"joues" poems
~-English-~
The Beauty Of Flowers (Multiple Tankas I)
A field of tulips
Is where I laid down to sleep
And dream a sweet dream
Dew sparkled on the tulips
And fell upon my fair cheeks
In the shady woods
Ladyslipper Orchids grow
Near a babbling brook.
Yellows and Pinks standing tall
With ferns spreading all around.
Beside the ocean
The hibiscus are blooming
Such a sweet perfume
Lingers on the salty breeze
Such beautiful rainbow hues
Snowdrops are the first
To appear blooming in frost
Pure white heads nodding.
Cold hardy and full of life,
They offer a hope of Spring.
Beside the farmhouse
Gardenias are blooming
White satin blossoms
Their perfume is breathtaking
Rain-washed petals of fragrance
~Timothy & Marian~
~-French-~
La beauté des fleurs (plusieurs Tankas je)
Un champ de tulipes
Est où j'ai prévue de dormir
Et un doux rêve
Rosée brillait sur les tulipes
Et tomba sur mes joues justes
Dans les bois ombragés
Ladyslipper orchidées poussent
Près d'un petit ruisseau.
Jaunes et roses debout
Avec fougères répand tout autour.
À côté de l'océan
L'hibiscus sont en fleurs
Tel un doux parfum
S'attarde sur la brise salée
Ces teintes belle arc-en-ciel
Perce-neige est les premiers
À comparaître fleurissant en gel
Têtes blanches pures hochant la tête.
Résistantes au froid et pleine de vie,
Ils offrent un espoir de printemps.
À côté de la ferme
Gardénias sont en fleurs
Fleurs de satin blancs
Leur parfum est à couper le souffle
Pétales restés du parfum
~ Timothy et Marian ~
Jan 10, 2014
Jan 10, 2014 at 6:25 PM UTC
~~~~English~~~~
Such beauty takes away my breath
As the sunrays shine across the peaceful path
The trees of this forest sway and nod in the dancing breeze
Which caresses my cheeks
Pastel clouds in the watercolor sky
Makes the forest with its path beautiful
And birds sing and warble in the tall treetops
God alone creates this beauty
The bluebells bordering the path
Are kissed by sparkling dewdrops
And snowdrops have long come out of
Their veil of snow
Lacy green leaves from the blowing trees
Provide shade in the sweet summer
And the breezes provide coolness on a hot day
At this lovely place of beauty
~~~~French~~~~
Une telle beauté enlève mon souffle
Comme les rayons du soleil brille à travers la voie pacifique
Les arbres de cette forêt se balancent et hocher la tête dans la brise dansante
Qui caresse mes joues
Pastels nuages dans le ciel aquarelle
Rend la forêt avec son chemin belle
Et les oiseaux chantent et modulées dans les hautes cimes
Dieu seul crée cette beauté
Les jacinthes qui bordent le chemin
Sont caressées par les gouttes de rosée mousseux
Perce-neige viennent depuis longtemps de
Leur voile de neige
Dentelles feuilles vertes des arbres de soufflage
Fournir de l'ombre en été douce
Et les brises offrent fraîcheur par une chaude journée
À ce bel endroit d'une beauté
~Hilda~
Mar 12, 2013
Mar 12, 2013 at 10:32 PM UTC
~~~~English~~~~
The air is filled with the song of birds
And the cooing of the mourning dove
Pastel clouds float across the morning sky
And the sun smiles happily at the dew
Which kisses the faces of flowers and plants
Cool breezes caress my cheeks
And the trees bow and nod in the blowing wind
Paths are greeted with the beautiful morning-
A lovely new day
Beauty is everywhere!
~~~~French~~~~
L'air est rempli avec le chant des oiseaux
Et le roucoulement de la Tourterelle triste
Pastels nuages flottent dans le ciel du matin
Et le soleil sourit joyeusement la rosée
Qui embrasse les visages des fleurs et plantes
Brises fraîches caressent mes joues
Et l'arc d'arbres et de clin de œil dans le vent soufflant
Chemins d'accès sont accueillis avec le beau matin-
Une belle journée
La beauté est partout !
~Hilda~
Mar 9, 2013
Mar 9, 2013 at 5:32 PM UTC
L'amour est infatigable !
Il est ardent comme un diable,
Comme un ange il est aimable.
L'amant est impitoyable,
Il est méchant comme un diable,
Comme un ange, redoutable.
Il va rôdant comme un loup
Autour du cœur de beaucoup
Et s'élance tout à coup
Poussant un sombre hou-hou !
Soudain le voilà roucou-
Lant ramier gonflant son cou.
Puis que de métamorphoses !
Lèvres rouges, joues roses,
Moues gaies, ris moroses,
Et, pour finir, moulte chose
Blanche et noire, effet et cause ;
Le lys droit, la rose éclose...
818
Oh dear Aida ! Ma soprano lyrique
Je te mordille le lobule de l 'auricule
Je grignote l'hélix et je fouine dans l 'anthélix
Je visite ton auricule.
Ce soir je suis chaton de lynx
Ténor lyrique
Je te danse ma marche triomphale
Je suis Général cinq étoiles
Radamès l'Egyptien
Et je m'entortille la trompette dans le labyrinthe de tes cheveux
Comme dans une pelote de laine
Et je miaule et je ronronne :
"Aïda, mon éthiopienne,
Fille d'Amonasro,
Ci-devant esclave d'Amnéris, ta rivale,
Je suis ton esclave patenté
Ensevelis-moi vivant
Quand le moment viendra
et pends un de mes osselets à tes boucles d'oreille
Pour chanter ma mémoire "
Et joignant l'acte à la parole
Je t'administre un gentil piercing de mes griffes.
Et pendant que je te fais mon piercing
Toi tu joues aux osselets avec mon marteau,
Mon enclume et mon étrier.
Tu me dévores le vestige de mon oreille
Et tu me dis : "tu m'aimes maintenant !"
Je n'entends plus que le bruit de l'eau
Qui se mélange aux violons et aux cymbales
De l'orchestre philharmonique
Qui m'envahit comme le déluge
Et je te livre tous mes secrets
Et je m'accroche à tes cheveux
Soudain bleus avec des reflets verts
Comme tes ongles d'ailleurs
Tous verts sauf les pouces qui sont bleus
Pour combiner avec mes oreilles noyées.
N'est pas chaton de lynx qui veut
N'est pas maîtresse de chaton de lynx qui veut
Il faut accepter d'être lacérée de coups de griffes
Certes le félin se retient
Mais il a beau retenir ses griffes
Il est encore gamin
Il ne sait pas qu'il blesse
Il ignore que tu saignes
Il est innocent, le petiot,
Il a tout juste un mois bientôt
Et aux innocents les griffes pleines.
Et tu es maternelle
Tu lui prépares son lait
Et quand il pleure la nuit
Tu l'accueilles volontiers dans ta couche
Heureux les chatons de lynx
Gloria in excelsis deo
Car c'est enterrés vivants avec leur muse
Qu'ils connaîtront le paradis.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:38 AM UTC
Seul Décébale et nul Autre, me dis-tu, pourrait de sa dague d'eau bénite
Eteindre le feu qui couve sous ta carapace douce et soyeuse!
Décébale le Dace seul aurait la fougue et le courage nécessaires
Pour te faire tournoyer
Et tu dis encore que toi et Décébale ne font quasiment qu'un.
Je ne suis pas jaloux !
A Décébale ce qui appartient à Décébale
A Nul Autre ce qui appartient à Nul Autre.
Moi, comme Nul Autre pareil
Je veux juste apaiser ton feu
L'apprivoiser, l'amadouer
Pour qu'il ne te brûle pas.
Pour cela il faut que je me muscle :
Affronter le feu de Décébale n 'est pas rien,
Décébale c'est dix hommes à la fois.
Je pourrais, s'il le fallait, convoquer dix diablotins,
Dix chats-huants pour me porter assistance
Et défier Décébale en combat singulier.
Sur l'échiquier de ton corps
Mais ce serait tricher
Et tricher n'est pas jouer.
Et à vaincre sans péril on triomphe sans gloire
En conclusion :
Je cède en vertu du droit d'aînesse
A Décébale le feu. A moi le sirocco, la glace !
Pistache, coco et rhum raisins si tu le permets !
Vois-tu ce sont tes lacs glacés que je veux réchauffer,
Tes pics et tes pitons enneigés que je veux faire fondre
A petit feu sous mon vent de braise
Et que la chevauchée prenne des lustres à se consommer
Je veux que partout où tu es
Tu saches
Que je suis là au fond de toi !
Je nage comme un saumon ivre dans tes eaux glacées.
C'est seulement dans ces criques et ces fjords que j'arrive à nager
Je fais du crawl, de la brasse, du ski nautique, du paddle.
Je suis casse-cou dans tes eaux
Comme jamais je ne l'ai été.
Je fais même du surf, du plongeon
et du water polo.
Tant que tu joues avec moi
Je flotte sans bouée
Tant que tu es généreuse
Je dérive
Tant que tu te donnes sans compter
Dans notre nage synchronisée
J'existe de figures en figures.
Et pendant que je te dis tout ça
Voila que ce fieffé diablotin lève la tête,
Bombe le torse,
Et se prend pour Décébale.
Ce n'est qu'un petit pétrel diablotin,
Un simple et infime cottous à peine sorti du nid
Mais j'ai beau lui dire
Qu'il n'est pas multiple de quatre
Il se prend pour Décébale
"Tu n'es pas Dace ",
Lui ai-je pourtant dit cent fois ce matin
Mais il persiste et signe.
Il chante même à tue-tête l'hymne :
Je suis Dacien, voila ma gloire, mon espérance et mon soutien
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:22 PM UTC
Resplendissante, enjouée, elle paraît insouciante
Les traits de son visage sont des monts et des collines que j’arpente
Délesté de tout équipement mais toujours habillé chaudement de mon imagination
J’explore ce magnifique paysage avec délectation
Nos regards se croisent, l’espace d’un instant
Me donnant l’impression de voyager à la vitesse de la lumière
Un flot infatigable d’images et de sons défile mais pas le temps
Ni mes souvenirs que je porte inlassablement en bandoulière
Perdu dans mes pensées
Elle se rapproche ensuite de moi à pas feutrés
Jusqu’à se retrouver à une distance de moins d’un pied
Sans que je ne puisse le remarquer
Soudain, derrière moi, elle me susurre à l’oreille quelques paroles frivoles
Une séquence de mots et de phrases qui me fait penser qu’elle est folle
Je réponds d’un sourire et d’un hochement de tête approbateur
Je sais qu’à cet instant, elle vient de s’accaparer mon cœur
J’entends maintenant au **** le chant des oiseaux
Qui semble rythmer la dance des papillons qui peuplent désormais mon ventre
La rosée du matin égrène des gouttes d’eau
Qui se frayent un chemin à travers une foule compacte et invisible de molécules, puis entre
En contact avec ma peau, éclaboussent mon front avant de ruisseler sur mes joues
J’ouvre finalement les yeux et me réveille, déçu, un peu, mais avec le sourire aux lèvres, surtout.
Espérant secrètement un rêve prémonitoire,
Un rêve en amont d’une hypothétique future très belle histoire.
Aug 27, 2020
Aug 27, 2020 at 6:21 AM UTC
Quand Michel-Ange eut peint la chapelle Sixtine,
Et que de l'échafaud, sublime et radieux,
Il fut redescendu dans la cité latine,
Il ne pouvait baisser ni les bras ni les yeux ;
Ses pieds ne savaient pas comment marcher sur terre ;
Il avait oublié le monde dans les cieux.
Trois grands mois il garda cette attitude austère ;
On l'eût pris pour un ange en extase devant
Le saint triangle d'or, au moment du mystère.
Frère, voilà pourquoi les poètes, souvent,
Buttent à chaque pas sur les chemins du monde ;
Les yeux fichés au ciel, ils s'en vont en rêvant.
Les anges secouant leur chevelure blonde,
Penchent leur front sur eux et leur tendent les bras,
Et les veulent baiser avec leur bouche ronde.
Eux marchent au hasard et font mille faux pas ;
Ils cognent les passants, se jettent sous les roues,
Ou tombent dans des puits qu'ils n'aperçoivent pas.
Que leur font les passants, les pierres et les boues ?
Ils cherchent dans le jour le rêve de leurs nuits,
Et le jeu du désir leur empourpre les joues.
Ils ne comprennent rien aux terrestres ennuis,
Et, quand ils ont fini leur chapelle Sixtine,
Ils sortent rayonnants de leurs obscurs réduits.
Un auguste reflet de leur œuvre divine
S'attache à leur personne et leur dore le front,
Et le ciel qu'ils ont vu dans leurs yeux se devine.
Les nuits suivront les jours et se succéderont,
Avant que leur regard et leur front ne s'abaissent,
Et leurs pieds, de longtemps, ne se raffermiront.
Tous nos palais sous eux s'éteignent et s'affaissent ;
Leur âme à la coupole où leur œuvre reluit,
Revole, et ce ne sont que leurs corps qu'ils nous laissent.
Notre jour leur paraît plus sombre que la nuit ;
Leur œil cherche toujours le ciel bleu de la fresque,
Et le tableau quitté les tourmente et les suit.
Comme Buonarroti, le peintre gigantesque,
Ils ne peuvent plus voir que les choses d'en haut,
Et que le ciel de marbre où leur front touche presque.
Sublime aveuglement ! Magnifique défaut !
432
je t'aime
un peu trop peut etre
surement
je sais
j'en fait toujours trop
pour toi mais surtout
pour mon visage dans tes yeux
tes joues rouges
oh mon dieu je taime
beaucoup trop je sais
j'oublie tout, pardonne tout
tout ce que je veux
c’est du temps
une seconde
un regard
une parole
je t’aime, oh
je sais que je t’aime
je t’aime a mourir
je t’aime a rester
je taime trop
je n'y peut rien
et pourtant
je me blame
je t’en veux
un peut trop peut-etre
je n’y peux rien,
tu me hantes,
et j’acceuile ton fantôme
avec un sourire aux les lèvres.
Je t’aime,
beaucoup trop je sais,
si tu savais,
si tu savais.
Sep 27, 2021
Sep 27, 2021 at 6:31 PM UTC
Je suis bien ignorant, Madame :
Je ne sais si j'ai quatre mains,
Si je n'ai qu'un corps ou qu'une âme,
Ou quatre pieds sur les chemins.
Je ne sais pas si j'ai deux queues,
Et deux têtes, il se pourrait ;
Mais je ne ferais pas trois lieues
Pour prendre au vol ce beau secret.
Je ne sais si j'ai quatre joues,
Sous quatre-z-yeux ou sous deux nez,
Comme ceux avec qui tu joues,
Sans gestes trop désordonnés.
Je ne sais pas si j'ai six... couilles
Ou six ou sept, entendons-nous,
Ké-ke-ça peut vous fiche... arsouilles,
Je ne couche pas avec vous.
Toi, dont le lit doré sait faire
Magnifiquement son devoir,
Peut-être, tu n'as qu'un ovaire...
Je ne tiens pas à le savoir.
J'ignore encor... si... dans les fesses,
S'effeuille la rose des vents,
Car celles sur qui tu t'affaisses...
Je consulterai les savants.
Je ne sais rien de rien des choses,
J'aime à bâiller, même au grand jour,
Mieux que l'huître et plus que les roses
Qui n'en font pas moins bien l'amour.
Je ne sais rien... qu'un peu... l'histoire
De la France... el de ses succès,
Or, ce n'est pas très méritoire,
Je suis républicain français.
Je crois savoir qu'elle s'ébauche
Avec les Gaulois, et les Francs,
Ces Germains de la couille gauche,
Qui ne me sont indifférents.
Qu'elle se précise au bruit... juste,
Que fit en s'ouvrant sans façons
Le soldat, dont Clovis, auguste,
Fendit... le vase de Soissons,
Qu'elle s'étend, sous sa courtine
Que les Lys brodent à l'envi,
Jusqu'au règne de Valentine,
Sous le nez de Monsieur Grévy.
341
J'ai dans ma chambre une aquarelle
Bizarre, et d'un peintre avec qui
Mètre et rime sont en querelle,
- Théophile Kniatowski.
Sur l'écume blanche qui frange
Le manteau glauque de la mer
Se groupent en bouquet étrange
Trois nymphes, fleurs du gouffre amer.
Comme des lis noyés, la houle
Fait dans sa volute d'argent
Danser leurs beaux corps qu'elle roule,
Les élevant, les submergeant.
Sur leurs têtes blondes, coiffées
De pétoncles et de roseaux,
Elles mêlent, coquettes fées,
L'écrin et la flore des eaux.
Vidant sa nacre, l'huître à perle
Constelle de son blanc trésor
Leur gorge, où le flot qui déferle
Suspend d'autres perles encor.
Et, jusqu'aux hanches soulevées
Par le bras des Tritons nerveux,
Elles luisent, d'azur lavées,
Sous l'or vert de leurs longs cheveux.
Plus bas, leur blancheur sous l'eau bleue
Se glace d'un visqueux frisson,
Et le torse finit en queue,
Moitié femme, moitié poisson.
Mais qui regarde la nageoire
Et les reins aux squameux replis,
En voyant les bustes d'ivoire
Par le baiser des mers polis ?
A l'horizon, - piquant mélange
De fable et de réalité, -
Paraît un vaisseau qui dérange
Le choeur marin épouvanté.
Son pavillon est tricolore ;
Son tuyau ***** la vapeur ;
Ses aubes fouettent l'eau sonore,
Et les nymphes plongent de peur.
Sans crainte elles suivaient par troupes
Les trirèmes de l'Archipel,
Et les dauphins, arquant leurs croupes,
D'Arion attendaient l'appel.
Mais le steam-boat avec ses roues,
Comme Vulcain battant Vénus,
Souffletterait leurs belles joues
Et meurtrirait leurs membres nus.
Adieu, fraîche mythologie !
Le paquebot passe et, de ****
Croit voir sur la vague élargie
Une culbute de marsouin.
360
Ma muse, mon Intangible,
Ma grande folie, mon gros grain de fantaisie
Chaque fois que mon bec d'orphie bleu océan tranquille
Tente d'arraisonner au coeur de tes abysses
Pour t'engloutir de ses lèvres
T'honorer et te chanter
A peine t'a-t'il effleurée
Tu te cabres apeurée dans les ténèbres.
Tu rues des quatre fers
Tu me désarçonnes. Sans ménagement
Tu m'éjectes de ta fan zone.
Tu te renfermes et tu me dis :
Arrête !
Arrête !
Arrête !
Veux-tu donc me dépecer
Après m'avoir harponnée
Fait mariner, assaisonnée
Me griller au feu de bois
Et me déguster jusqu'à la dernière arête vert émeraude ?
J'en perds ma grammaire et ma conjugaison
L'intransitif se transitive
Le passif s'active
Le futur se conditionne
À quoi tu joues, polissonne ?
Tu ne parles pas la langue des orphies ?
Comment veux-tu que je me raisonne
Si constamment tu me déraisonnes
Que je m'arc-boute
Si en permanence tu me désarçonnes
Que je m'aiguillonne
Si aux portes du précipice tu me retiens du déséquilibre ?
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:37 AM UTC
Tu les feras pleurer, enfant belle et chérie,
Tous ces bambins, hommes futurs,
Qui plus **** suspendront leur jeune rêverie
Aux cils câlins de tes yeux purs.
Ils aiment de ta voix la roulade sonore,
Mais plus **** ils sentiront mieux
Ce qu'ils peuvent à peine y discerner encore,
Le timbre au charme impérieux ;
Ils touchent, sans jamais en sentir de brûlure,
Tes boucles pleines de rayons,
Dont l'or fait ressembler ta fauve chevelure
À celle des petits lions.
Ils ne devinent pas, aux jeux dont tu te mêles,
Qu'en leur jetant au cou tes bras,
Rieuse, indifférente et douce, tu décèles
Tout le mal que tu leur feras.
Tu t'exerces déjà, quand tu crois que tu joues,
En leur abandonnant ton front ;
Tes lèvres ont déjà, plus faites que tes joues,
La grâce dont ils souffriront.
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