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"langues" poems
Tu voudrais que j'improvise Les chemins qui mènent au septième ciel Pour notre prochain congrès Que je vienne les mains vides Sans notes ni croquis Pour te couronner reine et courtisane. Mais demanderais-tu au peintre de venir à toi Sans son pinceau, ses fusains, ses tubes d'aquarelle et son papier canson Ou au photographe sans son posemètre, son trépied et ses filtres, son appareil photo et ses objectifs Et un auteur de théâtre pourrait-il officier sans donner des indications? Des orientations, des pistes pour que les acteurs puissent mieux jouer leurs personnages Eh bien moi je voudrais écrire de concert avec toi les didascalies de notre lune de miel. Pense au Cantique des Cantiques Pense à Salomon, à son épouse et aux jeunes filles , Penses-y bien, ma sans rivale, Ma muse venue au monde sept fois Et dont aucune galante n 'arrive aux chevilles Comment veux-tu qu'on se retrouve dans la mare aux nénuphars Deux canards mandarins batifolant Sans didascalies... Tu connais les soixante-quatre manières du kama Tu sais la différence entre baratement et percement Et tu veux goûter le chalumeau du miel Lors du congrès de la corneille Alors tandis que tu me provoques du regard et du geste En dansant comme une bayadère accomplie Souviens toi des didascalies. Je suis ton vert-galant, ton esclave, ton cornac Ton renifleur, ton cunnilingue, ton Sigisté Si tu veux tu seras ma nymphe, mon myrte, ma lanterne, ma crête, Ma landie, ma douceur, mon amour de Vénus Mon gaude mihi, mon impudique Organisons nos langues et nos boutons Nos protubérances. Pour qu'aucune partie ne soit honteuse Pour que toutes soient honnêtes Il faut des chapitres et des actes Dans lesquels les morsures, les égratignures, les baisers Les succions et les caresses s'emboîtent dans un naturel Si joliment organisé que chaque posture génère Une improvisation et que chaque improvisation génère une nouvelle posture. Alternons les phases pudiques et impudiques Sans tabou éperonnons-nous Empalons-nous dans les postures de singe ou d'éléphant Peu importe si la mentule précède le tentigo Ou le contraire Peu importe qui est dessus ou dessous Qui lèche et qui est léché, qui est mordillé, qui est marqué, Qui est baisé et pénétré Si c'est simultanément ou séparément Nous appartenons nous aussi au règne animal Et que la verge soit masculine ou féminine C 'est toujours l'aiguillon de la volupté qui guidera nos didascalies.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:56 AM UTC
Didascalies de notre premier congrès
Tu voudrais que j'improvise Les chemins qui mènent au septième ciel Pour notre prochain congrès Que je vienne les mains vides Sans notes ni croquis Pour te couronner reine et courtisane. Mais demanderais-tu au peintre de venir à toi Sans son pinceau, ses fusains, ses tubes d'aquarelle et son papier canson Ou au photographe sans son posemètre, son trépied et ses filtres, son appareil photo et ses objectifs Et un auteur de théâtre pourrait-il officier sans donner des indications? Des orientations, des pistes pour que les acteurs puissent mieux jouer leurs personnages Eh bien moi je voudrais écrire de concert avec toi les didascalies de notre lune de miel. Pense au Cantique des Cantiques Pense à Salomon, à son épouse et aux jeunes filles , Penses-y bien, ma sans rivale, Ma muse venue au monde sept fois Et dont aucune galante n 'arrive aux chevilles Comment veux-tu qu'on se retrouve dans la mare aux nénuphars Deux canards mandarins batifolant Sans didascalies... Tu connais les soixante-quatre manières du kama Tu sais la différence entre baratement et percement Et tu veux goûter le chalumeau du miel Lors du congrès de la corneille Alors tandis que tu me provoques du regard et du geste En dansant comme une bayadère accomplie Souviens toi des didascalies. Je suis ton vert-galant, ton esclave, ton cornac Ton renifleur, ton cunnilingue, ton Sigisté Si tu veux tu seras ma nymphe, mon myrte, ma lanterne, ma crête, Ma landie, ma douceur, mon amour de Vénus Mon gaude mihi, mon impudique Organisons nos langues et nos boutons Nos protubérances. Pour qu'aucune partie ne soit honteuse Pour que toutes soient honnêtes Il faut des chapitres et des actes Dans lesquels les morsures, les égratignures, les baisers Les succions et les caresses s'emboîtent dans un naturel Si joliment organisé que chaque posture génère Une improvisation et que chaque improvisation génère une nouvelle posture. Alternons les phases pudiques et impudiques Sans tabou éperonnons-nous Empalons-nous dans les postures de singe ou d'éléphant Peu importe si la mentule précède le tentigo Ou le contraire Peu importe qui est dessus ou dessous Qui lèche et qui est léché, qui est mordillé, qui est marqué, Qui est baisé et pénétré Si c'est simultanément ou séparément Nous appartenons nous aussi au règne animal Et que la verge soit masculine ou féminine C 'est toujours l'aiguillon de la volupté qui guidera nos didascalies.
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À Max Jacob. Vers le palais de Rosemonde au fond du Rêve Mes rêveuses pensées pieds nus vont en soirée Le palais don du roi comme un roi nu s'élève Des chairs fouettées des roses de la roseraie On voit venir au fond du jardin mes pensées Qui sourient du concert joué par les grenouilles Elles ont envie des cyprès grandes quenouilles Et le soleil miroir des roses s'est brisé Le stigmate sanglant des mains contre les vitres Quel archer mal blessé du couchant le troua La résine qui rend amer le vin de Chypre Ma bouche aux agapes d'agneau blanc l'éprouva Sur les genoux pointus du monarque adultère Sur le mai de son âge et sur son trente et un Madame Rosemonde roule avec mystère Ses petits yeux tout ronds pareils aux yeux des Huns Dame de mes pensées au cul de perle fine Dont ni perle ni cul n'égale l'orient Qui donc attendez-vous De rêveuses pensées en marche à l'Orient Mes plus belles voisines Toc toc Entrez dans l'antichambre le jour baisse La veilleuse dans l'ombre est un bijou d'or cuit Pendez vos têtes aux patères par les tresses Le ciel presque nocturne a des lueurs d'aiguilles On entra dans la salle à manger les narines Reniflaient une odeur de graisse et de graillon On eut vingt potages dont trois couleurs d'urine Et le roi prit deux œufs pochés dans du bouillon Puis les marmitons apportèrent les viandes Des rôtis de pensées mortes dans mon cerveau Mes beaux rêves mort-nés en tranches bien saignantes Et mes souvenirs faisandés en godiveaux Or ces pensées mortes depuis des millénaires Avaient le fade goût des grands mammouths gelés Les os ou songe-creux venaient des ossuaires En danse macabre aux plis de mon cervelet Et tous ces mets criaient des choses nonpareilles Mais nom de Dieu ! Ventre affamé n'a pas d'oreilles Et les convives mastiquaient à qui mieux mieux Ah ! nom de Dieu ! qu'ont donc crié ces entrecôtes Ces grands pâtés ces os à moelle et mirotons Langues de feu où sont-elles mes pentecôtes Pour mes pensées de tous pays de tous les temps.
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Palais
À Max Jacob. Vers le palais de Rosemonde au fond du Rêve Mes rêveuses pensées pieds nus vont en soirée Le palais don du roi comme un roi nu s'élève Des chairs fouettées des roses de la roseraie On voit venir au fond du jardin mes pensées Qui sourient du concert joué par les grenouilles Elles ont envie des cyprès grandes quenouilles Et le soleil miroir des roses s'est brisé Le stigmate sanglant des mains contre les vitres Quel archer mal blessé du couchant le troua La résine qui rend amer le vin de Chypre Ma bouche aux agapes d'agneau blanc l'éprouva Sur les genoux pointus du monarque adultère Sur le mai de son âge et sur son trente et un Madame Rosemonde roule avec mystère Ses petits yeux tout ronds pareils aux yeux des Huns Dame de mes pensées au cul de perle fine Dont ni perle ni cul n'égale l'orient Qui donc attendez-vous De rêveuses pensées en marche à l'Orient Mes plus belles voisines Toc toc Entrez dans l'antichambre le jour baisse La veilleuse dans l'ombre est un bijou d'or cuit Pendez vos têtes aux patères par les tresses Le ciel presque nocturne a des lueurs d'aiguilles On entra dans la salle à manger les narines Reniflaient une odeur de graisse et de graillon On eut vingt potages dont trois couleurs d'urine Et le roi prit deux œufs pochés dans du bouillon Puis les marmitons apportèrent les viandes Des rôtis de pensées mortes dans mon cerveau Mes beaux rêves mort-nés en tranches bien saignantes Et mes souvenirs faisandés en godiveaux Or ces pensées mortes depuis des millénaires Avaient le fade goût des grands mammouths gelés Les os ou songe-creux venaient des ossuaires En danse macabre aux plis de mon cervelet Et tous ces mets criaient des choses nonpareilles Mais nom de Dieu ! Ventre affamé n'a pas d'oreilles Et les convives mastiquaient à qui mieux mieux Ah ! nom de Dieu ! qu'ont donc crié ces entrecôtes Ces grands pâtés ces os à moelle et mirotons Langues de feu où sont-elles mes pentecôtes Pour mes pensées de tous pays de tous les temps.
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Ce doit être bon de mourir, D'expirer, oui, de rendre l'âme, De voir enfin les cieux s'ouvrir ; Oui, bon de rejeter sa flamme Hors d'un corps las qui va pourrir ; Oui, ce doit être bon, Madame, Ce doit être bon de mourir ! Bon, comme de faire l'amour, L'amour avec vous, ma Mignonne, Oui, la nuit, au lever du jour, Avec ton âme qui rayonne, Ton corps royal comme une cour ; Ce doit être bon, ma Mignonne, Oui, comme de faire l'amour ; Bon, comme alors que bat mon cœur, Pareil au tambour qui défile, Un tambour qui revient vainqueur, D'arracher le voile inutile Que retenait ton doigt moqueur, De t'emporter comme une ville Sous le feu roulant de mon cœur ; De faire s'étendre ton corps, Dont le soupirail s'entrebâille. Dans de délicieux efforts, Ainsi qu'une rose défaille Et va se fondre en parfums forts, Et doux, comme un beau feu de paille ; De faire s'étendre ton corps ; De faire ton âme jouir, Ton âme aussi belle à connaître, Que tout ton corps à découvrir ; De regarder par la fenêtre De tes yeux ton amour fleurir, Fleurir dans le fond de ton être De faire ton âme jouir ; D'être à deux une seule fleur, Fleur hermaphrodite, homme et femme, De sentir le pistil en pleur, Sous l'étamine toute en flamme, Oui d'être à deux comme une fleur, Une grande fleur qui se pâme, Qui se pâme dans la chaleur. Oui, bon, comme de voir tes yeux Humides des pleurs de l'ivresse, Quand le double jeu sérieux Des langues que la bouche presse, Fait se révulser jusqu'aux cieux, Dans l'appétit de la caresse, Les deux prunelles de tes yeux ; De jouir des mots que ta voix Me lance, comme des flammèches, Qui, me brûlant comme tes doigts, M'entrent au cœur comme des flèches, Tandis que tu mêles ta voix Dans mon oreille que tu lèches, À ton souffle chaud que je bois ; Comme de mordre tes cheveux, Ta toison brune qui ruisselle, Où s'étalent tes flancs nerveux, Et d'empoigner les poils de celle La plus secrète que je veux, Avec les poils de ton aisselle, Mordiller comme tes cheveux ; D'étreindre délicatement Tes flancs nus comme pour des luttes, D'entendre ton gémissement Rieur comme ce chant des flûtes, Auquel un léger grincement Des dents se mêle par minutes, D'étreindre délicatement, De presser ta croupe en fureur Sous le désir qui la cravache Comme une jument d'empereur, Tes seins où ma tête se cache Dans la délicieuse horreur Des cris que je... que je t'arrache Du fond de ta gorge en fureur ; Ce doit être bon de mourir, Puisque faire ce que l'on nomme L'amour, impérieux plaisir De la femme mêlée à l'homme, C'est doux à l'instant de jouir, C'est bon, dis-tu, c'est bon... oui... comme, Comme si l'on allait mourir ?
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L'agonisant
Ce doit être bon de mourir, D'expirer, oui, de rendre l'âme, De voir enfin les cieux s'ouvrir ; Oui, bon de rejeter sa flamme Hors d'un corps las qui va pourrir ; Oui, ce doit être bon, Madame, Ce doit être bon de mourir ! Bon, comme de faire l'amour, L'amour avec vous, ma Mignonne, Oui, la nuit, au lever du jour, Avec ton âme qui rayonne, Ton corps royal comme une cour ; Ce doit être bon, ma Mignonne, Oui, comme de faire l'amour ; Bon, comme alors que bat mon cœur, Pareil au tambour qui défile, Un tambour qui revient vainqueur, D'arracher le voile inutile Que retenait ton doigt moqueur, De t'emporter comme une ville Sous le feu roulant de mon cœur ; De faire s'étendre ton corps, Dont le soupirail s'entrebâille. Dans de délicieux efforts, Ainsi qu'une rose défaille Et va se fondre en parfums forts, Et doux, comme un beau feu de paille ; De faire s'étendre ton corps ; De faire ton âme jouir, Ton âme aussi belle à connaître, Que tout ton corps à découvrir ; De regarder par la fenêtre De tes yeux ton amour fleurir, Fleurir dans le fond de ton être De faire ton âme jouir ; D'être à deux une seule fleur, Fleur hermaphrodite, homme et femme, De sentir le pistil en pleur, Sous l'étamine toute en flamme, Oui d'être à deux comme une fleur, Une grande fleur qui se pâme, Qui se pâme dans la chaleur. Oui, bon, comme de voir tes yeux Humides des pleurs de l'ivresse, Quand le double jeu sérieux Des langues que la bouche presse, Fait se révulser jusqu'aux cieux, Dans l'appétit de la caresse, Les deux prunelles de tes yeux ; De jouir des mots que ta voix Me lance, comme des flammèches, Qui, me brûlant comme tes doigts, M'entrent au cœur comme des flèches, Tandis que tu mêles ta voix Dans mon oreille que tu lèches, À ton souffle chaud que je bois ; Comme de mordre tes cheveux, Ta toison brune qui ruisselle, Où s'étalent tes flancs nerveux, Et d'empoigner les poils de celle La plus secrète que je veux, Avec les poils de ton aisselle, Mordiller comme tes cheveux ; D'étreindre délicatement Tes flancs nus comme pour des luttes, D'entendre ton gémissement Rieur comme ce chant des flûtes, Auquel un léger grincement Des dents se mêle par minutes, D'étreindre délicatement, De presser ta croupe en fureur Sous le désir qui la cravache Comme une jument d'empereur, Tes seins où ma tête se cache Dans la délicieuse horreur Des cris que je... que je t'arrache Du fond de ta gorge en fureur ; Ce doit être bon de mourir, Puisque faire ce que l'on nomme L'amour, impérieux plaisir De la femme mêlée à l'homme, C'est doux à l'instant de jouir, C'est bon, dis-tu, c'est bon... oui... comme, Comme si l'on allait mourir ?
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Whiz-zip-bang shenyang ang; Mang mangue flang hang prang pang; Pinang lalang unhang kang youth defang khang; Marang schlang gang wolfgang ying-yang xuanzang. Klang sea get wrang. Sang tsang li-kang gangue langues. Thang drang crang tang harangue sprang zhang shang siang whang strang hang verdinsgang chuang; Brang lang nang bhang xiaogang mahuang durang huang. Hange hsiang und; Zang rang kuomintang ourang section gang hang. Krang pahang boomerang fang guilt; Spang gang; Hangsang xinjiang tunkelang slang tangue nanchang clang chang bangue vang ziyangbaoguang hwang pang the tsiang alang dang ylang-ylang. Tang liang. Overhang langue pyongyang. Cangue sangh mustang stang frang yang lange kukang farang **** care sturm t'ang; Zamang drang chiang road a jang;
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May 20, 2017
May 20, 2017 at 2:51 PM UTC
Incantation IV "Bang"
I. À qui donc le grand ciel sombre Jette-t-il ses astres d'or ? Pluie éclatante de l'ombre, Ils tombent...? - Encor ! encor ! Encor ! - lueurs éloignées, Feux purs, pâles orients, Ils scintillent... - ô poignées De diamant effrayants ! C'est de la splendeur qui rôde, Ce sont des points univers, La foudre dans l'émeraude ! Des bleuets dans des éclairs ! Réalités et chimères Traversant nos soirs d'été ! Escarboucles éphémères De l'obscure éternité ! De quelle main sortent-elles ? Cieux, à qui donc jette-t-on Ces tourbillons d'étincelles ? Est-ce à l'âme de Platon ? Est-ce à l'esprit de Virgile ? Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ? Est-ce à l'immense évangile Que Jésus-Christ tient ouvert ? Est-ce à la tiare énorme De quelque Moïse enfant Dont l'âme a déjà la forme Du firmament triomphant ? Ces feux-là vont-ils aux prières ? À qui l'Inconnu profond Ajoute-t-il ces lumières, Vagues flammes de son front ? Est-ce, dans l'azur superbe, Aux religions que Dieu, Pour accentuer son verbe, Jette ces langues de feu ? Est-ce au-dessus de la Bible Que flamboie, éclate et luit L'éparpillement terrible Du sombre écrin de la nuit ? Nos questions en vain pressent Le ciel, fatal ou béni. Qui peut dire à qui s'adressent Ces envois de l'infini ? Qu'est-ce que c'est que ces chutes D'éclairs au ciel arrachés ? Mystère ! Sont-ce des luttes ? Sont-ce des hymens ? Cherchez. Sont-ce les anges du soufre ? Voyons-nous quelque essaim bleu D'argyraspides du gouffre Fuir sur des chevaux de feu ? Est-ce le Dieu des désastres, Le Sabaoth irrité, Qui lapide avec des astres Quelque soleil révolté ?
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Les étoiles filantes
I. À qui donc le grand ciel sombre Jette-t-il ses astres d'or ? Pluie éclatante de l'ombre, Ils tombent...? - Encor ! encor ! Encor ! - lueurs éloignées, Feux purs, pâles orients, Ils scintillent... - ô poignées De diamant effrayants ! C'est de la splendeur qui rôde, Ce sont des points univers, La foudre dans l'émeraude ! Des bleuets dans des éclairs ! Réalités et chimères Traversant nos soirs d'été ! Escarboucles éphémères De l'obscure éternité ! De quelle main sortent-elles ? Cieux, à qui donc jette-t-on Ces tourbillons d'étincelles ? Est-ce à l'âme de Platon ? Est-ce à l'esprit de Virgile ? Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ? Est-ce à l'immense évangile Que Jésus-Christ tient ouvert ? Est-ce à la tiare énorme De quelque Moïse enfant Dont l'âme a déjà la forme Du firmament triomphant ? Ces feux-là vont-ils aux prières ? À qui l'Inconnu profond Ajoute-t-il ces lumières, Vagues flammes de son front ? Est-ce, dans l'azur superbe, Aux religions que Dieu, Pour accentuer son verbe, Jette ces langues de feu ? Est-ce au-dessus de la Bible Que flamboie, éclate et luit L'éparpillement terrible Du sombre écrin de la nuit ? Nos questions en vain pressent Le ciel, fatal ou béni. Qui peut dire à qui s'adressent Ces envois de l'infini ? Qu'est-ce que c'est que ces chutes D'éclairs au ciel arrachés ? Mystère ! Sont-ce des luttes ? Sont-ce des hymens ? Cherchez. Sont-ce les anges du soufre ? Voyons-nous quelque essaim bleu D'argyraspides du gouffre Fuir sur des chevaux de feu ? Est-ce le Dieu des désastres, Le Sabaoth irrité, Qui lapide avec des astres Quelque soleil révolté ?
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Amour et Vérité, mots singuliers, mais étant intrinsèquement pluriels Cherchons le sens, l'origine, la profondeurs de nos chers mots Non, non, non, je refuse de t'user car il n'y a point une fin pour toi Langues, vaste tel l'eau que possède ces océans Libre comme si elle glissait sur le bleuâtre gaz qui protège du photon courant Rieurs des caprices de ses petits écrivains et poetes Oh désolé , mais tes enfants sont morts T'ennuie tu ma chère langue ? Je suis désolé car le monde te refuse Léchons les marmoneurs , mais refusons les mots qui cherche les artists Nanananana
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Aug 5, 2019
Aug 5, 2019 at 10:17 AM UTC
Mots
S’il m’était donné de choisir, comme une dernière bouée de sauvetage, au faîte de ma déréliction endémique, entre le pinacle à la française à Fontainebleau et la géhenne à deux encablures de la tour de Pise, je choisirais assurément, sans l’ombre d’un doute, sans l’ombre d’une hésitation, sans un cillement d’yeux, le paradis des hardis réprouvés dans la géhenne toscane. Géhenne pour géhenne s’il m’était donné de choisir comme compagnons de noble moisissure entre Marie Joseph Rose (1763-1814) et Marie-Louise (1778-1851), j’opterais aussi vite que l’éclair qui zèbre l’oeil ivre des cyclones autistes pour l’épouse d’Henri (1767-1820) aux détriments de la créole impératrice et pour le Grenadien plus que pour le Corse (1769-1821). Entre la géhenne aux relents de sangliers épicés de gui des druides rôtissant sous les langues de flammes du bûcher de Jeanne la Pucelle (1412-1431) et celle aux humeurs de sang du cochon noir scarifié par Cécile Fatiman (1775-1883) épouse Pierrot (Jean Louis Michel Paul) (1761-1857) qui vécut plus que centenaire, permettez que je préfère un bail de cent et quelques douze ans à vol d’oiseau de Bwa Kayiman. Sur mon échafaud ce n’est pas Louis Le Dernier l’ex-Seizième (1754-1793) et sa fleur de lys que je pleure mais Boukman Dutty (?- 1791), le Jamaïquain et son cou coupé cloué! S’il m’était donné de choisir à l’heure de mon dernier mercredi des Cendres entre extrême-onction de poussière boréale aux parfums de lavande et de papier bible et viatique de poussière volcanique aux fumets de soufre et de bay-rhum, ce ne serait aucun sacrifice que de faire libation des tourments d’amour et de feu de cette boue vavalesque des Bains Jaunes car je suis né par la volonté des cyclones de cette poussière rouge et noire à la fois, et de cette poussière kako je ne sortirai que par la force des genèses des cyclones-baïonnettes.
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Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 3:27 AM UTC
Memento, **** quia pulvis est, et in pulverem reverteris
S’il m’était donné de choisir, comme une dernière bouée de sauvetage, au faîte de ma déréliction endémique, entre le pinacle à la française à Fontainebleau et la géhenne à deux encablures de la tour de Pise, je choisirais assurément, sans l’ombre d’un doute, sans l’ombre d’une hésitation, sans un cillement d’yeux, le paradis des hardis réprouvés dans la géhenne toscane. Géhenne pour géhenne s’il m’était donné de choisir comme compagnons de noble moisissure entre Marie Joseph Rose (1763-1814) et Marie-Louise (1778-1851), j’opterais aussi vite que l’éclair qui zèbre l’oeil ivre des cyclones autistes pour l’épouse d’Henri (1767-1820) aux détriments de la créole impératrice et pour le Grenadien plus que pour le Corse (1769-1821). Entre la géhenne aux relents de sangliers épicés de gui des druides rôtissant sous les langues de flammes du bûcher de Jeanne la Pucelle (1412-1431) et celle aux humeurs de sang du cochon noir scarifié par Cécile Fatiman (1775-1883) épouse Pierrot (Jean Louis Michel Paul) (1761-1857) qui vécut plus que centenaire, permettez que je préfère un bail de cent et quelques douze ans à vol d’oiseau de Bwa Kayiman. Sur mon échafaud ce n’est pas Louis Le Dernier l’ex-Seizième (1754-1793) et sa fleur de lys que je pleure mais Boukman Dutty (?- 1791), le Jamaïquain et son cou coupé cloué! S’il m’était donné de choisir à l’heure de mon dernier mercredi des Cendres entre extrême-onction de poussière boréale aux parfums de lavande et de papier bible et viatique de poussière volcanique aux fumets de soufre et de bay-rhum, ce ne serait aucun sacrifice que de faire libation des tourments d’amour et de feu de cette boue vavalesque des Bains Jaunes car je suis né par la volonté des cyclones de cette poussière rouge et noire à la fois, et de cette poussière kako je ne sortirai que par la force des genèses des cyclones-baïonnettes.
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Voyons, d'où vient le verbe ? Et d'où viennent les langues ? De qui tiens-tu les mots dont tu fais tes harangues ? Écriture, Alphabet, d'où tout cela vient-il ? Réponds. Platon voit l'I sortir de l'air subtil ; Messène emprunte l'M aux boucliers du Mède ; La grue offre en volant l'Y à Palamède ; Entre les dents du chien Perse voit grincer l'R ; Le Z à Prométhée apparaît dans l'éclair ; L'O, c'est l'éternité, serpent qui mord sa queue ; L'S et l'F et le G sont dans la voûte bleue, Des nuages confus gestes aériens ; Querelle à ce sujet chez les grammairiens : Le D, c'est le triangle où Dieu pour Job se lève ; Le T, croix sombre, effare Ézéchiel en rêve ; Soit ; crois-tu le problème éclairci maintenant ? Triptolème, a-t-il fait tomber, en moissonnant, Les mots avec les blés au tranchant de sa serpe ? Le grec est-il éclos sur les lèvres d'Euterpe ? L'hébreu vient-il d'Adam ? le celte d'Irmensul ? Dispute, si tu veux ! Le certain, c'est que nul Ne connaît le maçon qui posa sur le vide, Dans la direction de l'idéal splendide, Les lettres de l'antique alphabet, ces degrés Par où l'esprit humain monte aux sommets sacrés, Ces vingt-cinq marches d'or de l'escalier Pensée. Eh bien, juge à présent. Pauvre argile insensée, Homme, ombre, tu n'as point ton explication ; L'homme pour l'oeil humain n'est qu'une vision ; Quand tu veux remonter de ta langue à ton âme, Savoir comment ce bruit se lie à cette gamme, Néant. Ton propre fil en toi-même est rompu. En toi, dans ton cerveau, tu n'as pas encor pu Ouvrir ta propre énigme et ta propre fenêtre, Tu ne te connais pas, et tu veux le connaître, LUI ! Voyant sans regard, triste magicien, Tu ne sais pas ton verbe et veux savoir le sien !
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Voyons, d'où vient le verbe ?
Voyons, d'où vient le verbe ? Et d'où viennent les langues ? De qui tiens-tu les mots dont tu fais tes harangues ? Écriture, Alphabet, d'où tout cela vient-il ? Réponds. Platon voit l'I sortir de l'air subtil ; Messène emprunte l'M aux boucliers du Mède ; La grue offre en volant l'Y à Palamède ; Entre les dents du chien Perse voit grincer l'R ; Le Z à Prométhée apparaît dans l'éclair ; L'O, c'est l'éternité, serpent qui mord sa queue ; L'S et l'F et le G sont dans la voûte bleue, Des nuages confus gestes aériens ; Querelle à ce sujet chez les grammairiens : Le D, c'est le triangle où Dieu pour Job se lève ; Le T, croix sombre, effare Ézéchiel en rêve ; Soit ; crois-tu le problème éclairci maintenant ? Triptolème, a-t-il fait tomber, en moissonnant, Les mots avec les blés au tranchant de sa serpe ? Le grec est-il éclos sur les lèvres d'Euterpe ? L'hébreu vient-il d'Adam ? le celte d'Irmensul ? Dispute, si tu veux ! Le certain, c'est que nul Ne connaît le maçon qui posa sur le vide, Dans la direction de l'idéal splendide, Les lettres de l'antique alphabet, ces degrés Par où l'esprit humain monte aux sommets sacrés, Ces vingt-cinq marches d'or de l'escalier Pensée. Eh bien, juge à présent. Pauvre argile insensée, Homme, ombre, tu n'as point ton explication ; L'homme pour l'oeil humain n'est qu'une vision ; Quand tu veux remonter de ta langue à ton âme, Savoir comment ce bruit se lie à cette gamme, Néant. Ton propre fil en toi-même est rompu. En toi, dans ton cerveau, tu n'as pas encor pu Ouvrir ta propre énigme et ta propre fenêtre, Tu ne te connais pas, et tu veux le connaître, LUI ! Voyant sans regard, triste magicien, Tu ne sais pas ton verbe et veux savoir le sien !
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Mon masque ! Je voudrais que cet ***** Soit une longue, lente et délicieuse homélie Longue, lente et délicieuse Lente, délicieuse et longue Dé-li-cieuse, longue et lente Résurrection de l'âme et de la chair Interminable chant grégorien Messe quotidienne trois fois répétée Et solfiée par nos peaux jumelles et complices Sous le haut patronage des mânes et des muses Des saints et des divinités Qui gouvernent nos mythes. Je voudrais que nos ombres respirent Sous nos masques divins et angéliques Et délient leurs langues de papier mâché et nous instillent en riant Au nez et à la barbe du Docteur La Peste Voluptés, petites morts et paix plurielles .
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:35 AM UTC
Mon masque, je voudrais
Alors là, Baby Doll ! Tu as commis l'irréparable Dans la surface de réparation. Tu as dit textuellement, ma poupée : "Ce sein c'est Le Saint c'est Mon sein Mien à Moi " A moins que ce ne soit : "Ce Saint c'est l'essaim c 'est Mon sang Mien à moi " Ou bien encore "Ce Sang c'est Le Sein c 'est Mon seing Mien à moi. " Alors moi je crie haut et fort : SACRILEGE Peu importe tes réclamations phonétiques et phonémiques La faute est flagrante. Pas besoin de ralenti ni d'arrêt sur image : Tu as fait sein majuscule dans la surface de réparation. Tu as enfreint les règles de notre jeu Alors l'arbitre a sorti le carton rouge Eh oui l'arbitre logiquement a sifflé pénalty. Souviens-t'en une bonne fois pour toutes : Ton Ombre est l'Ombre est Notre Ombre Notre à Nous Notre : déterminant possessif Première personne du pluriel Qui veut aussi bien dire Ton nombre que Mon Ombre Alors oublie, je t'en prie, la propriété privée Apprends à partager Oublie les "no trespassing on the premises " Les "ne pas entrer", les "private property" Ce sein, c'est le sein, c'est ton sein, je te l'accorde, mais c'est aussi le mien Donc par conséquence et par extension le nôtre Mathématique et grammatical , ma chère ! Alors comme punition tu me traduiras en 88 langues Pour que ça te rentre bien dans la tête Cet aphorisme : "Rouge sur rouge, rien ne bouge Vert sur vert , tout est clair " Et je te le dis et le redis encore à toute vitesse et au ralenti en anglais : this breast is the breast is your breast is our breast en portugais : esse peito é o peito é seu peito é nosso peito en hindi : yah stan hai stan aapake stan hamaare lie hamaare stan hai en roumain : acest sân este pieptul este pieptul nostru este pieptul nostru la noi en chinois traditionnel : Zhè rǔfáng shì rǔfáng shì nǐ de rǔfáng shì wǒmen de rǔfáng Et en zoulou : lesi sifuba isifuba isifuba sakho sisifuba sethu kithi Souviens-t'en, Baby Doll ! Nous sommes une équipe Un duo et non un duel Et pour te le prouver encore une fois Je me mets dans les buts Pour éviter la sanction suprême Aux deux pianistes-duettistes que nous sommes.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:50 AM UTC
Propriété privée, no trespassing
Alors là, Baby Doll ! Tu as commis l'irréparable Dans la surface de réparation. Tu as dit textuellement, ma poupée : "Ce sein c'est Le Saint c'est Mon sein Mien à Moi " A moins que ce ne soit : "Ce Saint c'est l'essaim c 'est Mon sang Mien à moi " Ou bien encore "Ce Sang c'est Le Sein c 'est Mon seing Mien à moi. " Alors moi je crie haut et fort : SACRILEGE Peu importe tes réclamations phonétiques et phonémiques La faute est flagrante. Pas besoin de ralenti ni d'arrêt sur image : Tu as fait sein majuscule dans la surface de réparation. Tu as enfreint les règles de notre jeu Alors l'arbitre a sorti le carton rouge Eh oui l'arbitre logiquement a sifflé pénalty. Souviens-t'en une bonne fois pour toutes : Ton Ombre est l'Ombre est Notre Ombre Notre à Nous Notre : déterminant possessif Première personne du pluriel Qui veut aussi bien dire Ton nombre que Mon Ombre Alors oublie, je t'en prie, la propriété privée Apprends à partager Oublie les "no trespassing on the premises " Les "ne pas entrer", les "private property" Ce sein, c'est le sein, c'est ton sein, je te l'accorde, mais c'est aussi le mien Donc par conséquence et par extension le nôtre Mathématique et grammatical , ma chère ! Alors comme punition tu me traduiras en 88 langues Pour que ça te rentre bien dans la tête Cet aphorisme : "Rouge sur rouge, rien ne bouge Vert sur vert , tout est clair " Et je te le dis et le redis encore à toute vitesse et au ralenti en anglais : this breast is the breast is your breast is our breast en portugais : esse peito é o peito é seu peito é nosso peito en hindi : yah stan hai stan aapake stan hamaare lie hamaare stan hai en roumain : acest sân este pieptul este pieptul nostru este pieptul nostru la noi en chinois traditionnel : Zhè rǔfáng shì rǔfáng shì nǐ de rǔfáng shì wǒmen de rǔfáng Et en zoulou : lesi sifuba isifuba isifuba sakho sisifuba sethu kithi Souviens-t'en, Baby Doll ! Nous sommes une équipe Un duo et non un duel Et pour te le prouver encore une fois Je me mets dans les buts Pour éviter la sanction suprême Aux deux pianistes-duettistes que nous sommes.
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Je voudrais t'ensemencer De neuf fœtus De bébés Montessori multicolores Qui te feraient éclater de rire À l'heure de la tétée primale. Ils têteraient en te balbutiant Des mots doux et rares Dans toutes les langues du monde Et toi tu déchiffrerais les borborygmes De ces futurs marins, pêcheurs, anges et pécheresses Et les régurgiterais à l'infini Instinctivement Enrichis de vitamine D, fer et oméga 3
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Nov 18, 2019
Nov 18, 2019 at 4:59 AM UTC
Bébés Montessori