans une tulipe.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
On voit sur la mer des chasse-marées ;
Le naufrage guette un mât frissonnant ;
Le vent dit : demain ! l'eau dit : maintenant !
Les voix qu'on entend sont désespérées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Le coche qui va d'Avranche à Fougère
Fait claquer son fouet comme un vif éclair ;
Voici le moment où flottent dans l'air
Tous ces bruits confus que l'ombre exagère.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Dans les bois profonds brillent des flambées ;
Un vieux cimetière est sur un sommet ;
Où Dieu trouve-t-il tout ce noir qu'il met
Dans les coeurs brisés et les nuits tombées ?
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Des flaques d'argent tremblent sur les sables ;
L'orfraie est au bord des talus crayeux ;
Le pâtre, à travers le vent, suit des yeux
Le vol monstrueux et vague des diables.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
Un panache gris sort des cheminées ;
Le bûcheron passe avec son fardeau ;
On entend, parmi le bruit des cours d'eau,
Des frémissements de branches traînées.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
La faim fait rêver les grands loups moroses ;
La rivière court, le nuage fuit ;
Derrière la vitre où la lampe luit,
Les petits enfants ont des têtes roses.
Je ne sais plus quand, je ne sais plus où,
Maître Yvon soufflait dans son biniou.
1.1k
Qu'est-ce pour nous, mon coeur, que les nappes de sang
Et de braise, et mille meurtres, et les longs cris
De rage, sanglots de tout enfer renversant
Tout ordre ; et l'Aquilon encor sur les débris ;
Et toute vengeance ? Rien !... - Mais si, toute encor,
Nous la voulons ! Industriels, princes, sénats :
Périssez ! puissance, justice, histoire : à bas !
Ça nous est dû. Le sang ! le sang ! la flamme d'or !
Tout à la guerre, à la vengeance, à la terreur,
Mon esprit ! Tournons dans la morsure : Ah ! passez,
Républiques de ce monde ! Des empereurs,
Des régiments, des colons, des peuples, assez !
Qui remuerait les tourbillons de feu furieux,
Que nous et ceux que nous nous imaginons frères ?
A nous, romanesques amis : ça va nous plaire.
Jamais nous ne travaillerons, ô flots de feux !
Europe, Asie, Amérique, disparaissez.
Notre marche vengeresse a tout occupé,
Cités et campagnes ! - Nous serons écrasés !
Les volcans sauteront ! Et l'Océan frappé...
Oh ! mes amis ! - Mon coeur, c'est sûr, ils sont des frères :
Noirs inconnus, si nous allions ! Allons ! allons !
Ô malheur ! je me sens frémir, la vieille terre,
Sur moi de plus en plus à vous ! la terre fond,
Ce n'est rien ! j'y suis ! j'y suis toujours.
1k
Il avait l'âme aride et vaine de sa mère,
L'œil froid du dieu voleur qui marche à reculons ;
Il promenait sa grâce, insouciante, altière,
Et les nymphes disaient : « Quel marbre nous aimons ! »
Un jour que cet enfant d'Hermès et d'Aphrodite
Méprisait Salmacis, nymphe du mont Ida,
La vierge, l'embrassant d'une étreinte subite,
Pénétra son beau corps si bien qu'elle y resta !
De surprise et d'horreur ses divines compagnes,
Qui dans cet être unique en reconnaissaient deux,
Comme un sphinx égaré dans leurs chastes montagnes,
Fuyaient ce double faune au visage douteux.
La volupté souffrait dans sa prunelle étrange,
Il faisait des serments d'une hésitante voix ;
L'amour et le dédain par un hideux mélange
Dans son vague sourire étaient peints à la fois.
Son inutile sein n'offrait ni lait ni flamme ;
En s'y posant, l'oreille, hélas ! eût découvert
Un cœur d'homme où chantait un pauvre cœur de femme,
Comme un oiseau perdu dans un temple désert.
Ô symbole effrayant de ces unions louches
Où l'un des deux amants, sans joie et sans désir,
Fuit le regard de l'autre ; où l'une des deux bouches
En goûtant les baisers sent l'autre les subir !
1k
It’s night, freezing much outside.
You’re talking about Paris…
Let me, please, sit closer to you
And I’ll move nearer to Paris.
You’re talking about Montmartre
And lo I am there by now.
I hear from all sides: “Oh, belle mademoiselle!”
I’m blushing as under the crown.
“Je suis fasciné par vous!” “Oh, merci!”
“Quelle beauté!” My feet are going numb.
“Asseyer-vous, s'il vous plait. Je veux peindre de vous!”
I can’t say no, and I sit down.
'Je marche sur Montmartre…'
And though I only dream it,
Beautiful Paris, that I see in your eyes,
Is enough for me to fall in love with it.
Mar 18, 2025
Mar 18, 2025 at 6:03 PM UTC
Availons twain twixt thus brighte biste
Hestorienne devoureed Christe
Holloe tou tu esn't et est.
Louvre, Le Louvre ist mi.
Bootes of sootes clamour shouerin'
Flouer in heand, beautie en Maie, Marche und Aprille.
Mama et moi no us or tu terrile.
Caspidate, inspedre, endre, spedistor, fouallona, mortalivus, vieliefe.
Good God, just confess already!!
I love... Ilove... Ilive, lie, liove, lovie,
She kissed me once on my cheek, deadly and deathandmorteanddeadandlifelessandvieless and now i love her, i want... ive never loved anyone, but now i know. I'll name him Theo, because of our God complex and i love you.
Apr 18, 2016
Apr 18, 2016 at 12:17 AM UTC
Surely you’ve realized,
Chopin is more than
a late night run
through dark alleys.
It becomes a compromise
to wake up
every single morning
of your life
with a spring.
Relatively speaking,
flowers blooming on
your knitted socks,
and the frenzied
mating of bluebirds.
Regardless of dark
blood-drenched thoughts
traversing the room
it shall feel like
a sun lives there.
Sure there is always
Marche Funebre
but nobody
will notice
a dead body
in such magnificent
weather.
Mar 5, 2012
Mar 5, 2012 at 3:13 PM UTC
Le ciel est gris
La pluie s'écoule
Je marche et je marche
Insensible à tout
L'harmonie des bruits routiniers
Doucement fond en arrière-plan
Pour mettre en avant
Mes angoisses si troublantes
Il semblerait
Que ma vie a bousculé de travers
Suis-je tombée de l'autre côté du miroir?
C'est alors que ces pensées
Descendirent vers mon cœur
Qui serra de douleur
Je laissa finalement mes larmes couler
Au rythme de la pluie
Comme mon cœur bat
Au tempo de mes pas
May 8, 2015
May 8, 2015 at 3:37 PM UTC
Quelle soirée ! ô dieu ! que j'ai souffert !
Dans un trouble charmant je suivais l'Espérance ;
Elle enchantait pour moi les apprêts du concert,
Et je devais y pleurer ton absence.
Dans la foule cent fois j'ai cru t'apercevoir ;
Mes vœux toujours trahis n'embrassaient que ton ombre ;
L'amour me la laissait tout à coup entrevoir,
Pour l'entraîner bientôt vers le coin le plus sombre.
Séduite par mon cœur toujours plus agité,
Je voyais dans le vague errer ta douce image,
Comme un astre chéri, qu'enveloppe un nuage,
Par des rayons douteux perce l'obscurité.
Pour la première fois insensible à les charmes,
Art d'Orphée, art du cœur, j'ai méconnu ta loi :
J'étais toute à l'Amour, lui seul régnait sur moi,
Et le cruel faisait couler mes larmes !
D'un chant divin goûte-t-on la douceur
Lorsqu'on attend la voix de celui que l'on aime ?
Je craignais ton charme suprême,
II nourrissait trop ma langueur.
Les sons d'une harpe plaintive
En frappant sur mon sein le faisaient tressaillir ;
Ils fatiguaient mon oreille attentive,
Et je me sentais défaillir.
Et toi ! que faisais-tu, mon idole chérie,
Quand ton absence éternisait le jour ?
Quand je donnais tout mon être à l'amour,
M'as-tu donné ta rêverie ?
As-tu gémi de la longueur du temps ?
D'un soir... d'un siècle écoulé pour attendre ?
Non ! son poids douloureux accable le plus tendre ;
Seule, j'en ai compté les heures, les instants :
J'ai langui sans bonheur, de moi-même arrachée ;
Et toi, tu ne m'as point cherchée !
Mais quoi ! L'impatience a soulevé mon sein,
Et, lasse de rougir de ma tendre infortune,
Je me dérobe à ce bruyant essaim
Des papillons du soir, dont l'hommage importune.
L'heure, aujourd'hui si lente à s'écouler pour moi,
Ne marche pas encore avec plus de vitesse ;
Mais je suis seule au moins, seule avec ma tristesse,
Et je trace, en rêvant, cette lettre pour toi,
Pour toi, que j'espérais, que j'accuse, que j'aime !
Pour toi, mon seul désir, mon tourment, mon bonheur !
Mais je ne veux la livrer qu'à toi-même,
Et tu la liras sur mon cœur.
911
Allons, ange déchu, ferme ton aile rose ;
Ôte ta robe blanche et tes beaux rayons d'or ;
Il faut, du haut des cieux où tendait ton essor,
Filer comme une étoile, et tomber dans la prose.
Il faut que sur le sol ton pied d'oiseau se pose.
Marche au lieu de voler : il n'est pas temps encor ;
Renferme dans ton coeur l'harmonieux trésor ;
Que ta harpe un moment se détende et repose.
Ô pauvre enfant du ciel, tu chanterais en vain
Ils ne comprendraient pas ton langage divin ;
À tes plus doux accords leur oreille est fermée !
Mais, avant de partir, mon bel ange à l'oeil bleu,
Va trouver de ma part ma pâle bien-aimée,
Et pose sur son front un long baiser d'adieu !
780
Il existe près des écluses
Un bas quartier de bohémiens
Dont la belle jeunesse s'use
À démêler le tien du mien
En bande on s'y rend en voiture,
Ordinairement au mois d'août,
Ils disent la bonne aventure
Pour des piments et du vin doux.
On passe la nuit claire à boire
On danse en frappant dans ses mains,
On n'a pas le temps de le croire
Il fait grand jour et c'est demain.
On revient d'une seule traite
Gais, sans un sou, vaguement gris,
Avec des fleurs plein les charrettes
Son destin dans la paume écrit.
J'ai pris la main d'une éphémère
Qui m'a suivi dans ma maison
Elle avait des yeux d'outremer
Elle en montrait la déraison.
Elle avait la marche légère
Et de longues jambes de faon,
J'aimais déjà les étrangères
Quand j'étais un petit enfant !
Celle-ci parla vite vite
De l'odeur des magnolias,
Sa robe tomba tout de suite
Quand ma hâte la délia.
En ce temps-là, j'étais crédule
Un mot m'était promission,
Et je prenais les campanules
Pour des fleurs de la passion.
À chaque fois tout recommence
Toute musique me saisit,
Et la plus banale romance
M'est éternelle poésie
Nous avions joué de notre âme
Un long jour, une courte nuit,
Puis au matin : "Bonsoir madame"
L'amour s'achève avec la pluie.
829
Oui, vous avez un ange ; un jeune ange qui pleure ;
Il pleure, car il aime... et vous ne pleurez pas ;
Il s'en plaint doucement dans le ciel, puis dans l'heure,
Quand elle sonne triste à ralentir vos pas.
Voyez comme il vous donne et couve sous son aile
Des mots harmonieux tièdes d'âme et d'encens :
Et, quand vous les prenez dans sa main fraternelle,
Comme ils forment aux yeux de célestes accents.
Nous avons tous notre ange, et je tiens de ma mère,
Qu'on ne marche pas seul dans une voie amère.
Le rayon de soleil qui passe et vient vous voir,
L'haleine de vos fleurs que vous buvez le soir ;
Un pauvre qui bénit votre obole furtive,
Dont la prière à Dieu s'achève moins plaintive ;
La fraîche voix d'enfant qui vous jette : Bonjour !
Comptez que c'est votre ange et votre ange d'amour !
D'autres fois, je croyais qu'on nous coupait les ailes,
Pour nous faire oublier le chemin des oiseaux.
Puis, qu'elles renaissaient plus vives et plus belles,
Quand nous avions marché longtemps, quand les roseaux
Ne se relevaient plus près des dormantes eaux :
Nous remontions alors raconter nos voyages
Aux frères parcourant leurs villes de nuages ;
Et las de cette terre où tombent toutes fleurs,
Nous chantions au soleil avec des voix sans pleurs !
Rêves d'enfant pensif et bercé de prières,
Dont quelque doux cantique assoupit les paupières ;
Indigent, mais comblé de biens mystérieux,
Au foyer calme et nu qu'ornait le buis pieux !
À présent je suis femme à la terre exilée,
Descendue à l'école où vous brûlez vos jours ;
Toujours en pénitence ou d'un livre accablée,
N'apprenant rien du monde et l'épelant toujours !
Ce livre, c'est ma vie et ses mobiles pages
Où le cyprès serpente à chaque ligne. Eh quoi !
N'avez-vous pas des pleurs à cacher comme moi,
Sous l'album périssable et lourd de trop d'images ?
Dans ces jours embaumés respirés par le cœur,
N'avez-vous pas aussi vu tomber bien des roses ?
N'aviez-vous pas choisi parmi ces frêles choses,
Un intime trésor qui s'appela : Malheur !
Mais je crois ! mais quelque ange à l'aveugle écolière,
Ouvre parfois son aile et sa pitié de feu :
Il me laisse à genoux ; mais il desserre un peu
L'anneau qui **** de lui me retient prisonnière !
817
Le toit s'égaie et rit.
ANDRÉ CHÉNIER.
Lorsque l'enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris.
Son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l'enfant paraître,
Innocent et joyeux.
Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d'un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l'enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l'appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.
Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l'âme
Qui s'élève en priant ;
L'enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poètes saints ! la grave causerie
S'arrête en souriant.
La nuit, quand l'homme dort, quand l'esprit rêve, à l'heure
Où l'on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L'onde entre les roseaux,
Si l'aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d'oiseaux.
Enfant, vous êtes l'aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S'emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies,
N'ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n'ont touché notre fange,
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l'auréole d'or !
Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !
Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !
Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !
Mai 1830.
845
Pour que je t'aime, ô mon poète,
Ne fais pas fuir par trop d'ardeur
Mon amour, colombe inquiète,
Au ciel rose de la pudeur.
L'oiseau qui marche dans l'allée
S'effraye et part au moindre bruit ;
Ma passion est chose ailée
Et s'envole quand on la suit.
Muet comme l'Hermès de marbre,
Sous la charmille pose-toi ;
Tu verras bientôt de son arbre
L'oiseau descendre sans effroi.
Tes tempes sentiront près d'elles,
Avec des souffles de fraîcheur,
Une palpitation d'ailes
Dans un tourbillon de blancheur,
Et la colombe apprivoisée
Sur ton épaule s'abattra,
Et son bec à pointe rosée
De ton baiser s'enivrera.
698
Volez, nobles coursiers, franchissez la distance !
Pour le prix disputé, luttez avec constance !
Sous un soleil de feu, le sol est éclatant ;
Pour vous voir aujourd'hui, tout est bruit et lumière ;
Ainsi qu'un flot d'encens, la légère poussière,
Devant vos pas, s'envole au but qui vous attend.
Que l'air rapide et vif, soulevant vos poitrines,
S'échappe palpitant de vos larges narines !
Laissez sous l'éperon votre flanc s'entr'ouvrir...
Volez, nobles coursiers, dussiez-vous en mourir !
Au milieu des bravos, votre course s'achève ;
Le silence revient - puis, je pense et je rêve...
Notre vie est l'arène où se hâtent nos pas ;
Nous volons vers le but que l'on ne connaît pas.
Fatigués, épuisés, prêts à tomber, qu'importe !
Nous marchons à grands pas, le torrent nous emporte.
Oubliant le passé, repoussant le présent,
Nos regards inquiets se portent en avant ;
Rien n'est beau que plus **** et notre flanc palpite,
Sous l'éperon caché qui nous dit : « Marche vite ! »
Nous marchons. - Quelquefois, à travers les déserts,
Une oasis répand ses parfums dans les airs,
Un doux chant retentit sur le bord de la route :
L'oasis, on la fuit ; le chant, nul ne l'écoute.
Sans garder du chemin regret ou souvenir,
D'un avide regard, on cherche l'avenir ;
L'avenir, c'est le but ! l'avenir, c'est la vie !
Bientôt, à notre gré, la distance est franchie ;
Haletants de la course, épuisés de l'effort,
Nous touchons l'avenir... L'avenir, c'est la mort !
Qu'ai-je dit ? - Ô mon Dieu ! toi qui m'entends, pardonne !...
L'avenir, c'est le ciel, où ton soleil rayonne
Sans que la nuit succède à l'éclat d'un beau jour,
Sans que l'oubli succède aux paroles d'amour !
L'avenir, c'est le ciel où s'arrête l'orage !
C'est le port qui reçoit les débris du naufrage ;
C'est la fin des regrets ; c'est l'éternel printemps ;
C'est l'ange dont la voix a de divins accents.
L'avenir, ô mon Dieu ! c'est la sainte auréole
Que pose sur nos fronts ta main qui nous console.
Oui, marchons ! et vers toi levant souvent les yeux,
Avançons vers le but que nous montrent les cieux.
Chut ! voici le signal, franchissez la distance.
Volez, nobles coursiers, luttez avec constance !
Sous un soleil de feu, le sol est éclatant ;
Pour vous voir aujourd'hui, tout est bruit et lumière ;
Ainsi qu'un flot d'encens, la légère poussière,
Devant vos pas, s'envole au but qui vous attend.
Que l'air rapide et vif, soulevant vos poitrines,
S'échappe palpitant de vos larges narines !
Laissez sous l'éperon votre flanc s'entr'ouvrir...
Volez, nobles coursiers, dussiez-vous en mourir !
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