"malade" poems
Ce que j'ai ressenti quand j'ai écouté ses chansons
True sorry
Sa musique t'envahit
Te coupe le souffle
Rien que des sentiments graves, étouffantes
Il te prend par la main
Et t'étrangle soudainement
Il te caresse dans ta gifle
Il est avec toi
et t'abandonne quand tu le désires le plus
Il est là
Sur des vibrations sonores hors norme
Ce qu'il fait t'exaspère
te rend malade
Il ment sans même rougir
L'improbable c'est lui
L'horizon , les jardins vivent dans
ses imaginations
mais il aime me montrer ses démons
Nomade Slang
Je me balade dans tes pensées
Je veille sur tes routines plates
Ton âme danse dans cet espace
Je te voix heureux mais effrayé de
ce monde et ne montrant que ta tristesse
Essentielles
La mer, le vent chaud
les gens qui passent
Tout est familier
Tu revoit ta jeunesse
A l'aise dans un coin
Ce que tu es ne te ressemble plus
Mar 8, 2018
Mar 8, 2018 at 2:01 PM UTC
Sonnet.
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
1.1k
Je suis comme le roi d'un pays pluvieux,
Riche, mais impuissant, jeune et pourtant très vieux,
Qui, de ses précepteurs méprisant les courbettes,
S'ennuie avec ses chiens comme avec d'autres bêtes.
Rien ne peut l'égayer, ni gibier, ni faucon,
Ni son peuple mourant en face du balcon.
Du bouffon favori la grotesque ballade
Ne distrait plus le front de ce cruel malade ;
Son lit fleurdelisé se transforme en tombeau,
Et les dames d'atour, pour qui tout prince est beau,
Ne savent plus trouver d'impudique toilette
Pour tirer un souris de ce jeune squelette.
Le savant qui lui fait de l'or n'a jamais pu
De son être extirper l'élément corrompu,
Et dans ces bains de sang qui des Romains nous viennent,
Et dont sur leurs vieux jours les puissants se souviennent,
Il n'a su réchauffer ce cadavre hébété
Où coule au lieu de sang l'eau verte du Léthé.
1.1k
The docile cork passes us by
as we struggle between the waves
torn between moon and sun
drawn out to open waters
followed by megalodons of our world
viewed by haughty fishermen
plummeting below the frothy waters
spun around in vertical vertices
turbulence taking hold
crushing pressure pulling down
the light above fades
red hands start to turn blue
lips start to tremble
bubbles trickle
up up up
a presence appears, I am not alone
a dolphins beak nudges me gently
the eyes ingratiate my being
I feel my breathing ease
my lungs now as one within the space
tension around my head is released
audacious colours are diverse
the motion of the water provides comfort
the dolphin fills my being
at one the boundaries of sanity are established
I power for the surface in confidence
the water erupts
suspended in air folds
I bark in delight
freedom
fingers drill into my soft tissues
my breath is warm amongst the towelling
toes and fingers tingle
my nose walks through the lavender field
drifting banks of pollen powder my bare back
carefree, what a great time to live
the door closes
I enter my world again
same time next week
Jul 7, 2020
Jul 7, 2020 at 12:25 PM UTC
J'ay varié ma vie en devidant la trame
Que Clothon me filoit entre malade et sain,
Maintenant la santé se logeoit en mon sein,
Tantost la maladie extreme fleau de l'ame.
La goutte ja vieillard me bourrela les veines,
Les muscles et les nerfs, execrable douleur,
Montrant en cent façons par cent diverses peines
Que l'homme n'est sinon le subject de malheur.
L'un meurt en son printemps, l'autre attend la vieillesse,
Le trespas est tout un, les accidens divers :
Le vray tresor de l'homme est la verte jeunesse,
Le reste de nos ans ne sont que des hivers.
Pour long temps conserver telle richesse entiere
Ne force ta nature, ains ensuy la raison,
Fuy l'amour et le vin, des vices la matiere,
Grand loyer t'en demeure en la vieille saison.
La jeunesse des Dieux aux hommes n'est donnee
Pour gouspiller sa fleur, ainsi qu'on void fanir
La rose par le chauld, ainsi mal gouvernee
La jeunesse s'enfuit sans jamais revenir.
933
Fable VII, Livre II.
Toi qui te dis mon camarade,
Devrais-je ici te rencontrer,
Bonnet ridicule et maussade ?
Le jour, peux-tu bien te montrer,
Si ce n'est au front d'un malade ?
Quel espoir te retient céans ?
De l'indolence épais emblème,
Te crois-tu chez ces fainéants
Qui te ceignaient pour diadème ?
Va, le prince à qui j'appartiens
Porte autrement qu'eux la couronne.
Vois tout l'éclat qui m'environne,
C'est de lui seul que je le tiens.
Actif dans la paix, dans la guerre,
Ce roi ne se repose guère ;
S'il me permet quelque repos,
C'est lorsque, des mains de la Gloire,
II prend le casque des héros
Ou le laurier de la Victoire.
Mais le bonnet, jusqu'à ce jour,
Vit-il jamais venir son tour ?
Pourquoi donc sort-il de l'armoire ?
Crois-moi, si tu crains les railleurs,
À la cour grand en est le nombre,
Crois-moi, rentre au plus tôt dans l'ombre,
Ou va chercher fortune ailleurs.
- C'est ici que je dois l'attendre.
Répond humblement le bonnet ;
Et je puis vous le prouver net,
Si vous consentez à m'entendre.
Partout où le trône est placé,
De droit vous vous dites admise ;
Eh bien ! moi, je me crois de mise
Partout où le lit est dressé.
N'en est-il en cette demeure ?
Nature y perd-elle ses droits ?
Ou, par bonheur, les yeux des rois
Seraient-ils ouverts à toute heure ?
Quand vient minuit, nous le voyons,
Votre noble poids les chagrine,
Et l'on dirait que quelque épine
Les tourmente sous vos rayons.
Mon règne alors succède au vôtre :
Le front de toute majesté
Qui veut dormir en liberté
Doit être coiffé comme un autre.
Et puis, mais soit dit entre nous,
N'est-il pas d'autres soins plus doux
Qui font quitter la compagnie
Et l'habit de cérémonie ?
À moi la nuit, à vous le jour :
Oui, bien que votre orgueil en gronde,
Mon crédit, même ici, se fonde
Sur les premiers besoins du monde :
Sur le sommeil et sur l'amour.
977
L’amitié ne se regrette jamais
mais l’amour toujours
L’espace qui reste de nos sentiments
se rétrécie chaque jour un cm de plus
Tu peux avoir tout
sauf une âme similaire à une personne que tu aimes
Ce qui nous fatigue
nous rend malade
sans remède sur
des terrases de maisons
d ’inconnues
Jun 5, 2018
Jun 5, 2018 at 1:24 AM UTC
Couleurs en lambeaux du à trois jours
Ça pique , ça chatouille , elle arrive , je la sens , pas bien...
Ses pas sont vert , porte la music tel une mélodie qui ne connait limite
Les petits coup de , l'oeil devinent la vie , ram ou rav
Ma peur , mots , ne se manifeste auprès d'elle , chaque fois
Elle se retourne , que regarder , que penser , figé , respiré , demande
Comment va tu ? Non , trop formel , tu a prit tes soins ? Trop personnel ...
Parler , il le faut , parle la , elle se retourne , je me tourne ... Non
Sa voix est faible , ses chants plus possible , yeux sur mien
Arrete , mots , sortis ,
" je t'attendais", " j'étais venu te voir , la porte était fermé "
" Désolé " , Elle sourit , pour moi ,
moi .
Nov 9, 2018
Nov 9, 2018 at 6:33 AM UTC
Que mon sort est affreux ! S'écriait un hibou :
Vieux, infirme, souffrant, accablé de misère,
Je suis isolé sur la terre,
Et jamais un oiseau n'est venu dans mon trou
Consoler un moment ma douleur solitaire.
Un pigeon entendit ces mots,
Et courut auprès du malade :
Hélas ! Mon pauvre camarade,
Lui dit-il, je plains bien vos maux.
Mais je ne comprends pas qu'un hibou de votre âge
Soit sans épouse, sans parents,
Sans enfants ou petits-enfants.
N'avez-vous point serré les nœuds du mariage
Pendant le cours de vos beaux ans ?
Le hibou répondit : non vraiment, mon cher frère :
Me marier ! Et pourquoi faire ?
J'en connaissais trop le danger.
Vouliez-vous que je prisse une jeune chouette,
Bien étourdie et bien coquette,
Qui me trahît sans cesse ou me fît enrager,
Qui me donnât des fils d'un méchant caractère,
Ingrats, menteurs, mauvais sujets,
Désirant en secret le trépas de leur père ?
Car c'est ainsi qu'ils sont tous faits.
Pour des parents, je n'en ai guère,
Et ne les vis jamais : ils sont durs, exigeants,
Pour le moindre sujet s'irritent,
N'aiment que ceux dont ils héritent ;
Encor ne faut-il pas qu'ils attendent longtemps.
Tout frère ou tout cousin nous déteste et nous pille.
Je ne suis pas de votre avis,
Répondit le pigeon : mais parlons des amis ;
Des orphelins c'est la famille :
Vous avez dû près d'eux trouver quelques douceurs.
- Les amis ! Ils sont tous trompeurs.
J'ai connu deux hiboux qui tendrement s'aimèrent
Pendant quinze ans, et, certain jour,
Pour une souris s'égorgèrent.
Je crois à l'amitié moins encor qu'à l'amour.
- Mais ainsi, Dieu me le pardonne !
Vous n'avez donc aimé personne ?
- Ma foi, non, soit dit entre nous.
- En ce cas-là, mon cher, de quoi vous plaignez-vous ?
766
La vipère disait un jour à la sangsue :
Que notre sort est différent !
On vous cherche, on me fuit, si l'on peut on me tue ;
Et vous, aussitôt qu'on vous prend,
**** de craindre votre blessure,
L'homme vous donne de son sang
Une ample et bonne nourriture :
Cependant vous et moi faisons même piqûre.
La citoyenne de l'étang
Répond : oh que nenni, ma chère ;
La vôtre fait du mal, la mienne est salutaire.
Par moi plus d'un malade obtient sa guérison,
Par vous tout homme sain trouve une mort cruelle.
Entre nous deux, je crois, la différence est belle :
Je suis remède, et vous poison.
Cette fable aisément s'explique :
C'est la satire et la critique.
673
Quand l'été, dans ton lit, tu te couches malade,
Couverte d'un linceul, de roses tout semé,
Amour, d'arc et de trousse et de flèches armé,
Caché sous ton chevet, se tient en embuscade.
Personne ne te voit, qui d'une couleur fade
Ne retourne au logis ou malade ou spasmé ;
Qu'il ne sente d'Amour tout son cœur entamé,
Ou ne soit ébloui des rais de ton œillade.
C'est un plaisir de voir tes cheveux arrangés
Sous un scofion (1) peint d'une soie diverse ;
Voir deçà, voir delà tes membres allongés,
Et ta main qui le lit nonchalante traverse,
Et ta voix qui me charme, et ma raison renverse
Si fort que tous mes sens en deviennent changés.
1. Escofion, scofion : Coiffe de femme.
679
Tu es mon meilleur ami
Je suis très désolée
Mais je ne sais pas pourquoi tu aime moi
Peut être tu es soif pour quelque chose nouvelle
Peut être il est vrai, ton sentiments
Ton mots
Je m'en fiche du passé
Je sais que tu t'en fiche l'un ou l'autre
Mais je suis malade avec mes décisions
Pourquoi je suis le criminel
Pourquoi je suis coupable
Je ne devrais pas existe
Tu es très spectaculaire, génial, magnifique
Mais je ne peux pas continuer avec toi
Avec nous
Avec la planète
La terre n'est plus ma maison
Je n'appartiens pas ici
Je suis désolée
Très très très désolée
Mais il doit être fini
Au revoir mon meilleur ami
Mi amour
Mon amour pour toujours
Au revoir lune brilliant
Et toute ta beauté
Je aller me manquer ton façade
Je reviendrai
Pas bientôt
Mais éventuellement
Quand tu ne m'aimes pas plus
Et je peux être libre de moi
Mais rappelles toi
Je t'aime toujours
D'une autre façon
En amitiée,
Ton copine
Apr 19, 2018
Apr 19, 2018 at 9:22 AM UTC
À Mademoiselle Contat.
Vos doigts de rose ont déchiré
Le crêpe étendu sur ma vie ;
Par vous, belle et sensible amie,
De mes fers je suis délivré.
Je ne suis plus seul sur la terre ;
Je redeviens, par vos bienfaits,
Fils, époux, citoyen et père,
Ami, frère, et surtout Français.
Me savaient-ils cette existence,
Ceux qui m'avaient calomnié ?
Riche et fier de votre amitié,
Pouvais-je abandonner la France ?
Ami de la tranquillité,
Je ne suis ni guerrier ni prêtre.
J'ai fait quelques héros peut-être ;
Mais je ne l'ai jamais été.
C'est depuis qu'elle m'est ravie
Que j'estime la liberté :
Elle ressemble à la santé,
Que le seul malade apprécie.
Mille fois heureux qui par vous
Recouvre ce bien que j'adore ;
Mille fois plus heureux encore
Qui peut le perdre à vos genoux !
À Dunkerque, le 9 décembre 1792
679
Stance.
J'ai vu la peste en raccourci :
Et s'il faut en parler sans feindre,
Puisque la peste est faite ainsi,
Peste, que la peste est à craindre !
De cœurs qui n'en sauraient guérir
Elle est partout accompagnée,
Et dût-on cent fois en mourir,
Mille voudraient l'avoir gagnée.
L'ardeur dont ils sont emportés,
En ce péril leur persuade,
Qu'avoir la peste à ses côtés,
Ce n'est point être trop malade.
Aussi faut-il leur accorder
Qu'on aurait du bonheur de reste,
Pour peu qu'on se pût hasarder
Au beau milieu de cette peste.
La mort serait douce à ce prix,
Mais c'est un malheur à se pendre
Qu'on ne meurt pas d'en être pris,
Mais faute de la pouvoir prendre.
L'ardeur qu'elle fait naître au sein
N'y fait même un mal incurable
Que parce qu'elle prend soudain,
Et qu'elle est toujours imprenable.
Aussi chacun y perd son temps,
L'un en gémit, l'autre en déteste,
Et ce que font les plus contents
C'est de pester contre la peste.
657
Mère, quel doux chant me réveille ?
Minuit ! c'est l'heure où l'on sommeille.
Qui peut, pour moi, venir si ****
Veiller et chanter à l'écart ?
Dors, mon enfant, dors ! c'est un rêve.
En silence la nuit s'achève,
Mon front repose auprès du tien,
Je l'embrasse et je n'entends rien.
Nul ne donne de sérénade
À toi, ma pauvre enfant malade !
Ô mère ! ils descendent des cieux,
Ces sons, ces chants harmonieux ;
Nulle voix d'homme n'est si belle,
Et c'est un ange qui m'appelle !
Le soleil brille, il m'éblouit...
Adieu, ma mère, bonne nuit !
Le lendemain, quand vint l'aurore,
La blanche enfant dormait encore ;
Sa mère l'appelle en pleurant,
Nul baiser n'éveille l'enfant...
Son âme s'était envolée
Quand les chants l'avaient appelée.
634
Je suis malade
Je suis fatigué
Mais tous ces maux stéréotypées pâle en comparaison de la douleur creusée dans mes os qui restaient quand vous avez creusé ma moelle et m'a laissé sans une greffe
Je suis fatigué
Je suis malade
Sep 13, 2014
Sep 13, 2014 at 8:58 PM UTC
Aux petits incidents il faut s'habituer.
Hier on est venu chez moi pour me tuer.
Mon tort dans ce pays c'est de croire aux asiles.
On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles
S'est rué tout à coup la nuit sur ma maison.
Les arbres de la place en eurent le frisson,
Mais pas un habitant ne bougea. L'escalade
Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade.
Je conviens que j'avais pour elle un peu d'effroi.
Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi,
C'était la garnison de cette forteresse.
Rien ne vint secourir la maison en détresse.
La police fut sourde ayant affaire ailleurs.
Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs.
Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire.
Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire !
Fracas où se perdaient nos appels sans écho.
Deux hommes apportaient du quartier Pachéco
Une poutre enlevée à quelque échafaudage.
Le jour naissant gênait la bande. L'abordage
Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants.
La poutre par bonheur n'arriva pas à temps.
" Assassin ! - C'était moi. - Nous voulons que tu meures !
Brigand ! Bandit ! " Ceci dura deux bonnes heures.
George avait calmé Jeanne en lui prenant la main.
Noir tumulte. Les voix n'avaient plus rien d'humain ;
Pensif, je rassurais les femmes en prières,
Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres.
Il manquait là des cris de vive l'empereur !
La porte résista battue avec fureur.
Cinquante hommes armés montrèrent ce courage.
Et mon nom revenait dans des clameurs de rage :
A la lanterne ! à mort ! qu'il meure ! il nous le faut !
Par moments, méditant quelque nouvel assaut,
Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ;
Court répit ; un silence obscur et plein de haine
Se faisait au milieu de ce sombre viol ;
Et j'entendais au **** chanter un rossignol.
601
Laisse-moi sommeiller, Amour !
Ne te suffit-il que de jour
Les yeux trop cruels de ma dame
Me tourmentent le corps et l'âme,
Sans la nuit me vouloir ainsi
Tourmenter d'un nouveau souci,
Alors que je devrais refaire
Dans le lit la peine ordinaire
Que tout le jour je souffre au cœur !
Hélas ! Amour plein de rigueur,
Cruel enfant, que veux-tu dire ?
Toujours le vautour ne martyre
Le pauvre cœur Promethean
Sur le sommet Caucasean,
Mais de nuit recroître le laisse,
À fin qu'au matin s'en repaisse.
Mais tu me ronges jour et nuit,
Et ton soin, qui toujours me suit,
Ne veut que mon cœur se refasse ;
Mais toujours, toujours le tirasse,
Ainsi qu'un acharné limier
Tirasse le cœur d'un sanglier.
Chacun dit que je suis malade,
Me voyant la couleur si fade
Et le teint si morne et si blanc ;
Et dit-on vrai, car je n'ai sang
En veine, ni force en artère ;
Aussi la nuit je ne digère
Et mon souper me reste cru
Dans l'estomac d'amours recru.
Mais, Amour, j'aurai la vengeance
De ta cruelle outrecuidance
Quittant ma vie, et, si je meurs,
Je serai franc de tes douleurs :
Car rien ne peut ta tyrannie
Sur un corps qui n'a plus de vie.
497
Aidons-nous mutuellement,
La charge des malheurs en sera plus légère ;
Le bien que l'on fait à son frère
Pour le mal que l'on souffre est un soulagement.
Confucius l'a dit ; suivons tous sa doctrine.
Pour la persuader aux peuples de la Chine,
Il leur contait le trait suivant.
Dans une ville de l'Asie
Il existait deux malheureux,
L'un perclus, l'autre aveugle, et pauvres tous les deux.
Ils demandaient au Ciel de terminer leur vie ;
Mais leurs cris étaient superflus,
Ils ne pouvaient mourir. Notre paralytique,
Couché sur un grabat dans la place publique,
Souffrait sans être plaint : il en souffrait bien plus.
L'aveugle, à qui tout pouvait nuire,
Etait sans guide, sans soutien,
Sans avoir même un pauvre chien
Pour l'aimer et pour le conduire.
Un certain jour, il arriva
Que l'aveugle à tâtons, au détour d'une rue,
Près du malade se trouva ;
Il entendit ses cris, son âme en fut émue.
Il n'est tel que les malheureux
Pour se plaindre les uns les autres.
" J'ai mes maux, lui dit-il, et vous avez les vôtres :
Unissons-les, mon frère, ils seront moins affreux.
- Hélas ! dit le perclus, vous ignorez, mon frère,
Que je ne puis faire un seul pas ;
Vous-même vous n'y voyez pas :
A quoi nous servirait d'unir notre misère ?
- A quoi ? répond l'aveugle ; écoutez. A nous deux
Nous possédons le bien à chacun nécessaire :
J'ai des jambes, et vous des yeux.
Moi, je vais vous porter ; vous, vous serez mon guide :
Vos yeux dirigeront mes pas mal assurés ;
Mes jambes, à leur tour, iront où vous voudrez.
Ainsi, sans que jamais notre amitié décide
Qui de nous deux remplit le plus utile emploi,
Je marcherai pour vous, vous y verrez pour moi. "
502
You ever notice how it's hard to appreciate giant bronze statues when you're hungry?
I rumble
an empty stomach
I need to be filled and a thousand dollar plane ticket leads to an attempt to do that
It gets blasé after awhile
"Oh, you're church doesn't have gold mosaic ceilings? What is this trash?"
I'm surrounded, guns drawn
by an endless litany of priceless art and artifacts
but
I find more inspiration in the teen trying to herd pigeons than the golden horses on the Venice balcony
more from the father trying to teach his baby daughter that cigarette butts aren't a thing to be picked off the ground
(there are some conversations you don't need to speak the same language to understand)
than the ancient cannons in the Salzburg castle wall
the cannons used in some ancient battle that truly represented the blah blah blah
A long time ago men died here, killed each other, defending their home so that years later privileged ***** like me could stand around it and take pictures and not give a **** All for the low low price of 10 €.
If you stand very still you can feel the ground shake underneath you
the collective drone of the tourists rumbling
Mouths watering on feed me your culture
I step into a building older than my country. In the bottom is an H&M
I fill myself in the simple message poured out of a spray can on a Munich subway wall
I ♥ U
or perhaps, what filled me the most
Thanksgiving dinner
was some graffiti scrawled in shaky hand at the base of a statue in Barcelona.
The graffiti was in French
"Je suis malade"
I am sick
Jan 30, 2018
Jan 30, 2018 at 5:19 PM UTC
Tu restes avec moi quand je suis malade
avec tes cheveux drapés comme des rideaux
les lèvres peintes en rouge comme des roses sur la table
tu t'es couchée avec moi, les bras enroulés autour de moi
ton souffle sur mon épaule
et ton cœur dans mes paumes sèches
tu m'as donné chaque partie de toi
ton amour, ton corps, ton âme, ta vie...
"tout ce que tu veux dans le monde, je te le donnerai"
tu m'as parlé en silence
mais quand je me réveille,
les fleurs rouges vibrantes sont fanées
tes marques ont disparu
les draps sont neufs et propres
et je pleure
Apr 13, 2021
Apr 13, 2021 at 11:21 AM UTC
Ô père qu'adore mon père !
Toi qu'on ne nomme qu'à genoux !
Toi, dont le nom terrible et doux
Fait courber le front de ma mère !
On dit que ce brillant soleil
N'est qu'un jouet de ta puissance ;
Que sous tes pieds il se balance
Comme une lampe de vermeil.
On dit que c'est toi qui fais naître
Les petits oiseaux dans les champs,
Et qui donne aux petits enfants
Une âme aussi pour te connaître !
On dit que c'est toi qui produis
Les fleurs dont le jardin se pare,
Et que, sans toi, toujours avare,
Le verger n'aurait point de fruits.
Aux dons que ta bonté mesure
Tout l'univers est convié ;
Nul insecte n'est oublié
À ce festin de la nature.
L'agneau broute le serpolet,
La chèvre s'attache au cytise,
La mouche au bord du vase puise
Les blanches gouttes de mon lait !
L'alouette a la graine amère
Que laisse envoler le glaneur,
Le passereau suit le vanneur,
Et l'enfant s'attache à sa mère.
Et, pour obtenir chaque don,
Que chaque jour tu fais éclore,
À midi, le soir, à l'aurore,
Que faut-il ? prononcer ton nom !
Ô Dieu ! ma bouche balbutie
Ce nom des anges redouté.
Un enfant même est écouté
Dans le choeur qui te glorifie !
On dit qu'il aime à recevoir
Les voeux présentés par l'enfance,
À cause de cette innocence
Que nous avons sans le savoir.
On dit que leurs humbles louanges
A son oreille montent mieux,
Que les anges peuplent les cieux,
Et que nous ressemblons aux anges !
Ah ! puisqu'il entend de si ****
Les voeux que notre bouche adresse,
Je veux lui demander sans cesse
Ce dont les autres ont besoin.
Mon Dieu, donne l'onde aux fontaines,
Donne la plume aux passereaux,
Et la laine aux petits agneaux,
Et l'ombre et la rosée aux plaines.
Donne au malade la santé,
Au mendiant le pain qu'il pleure,
À l'orphelin une demeure,
Au prisonnier la liberté.
Donne une famille nombreuse
Au père qui craint le Seigneur,
Donne à moi sagesse et bonheur,
Pour que ma mère soit heureuse !
Que je sois bon, quoique petit,
Comme cet enfant dans le temple,
Que chaque matin je contemple,
Souriant au pied de mon lit.
Mets dans mon âme la justice,
Sur mes lèvres la vérité,
Qu'avec crainte et docilité
Ta parole en mon coeur mûrisse !
Et que ma voix s'élève à toi
Comme cette douce fumée
Que balance l'urne embaumée
Dans la main d'enfants comme moi !
450
Ami, cache ta vie et répands ton esprit.
Un tertre, où le gazon diversement fleurit ;
Des ravins où l'on voit grimper les chèvres blanches ;
Un vallon, abrité sous un réseau de branches
Pleines de nids d'oiseaux, de murmures, de voix,
Qu'un vent joyeux remue, et d'où tombe parfois,
Comme un sequin jeté par une main distraite,
Un rayon de soleil dans ton âme secrète ;
Quelques rocs, par Dieu même arrangés savamment
Pour faire des échos au fond du bois dormant ;
Voilà ce qu'il te faut pour séjour, pour demeure !
C'est là, - que ta maison chante, aime, rie ou pleure,
Qu'il faut vivre, enfouir ton toit, borner tes jours,
Envoyant un soupir à peine aux antres sourds,
Mirant dans ta pensée intérieure et sombre
La vie obscure et douce et les heures sans nombre,
Bon d'ailleurs, et tournant, sans trouble ni remords,
Ton coeur vers les enfants, ton âme vers les morts !
Et puis, en même temps, au hasard, par le monde,
Suivant sa fantaisie auguste et vagabonde,
**** de toi, par delà ton horizon vermeil,
Laisse ta poésie aller en plein soleil !
Dans les rauques cités, dans les champs taciturnes,
Effleurée en passant des lèvres et des urnes,
Laisse-la s'épancher, cristal jamais terni,
Et fuir, roulant toujours vers Dieu, gouffre infini,
Calme et pure, à travers les âmes fécondées,
Un immense courant de rêves et d'idées,
Qui recueille en passant, dans son flot solennel,
Toute eau qui sort de terre ou qui descend du ciel !
Toi, sois heureux dans l'ombre. En ta vie ignorée,
Dans ta tranquillité vénérable et sacrée,
Reste réfugié, penseur mystérieux !
Et que le voyageur malade et sérieux
Puisse, si le hasard l'amène en ta retraite,
Puiser en toi la paix, l'espérance discrète,
L'oubli de la fatigue et l'oubli du danger,
Et boire à ton esprit limpide, sans songer
Que, là-bas, tout un peuple aux mêmes eaux s'abreuve.
Sois petit comme source et sois grand comme fleuve.
Le 26 avril 1839.
411
Il n'y a rien de plus libre que d'être associal,
Dans cet univers de malade mental.
- Il n'y a rien de mieux que de se retrouver seul avec soi même
- A quoi bon vivre une grande vie de bohème ?
J'ai appris une seule chose dans mon ivresse :
J'aime la solitude autant que je la déteste.
Jun 9, 2017
Jun 9, 2017 at 2:33 PM UTC
C'est un trou de verdure, où chante une riviere
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent, où le soleil, de la montagne fière,
Luit: c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans 1'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumiere pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme.
Nature, berce-le chaudement: il a froid!
Les parfums ne font pas frissonner sa narine;
II dort dans le soleil, la main stir sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
Arthur Rimbaud, Oeuvres
translation:
THE VALLEY SLEEPER
It's a green vale where a river runs
clawing madly at silver herbs that toss
shade, while from proud mountain the sun's
rays fall on a crater foaming with moss.
A young soldier, mouth open, head bare,
neck nape bathed in blue water cress
sleeps; white faced, of clouds unaware
and in green bed, the light's caress.
Feet in gladioli, smiling, dozing, still
as a sick child smiles, he is taking a rest.
His nostrils uncloyed by scents,
he sleeps in the sun, hand on chest,
In his right side are two red rents.
TOBIAS
Mar 24, 2018
Mar 24, 2018 at 1:38 PM UTC