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"marchais" poems
Je ne songeais pas à Rose ; Rose au bois vint avec moi ; Nous parlions de quelque chose, Mais je ne sais plus de quoi. J'étais froid comme les marbres ; Je marchais à pas distraits ; Je parlais des fleurs, des arbres Son oeil semblait dire : " Après ? " La rosée offrait ses perles, Le taillis ses parasols ; J'allais ; j'écoutais les merles, Et Rose les rossignols. Moi, seize ans, et l'air morose ; Elle, vingt ; ses yeux brillaient. Les rossignols chantaient Rose Et les merles me sifflaient. Rose, droite sur ses hanches, Leva son beau bras tremblant Pour prendre une mûre aux branches Je ne vis pas son bras blanc. Une eau courait, fraîche et creuse, Sur les mousses de velours ; Et la nature amoureuse Dormait dans les grands bois sourds. Rose défit sa chaussure, Et mit, d'un air ingénu, Son petit pied dans l'eau pure Je ne vis pas son pied nu. Je ne savais que lui dire ; Je la suivais dans le bois, La voyant parfois sourire Et soupirer quelquefois. Je ne vis qu'elle était belle Qu'en sortant des grands bois sourds. " Soit ; n'y pensons plus ! " dit-elle. Depuis, j'y pense toujours. Paris, juin 1831.
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Vieille chanson du jeune temps
Au cimetière des innocents Je pensais profondément je marchais si lentement et je ne faisais jamais attention j'ai trouver la mort joyeuse, souriante et moqueuse avec son hache ravageuse si terrifiante si dangereuse Je l'ai vu mais j'ai pu rien faire, je me suis dis vaut mieux se taire, j'avais peur que sous un des ses tombes elle m'enterre Mais un jour j'ai osé lui parler, la confronter en espérant changer la douloureuse réalité Mais hélas elle m'a tué, car personne n'a osé m'aider ni me défendre ni simplement m'encourager Et aujourd'hui je suis sous la terre absorbante ce poison amer priante pour un futur plus beau et plus clair © Sùkeey
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Jun 30, 2011
Jun 30, 2011 at 7:43 AM UTC
Au cimetière des innocents
Je suis la Muse, Ta Muse Ta pudique, Ta sage cornemuse Sisypha, l 'allumeuse, tisseuse de tes envies, Je t'enflamme, Je te seconde, Je te féconde, Je suis l 'idée, le mot, le rêve, l'espoir L'image ! Je craque un mot sur le grattoir Et la flamme jaillit, tu enfantes un monde Le feu de ton imagination te rend fébrile Et je savoure, je me délecte et je me décapsule Quand sous l 'emprise de cette terrible envie de moi Religieusement tu bandes, tu gonfles, tu te dilates Tu brûles d'aller boire au plus profond de moi Tu aspires à m'aspirer en toi. J 'appuie à distance sur le détonateur Tu exploses ! Et moi au **** je danse, je cours, je vole, je souris et je dégouline de poèmes ! Tu sais tout, tu es mon ombre Tu m'as entendue Tu m'as vue dans le miroir chanter le vin clairet Tu as aperçu mes lambeaux de poèmes lubriques Tu me cherches dans chaque enlacement passionné Je te cherche aussi On s'est croisé au pied du Vésuve Je marchais insouciante Et tu m'as appelée Gradiva. Tu vois ? Même si on ne se voit jamais On se sera déjà vus ! Je suis ta Muse Notre amour est ainsi fait Amour-sourire de Muse et Artiste Nous nous imbriquons l'un dans l'autre Toi l 'artiste prodige et moi la sublime Muse Jamais je ne me suis doutée que j'avais les pieds aussi beaux ! C'est toi qui les as façonnés ainsi ? Alea jacta est C'est le destin qui m'a mis dans ta bouche Ne te mords pas les lèvres Accomplis tes quatre-vingt-huit travaux d'Hercule Je suis la résille de soie grège Que tu tisses lentement de tes doigts agiles En mailles losanges ou carrées Cette résille est digne des Pléiades.. Tu dévides ta navette et au fur à mesure que tu crochètes Le filet de soie prend forme Et se fait crespine Je m'inquiète : Vas-tu vouloir avec ce filet capturer Sisypha qui palpite au creux de ma nuque Pour la garder prisonnière de la cage De l 'oiseau qui me picore ? Ou vas-tu En ceindre mes cheveux Et les emprisonner Dans ta tour de soie ? Ou veux -tu que je le porte Sous ma bombe de cavalière chaque fois que je te chevauche Et que je tente de dresser ta monture Aux sabots gravés de mon monogramme ? Ou peut-être fétichiste Concoctes-tu derrière ces mailles Une surprise pour Sisypha : Un petit body décolleté en résille jaune Et un débardeur en résille noire ?
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 12:00 PM UTC
L 'allumeuse
Je suis la Muse, Ta Muse Ta pudique, Ta sage cornemuse Sisypha, l 'allumeuse, tisseuse de tes envies, Je t'enflamme, Je te seconde, Je te féconde, Je suis l 'idée, le mot, le rêve, l'espoir L'image ! Je craque un mot sur le grattoir Et la flamme jaillit, tu enfantes un monde Le feu de ton imagination te rend fébrile Et je savoure, je me délecte et je me décapsule Quand sous l 'emprise de cette terrible envie de moi Religieusement tu bandes, tu gonfles, tu te dilates Tu brûles d'aller boire au plus profond de moi Tu aspires à m'aspirer en toi. J 'appuie à distance sur le détonateur Tu exploses ! Et moi au **** je danse, je cours, je vole, je souris et je dégouline de poèmes ! Tu sais tout, tu es mon ombre Tu m'as entendue Tu m'as vue dans le miroir chanter le vin clairet Tu as aperçu mes lambeaux de poèmes lubriques Tu me cherches dans chaque enlacement passionné Je te cherche aussi On s'est croisé au pied du Vésuve Je marchais insouciante Et tu m'as appelée Gradiva. Tu vois ? Même si on ne se voit jamais On se sera déjà vus ! Je suis ta Muse Notre amour est ainsi fait Amour-sourire de Muse et Artiste Nous nous imbriquons l'un dans l'autre Toi l 'artiste prodige et moi la sublime Muse Jamais je ne me suis doutée que j'avais les pieds aussi beaux ! C'est toi qui les as façonnés ainsi ? Alea jacta est C'est le destin qui m'a mis dans ta bouche Ne te mords pas les lèvres Accomplis tes quatre-vingt-huit travaux d'Hercule Je suis la résille de soie grège Que tu tisses lentement de tes doigts agiles En mailles losanges ou carrées Cette résille est digne des Pléiades.. Tu dévides ta navette et au fur à mesure que tu crochètes Le filet de soie prend forme Et se fait crespine Je m'inquiète : Vas-tu vouloir avec ce filet capturer Sisypha qui palpite au creux de ma nuque Pour la garder prisonnière de la cage De l 'oiseau qui me picore ? Ou vas-tu En ceindre mes cheveux Et les emprisonner Dans ta tour de soie ? Ou veux -tu que je le porte Sous ma bombe de cavalière chaque fois que je te chevauche Et que je tente de dresser ta monture Aux sabots gravés de mon monogramme ? Ou peut-être fétichiste Concoctes-tu derrière ces mailles Une surprise pour Sisypha : Un petit body décolleté en résille jaune Et un débardeur en résille noire ?
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