Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"jusque" poems
Toi qui m'entends sans peur te parler de la mort, Parce que ton espoir te promet qu'elle endort Et que le court sommeil commencé dans son ombre S'achève au clair pays des étoiles sans nombre, Reçois mon dernier vœu pour le jour où j'irai Tenter seul, avant toi, si ton espoir dit vrai. Ne cultive au-dessus de mes paupières closes Ni de grands dahlias, ni d'orgueilleuses roses, Ni de rigides lis : ces fleurs montent trop haut. Ce ne sont pas des fleurs si fières qu'il me faut, Car je ne sentirais de ces raides voisines Que le tâtonnement funèbre des racines. Au lieu des dahlias, des roses et des lis, Transplante près de moi le *** volubilis Qui, familier, grimpant le long du vert treillage Pour denteler l'azur où ton âme voyage, Forme de ta beauté le cadre habituel Et fait de ta fenêtre un jardin dans le ciel. Voilà le compagnon que je veux à ma cendre : Flexible, il saura bien jusque vers moi descendre. Quand tu l'auras baisé, chérie, en me nommant, Par quelque étroite fente il viendra doucement, Messager de ton cœur, dans ma suprême couche, Fleurir de ton espoir le néant de ma bouche.
0
799
Le volubilis
though our wind no longer swayed in the same direction though our sun doesn't rise at the same time and though our ocean doesn't bear the same wave my dear, I've always prayed from the inmost part of my soul that your path will always be filled with joy and happiness and that everything around you will also radiate warmth so that the dark lacuna and the brisk part of this world won't make you feel left alone so that neither solitude nor my absenteeism will cast you away to the brink of inconsistency and self-loathing until then . . .
0
Dec 15, 2020
Dec 15, 2020 at 10:11 AM UTC
jusque là
Sonnet. Sous ce marbre repose un monarque sans vice, Dont la seule bonté déplut aux bons François, Et qui pour tout péché ne fit qu'un mauvais choix Dont il fut trop longtemps innocemment complice. L'ambition, l'orgueil, l'audace, l'avarice, Saisis de son pouvoir, nous donnèrent des lois ; Et bien qu'il fût en soi le plus juste des rois, Son règne fut pourtant celui de l'injustice. Vainqueur de toutes parts, esclave dans sa cour, Son tyran et le nôtre à peine perd le jour, Que jusque dans la tombe il le force à le suivre. Jamais de tels malheurs furent-ils entendus ? Après trente-trois ans sur le trône perdus, Commençant à régner, il a cessé de vivre.
0
794
La mort du Roi Louis XIII
Sonnet. Ainsi, quand la fleur printanière Dans les bois va s'épanouir, Au premier souffle du zéphyr Elle sourit avec mystère ; Et sa tige, fraîche et légère, Sentant son calice s'ouvrir, Jusque dans le sein de la terre Frémit de joie et de désir. Ainsi, quand ma douce Marie Entr'ouvre sa lèvre chérie, Et lève, en chantant, ses yeux bleus, Dans l'harmonie et la lumière Son âme semble tout entière Monter en tremblant vers les cieux.
0
629
Marie
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum. J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève ! Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts : Un port retentissant où mon âme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur. Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ; Et mon esprit subtil que le roulis caresse Saura vous retrouver, ô féconde paresse, Infinis bercements du loisir embaumé ! Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ; Sur les bords duvetés de vos mèches tordues Je m'enivre ardemment des senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron. Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde ! N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?
0
396
La chevelure
Ô toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! Ô boucles ! Ô parfum chargé de nonchaloir ! Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure, Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique, Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique ! Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum. J'irai là-bas où l'arbre et l'homme, pleins de sève, Se pâment longuement sous l'ardeur des climats ; Fortes tresses, soyez la houle qui m'enlève ! Tu contiens, mer d'ébène, un éblouissant rêve De voiles, de rameurs, de flammes et de mâts : Un port retentissant où mon âme peut boire A grands flots le parfum, le son et la couleur ; Où les vaisseaux, glissant dans l'or et dans la moire, Ouvrent leurs vastes bras pour embrasser la gloire D'un ciel pur où frémit l'éternelle chaleur. Je plongerai ma tête amoureuse d'ivresse Dans ce noir océan où l'autre est enfermé ; Et mon esprit subtil que le roulis caresse Saura vous retrouver, ô féconde paresse, Infinis bercements du loisir embaumé ! Cheveux bleus, pavillon de ténèbres tendues, Vous me rendez l'azur du ciel immense et rond ; Sur les bords duvetés de vos mèches tordues Je m'enivre ardemment des senteurs confondues De l'huile de coco, du musc et du goudron. Longtemps ! toujours ! ma main dans ta crinière lourde Sèmera le rubis, la perle et le saphir, Afin qu'à mon désir tu ne sois jamais sourde ! N'es-tu pas l'oasis où je rêve, et la gourde Où je hume à longs traits le vin du souvenir ?
Continue reading...
35
Fable IX, Livre IV. Prétendons-nous au même office ; Aspirons-nous au même objet, Sous-lieutenance ou bénéfice, Trône ou fauteuil ; en ce projet, Mes bons amis, que Dieu nous serve ! Mais, comme entre nous tous il n'en peut servir qu'un, D'un travers, dès longtemps commun, Qu'au moins sa bonté nous préserve ! Des vœux sont-ils des droits ? Non, camarade : hé bien ! Qu'au bonheur d'un rival notre raison pardonne. Nous a-t-il dépouillé, pour s'emparer d'un bien Qui n'appartenait à personne ? xxDeux braconniers chassaient le long d'un bois, Etrangers l'un à l'autre et pour gain et pour perte ; Mais bons amis : l'un d'eux était un vieux matois ; L'autre jeune, et parfois plus étourdi qu'alerte. Il voit passer un lièvre, et ses cris aussitôt D'ébruiter ce qu'il doit taire. Le vieux routier, tout au contraire, D'ajuster sans dire un seul mot ; Et, pan ! voilà le lièvre à terre. « Quoi ! » dit le bavard étonné, Et qui, dans son dépit, avait presque la fièvre, « Quoi ! venir jusque sous mon né, Venir me prendre ainsi mon lièvre ! » « - Lui ! ton lièvre ? es-tu fou ? te moques-tu des gens ? » Dit l'autre en se jetant sur la pièce abattue. « Ton lièvre ? » dis le mien. « Lièvre qui court les champs N'appartient, mon ami, qu'au chasseur qui le tue. »
0
350
Les braconniers et le lièvre
Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie, Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés, J'abandonne mon âme aux molles voluptés Et je laisse couler les heures que j'oublie ; Lorsqu'au fond des forêts je t'entraîne avec moi, Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille, Ou que, te répétant les serments de la veille, Je te jure à mon tour de n'adorer que toi ; Lorsqu'enfin, plus heureux, ton front charmant repose Sur mon genou tremblant qui lui sert de soutien, Et que mes doux regards sont suspendus au tien Comme l'abeille avide aux feuilles de la rose ; Souvent alors, souvent, dans le fond de mon coeur Pénètre comme un trait une vague terreur ; Tu me vois tressaillir; je pâlis, je frissonne, Et troublé tout à coup dans le sein du bonheur, Je sens couler des pleurs dont mon âme s'étonne. Tu me presses soudain dans tes bras caressants, Tu m'interroges, tu t'alarmes, Et je vois de tes yeux s'échapper quelques larmes Qui viennent se mêler aux pleurs que je répands. " De quel ennui secret ton âme est-elle atteinte ? Me dis-tu : cher amour, épanche ta douleur ; J'adoucirai ta peine en écoutant ta plainte, Et mon coeur versera le baume dans ton coeur. " Ne m'interroge plus, à moitié de moi-même ! Enlacé dans tes bras, quand tu me dis : Je t'aime ; Quand mes yeux enivrés se soulèvent vers toi, Nul mortel sous les cieux n'est plus heureux que moi ? Mais jusque dans le sein des heures fortunées Je ne sais quelle voix que j'entends retentir Me poursuit, et vient m'avertir Que le bonheur s'enfuit sur l'aile des années, Et que de nos amours le flambeau doit mourir ! D'un vol épouvanté, dans le sombre avenir Mon âme avec effroi se plonge, Et je me dis : Ce n'est qu'un songe Que le bonheur qui doit finir.
0
335
À El***
Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie, Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés, J'abandonne mon âme aux molles voluptés Et je laisse couler les heures que j'oublie ; Lorsqu'au fond des forêts je t'entraîne avec moi, Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille, Ou que, te répétant les serments de la veille, Je te jure à mon tour de n'adorer que toi ; Lorsqu'enfin, plus heureux, ton front charmant repose Sur mon genou tremblant qui lui sert de soutien, Et que mes doux regards sont suspendus au tien Comme l'abeille avide aux feuilles de la rose ; Souvent alors, souvent, dans le fond de mon coeur Pénètre comme un trait une vague terreur ; Tu me vois tressaillir; je pâlis, je frissonne, Et troublé tout à coup dans le sein du bonheur, Je sens couler des pleurs dont mon âme s'étonne. Tu me presses soudain dans tes bras caressants, Tu m'interroges, tu t'alarmes, Et je vois de tes yeux s'échapper quelques larmes Qui viennent se mêler aux pleurs que je répands. " De quel ennui secret ton âme est-elle atteinte ? Me dis-tu : cher amour, épanche ta douleur ; J'adoucirai ta peine en écoutant ta plainte, Et mon coeur versera le baume dans ton coeur. " Ne m'interroge plus, à moitié de moi-même ! Enlacé dans tes bras, quand tu me dis : Je t'aime ; Quand mes yeux enivrés se soulèvent vers toi, Nul mortel sous les cieux n'est plus heureux que moi ? Mais jusque dans le sein des heures fortunées Je ne sais quelle voix que j'entends retentir Me poursuit, et vient m'avertir Que le bonheur s'enfuit sur l'aile des années, Et que de nos amours le flambeau doit mourir ! D'un vol épouvanté, dans le sombre avenir Mon âme avec effroi se plonge, Et je me dis : Ce n'est qu'un songe Que le bonheur qui doit finir.
Continue reading...
38
Cuisses grosses mais fuselées. Tendres et fermes par dessous, Dessus d'un dur qui serait doux, Musculeuses et potelées, Cuisses si bonnes tant baisées Devers leur naissance et par là, Blanches plus que rose-thé, la Meilleure part de mes pensées, Genoux, petites têtes d'anges Bouffis dans leur juste maigreur, Mollets bondis qui font fureur En des bas clairs craignant les fanges. Pieds dressés pour te hausser jusque A ma taille pour t'embrasser, Moi, t'enlever et te placer Sur le lit, pieds très beaux que busque La cheville de mol ivoire Et que parfume leur fraîcheur ; Doigts délicats, frêle rougeur Doucement fauve au talon, voire Assez forte peau pour la marche, Mais quoi ! faut-il pas au cher corps Base solide et soutiens forts, Au cher corps qui garde mon Arche, L'arche de crainte et de blandices Où j'entre, tous torts révolus, Comme on monterait au ciel. Pieds Divins, genoux fins, bonnes cuisses !
0
323
Cuisses grosses mais fuselées
LA RAISON Moi, je me sauve. LE DROIT Adieu ! je m'en vais. L'HONNEUR Je m'exile. ALCESTE Je vais chez les hurons leur demander asile. LA CHANSON J'émigre. Je ne puis souffler mot, s'il vous plaît, Dire un refrain sans être empoignée ait collet Par les sergents de ville, affreux drôles livides. UNE PLUME Personne n'écrit plus ; les encriers sont vides. On dirait d'un pays mogol, russe ou persan. Nous n'avons plus ici que faire ; allons-nous-en, Mes soeurs, je quitte l'homme et je retourne aux oies. LA PITIÉ Je pars. Vainqueurs sanglants, je vous laisse à vos joies. Je vole vers Cayenne où j'entends de grands cris. LA MARSEILLAISE J'ouvre mon aile, et vais rejoindre les proscrits. LA POÉSIE Oh ! je pars avec toi, pitié, puisque tu saignes ! L'AIGLE Quel est ce perroquet qu'on met sur vos enseignes, Français ? de quel égout sort cette bête-là ? Aigle selon Cartouche et selon Loyola, Il a du sang au bec, français ; mais c'est le vôtre. Je regagne les monts. Je ne vais qu'avec l'autre. Les rois à ce félon peuvent dire : merci ; Moi, je ne connais pas ce Bonaparte-ci ! Sénateurs ! courtisans ! je rentre aux solitudes ! Vivez dans le cloaque et dans les turpitudes, Soyez vils, vautrez-vous sous les cieux rayonnants ! LA FOUDRE Je remonte avec l'aigle aux nuages tonnants. L'heure ne peut tarder. Je vais attendre un ordre. UNE LIME Puisqu'il n'est plus permis qu'aux vipères de mordre, Je pars, je vais couper les fers dans les pontons. LES CHIENS Nous sommes remplacés par les préfets ; partons. LA CONCORDE Je m'éloigne. La haine est dans les cœurs sinistres. LA PENSÉE On n'échappe aux fripons que pour choir dans les cuistres. Il semble que tout meure et que de grands ciseaux Vont jusque dans les cieux couper l'aile aux oiseaux. Toute clarté s'éteint sous cet homme funeste. Ô France ! je m'enfuis et je pleure. LE MÉPRIS Je reste. Jersey, novembre 1852.
0
350
Tout s'en va
LA RAISON Moi, je me sauve. LE DROIT Adieu ! je m'en vais. L'HONNEUR Je m'exile. ALCESTE Je vais chez les hurons leur demander asile. LA CHANSON J'émigre. Je ne puis souffler mot, s'il vous plaît, Dire un refrain sans être empoignée ait collet Par les sergents de ville, affreux drôles livides. UNE PLUME Personne n'écrit plus ; les encriers sont vides. On dirait d'un pays mogol, russe ou persan. Nous n'avons plus ici que faire ; allons-nous-en, Mes soeurs, je quitte l'homme et je retourne aux oies. LA PITIÉ Je pars. Vainqueurs sanglants, je vous laisse à vos joies. Je vole vers Cayenne où j'entends de grands cris. LA MARSEILLAISE J'ouvre mon aile, et vais rejoindre les proscrits. LA POÉSIE Oh ! je pars avec toi, pitié, puisque tu saignes ! L'AIGLE Quel est ce perroquet qu'on met sur vos enseignes, Français ? de quel égout sort cette bête-là ? Aigle selon Cartouche et selon Loyola, Il a du sang au bec, français ; mais c'est le vôtre. Je regagne les monts. Je ne vais qu'avec l'autre. Les rois à ce félon peuvent dire : merci ; Moi, je ne connais pas ce Bonaparte-ci ! Sénateurs ! courtisans ! je rentre aux solitudes ! Vivez dans le cloaque et dans les turpitudes, Soyez vils, vautrez-vous sous les cieux rayonnants ! LA FOUDRE Je remonte avec l'aigle aux nuages tonnants. L'heure ne peut tarder. Je vais attendre un ordre. UNE LIME Puisqu'il n'est plus permis qu'aux vipères de mordre, Je pars, je vais couper les fers dans les pontons. LES CHIENS Nous sommes remplacés par les préfets ; partons. LA CONCORDE Je m'éloigne. La haine est dans les cœurs sinistres. LA PENSÉE On n'échappe aux fripons que pour choir dans les cuistres. Il semble que tout meure et que de grands ciseaux Vont jusque dans les cieux couper l'aile aux oiseaux. Toute clarté s'éteint sous cet homme funeste. Ô France ! je m'enfuis et je pleure. LE MÉPRIS Je reste. Jersey, novembre 1852.
Continue reading...
54