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"lointain" poems
Je m'étais endormi la nuit près de la grève. Un vent frais m'éveilla, je sortis de mon rêve, J'ouvris les yeux, je vis l'étoile du matin. Elle resplendissait au fond du ciel lointain Dans sa blancheur molle, infinie et charmante. Aquilon s'enfuyait emportant la tourmente. L'astre éclatant changeait la nuée en duvet. C'était une clarté qui pensait, qui vivait Elle apaisait l'écueil où la vague déferle On croyait voir une âme à travers une perle. Il faisait nuit encor, l'ombre régnait en vain, Le ciel s'illuminait d'un sourire divin. La lueur argentait le haut du mât qui penche ; Le navire était noir, mais la voile était blanche Des goélands debout sur un escarpement, Attentifs, contemplaient l'étoile gravement Comme un oiseau céleste et fait d'une étincelle L'océan, qui ressemble au peuple, allait vers elle, Et rugissant tout bas, la regardait briller, Et semblait avoir peur de la faire envoler. Un ineffable amour emplissait l'étendue. L'herbe verte à mes pieds frissonnait éperdue, Les oiseaux se parlaient dans les nids ; une fleur Qui s'éveillait me dit -. c'est l'étoile ma soeur. Et pendant qu'à longs plis l'ombre levait son voile, J'entendis une voix qui venait de l'étoile Et qui disait : - Je suis l'astre qui vient d'abord. Je suis celle qu'on croit dans la tombe et qui sort. J'ai lui sur le Sina, j'ai lui sur le Taygète ; Je suis le caillou d'or et de feu que Dieu jette, Comme avec une fronde, au front noir de la nuit. Je suis ce qui renaît quand un monde est détruit. Ô nations ! je suis la poésie ardente. J'ai brillé sur Moïse et j'ai brillé sur Dante. Le lion océan est amoureux de moi. J'arrive. Levez-vous, vertu, courage, foi ! Penseurs, esprits, montez sur la tour, sentinelles ! Paupières, ouvrez-vous, allumez-vous, prunelles, Terre, émeus le sillon, vie, éveille le bruit, Debout, vous qui dormez ! - car celui qui me suit, Car celui qui m'envoie en avant la première, C'est l'ange Liberté, c'est le géant Lumière ! Jersey, le 31 août. 1853.
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Stella
Je m'étais endormi la nuit près de la grève. Un vent frais m'éveilla, je sortis de mon rêve, J'ouvris les yeux, je vis l'étoile du matin. Elle resplendissait au fond du ciel lointain Dans sa blancheur molle, infinie et charmante. Aquilon s'enfuyait emportant la tourmente. L'astre éclatant changeait la nuée en duvet. C'était une clarté qui pensait, qui vivait Elle apaisait l'écueil où la vague déferle On croyait voir une âme à travers une perle. Il faisait nuit encor, l'ombre régnait en vain, Le ciel s'illuminait d'un sourire divin. La lueur argentait le haut du mât qui penche ; Le navire était noir, mais la voile était blanche Des goélands debout sur un escarpement, Attentifs, contemplaient l'étoile gravement Comme un oiseau céleste et fait d'une étincelle L'océan, qui ressemble au peuple, allait vers elle, Et rugissant tout bas, la regardait briller, Et semblait avoir peur de la faire envoler. Un ineffable amour emplissait l'étendue. L'herbe verte à mes pieds frissonnait éperdue, Les oiseaux se parlaient dans les nids ; une fleur Qui s'éveillait me dit -. c'est l'étoile ma soeur. Et pendant qu'à longs plis l'ombre levait son voile, J'entendis une voix qui venait de l'étoile Et qui disait : - Je suis l'astre qui vient d'abord. Je suis celle qu'on croit dans la tombe et qui sort. J'ai lui sur le Sina, j'ai lui sur le Taygète ; Je suis le caillou d'or et de feu que Dieu jette, Comme avec une fronde, au front noir de la nuit. Je suis ce qui renaît quand un monde est détruit. Ô nations ! je suis la poésie ardente. J'ai brillé sur Moïse et j'ai brillé sur Dante. Le lion océan est amoureux de moi. J'arrive. Levez-vous, vertu, courage, foi ! Penseurs, esprits, montez sur la tour, sentinelles ! Paupières, ouvrez-vous, allumez-vous, prunelles, Terre, émeus le sillon, vie, éveille le bruit, Debout, vous qui dormez ! - car celui qui me suit, Car celui qui m'envoie en avant la première, C'est l'ange Liberté, c'est le géant Lumière ! Jersey, le 31 août. 1853.
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~~~~English~~~~ Everything is white Snow is all I can see for miles and miles Icicles hang from the shivering trees And the flowers are resting in sweet peace Until Spring wakes them from their sleep Sound of jingling sleigh bells Blow across the wind Mingling with the sound Of distant church chimes Cold bitter breezes sting my face And I can clearly see my breath Slowly I homeward trod To sit beside the fireplace With a hot cup of cocoa ~Marian~ ~~~~French~~~~ Tout est blanc Neige est tout qu'i can see for miles et des miles Glaçons pendent des arbres avec frisson Et les fleurs sont reposent en paix doux Jusqu'au printemps eux réveille de son sommeil Bruit de tintement de grelots Coup dans le vent Se mêlant avec le son Du lointain carillon église Froides brises amers piquent mon visage Et je vois clairement mon souffle Lentement j'ai foulé chemin du retour S'asseoir à côté de la cheminée Avec une bonne tasse de cacao ~ Marian ~
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Jun 4, 2014
Jun 4, 2014 at 12:19 AM UTC
Winter Wonderland ~ Paysage hivernal
To sail to distant shore To live again Where two hearts soar Sur le rivage lointain Avec mon amour r 18Feb14
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Feb 18, 2014
Feb 18, 2014 at 10:17 PM UTC
On Distant Shore
"qui es tu?" qui es tu? Je ne sais plus. Avant tu étais l'amour, l'âme soeur, l'ami , l'amant, le tout. Mais maintenant qui es tu? Une blessure, une vilaine cicatrice , une épidémie, une nuit blanche, un malaise constant, une pensé qui honte mon esprit, un passé douloureux, un présent douloureux? une éternité? Je ne sais pas exactement comment te qualifier. Je sens que bientôt tu va devenir un souvenir lointain, un soupire désolé, une remontrance. Mais va tu un jour allez jusqu’à en être un regrée? Qui es tu? Un lit chaud pendant la nuit, glacial au matin.Qui es tu? Un étranger, une âme perdu, un esprit fou. Qui es tu? La colère, la jalousie, l'envy, le mal, la souffrance. Qui es tu? Le plaisir, le bonheur, la vie. Qui es tu? Un espoir ou désespoir? Joix ou tristesse? Qui es tu? Une leçon? Une plaisanterie? Qui es tu? Le mensonge ou la vérité? Qui es tu? Une envie ou un besoin? Qui es tu? Un départ ou une arrivée? Qui es tu? Gloire ou perte? Qui es tu? Le début ou la fin? Qui es tu? Un chapitre ou toute l'histoire? Qui es tu? Un sourire ou une larme? Qui es tu? Franchise ou hypocrisie? Qui es tu? La folie ou la raison? Qui es tu? Le bien ou le mal? Qui es tu? Qui es tu? Qui es tu? Non ne me lance pas ce sourire narquois! Non ne me dis pas que tu n'es juste pas comme les autres! Cela ne me suffit pas! Arrête! Ne t'en va pas, reste avec moi, aime moi, protège moi, prends moi dans tes bras et dis moi des mots doux comme tu le fessait avant. J’abandonne, je me rends, je suis a toi, fais ce que tu veux mais ne me brise pas ..pas pour la énième fois! Efface ce regard victorieux de tes yeux , je sais que se cache en eux de la bonté. Tu sais la bonté et le pardon ne sont pas des faiblesses, au contraire c'est de la force. L'amour non plus n'est pas une faiblesse mais une bénédiction . N'aie pas peur de me faire confiance. Pourquoi cette hésitation dans ton regard? Je t'aime! Comprends le. Je ne te ferait pas mal promis. je sais que demain tu partira encore une fois, que tu n'es pas encore prêt et que tu dois vivre libre de tout ça, libre de moi, mais embrasse moi quand même, laisse moi le souvenir de tes lèvres pour me garder saine. Peut être que c'est ce que tu es a la fin, un baiser passionné qui laisse nos lèvres rêvasser d'une prochaine collision entre eux, ce désir fou qui fait battre nos cœurs, se plaisir qui laisse nos corps tremblant après une nuit torride.. Tu es le ******
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Jul 20, 2014
Jul 20, 2014 at 6:20 PM UTC
"qui es tu?"
"qui es tu?" qui es tu? Je ne sais plus. Avant tu étais l'amour, l'âme soeur, l'ami , l'amant, le tout. Mais maintenant qui es tu? Une blessure, une vilaine cicatrice , une épidémie, une nuit blanche, un malaise constant, une pensé qui honte mon esprit, un passé douloureux, un présent douloureux? une éternité? Je ne sais pas exactement comment te qualifier. Je sens que bientôt tu va devenir un souvenir lointain, un soupire désolé, une remontrance. Mais va tu un jour allez jusqu’à en être un regrée? Qui es tu? Un lit chaud pendant la nuit, glacial au matin.Qui es tu? Un étranger, une âme perdu, un esprit fou. Qui es tu? La colère, la jalousie, l'envy, le mal, la souffrance. Qui es tu? Le plaisir, le bonheur, la vie. Qui es tu? Un espoir ou désespoir? Joix ou tristesse? Qui es tu? Une leçon? Une plaisanterie? Qui es tu? Le mensonge ou la vérité? Qui es tu? Une envie ou un besoin? Qui es tu? Un départ ou une arrivée? Qui es tu? Gloire ou perte? Qui es tu? Le début ou la fin? Qui es tu? Un chapitre ou toute l'histoire? Qui es tu? Un sourire ou une larme? Qui es tu? Franchise ou hypocrisie? Qui es tu? La folie ou la raison? Qui es tu? Le bien ou le mal? Qui es tu? Qui es tu? Qui es tu? Non ne me lance pas ce sourire narquois! Non ne me dis pas que tu n'es juste pas comme les autres! Cela ne me suffit pas! Arrête! Ne t'en va pas, reste avec moi, aime moi, protège moi, prends moi dans tes bras et dis moi des mots doux comme tu le fessait avant. J’abandonne, je me rends, je suis a toi, fais ce que tu veux mais ne me brise pas ..pas pour la énième fois! Efface ce regard victorieux de tes yeux , je sais que se cache en eux de la bonté. Tu sais la bonté et le pardon ne sont pas des faiblesses, au contraire c'est de la force. L'amour non plus n'est pas une faiblesse mais une bénédiction . N'aie pas peur de me faire confiance. Pourquoi cette hésitation dans ton regard? Je t'aime! Comprends le. Je ne te ferait pas mal promis. je sais que demain tu partira encore une fois, que tu n'es pas encore prêt et que tu dois vivre libre de tout ça, libre de moi, mais embrasse moi quand même, laisse moi le souvenir de tes lèvres pour me garder saine. Peut être que c'est ce que tu es a la fin, un baiser passionné qui laisse nos lèvres rêvasser d'une prochaine collision entre eux, ce désir fou qui fait battre nos cœurs, se plaisir qui laisse nos corps tremblant après une nuit torride.. Tu es le ******
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Les nèfles de Kabylie Il est des souvenirs d’enfance qui dominent longtemps l’esprit et ont des goûts de saveurs douces telles les madeleines de Proust. Pour moi qui suis né à Bougie Ce sont les nèfles de Kabylie. C’était en mai soit en juin que ces fruits blonds arrivaient sur la table de formica dans des couffins tressés de paille, comme le signe d’un printemps qui bientôt deviendrait fournaise mais vibrionnant de Soleil. Il fallait enlever la peau et en séparer les noyaux qui me faisaient penser à des billes Mais leur chair était succulente avec des zestes de vanille. et de bonbons acidulés. J’avais huit ans, c’était la guerre ! Mais quand les nèfles arrivaient, j’oubliais les soucis des «grands» pour goûter à la chair des nèfles, jouer aux billes avec leurs noyaux. C’est ainsi que parmi les drames, le regard de l’enfance est lointain. Car la mort leur reste chimère. bien moins réelle que les jeux et les fruits dorés, bref privilège de l’enfance. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) Toulouse- février 2014.
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Feb 22, 2014
Feb 22, 2014 at 4:59 PM UTC
Les nèfles de Kabylie ( The war and the boy )
Élégie VI. Nuit et jour, malgré moi, lorsque je suis **** d'elle, A ma pensée ardente un souvenir fidèle La ramène ; - il me semble ouïr sa douce voix Comme le chant lointain d'un oiseau ; je la vois Avec son collier d'or, avec sa robe blanche, Et sa ceinture bleue, et la fraîche pervenche De son chapeau de paille, et le sourire lin Qui découvre ses dents de perle, - telle enfin Que je la vis un soir dans ce bois de vieux ormes Qui couvrent le chemin de leurs ombres difformes ; Et je l'aime d'amour profond : car ce n'est pas Une femme au teint pâle, et mesurant ses pas Au regard nuagé de langueur, une Anglaise Morne comme le ciel de Londres, qui se plaise La tête sur sa main à rêver longuement, A lire Grandisson et Werther, non vraiment ; Mais une belle enfant inconstante et frivole, Qui ne rêve jamais ; une brune créole Aux grands sourcils arqués; aux longs yeux de velours Dont les regards furtifs vous poursuivent toujours ; A la taille élancée, à la gorge divine, Que sous les plis du lin la volupté devine.
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Je l'aime d'amour profond
La nuit. La pluie. Un ciel blafard que déchiquette De flèches et de tours à jour la silhouette D'une ville gothique éteinte au lointain gris. La plaine. Un gibet plein de pendus rabougris Secoués par le bec avide des corneilles Et dansant dans l'air noir des gigues nonpareilles, Tandis, que leurs pieds sont la pâture des loups. Quelques buissons d'épine épars, et quelques houx Dressant l'horreur de leur feuillage à droite, à gauche, Sur le fuligineux fouillis d'un fond d'ébauche. Et puis, autour de trois livides prisonniers Qui vont pieds nus, un gros de hauts pertuisaniers En marche, et leurs fers droits, comme des fers de herse, Luisent à contresens des lances de l'averse.
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Effet de nuit
Un rêve si lointain, Ces moments si chers, Se sont évanouis comme un soupir, Ce beau sourire Qui fait chaud au coeur, Ne reste qu'un souvenir. Le silence s'instale Et a corps perdu, Je m'y perds. Cette musique dans ma tête M'appaise, Comme un léger souffle Si doux et si tendre. Vers l'aurore, l'aube debute. A l'horizon, une lueur se dessine Et a contre-courant, je m'épanche, Avec une certaine maladresse. Mais tout lentement, J'ouvre mes ailes Vers une destinée nouvelle... -08/12/13 © eMs' silent poetry. All Rights Reserved
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Dec 19, 2013
Dec 19, 2013 at 9:00 AM UTC
Vers l'aurore
☁️☁️☁️ There's need for a break days have been so chaotic see, the door is ajar, like a chance, given this hour a way out...to breathe fresh time to expel the toxic mess meeting the air out the door looking upwards, with pains to pour welcomed by the splendifirous sky, to its open-armed clouds i want to fly and on the clear blue firmament God, i must capture this moment ton visage lointain*...smiles at me i'm eased, unburdened suddenly. sally b Rosalia Rosario A. Bayan September 27, 2024
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Sep 27, 2024
Sep 27, 2024 at 12:33 PM UTC
Visage
À François Coppée. * Ô senteur suave et modeste Qu'épanchait le front maternel, Et dont le souvenir nous reste Comme un lointain parfum d'autel, Pure émanation divine Qui mêlait en moi ta douceur À la petite senteur fine Des longues tresses d'une sœur, Chère odeur, tu t'en es allée Où sont les parfums de jadis, Où remonte l'âme exhalée Des violettes et des lis. * * Ô fraîche senteur de la vie Qu'au temps des premières amours Un baiser candide a ravie Au plus délicat des velours, **** des lèvres décolorées Tu t'es enfuie aussi là-bas, Jusqu'où planent, évaporées, Les jeunesses des vieux lilas, Et le cœur, cloué dans l'abîme, Ne peut suivre, à ta trace uni, Le voyage épars et sublime Que tu poursuis dans l'infini. * * * Mais ô toi, l'homicide arome Dont en pleurant nous nous grisons, Où notre cœur cherchait un baume Et n'aspira que des poisons, Ah ! Toi seule, odeur trop aimée Des cheveux trop noirs et trop lourds, Tu nous laisses, courte fumée, Des vestiges brûlant toujours. Dans les replis où tu te glisses Tu déposes un marc fatal, Comme l'âcre odeur des épices S'incruste aux coins d'un vieux cristal. * * * * En tel, dans une eau fraîche et claire, Le flacon, vainement plongé, Garde l'âcreté séculaire De l'essence qui l'a rongé, Tel, dans la tendresse embaumante Que verse au cœur, pour l'assainir, Une fidèle et chaste amante, Sévit encor ton souvenir. Ô parfum modeste et suave, Épanché du front maternel, Qui lave ce que rien ne lave, Où donc es-tu, parfum d'autel ?
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Parfums anciens
À François Coppée. * Ô senteur suave et modeste Qu'épanchait le front maternel, Et dont le souvenir nous reste Comme un lointain parfum d'autel, Pure émanation divine Qui mêlait en moi ta douceur À la petite senteur fine Des longues tresses d'une sœur, Chère odeur, tu t'en es allée Où sont les parfums de jadis, Où remonte l'âme exhalée Des violettes et des lis. * * Ô fraîche senteur de la vie Qu'au temps des premières amours Un baiser candide a ravie Au plus délicat des velours, **** des lèvres décolorées Tu t'es enfuie aussi là-bas, Jusqu'où planent, évaporées, Les jeunesses des vieux lilas, Et le cœur, cloué dans l'abîme, Ne peut suivre, à ta trace uni, Le voyage épars et sublime Que tu poursuis dans l'infini. * * * Mais ô toi, l'homicide arome Dont en pleurant nous nous grisons, Où notre cœur cherchait un baume Et n'aspira que des poisons, Ah ! Toi seule, odeur trop aimée Des cheveux trop noirs et trop lourds, Tu nous laisses, courte fumée, Des vestiges brûlant toujours. Dans les replis où tu te glisses Tu déposes un marc fatal, Comme l'âcre odeur des épices S'incruste aux coins d'un vieux cristal. * * * * En tel, dans une eau fraîche et claire, Le flacon, vainement plongé, Garde l'âcreté séculaire De l'essence qui l'a rongé, Tel, dans la tendresse embaumante Que verse au cœur, pour l'assainir, Une fidèle et chaste amante, Sévit encor ton souvenir. Ô parfum modeste et suave, Épanché du front maternel, Qui lave ce que rien ne lave, Où donc es-tu, parfum d'autel ?
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calice timide, débordé par évanouissement ourn, un château lointain pour nous entourent, un manifeste de tombes romantiques ourn!!!!( french version) English version- Shy chalice, overflowed by ourn swoon, a distant castle to surround us, a manifest of ourn romantic tombs!!!
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Jun 13, 2015
Jun 13, 2015 at 6:00 PM UTC
et puis il y avait de la lumière( and then there was light) french tongue
Vaincus, mais non domptés, exilés, mais vivants, Et malgré les édits de l'Homme et ses menaces, N'ont point abdiqué, crispant leurs mains tenaces Sur des tronçons de sceptre, et rôdent dans les vents. Les nuages coureurs aux caprices mouvants Sont la poudre des pieds de ces spectres rapaces Et la foudre hurlant à travers les espaces N'est qu'un écho lointain de leurs durs olifants. Ils sonnent la révolte à leur tour contre l'Homme, Leur vainqueur stupéfait encore et mal remis D'un tel combat avec de pareils ennemis. Du Coran, des Védas et du Deutéronome, De tous les dogmes, pleins de rage, tous les dieux Sont sortis en campagne : Alerte ! et veillons mieux.
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Les Dieux
Bonheur si doux de mon enfance, Bonheur plus doux de mon printemps, Je n'ai plus que la souvenance De vos courts et joyeux instants. Triste, sur la rive étrangère, Je rêve à mon lointain pays, Et des pleurs mouillent ma paupière Au souvenir de mes amis. L'exil a flétri ma jeunesse, Éteinte en regrets superflus ; Je gémis et ma main délaisse La lyre qui ne vibre plus ! **** du ciel qui la vit éclore, La fleur sur sa tige languit ; Et pour chanter quand vient l'aurore, L'oiseau reste près de son nid. D'aucun espoir de souvenance Mon pauvre cœur n'est animé ; Je sais tous les maux de l'absence... Il faut rester pour être aimé ! Elle fut trop longue, la vie Qui voit s'éteindre un souvenir ! Avant d'apprendre qu'on oublie, La mort ne peut-elle venir ? Au matin du pèlerinage, Les amis vous tendent la main ; Le soir, quand finit le voyage, Seul, on achève son chemin. Ma vie, hélas ! commence à peine : **** de moi, que de cœurs ont fui ! Un seul sur la terre m'enchaîne, Je vis et je chante pour lui. Mais souvent des larmes furtives Troublent les accents de ma voix ; Ma lyre a des cordes plaintives, Où viennent s'arrêter mes doigts. La voix qui parle d'espérance Reste muette pour mon cœur, Mais quand apparaît la souffrance, Je l'accueille comme une sœur. Ah ! s'il existe dans ce monde Des êtres voués aux douleurs, Qui naissent quand l'orage gronde, Et ne moissonnent que des pleurs ; Ne serait-ce point qu'un dieu sage, De leur mort ayant le secret, Voulut qu'au printemps de leur âge Ils s'envolassent sans regret !
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Tristesse
Bonheur si doux de mon enfance, Bonheur plus doux de mon printemps, Je n'ai plus que la souvenance De vos courts et joyeux instants. Triste, sur la rive étrangère, Je rêve à mon lointain pays, Et des pleurs mouillent ma paupière Au souvenir de mes amis. L'exil a flétri ma jeunesse, Éteinte en regrets superflus ; Je gémis et ma main délaisse La lyre qui ne vibre plus ! **** du ciel qui la vit éclore, La fleur sur sa tige languit ; Et pour chanter quand vient l'aurore, L'oiseau reste près de son nid. D'aucun espoir de souvenance Mon pauvre cœur n'est animé ; Je sais tous les maux de l'absence... Il faut rester pour être aimé ! Elle fut trop longue, la vie Qui voit s'éteindre un souvenir ! Avant d'apprendre qu'on oublie, La mort ne peut-elle venir ? Au matin du pèlerinage, Les amis vous tendent la main ; Le soir, quand finit le voyage, Seul, on achève son chemin. Ma vie, hélas ! commence à peine : **** de moi, que de cœurs ont fui ! Un seul sur la terre m'enchaîne, Je vis et je chante pour lui. Mais souvent des larmes furtives Troublent les accents de ma voix ; Ma lyre a des cordes plaintives, Où viennent s'arrêter mes doigts. La voix qui parle d'espérance Reste muette pour mon cœur, Mais quand apparaît la souffrance, Je l'accueille comme une sœur. Ah ! s'il existe dans ce monde Des êtres voués aux douleurs, Qui naissent quand l'orage gronde, Et ne moissonnent que des pleurs ; Ne serait-ce point qu'un dieu sage, De leur mort ayant le secret, Voulut qu'au printemps de leur âge Ils s'envolassent sans regret !
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Oh ! redis-les encor ces paroles dorées ; Rends-nous ces flots si purs qui s'épanchaient sur nous, Rends-nous l'écho lointain de ces hymnes sacrées Que le chrétien ne doit entendre qu'à genoux. Hélas ! qui t'a si jeune enseigné ces mystères Et toutes ces douleurs du pauvre cœur humain ? Quel génie au milieu des sentiers solitaires Au sortir du berceau t'a conduit par la main ? Ô chantre vigoureux, ô nature choisie ! Quel est l'esprit du Ciel qui t'emporte où tu veux ? Quel souffle parfumé de sainte poésie Soulève incessamment l'or de tes blonds cheveux ? Quel art mystérieux à ton vers prophétique Mêla tant de tristesse et de sérénité ? Quel artiste divin, comme au lutteur antique, Te donna tant de force avec tant de beauté ? Ton œil a découvert et sondé chaque plaie D'un monde qui n'a plus la force de vieillir, Et tu sais l'heure au juste où l'on doit sur sa claie Voir le vieux patient râler et défaillir. Tu sais, tu sais où vont Ninive et Babylone, Tu lis dans l'avenir ses desseins ténébreux, Et c'est de ton côté que reluit la colonne Qui conduit au désert le peuple des Hébreux. Dans l'abîme du cœur, plongeur à longue haleine, Tu fouilles ce qu'il a d'intime et de profond, Et tu ne reparais que la main toute pleine Des trésors que le ciel avait cachés au fond.
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À Alfred de Musset
Prémonition Prohibition des sentiments en ces temps de chaos de démolition de l'âme de l'homme de l'amitié Au pied du mur chamboulement J'impose mes régles J'expose ici mon amour pour l'Humanité Pour tout ce qui vit Déclaration d'Universalité Vision d'un lendemain ouvert sur le monde et sur une fraternité emplit d'amour pour ceux proches et plus **** Refrain Vibration céleste Porteuse de demain du meilleur proche ou lointain qui sait Roulette russe Je joue le coeur pour le meilleur pour la Terre et la vie qu'elle génère dont elle est mère porteuse du bonheur de l'Humanité Terre-Mère Rai-sonnance Prémonition
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Jan 10, 2017
Jan 10, 2017 at 3:44 PM UTC
Untitled
fg
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Jul 17, 2013
Jul 17, 2013 at 11:07 AM UTC
Lointain
Cette vallée est triste et grise : un froid brouillard Pèse sur elle ; L'horizon est ridé comme un front de vieillard ; Oiseau, gazelle, Prêtez-moi votre vol ; éclair, emporte-moi ! Vite, bien vite, Vers ces plaines du ciel où le printemps est roi, Et nous invite À la fête éternelle, au concert éclatant Qui toujours vibre, Et dont l'écho lointain, de mon cœur palpitant Trouble la fibre. Là, rayonnent, sous l'oeil de Dieu qui les bénit, Des fleurs étranges, Là, sont des arbres où gazouillent comme un nid Des milliers d'anges ; Là, tous les sons rêves, là, toutes les splendeurs Inabordables Forment, par un ***** miraculeux, des chœurs Inénarrables ! Là, des vaisseaux sans nombre, aux cordages de feu Fendent les ondes D'un lac de diamant où se peint le ciel bleu Avec les mondes ; Là, dans les airs charmés, volèrent des odeurs Enchanteresses, Enivrant à la fois les cerveaux et les cœurs De leurs caresses. Des vierges, à la chair phosphorescente, aux yeux Dont l'orbe austère Contient l'immensité sidérale des cieux Et du mystère, Y baisent chastement, comme il sied aux péris, Le saint poète, Qui voit tourbillonner des légions d'esprits Dessus sa tête. L'âme, dans cet Éden, boit à flots l'idéal, Torrent splendide, Qui tombe des hauts lieux et roule son cristal Sans une ride. Ah ! pour me transporter dans ce septième ciel, Moi, pauvre hère, Moi, frêle fils d'Adam, cœur tout matériel, **** de la terre, **** de ce monde impur où le fait chaque jour Détruit le rêve, Où l'or remplace tout, la beauté, l'art, l'amour, Où ne se lève Aucune gloire un peu pure que les siffleurs Ne la déflorent, Où les artistes pour désarmer les railleurs Se déshonorent, **** de ce bagne où, hors le débauché qui dort, Tous sont infâmes, **** de tout ce qui vit, **** des hommes, encor Plus **** des femmes, Aigle, au rêveur hardi, pour l'enlever du sol, Ouvre ton aile ! Éclair, emporte-moi ! Prêtez-moi votre vol, Oiseau, gazelle !
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Aspiration
Cette vallée est triste et grise : un froid brouillard Pèse sur elle ; L'horizon est ridé comme un front de vieillard ; Oiseau, gazelle, Prêtez-moi votre vol ; éclair, emporte-moi ! Vite, bien vite, Vers ces plaines du ciel où le printemps est roi, Et nous invite À la fête éternelle, au concert éclatant Qui toujours vibre, Et dont l'écho lointain, de mon cœur palpitant Trouble la fibre. Là, rayonnent, sous l'oeil de Dieu qui les bénit, Des fleurs étranges, Là, sont des arbres où gazouillent comme un nid Des milliers d'anges ; Là, tous les sons rêves, là, toutes les splendeurs Inabordables Forment, par un ***** miraculeux, des chœurs Inénarrables ! Là, des vaisseaux sans nombre, aux cordages de feu Fendent les ondes D'un lac de diamant où se peint le ciel bleu Avec les mondes ; Là, dans les airs charmés, volèrent des odeurs Enchanteresses, Enivrant à la fois les cerveaux et les cœurs De leurs caresses. Des vierges, à la chair phosphorescente, aux yeux Dont l'orbe austère Contient l'immensité sidérale des cieux Et du mystère, Y baisent chastement, comme il sied aux péris, Le saint poète, Qui voit tourbillonner des légions d'esprits Dessus sa tête. L'âme, dans cet Éden, boit à flots l'idéal, Torrent splendide, Qui tombe des hauts lieux et roule son cristal Sans une ride. Ah ! pour me transporter dans ce septième ciel, Moi, pauvre hère, Moi, frêle fils d'Adam, cœur tout matériel, **** de la terre, **** de ce monde impur où le fait chaque jour Détruit le rêve, Où l'or remplace tout, la beauté, l'art, l'amour, Où ne se lève Aucune gloire un peu pure que les siffleurs Ne la déflorent, Où les artistes pour désarmer les railleurs Se déshonorent, **** de ce bagne où, hors le débauché qui dort, Tous sont infâmes, **** de tout ce qui vit, **** des hommes, encor Plus **** des femmes, Aigle, au rêveur hardi, pour l'enlever du sol, Ouvre ton aile ! Éclair, emporte-moi ! Prêtez-moi votre vol, Oiseau, gazelle !
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Sonnet. Aujourd'hui l'espace est splendide ! Sans mors, sans éperons, sans bride, Partons à cheval sur le vin Pour un ciel féerique et divin ! Comme deux anges que torture Une implacable calenture, Dans le bleu cristal du matin Suivons le mirage lointain ! Mollement balancés sur l'aile Du tourbillon intelligent, Dans un délire parallèle, Ma soeur, côte à côte nageant, Nous fuirons sans repos ni trêves Vers le paradis de mes rêves !
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Le vin des amants
rappelle-toi Barbara ce nom qui résonne comme un chant lointain un homme français t’a vue sous la pluie battante et voilà qu’une rencontre fugace devient éternelle il ne t’a jamais parlé jamais touché mais dans ses vers tu es gravée une passante une silhouette éphémère transformée en immortelle lumière mais moi, je me demande en silence et souvent si mon existence s’efface ils m'ont parlé ils m'ont touchée ils m'ont même embrassée mais jamais ils ne m'ont écrite pas un vers pas une strophe pas une empreinte dans leurs mots je me retiens je me cache je me replie rappele-moi Barbara comment est-ce d'être aimée comme ça?
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Jan 8, 2025
Jan 8, 2025 at 1:42 AM UTC
barbara
Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ? Dans son brillant exil mon coeur en a frémi ; Il résonne de **** dans mon âme attendrie, Comme les pas connus ou la voix d'un ami. Montagnes que voilait le brouillard de l'automne, Vallons que tapissait le givre du matin, Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne, Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain, Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide, Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide, Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour, Chaumière où du foyer étincelait la flamme, Toit que le pèlerin aimait à voir fumer, Objets inanimés, avez-vous donc une âme Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?
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Milly ou la terre natale (I)
Je ne sais pourquoi Mon esprit amer D'une aile inquiète et folle vole sur la mer, Tout ce qui m'est cher, D'une aile d'effroi Mon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ? Mouette à l'essor mélancolique. Elle suit la vague, ma pensée, À tous les vents du ciel balancée Et biaisant quand la marée oblique, Mouette à l'essor mélancolique. Ivre de soleil Et de liberté, Un instinct la guide à travers cette immensité. La brise d'été Sur le flot vermeil Doucement la porte en un tiède demi-sommeil. Parfois si tristement elle crie Qu'elle alarme au lointain le pilote Puis au gré du vent se livre et flotte Et plonge, et l'aile toute meurtrie Revole, et puis si tristement crie ! Je ne sais pourquoi Mon esprit amer D'une aile inquiète et folle vole sur la mer. Tout ce qui m'est cher, D'une aile d'effroi Mon amour le couve au ras des flots. Pourquoi, pourquoi ?
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Je ne sais pourquoi mon esprit amer
Il est des maux sans nom, dont la morne amertume Change en affreuses nuits les jours qu'elle consume. Se plaindre est impossible ; on ne sait plus parler ; Les pleurs même du cœur refusent de couler. On ne se souvient pas, perdu dans le naufrage, De quel astre inclément s'est échappé l'orage. Qu'importe ? Le malheur s'est étendu partout ; Le passé n'est qu'une ombre, et l'attente un dégoût. C'est quand on a perdu tout appui de soi-même ; C'est quand on n'aime plus, que plus rien ne nous aime ; C'est quand on sent mourir son regard attaché Sur un bonheur lointain qu'on a longtemps cherché, Créé pour nous peut-être ! et qu'indigne d'atteindre, On voit comme un rayon trembler, fuir ... et s'éteindre.
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Détachement
Dieu dit un jour à son soleil : - Toi par qui mon nom luit, toi que ma droite envoie Porter à l'univers ma splendeur et ma joie, Pour que l'immensité me loue à son réveil ; De ces dons merveilleux que répand ta lumière, De ces pas de géant que tu fais dans les cieux, De ces rayons vivants que boit chaque paupière, Lequel te rend, dis-moi, dans toute ta carrière, Plus semblable à moi-même et plus grand à tes yeux ? Le soleil répondit en se voilant la face : - Ce n'est point d'éclairer l'immensurable espace, De faire étinceler les sables des déserts, De fondre du Liban la couronne de glace, Ni de me contempler dans le miroir des mers, Ni d'écumer de feu sur les vagues des airs : Mais c'est de me glisser aux fentes de la pierre Du cachot où languit le captif dans sa tour, Et d'y sécher des pleurs au bord d'une paupière Que réjouit dans l'ombre un seul rayon du jour ! - Bien ! reprit Jéhovah ; c'est comme mon amour ! Ce que dit le rayon au Bienfaiteur suprême, Moi, l'insecte chantant, je le dis à moi-même. Ce qui donne à ma lyre un frisson de bonheur, Ce n'est point de frémir au vain souffle de la gloire, Ni de jeter au temps un nom pour sa mémoire, Ni de monter au ciel dans un hymne vainqueur ; Mais c'est de résonner, dans la nuit du mystère, Pour l'âme sans écho d'un pauvre solitaire Qui n'a qu'un son lointain pour tout bruit sur la terre, Et d'y glisser ma voix par les fentes du cœur.
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La charité
Que j'aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau ! Sur ta chevelure profonde Aux âcres parfums, Mer odorante et vagabonde Aux flots bleus et bruns, Comme un navire qui s'éveille Au vent du matin, Mon âme rêveuse appareille Pour un ciel lointain. Tes yeux, où rien ne se révèle De doux ni d'amer, Sont deux bijoux froids où se mêle L'or avec le fer. A te voir marcher en cadence, Belle d'abandon, On dirait un serpent qui danse Au bout d'un bâton. Sous le fardeau de ta paresse Ta tête d'enfant Se balance avec la mollesse D'un jeune éléphant, Et ton corps se penche et s'allonge Comme un fin vaisseau Qui roule bord sur bord et plonge Ses vergues dans l'eau. Comme un flot grossi par la fonte Des glaciers grondants, Quand l'eau de ta bouche remonte Au bord de tes dents, Je crois boire un vin de Bohême, Amer et vainqueur, Un ciel liquide qui parsème D'étoiles mon coeur !
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Le serpent qui danse