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"jouaient" poems
En 1987 J’ai joué à touche-pipi dans la caravane de mes parents Il s’appelait Nicolas et sentait bon la fleur d’oranger C’était assez agréable Nous passions des vacances dans le Cantal Il n’a cessé de pleuvoir Le camping était en pente avec en diagonale un interminable vide Mes parents jouaient aux cartes avec les parents de Nicolas Je ne sais pas qui ce jour-là a baisé qui Ceci étant Nicolas m’avait demandé si je pouvais manger un bout de sa viande avariée Je devais avoir huit ans et des poussières d’étoiles dans les yeux Le soir à l’apéritif mon père a vomi dans la bouche de la mère de Nicolas La soirée se termina ainsi Et tout le monde à bout de ses envies alla se coucher dans sa caravane respective Pause Ce furent de belles vacances
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Nov 5, 2013
Nov 5, 2013 at 7:37 AM UTC
NE PAS DESCENDRE SUR LA VOIE DANGER DE MORT- Extrait
Hey, bab', what's up today? I don't know, let us play! Connais-tu l'histoire des enfants qui jouaient à l'humain ? Leurs parents les avaient abandonnés Ils ne savaient pas comment s'occuper. C'est alors que l'un dit : "Allumons la télé !" Et tous crièrent : "Oh oui, Allons nous amuser !" Au bout d'un temps certains pleurèrent Les autres ne comprenèrent Alors ils firent comme à la télé. Au bout d'un temps certains rièrent Les autres ne comprenèrent Alors ils firent comme à la télé. Au bout d'un temps certains se chamaillèrent Les autres ne comprenèrent Alors ils firent comme à la télé. Au bout d'un temps, tous devenus grands Personne ne se comprenait Alors ils furent comme à la télé !
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Mar 31, 2015
Mar 31, 2015 at 3:50 PM UTC
Et si on jouait à l'humain ?
Sonnet. Sous ces arbres chéris, où j'allais à mon tour Pour cueillir, en passant, seul, un brin de verveine, Sous ces arbres charmants où votre fraîche haleine Disputait au printemps tous les parfums du jour ; Des enfants étaient là qui jouaient alentour ; Et moi, pensant à vous, j'allais traînant ma peine ; Et si de mon chagrin vous êtes incertaine Vous ne pouvez pas l'être au moins de mon amour. Mais qui saura jamais le mal qui me tourmente ? Les fleurs des bois, dit-on, jadis ont deviné ! Antilope aux yeux noirs, dis, quelle est mon amante ? Ô lion, tu le sais, toi, mon noble enchaîné ; Toi qui m'as vu pâlir lorsque sa main charmante Se baissa doucement sur ton front incliné.
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Une promenade au Jardin des Plantes
Je t'ai rêvée, câline Ogresse minérale, Gazeuse et animale Frémissante, Offerte au sac et ressac des sables noirs, Volcanique baïne ! J'ai cherché dans l'écume les coquelicots Et les abeilles entre les raisiniers bord-de-mer Je n'ai vu que lave moutonnante Et crabes-violonistes qui jouaient au cerf-volant. J'ai cherché le marbre des bas-reliefs en ruine C'étaient les éclats de tes mille yeux De cristal épars sur l'estran Qui me brûlaient comme des phares engloutis Dans un cimetière sous-marin. Et soudain dans une déferlante Surgie d'un galet bien lisse J'ai vu les vingt-six os de ton pied droit Reconnaissable entre tous Juché sur ses orteils Et j'ai crié : Apsara ! J'ai crié Zoé ! J 'ai crié Gradiva ! Et nous avons dansé et tournoyé Au-dessus des trous noirs !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:01 PM UTC
Anthropomorphe
Des singes dans un bois jouaient à la main chaude ; Certaine guenon moricaude, Assise gravement, tenait sur ses genoux La tête de celui qui, courbant son échine, Sur sa main recevait les coups. On frappait fort, et puis devine ! Il ne devinait point ; c'était alors des ris, Des sauts, des gambades, des cris. Attiré par le bruit du fond de sa tanière, Un jeune léopard, prince assez débonnaire, Se présente au milieu de nos singes joyeux. Tout tremble à son aspect. Continuez vos jeux, Leur dit le léopard, je n'en veux à personne : Rassurez-vous, j'ai l'âme bonne ; Et je viens même ici, comme particulier, À vos plaisirs m'associer. Jouons, je suis de la partie. Ah ! Monseigneur, quelle bonté ! Quoi ! Votre altesse veut, quittant sa dignité, Descendre jusqu'à nous ! - Oui, c'est ma fantaisie. Mon altesse eut toujours de la philosophie, Et sait que tous les animaux Sont égaux. Jouons donc, mes amis ; jouons, je vous en prie. Les singes enchantés crurent à ce discours, Comme l'on y croira toujours. Toute la troupe joviale Se remet à jouer : l'un d'entre eux tend la main, Le léopard frappe, et soudain On voit couler du sang sous la griffe royale. Le singe cette fois devina qui frappait ; Mais il s'en alla sans le dire. Ses compagnons faisaient semblant de rire, Et le léopard seul riait. Bientôt chacun s'excuse et s'échappe à la hâte En se disant entre leurs dents : Ne jouons point avec les grands, Le plus doux a toujours des griffes à la patte.
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Les singes et le léopard
Des singes dans un bois jouaient à la main chaude ; Certaine guenon moricaude, Assise gravement, tenait sur ses genoux La tête de celui qui, courbant son échine, Sur sa main recevait les coups. On frappait fort, et puis devine ! Il ne devinait point ; c'était alors des ris, Des sauts, des gambades, des cris. Attiré par le bruit du fond de sa tanière, Un jeune léopard, prince assez débonnaire, Se présente au milieu de nos singes joyeux. Tout tremble à son aspect. Continuez vos jeux, Leur dit le léopard, je n'en veux à personne : Rassurez-vous, j'ai l'âme bonne ; Et je viens même ici, comme particulier, À vos plaisirs m'associer. Jouons, je suis de la partie. Ah ! Monseigneur, quelle bonté ! Quoi ! Votre altesse veut, quittant sa dignité, Descendre jusqu'à nous ! - Oui, c'est ma fantaisie. Mon altesse eut toujours de la philosophie, Et sait que tous les animaux Sont égaux. Jouons donc, mes amis ; jouons, je vous en prie. Les singes enchantés crurent à ce discours, Comme l'on y croira toujours. Toute la troupe joviale Se remet à jouer : l'un d'entre eux tend la main, Le léopard frappe, et soudain On voit couler du sang sous la griffe royale. Le singe cette fois devina qui frappait ; Mais il s'en alla sans le dire. Ses compagnons faisaient semblant de rire, Et le léopard seul riait. Bientôt chacun s'excuse et s'échappe à la hâte En se disant entre leurs dents : Ne jouons point avec les grands, Le plus doux a toujours des griffes à la patte.
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