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"lire" poems
How long will our bewildered heirs marooned in possessions not theirs puzzle at disposing of these three cunning feignings of hard candy in glass- the striped little pillowlike mock-sweets, the flared end-twists as of transparent paper? No clue will be attached, no trace of the sunny day of their purchase, at a glittering shop a few doors up from Harry's Bar, a disappointing place for all its testaments from Hemingway. The Grand Canal was also aglitter while the lesser canals lay in the shade like snakes, flicking wet tongues and gliding to green rendezvous. The immaculate salesgirl, in her aloof Italian succulence, sized us up, a middle-aged American couple, as unserious shoppers who, still half jet-lagged, would cling to their lire in the face of any enchanted vase or ethereal wineglass that might shatter in the luggage going home. Yet we wanted something, something small .... This? No ... How much is ten thousand? Dizzy, at last we decided. She wrapped the three glass candies, the cheapest items in the shop, with a showy care worthy of crown jewels-tissue, tape, and tissue again sprang up beneath her blood-red fingernails, plus a jack-in-the-box-shaped paper bag adorned with harlequin lozenges, sad though she surely was, on her feet waiting all day for a wild rich Arab, a compulsive Japanese. Grazie, signor ... grazie, signora ... ciao. Nor will our thing-weary heirs decipher the little repair, the reattached triangle of glass from the paper-imitating end-twist, its mending a labor of love in the cellar, by winter light, by the man of the house, mixing transparent epoxy and rigging a clever small clamp as if to keep intact the time that we, alive, had spent in the feathery bed at the Europa e Regina.
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Venetian Candy
How long will our bewildered heirs marooned in possessions not theirs puzzle at disposing of these three cunning feignings of hard candy in glass- the striped little pillowlike mock-sweets, the flared end-twists as of transparent paper? No clue will be attached, no trace of the sunny day of their purchase, at a glittering shop a few doors up from Harry's Bar, a disappointing place for all its testaments from Hemingway. The Grand Canal was also aglitter while the lesser canals lay in the shade like snakes, flicking wet tongues and gliding to green rendezvous. The immaculate salesgirl, in her aloof Italian succulence, sized us up, a middle-aged American couple, as unserious shoppers who, still half jet-lagged, would cling to their lire in the face of any enchanted vase or ethereal wineglass that might shatter in the luggage going home. Yet we wanted something, something small .... This? No ... How much is ten thousand? Dizzy, at last we decided. She wrapped the three glass candies, the cheapest items in the shop, with a showy care worthy of crown jewels-tissue, tape, and tissue again sprang up beneath her blood-red fingernails, plus a jack-in-the-box-shaped paper bag adorned with harlequin lozenges, sad though she surely was, on her feet waiting all day for a wild rich Arab, a compulsive Japanese. Grazie, signor ... grazie, signora ... ciao. Nor will our thing-weary heirs decipher the little repair, the reattached triangle of glass from the paper-imitating end-twist, its mending a labor of love in the cellar, by winter light, by the man of the house, mixing transparent epoxy and rigging a clever small clamp as if to keep intact the time that we, alive, had spent in the feathery bed at the Europa e Regina.
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Un livre à lire. Des gens rencontrés. Une femme à aimer. La vie plus belle qu'la notre… Une mort à tromper. Un chemin à courir. Un amour à livrer… Tous les sens à traduire. Toutes les lettres à brouiller. Tous les anges à connaître. Toutes les âmes à sauver. Et après – disparaître… 21-10-2010
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Dec 2, 2012
Dec 2, 2012 at 3:46 PM UTC
Tristesse
E shita lekuren bashke me kockat E dhashe me cmim te lire U lehtesova nga nje barre e rende E mora udhen tutje si era... Vetja s'mu duk rrugac,as shenjt Per cudi u ndjeva me teper njeri!
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Feb 28, 2013
Feb 28, 2013 at 6:09 AM UTC
Credo
Jeter ma gourme Voilà ce que je voudrais faire Et surtout la jeter avec toi Et commettre ainsi mes premières frasques Ou plutôt les secondes Car j'ai oublié les premières. Jeter sa gourme Ce n'est pas se gourmer Ce n'est pas un duel C'est faire exploser sa pureté séminale Et vouloir semer sa semence Aux quatre vents Mais moi ma semence telle une pivoine sauvage Vole légère et virginale pour se blottir en toi Te pénétrer, te fertiliser, ma méduse pélagique, à l'ombrelle bleue et rose, Jusqu'aux derniers interstices Accepte ma gourme, translucide et molle Je ne la jette pas Je te l'offre, cette efflorescence, Je te la destine Je te l'adresse dans tes eaux. Je suis dans ma seconde jeunesse Et je te prie de croire que cette gourme Est un précipité pimenté de cheval, d'hippocampe et d'hippopotame Même si elle n 'a rien d'un mastodonte. Et non seulement je veux qu'elle te fertilise Mais je veux que tu la goûtes Et la savoure comme un bon bourgogne Ou beaujolais nouveau Je veux que tu t'en badigeonnes Le corps et l'âme Je veux que tu t'en maquilles Les lèvres et les paupières Et que ce fluide soit ta crème de beauté permanente. Je veux que dans chaque café du petit matin Une deux ou trois gouttelettes de cette gourme vienne sucrer ta journée Et l'égayer de délicieuses bandaisons intimes Et invisibles mais réelles Lèche, prends, c'est de la tendresse liquide De la chaleur liquide De l'amour liquide C'est ma cyprine à moi Et comme je suis bavard et volubile Je m'en sers pour t'écrire En hiéroglyphes dont seule toi peut lire Les encres sympathiques Et je te dis : Ma gourme t'aime maintenant Ma douce, torride et brûlante Pelagia noctulica.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 4:11 AM UTC
Gourme
Jeter ma gourme Voilà ce que je voudrais faire Et surtout la jeter avec toi Et commettre ainsi mes premières frasques Ou plutôt les secondes Car j'ai oublié les premières. Jeter sa gourme Ce n'est pas se gourmer Ce n'est pas un duel C'est faire exploser sa pureté séminale Et vouloir semer sa semence Aux quatre vents Mais moi ma semence telle une pivoine sauvage Vole légère et virginale pour se blottir en toi Te pénétrer, te fertiliser, ma méduse pélagique, à l'ombrelle bleue et rose, Jusqu'aux derniers interstices Accepte ma gourme, translucide et molle Je ne la jette pas Je te l'offre, cette efflorescence, Je te la destine Je te l'adresse dans tes eaux. Je suis dans ma seconde jeunesse Et je te prie de croire que cette gourme Est un précipité pimenté de cheval, d'hippocampe et d'hippopotame Même si elle n 'a rien d'un mastodonte. Et non seulement je veux qu'elle te fertilise Mais je veux que tu la goûtes Et la savoure comme un bon bourgogne Ou beaujolais nouveau Je veux que tu t'en badigeonnes Le corps et l'âme Je veux que tu t'en maquilles Les lèvres et les paupières Et que ce fluide soit ta crème de beauté permanente. Je veux que dans chaque café du petit matin Une deux ou trois gouttelettes de cette gourme vienne sucrer ta journée Et l'égayer de délicieuses bandaisons intimes Et invisibles mais réelles Lèche, prends, c'est de la tendresse liquide De la chaleur liquide De l'amour liquide C'est ma cyprine à moi Et comme je suis bavard et volubile Je m'en sers pour t'écrire En hiéroglyphes dont seule toi peut lire Les encres sympathiques Et je te dis : Ma gourme t'aime maintenant Ma douce, torride et brûlante Pelagia noctulica.
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Élégie VI. Nuit et jour, malgré moi, lorsque je suis **** d'elle, A ma pensée ardente un souvenir fidèle La ramène ; - il me semble ouïr sa douce voix Comme le chant lointain d'un oiseau ; je la vois Avec son collier d'or, avec sa robe blanche, Et sa ceinture bleue, et la fraîche pervenche De son chapeau de paille, et le sourire lin Qui découvre ses dents de perle, - telle enfin Que je la vis un soir dans ce bois de vieux ormes Qui couvrent le chemin de leurs ombres difformes ; Et je l'aime d'amour profond : car ce n'est pas Une femme au teint pâle, et mesurant ses pas Au regard nuagé de langueur, une Anglaise Morne comme le ciel de Londres, qui se plaise La tête sur sa main à rêver longuement, A lire Grandisson et Werther, non vraiment ; Mais une belle enfant inconstante et frivole, Qui ne rêve jamais ; une brune créole Aux grands sourcils arqués; aux longs yeux de velours Dont les regards furtifs vous poursuivent toujours ; A la taille élancée, à la gorge divine, Que sous les plis du lin la volupté devine.
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Je l'aime d'amour profond
creator, creations, creatures, chance, choose, changes, poems poet poetry above and beyond infinity Earth Wind Water and fire through our eyes, we can lire British or French language Filipino, American, has own luggage everyone weighing its burden somebody carrying that origin coming from nowhere existing and now here Just like the "r e m i n d e r" by Christina and the fact about the "5 SENSES" by Craig Harrison who gave me stamina for me to wreck those concrete fences le comps in her "Learn something new every day," "Maybe It Is Just An Idea" by Christian Danner and "when the words flow" of SoulSurvivor helps me to realized "the cycle of eternity"
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Feb 20, 2016
Feb 20, 2016 at 8:44 AM UTC
" the cycle of eternity "
Un amour Quelle passion, quelle tendresse! Un amour avec toute sa noblessse. Souffrance et un espoir si fou, Caresses d’un amour inattendu…. Les jours passent, je suis amoureux, La vie on l’a vit comme un feu, Un amour étranger, un amour partagé, Le rêve de bien aimer… Les nuits sont l’abandon de mes jours, L’AMOUR C’EST L’AMOUR, Sentiment pure qu’on peut détruire, Un amour qui ne sait lire… Le coucher du soleil me donne envie, Aimer un amour toute la vie, Désespoir d’un être vivant, Un amour que j’aime tant. Vic Alex
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Jun 29, 2010
Jun 29, 2010 at 1:12 AM UTC
Un amour....
Qu'est-ce que vous êtes, Je vois vos yeux, Dans le nuit. Mon seul ami. Ma belle copine, Vous êtes ma vie. La poesie de mes contanporaires. M'inspire. Je le respire, Je lire, ça me tue. C'est ma vie.
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Jul 10, 2015
Jul 10, 2015 at 6:58 PM UTC
Le bac
I walk to the newsstand over blue gray cobblestone jumping up my soles, the windows of every mother in Viterbo looking at my swaying arms, at the very reason I love the squint of eyes in morning sun. Because I am free from anticipating a slow sinking earth, hung twined, hung taut, hung thin, hung dried, peeling off the body like scree, relenting. Because I am ten. From five lire scrunched in a fist, from a father’s request for Il Messaggero, steps can brim with direction, with place, with an appetence for growing a grown man would lunge at. Could make a mute anchorite sing again to an unsacred sky: “a son is a son as a song is a song, this is that I am is why I belong.” I walk to the newsstand under glaring windows, under the look of all Viterbo’s mothers, under the sluice of morning sun that piques the eyes as sliced brine, and the stand is shuttered. Dirt metal slats I touch once to make sure, and then I walk straight back, back with the sun now behind, illuminating stone, in front of me.
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Mar 27, 2012
Mar 27, 2012 at 6:29 PM UTC
Through Morning Viterbo
Les notes qui sortent du violoncelle dansent le premier prélude de J.S. Bach L'hésitation de tes mains Le scintillement de tes yeux Le chevrotement de tes lèvres Le ressort de ton coeur Tu as lu jusqu'à la page quarante-quatre Il y en a ancore beaucoup d'autres  à lire La joie, pour moi, d'apercevoir quelque mot étendu entre les pages de ton livre
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Feb 27, 2015
Feb 27, 2015 at 1:38 AM UTC
Tes mots
Je t'aime, mais... je ne suis pas sympa. Je te veux. J'ai besoin de toi. Desolée Monsieur pour mes mots, mais c'est vrai. Tu es un livre et je voudrais lire.
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Mar 10, 2015
Mar 10, 2015 at 9:05 PM UTC
C'est facile, je t'aime.
Naples, 1822. Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre, Le doux frémissement des ailes du zéphyre À travers les rameaux, Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives, Ou le roucoulement des colombes plaintives, Jouant aux bords des eaux ; Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime, Tes cordes exhalaient ce langage sublime, Divin secret des cieux, Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole, Les anges amoureux se parlent sans parole, Comme les yeux aux yeux ; Si de ta douce voix la flexible harmonie, Caressant doucement une âme épanouie Au souffle de l'amour, La berçait mollement sur de vagues images, Comme le vent du ciel fait flotter les nuages Dans la pourpre du jour : Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille, Ma voix murmurerait tout bas à son oreille Des soupirs, des accords, Aussi purs que l'extase où son regard me plonge, Aussi doux que le son que nous apporte un songe Des ineffables bords ! Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière ! Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière Ma vie et ton amour ! Ton regard languissant est plus cher à mon âme Que le premier rayon de la céleste flamme Aux yeux privés du jour.
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Chant d'amour (I)
Des plus profonds des océans Et du haut du ciel Plus forts et plus ardents mes désirs sont Tu me fais face avec ton sourire tout beau tout miel Je me perds alors dans mes émotions Intrigué, je t'observe comme un bel oiseau battant des ailes Dans tes yeux brillent mille lueurs de satisfaction Dans les miens dansent mille et un rayons de de lumière Chaleur et douceur Nul besoin de croire en son destin Nul besoin de lire Hugo ou Voltaire pour te dire que tu es belle Nul besoin d'attendre pour prendre part à ce doux festin
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May 28, 2019
May 28, 2019 at 1:48 AM UTC
Festin
I like to watch, From a booth, Or a table, To see how they interact. J'aime beaucoup les gens, Les personnes qui sentient, Je boire. Je lire. Je regarder les gens. Why is it that we are so alone? Qui connait la verité?
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Oct 26, 2015
Oct 26, 2015 at 4:07 PM UTC
La Verité/The Truth
Bas le masque Dulcinea del Toboso ! Bas le masque Aldonza Lorenzo ! Bas le masque Idolâtres ! Aphrodites de tout acabit Dames de mes pensées Invisibles Dulcinées Dont j 'essuie les refus Pour chacune de mes avances ! Mes feuilles, mes flammes, mes âmes ! Vénérées comme je n 'ai jamais été aimé ! Priées comme je n 'ai jamais été désiré ! Chantées comme je n 'ai jamais été embrassé ! Caressées comme jamais on ne m'a honoré ! Vos panoplies diverses et variées de Muse de chevalier errant Ont pu jadis faire illusion auprès des fous errants De triste figure et autres Rocinantes Mais don Quijote de la Mancha Est transi dans la place ! Fuyez Aphrodites vulgaires Venez à moi Aphrodites célestes Déployez en moi animus et anima L 'énergie d'Eros. Défiez-moi par vos énigmes Questionnez-moi, jouons A qui sera le moins sage A qui saura lire entre les lignes Des lèvres philosophes de l 'autre Les chemins de traverse qui mènent au bonheur Je suis Philon ! Soyez donc ma Sophie ! Je suis Salomon ! Soyez donc ma reine de Saba ! Vous êtes Désirée ? Et muse si affinités ? Adoubez-moi Napoléon, prince consort !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:28 AM UTC
Et muse si affinités, adoubez-moi
this world i walk alone i have no fear but people in society see the chance to rip into the skin of a person s mind and fills it with lies you cant get away from. this world is filled with the fire in the eyes of a lire that knows the tricks and card games played write but the eyes filled with fire are the lies they have choses to hide there own identity. behind. but the eyes of a lire have no inisents but the grave they started to dig. i hide my eyes behind a deep blue sea full of mistery and vanished questions my blue eyes are the image of you reflectin back on me . my eyes have no lies only the cold steair down your spin. my blue eyes are the cold feids of snow that has no face to be herd.. my russian blue eyes tell a storie of how i have servied. but my russian blue eyeshave never ran with a identity that become a lie on it own. i might be crazy but in this life i have goals to set me free
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Dec 16, 2015
Dec 16, 2015 at 12:31 PM UTC
the fire in the eyes of a lier
Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles, Etait digne de toi, tant elle avait d'étoiles ! Tant son calme était frais ! tant son souffle était doux ! Tant elle éteignait bien ses rumeurs apaisées ! Tant elle répandait d'amoureuses rosées Sur les fleurs et sur nous ! Moi, j'étais devant toi, plein de joie et de flamme, Car tu me regardais avec toute ton âme ! J'admirais la beauté dont ton front se revêt. Et sans même qu'un mot révélât ta pensée, La tendre rêverie en ton cœur commencée Dans mon cœur s'achevait ! Et je bénissais Dieu, dont la grâce infinie Sur la nuit et sur toi jeta tant d'harmonie, Qui, pour me rendre calme et pour me rendre heureux, Vous fit, la nuit et toi, si belles et si pures, Si pleines de rayons, de parfums, de murmures, Si douces toutes deux ! Oh oui, bénissons Dieu dans notre foi profonde ! C'est lui qui fit ton âme et qui créa le monde ! Lui qui charme mon cœur ! lui qui ravit mes yeux ! C'est lui que je retrouve au fond de tout mystère ! C'est lui qui fait briller ton regard sur la terre Comme l'étoile aux cieux ! C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose, L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose ! C'est Dieu qui fait la nuit plus belle que le jour. C'est Dieu qui sur ton corps, ma jeune souveraine, A versé la beauté, comme une coupe pleine, Et dans mon cœur l'amour ! Laisse-toi donc aimer ! - Oh ! l'amour, c'est la vie. C'est tout ce qu'on regrette et tout ce qu'on envie Quand on voit sa jeunesse au couchant décliner. Sans lui rien n'est complet, sans lui rien ne rayonne. La beauté c'est le front, l'amour c'est la couronne : Laisse-toi couronner ! Ce qui remplit une âme, hélas ! tu peux m'en croire, Ce n'est pas un peu d'or, ni même un peu de gloire, Poussière que l'orgueil rapporte des combats, Ni l'ambition folle, occupée aux chimères, Qui ronge tristement les écorces amères Des choses d'ici-bas ; Non, il lui faut, vois-tu, l'hymen de deux pensées, Les soupirs étouffés, les mains longtemps pressées, Le baiser, parfum pur, enivrante liqueur, Et tout ce qu'un regard dans un regard peut lire, Et toutes les chansons de cette douce lyre Qu'on appelle le cœur ! Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète, Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite, Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour ; Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne, Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne, Les âmes ont l'amour ! Le 21 mai 1833.
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Hier, la nuit d'été
Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles, Etait digne de toi, tant elle avait d'étoiles ! Tant son calme était frais ! tant son souffle était doux ! Tant elle éteignait bien ses rumeurs apaisées ! Tant elle répandait d'amoureuses rosées Sur les fleurs et sur nous ! Moi, j'étais devant toi, plein de joie et de flamme, Car tu me regardais avec toute ton âme ! J'admirais la beauté dont ton front se revêt. Et sans même qu'un mot révélât ta pensée, La tendre rêverie en ton cœur commencée Dans mon cœur s'achevait ! Et je bénissais Dieu, dont la grâce infinie Sur la nuit et sur toi jeta tant d'harmonie, Qui, pour me rendre calme et pour me rendre heureux, Vous fit, la nuit et toi, si belles et si pures, Si pleines de rayons, de parfums, de murmures, Si douces toutes deux ! Oh oui, bénissons Dieu dans notre foi profonde ! C'est lui qui fit ton âme et qui créa le monde ! Lui qui charme mon cœur ! lui qui ravit mes yeux ! C'est lui que je retrouve au fond de tout mystère ! C'est lui qui fait briller ton regard sur la terre Comme l'étoile aux cieux ! C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose, L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose ! C'est Dieu qui fait la nuit plus belle que le jour. C'est Dieu qui sur ton corps, ma jeune souveraine, A versé la beauté, comme une coupe pleine, Et dans mon cœur l'amour ! Laisse-toi donc aimer ! - Oh ! l'amour, c'est la vie. C'est tout ce qu'on regrette et tout ce qu'on envie Quand on voit sa jeunesse au couchant décliner. Sans lui rien n'est complet, sans lui rien ne rayonne. La beauté c'est le front, l'amour c'est la couronne : Laisse-toi couronner ! Ce qui remplit une âme, hélas ! tu peux m'en croire, Ce n'est pas un peu d'or, ni même un peu de gloire, Poussière que l'orgueil rapporte des combats, Ni l'ambition folle, occupée aux chimères, Qui ronge tristement les écorces amères Des choses d'ici-bas ; Non, il lui faut, vois-tu, l'hymen de deux pensées, Les soupirs étouffés, les mains longtemps pressées, Le baiser, parfum pur, enivrante liqueur, Et tout ce qu'un regard dans un regard peut lire, Et toutes les chansons de cette douce lyre Qu'on appelle le cœur ! Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète, Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite, Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour ; Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne, Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne, Les âmes ont l'amour ! Le 21 mai 1833.
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Your hair is lava that springs from the earth Your smile is the moon that glows ‘pon the hearth And every vapor of your body reminds me of the sea Teeming with life, electrifying! O, how you walk with dalliance, perfect like a sunflower that blooms every May While your lips are cherries—of course ‘twould be sweet! But if there’s one thing I most admire Like music from a lire It is your eyes Which makes me want to cry.
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Mar 18, 2017
Mar 18, 2017 at 7:52 AM UTC
Your Hair is Lava
Marbre de Paros. Un jour, au doux rêveur qui l'aime, En train de montrer ses trésors, Elle voulut lire un poème, Le poème de son beau corps. D'abord, superbe et triomphante Elle vint en grand apparat, Traînant avec des airs d'infante Un flot de velours nacarat : Telle qu'au rebord de sa loge Elle brille aux Italiens, Ecoutant passer son éloge Dans les chants des musiciens. Ensuite, en sa verve d'artiste, Laissant tomber l'épais velours, Dans un nuage de batiste Elle ébaucha ses fiers contours. Glissant de l'épaule à la hanche, La chemise aux plis nonchalants, Comme une tourterelle blanche Vint s'abattre sur ses pieds blancs. Pour Apelle ou pour Cléoméne, Elle semblait, marbre de chair, En Vénus Anadyomène Poser nue au bord de la mer. De grosses perles de Venise Roulaient au lieu de gouttes d'eau, Grains laiteux qu'un rayon irise, Sur le frais satin de sa peau. Oh ! quelles ravissantes choses, Dans sa divine nudité, Avec les strophes de ses poses, Chantait cet hymne de beauté ! Comme les flots baisant le sable Sous la lune aux tremblants rayons, Sa grâce était intarissable En molles ondulations. Mais bientôt, lasse d'art antique, De Phidias et de Vénus, Dans une autre stance plastique Elle groupe ses charmes nus. Sur un tapis de Cachemire, C'est la sultane du sérail, Riant au miroir qui l'admire Avec un rire de corail ; La Géorgienne indolente, Avec son souple narguilhé, Etalant sa hanche opulente, Un pied sous l'autre replié. Et comme l'odalisque d'Ingres, De ses reins cambrant les rondeurs, En dépit des vertus malingres, En dépit des maigres pudeurs ! Paresseuse odalisque, arrière ! Voici le tableau dans son jour, Le diamant dans sa lumière ; Voici la beauté dans l'amour ! Sa tête penche et se renverse ; Haletante, dressant les seins, Aux bras du rêve qui la berce, Elle tombe sur ses coussins. Ses paupières battent des ailes Sur leurs globes d'argent bruni, Et l'on voit monter ses prunelles Dans la nacre de l'infini. D'un linceul de point d'Angleterre Que l'on recouvre sa beauté : L'extase l'a prise à la terre ; Elle est morte de volupté ! Que les violettes de Parme, Au lieu des tristes fleurs des morts Où chaque perle est une larme, Pleurent en bouquets sur son corps ! Et que mollement on la pose Sur son lit, tombeau blanc et doux, Où le poète, à la nuit close, Ira prier à deux genoux.
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Le poème de la femme
Marbre de Paros. Un jour, au doux rêveur qui l'aime, En train de montrer ses trésors, Elle voulut lire un poème, Le poème de son beau corps. D'abord, superbe et triomphante Elle vint en grand apparat, Traînant avec des airs d'infante Un flot de velours nacarat : Telle qu'au rebord de sa loge Elle brille aux Italiens, Ecoutant passer son éloge Dans les chants des musiciens. Ensuite, en sa verve d'artiste, Laissant tomber l'épais velours, Dans un nuage de batiste Elle ébaucha ses fiers contours. Glissant de l'épaule à la hanche, La chemise aux plis nonchalants, Comme une tourterelle blanche Vint s'abattre sur ses pieds blancs. Pour Apelle ou pour Cléoméne, Elle semblait, marbre de chair, En Vénus Anadyomène Poser nue au bord de la mer. De grosses perles de Venise Roulaient au lieu de gouttes d'eau, Grains laiteux qu'un rayon irise, Sur le frais satin de sa peau. Oh ! quelles ravissantes choses, Dans sa divine nudité, Avec les strophes de ses poses, Chantait cet hymne de beauté ! Comme les flots baisant le sable Sous la lune aux tremblants rayons, Sa grâce était intarissable En molles ondulations. Mais bientôt, lasse d'art antique, De Phidias et de Vénus, Dans une autre stance plastique Elle groupe ses charmes nus. Sur un tapis de Cachemire, C'est la sultane du sérail, Riant au miroir qui l'admire Avec un rire de corail ; La Géorgienne indolente, Avec son souple narguilhé, Etalant sa hanche opulente, Un pied sous l'autre replié. Et comme l'odalisque d'Ingres, De ses reins cambrant les rondeurs, En dépit des vertus malingres, En dépit des maigres pudeurs ! Paresseuse odalisque, arrière ! Voici le tableau dans son jour, Le diamant dans sa lumière ; Voici la beauté dans l'amour ! Sa tête penche et se renverse ; Haletante, dressant les seins, Aux bras du rêve qui la berce, Elle tombe sur ses coussins. Ses paupières battent des ailes Sur leurs globes d'argent bruni, Et l'on voit monter ses prunelles Dans la nacre de l'infini. D'un linceul de point d'Angleterre Que l'on recouvre sa beauté : L'extase l'a prise à la terre ; Elle est morte de volupté ! Que les violettes de Parme, Au lieu des tristes fleurs des morts Où chaque perle est une larme, Pleurent en bouquets sur son corps ! Et que mollement on la pose Sur son lit, tombeau blanc et doux, Où le poète, à la nuit close, Ira prier à deux genoux.
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Dancing all day Dancing all night All the grey goes away And everything turns so bright Dancing , I must say It is, my get away When I dance I feel so pure Sweat streaming down my face The music is my lire I will not leave a trace Dancing, I must say It is, my get away
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Apr 25, 2012
Apr 25, 2012 at 10:18 AM UTC
Dancing
Oh look up in the sky, frightful signs behold What could all this mean? In the Bible it is told - The Bible tells of grief, of pain and death and woe In Mathew 24, through this you're going to go - Then go read Isaiah, chapter ten plus three Who is this Babylon? very soon you're going to see - The Prophet Jeremiah, wrote of death and woe Chapters fifty fifty-one...this was written long ago - Babylon will burn, burn in atomic fire Vengeance from the Wrath of God...Jeremiah was no lire - Not the Babylon of old, the Babylon today TOTALLY DESTROIED [1], this is the USA [1] WWIII
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Jan 30, 2015
Jan 30, 2015 at 6:57 AM UTC
Isaiah 13 & Jeremiah 50~51
Two coffee shops, one left one right, ancient History of modern Rome, post-war families saving Ethiopian delights, surviving selling beans rebuilding The Eternal City, bringing back normality by drugging Insanity. I knew them both since I was a child, holding My father’s hand while he drank, the elixir and I Ate my tramezzino looking up at his smile. Contagiously Spreading the good vibes as he joked, with young Bartenders sons, of local bar owners serving Residents. Went to each yesterday, one for cigarettes The other, for corretto, another way to gulp a drop Of spirit disguising, in the tiny cup, of a dark mask. Young tapsters have grown old yet remain, brewing In solitude, relatives absent some departed. At the cashier two Chinese ladies discovered, to be The wives of new owners, foreigners employing Italians, weird products of migration, for ambitious Populations conquering integration, as their kids Go to the same school as mine and locals mock The change, living in the glory of the past, when National espresso only charged, seven hundred lire European currency exchanged, in ninety cents for those Who don’t know, triple its original price. My bank Stuck in the middle of the two has also changed In twenty years, my first account at eighteen Transformed, me into the witness of many comes And goes, directors and vice, bankers and services Evolving to reward, my loyalty with fraud. Two nights ago it shamelessly stole, fifty euros of me Claiming, inexistent liabilities on a contract that had none. Peanuts to unconscious holders, asking explanations To hear clerks remark, they have no idea and will Eventually know in ten days time, when the statement Will sentence the crime, as legal commending me to shut Up, accept the theft, give thanks. Going tomorrow to grab A coffee and close, twenty years of history, mine.
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Oct 25, 2017
Oct 25, 2017 at 2:05 AM UTC
Closing Business
Two coffee shops, one left one right, ancient History of modern Rome, post-war families saving Ethiopian delights, surviving selling beans rebuilding The Eternal City, bringing back normality by drugging Insanity. I knew them both since I was a child, holding My father’s hand while he drank, the elixir and I Ate my tramezzino looking up at his smile. Contagiously Spreading the good vibes as he joked, with young Bartenders sons, of local bar owners serving Residents. Went to each yesterday, one for cigarettes The other, for corretto, another way to gulp a drop Of spirit disguising, in the tiny cup, of a dark mask. Young tapsters have grown old yet remain, brewing In solitude, relatives absent some departed. At the cashier two Chinese ladies discovered, to be The wives of new owners, foreigners employing Italians, weird products of migration, for ambitious Populations conquering integration, as their kids Go to the same school as mine and locals mock The change, living in the glory of the past, when National espresso only charged, seven hundred lire European currency exchanged, in ninety cents for those Who don’t know, triple its original price. My bank Stuck in the middle of the two has also changed In twenty years, my first account at eighteen Transformed, me into the witness of many comes And goes, directors and vice, bankers and services Evolving to reward, my loyalty with fraud. Two nights ago it shamelessly stole, fifty euros of me Claiming, inexistent liabilities on a contract that had none. Peanuts to unconscious holders, asking explanations To hear clerks remark, they have no idea and will Eventually know in ten days time, when the statement Will sentence the crime, as legal commending me to shut Up, accept the theft, give thanks. Going tomorrow to grab A coffee and close, twenty years of history, mine.
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Bien des gens ont mis leurs sentiments en mots pour soulager leur cœur trop lourd. Il me semble alors utile de le faire maintenant parce que traîner mon corps est un supplice. Je te sens m’éviter, sachant très bien ce qui s’est passé, mais refusant de prendre ta part de responsabilité. Nous étions deux. Tu m’as dit que c’était compliqué. J’ai tout accepté en étant sous l’effet de l’étincelle du moment que tu m’avais offert. Tu exprimais tes remords tout en continuant ce que nous avions commencé. Tout est flou à présent. Un instant tu était l’ami qui pouvait me faire sourire même lorsque le ciel me tombait sur la tête et en une fraction de seconde, tu balayais cette relation du revers de la main. « Je n’aurais pas dû faire ça » tu m’as dit. Et pourtant tu l’as fait. Je ne crois pas à l’effet de l’alcool. Étais-je simplement le fruit d’une impulsion ou juste une autre de plus? J’ai mal. Je t’ai donné l’occasion de m’expliquer et tu t’entêtes à éviter de me répondre clairement. Je ne peux plus manger. Tout me tente et me dégoûte à la fois. Je ne regrette pas que tu aies été le premier. C’était à la limite romantique. Cependant, je ne peux l’oublier, la scène repasse sans cesse. Je ne peux pas nier que je rêve d’un autre moment comme celui-là avec toi. Je n’aurais pas pu imaginer un first kiss plus parfait. Oui, il m’a surpris, mais je pense qu’il le fallait. Tu es tellement attentionné, tu ne sais pas la valeur que tu as. Tu as su me transmettre ta confiance et ta joie. Tu as rendu mes 18 ans inoubliables. Passer mes mains dans tes cheveux, danser avec incohérence au gré d’une musique qui faisait vibrer de l’intérieur et t’embrasser avec un peu trop de vigueur. Je ne pourrai jamais te dire à quel point tu es une personne hors du commun. J’ai presque honte de mes sentiments parce que je sais que pour toi, l’amitié est le seul fil qui nous relie. Il faut que ça sorte pour que j’aille mieux. Je me trouve si extravagante d’en faire toute une histoire pour de frivoles embrassades de bar, mais il y a de quoi se poser des questions. Je ne sais pas si tu aura le courage de tout lire. Dans mon fort intérieur je sens que j’éprouve quelque chose pour toi. C’est indéniable. J’ai passé des heures à scruter à la loupe ce que j’en pensais. Sans l’ombre d’un doute, ce n’est pas l’amitié qui me fait vivre. P.S. La fille qui rentra un jour au bar pour en ressortir comme une femme.
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Apr 28, 2019
Apr 28, 2019 at 11:35 PM UTC
L’âge adulte
Bien des gens ont mis leurs sentiments en mots pour soulager leur cœur trop lourd. Il me semble alors utile de le faire maintenant parce que traîner mon corps est un supplice. Je te sens m’éviter, sachant très bien ce qui s’est passé, mais refusant de prendre ta part de responsabilité. Nous étions deux. Tu m’as dit que c’était compliqué. J’ai tout accepté en étant sous l’effet de l’étincelle du moment que tu m’avais offert. Tu exprimais tes remords tout en continuant ce que nous avions commencé. Tout est flou à présent. Un instant tu était l’ami qui pouvait me faire sourire même lorsque le ciel me tombait sur la tête et en une fraction de seconde, tu balayais cette relation du revers de la main. « Je n’aurais pas dû faire ça » tu m’as dit. Et pourtant tu l’as fait. Je ne crois pas à l’effet de l’alcool. Étais-je simplement le fruit d’une impulsion ou juste une autre de plus? J’ai mal. Je t’ai donné l’occasion de m’expliquer et tu t’entêtes à éviter de me répondre clairement. Je ne peux plus manger. Tout me tente et me dégoûte à la fois. Je ne regrette pas que tu aies été le premier. C’était à la limite romantique. Cependant, je ne peux l’oublier, la scène repasse sans cesse. Je ne peux pas nier que je rêve d’un autre moment comme celui-là avec toi. Je n’aurais pas pu imaginer un first kiss plus parfait. Oui, il m’a surpris, mais je pense qu’il le fallait. Tu es tellement attentionné, tu ne sais pas la valeur que tu as. Tu as su me transmettre ta confiance et ta joie. Tu as rendu mes 18 ans inoubliables. Passer mes mains dans tes cheveux, danser avec incohérence au gré d’une musique qui faisait vibrer de l’intérieur et t’embrasser avec un peu trop de vigueur. Je ne pourrai jamais te dire à quel point tu es une personne hors du commun. J’ai presque honte de mes sentiments parce que je sais que pour toi, l’amitié est le seul fil qui nous relie. Il faut que ça sorte pour que j’aille mieux. Je me trouve si extravagante d’en faire toute une histoire pour de frivoles embrassades de bar, mais il y a de quoi se poser des questions. Je ne sais pas si tu aura le courage de tout lire. Dans mon fort intérieur je sens que j’éprouve quelque chose pour toi. C’est indéniable. J’ai passé des heures à scruter à la loupe ce que j’en pensais. Sans l’ombre d’un doute, ce n’est pas l’amitié qui me fait vivre. P.S. La fille qui rentra un jour au bar pour en ressortir comme une femme.
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T'ai-je vu chez mon père, Dans l'âge où tout est beau, Comme je dois, j'espère, Te voir près du tombeau ? Sur les bords de ma vie Vins-tu voir après moi ? Oui, quelqu'un m'a suivie, Et je crois que c'est toi ! Quand tout semble un hommage A nos yeux entr'ouverts, Ai-je vu ton image Peinte sur l'univers ? Et toi, sous une flamme Dont le ciel t'éclairait, Dans le fond de ton âme Cachais-tu mon portrait ? Aimais-tu l'humble école Où j'allais autrefois ? L'ange, qui la console, Parlait-il dans ta voix ? Et, quand j'appris à lire Ma prière à genoux, Vins-tu m'aider à dire : « Mon Dieu, bénissez-nous ! » A l'étroite fenêtre, Où riait un jasmin, Quand je n'osais paraître, Elevais-tu ta main ? Oui ! la même ombre encore Glissait dans le soleil, Et jusqu'à l'autre aurore Passait sur mon sommeil ! Dans l'enclos plein d'ombrage, Où j'avais frais et peur, Plaçais-tu ton courage Entre l'ombre et mon cœur ? Pour causer sans médire, Y venais-tu t'asseoir, Et, sans pouvoir sourire, Nous disions-nous : « Bonsoir ! » T'ai-je aimé la première, Lorsque ta main s'ouvrit Au pauvre sans chaumière, Dont la flûte pleurait ? Le demandeur d'aumône A-t-il béni nos jours ? Et devant sa Madone Avons-nous dit : « Toujours ! » T'ai-je conté mes peines, Quand je crus en avoir ? Un jour... triste à nos plaines, M'as-tu dit : « Au revoir ! » Pour un âge plus tendre M'as-tu promis des fleurs ? Sais-tu qu'à les attendre J'ai versé bien des pleurs ? Sais-tu que le ciel même T'ouvrit notre maison ? Et que ton nom que j'aime Se trouve dans mon nom ? Mais à ma confidence N'as-tu pas répondu ? Oui ! jusqu'en ton silence, Je l'ai tout entendu !
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Réponds-moi
T'ai-je vu chez mon père, Dans l'âge où tout est beau, Comme je dois, j'espère, Te voir près du tombeau ? Sur les bords de ma vie Vins-tu voir après moi ? Oui, quelqu'un m'a suivie, Et je crois que c'est toi ! Quand tout semble un hommage A nos yeux entr'ouverts, Ai-je vu ton image Peinte sur l'univers ? Et toi, sous une flamme Dont le ciel t'éclairait, Dans le fond de ton âme Cachais-tu mon portrait ? Aimais-tu l'humble école Où j'allais autrefois ? L'ange, qui la console, Parlait-il dans ta voix ? Et, quand j'appris à lire Ma prière à genoux, Vins-tu m'aider à dire : « Mon Dieu, bénissez-nous ! » A l'étroite fenêtre, Où riait un jasmin, Quand je n'osais paraître, Elevais-tu ta main ? Oui ! la même ombre encore Glissait dans le soleil, Et jusqu'à l'autre aurore Passait sur mon sommeil ! Dans l'enclos plein d'ombrage, Où j'avais frais et peur, Plaçais-tu ton courage Entre l'ombre et mon cœur ? Pour causer sans médire, Y venais-tu t'asseoir, Et, sans pouvoir sourire, Nous disions-nous : « Bonsoir ! » T'ai-je aimé la première, Lorsque ta main s'ouvrit Au pauvre sans chaumière, Dont la flûte pleurait ? Le demandeur d'aumône A-t-il béni nos jours ? Et devant sa Madone Avons-nous dit : « Toujours ! » T'ai-je conté mes peines, Quand je crus en avoir ? Un jour... triste à nos plaines, M'as-tu dit : « Au revoir ! » Pour un âge plus tendre M'as-tu promis des fleurs ? Sais-tu qu'à les attendre J'ai versé bien des pleurs ? Sais-tu que le ciel même T'ouvrit notre maison ? Et que ton nom que j'aime Se trouve dans mon nom ? Mais à ma confidence N'as-tu pas répondu ? Oui ! jusqu'en ton silence, Je l'ai tout entendu !
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