"joies" poems
Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude : jouir de la foule est un art ; et celui-là seul peut faire, aux dépens du genre humain, une ribote de vitalité, à qui une fée a insufflé dans son berceau le goût du travestissement et du masque, la haine du domicile et la passion du voyage.
Multitude, solitude : termes égaux et convertibles pour le poète actif et fécond. Qui ne sait pas peupler sa solitude, ne sait pas non plus être seul dans une foule affairée.
Le poète jouit de cet incomparable privilège, qu'il peut à sa guise être lui-même et autrui. Comme ces âmes errantes qui cherchent un corps, il entre, quand il veut, dans le personnage de chacun. Pour lui seul, tout est vacant ; et si de certaines places paraissent lui êtres fermées, c'est qu'à ses yeux elles ne valent pas la peine d'être visitées.
Le promeneur solitaire et pensif tire une singulière ivresse de cette universelle communion. Celui-là qui épouse facilement la foule connaît des jouissances fiévreuses, dont seront éternellement privés l'égoïste, fermé comme un coffre, et le paresseux, interné comme un mollusque. Il adopte comme siennes toutes les professions, toutes les joies et toutes les misères que la circonstance lui présente.
Ce que les hommes nomment amour est bien petit, bien restreint et bien faible, comparé à cette ineffable orgie, à cette sainte prostitution de l'âme qui se donne tout entière, poésie et charité, à l'imprévu qui se montre, à l'inconnu qui passe.
Il est bon d'apprendre quelquefois aux heureux de ce monde, ne fût-ce que pour humilier un instant leur sot orgueil, qu'il est des bonheurs supérieurs au leur, plus vastes et plus raffinés. Les fondateurs de colonies, les pasteurs de peuples, les prêtres missionnaires exilés au bout du monde, connaissent sans doute quelque chose de ces mystérieuses ivresses ; et, au sein de la vaste famille que leur génie s'est faite, ils doivent rire quelquefois de ceux qui les plaignent pour leur fortune si agitée et pour leur vie si chaste.
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La nature est pleine d'amour,
Jeanne, autour de nos humbles joies ;
Et les fleurs semblent tour à tour
Se dresser pour que tu les voies.
Vive Angélique ! à bas Orgon !
L'hiver, qu'insultent nos huées,
Recule, et son profil bougon
Va s'effaçant dans les nuées.
La sérénité de nos coeurs,
Où chantent les bonheurs sans nombre,
Complète, en ces doux mois vainqueurs,
L'évanouissement de l'ombre.
Juin couvre de fleurs les sommets,
Et dit partout les mêmes choses ;
Mais est-ce qu'on se plaint jamais
De la prolixité des roses ?
L'hirondelle, sur ton front pur,
Vient si près de tes yeux fidèles
Qu'on pourrait compter dans l'azur
Toutes les plumes de ses ailes.
Ta grâce est un rayon charmant ;
Ta jeunesse, enfantine encore,
Éclaire le bleu firmament,
Et renvoie au ciel de l'aurore.
De sa ressemblance avec toi
Le lys pur sourit dans sa gloire ;
Ton âme est une urne de foi
Où la colombe voudrait boire.
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Haute Chaleur sur Toulouse.
Cet été que nous avions
Tant attendu, tant espéré,
Pestant contre les giboulées
Qui éternisaient le printemps.
Ces pluies continuelles,
Donnant du vert aux jardins et balcons,
Et tant d'humidité sournoise,
Mais peu propices aux joies des places et des rues.
Et puis soudain, le si lourde chaleur
S'est installé sans crier garde
Avec ses manières de «sirocco»,
Comme un grand coup de poing
Qui terrasse les êtres.
L'air est devenu rare et l'ambiance des terrasses plombée.
Ma chienne s'est réfugiée sous les lits.
Et nos corps ont du mal à s'adapter
A ces flamboiements de chaleur
A ce fond de l'air qui crépite sans cigale.
A cette lourdeur du temps qui ´nous assomme.
A ce manque d'air qui nous fait désirer
La fraîcheur vivifiante,
Des montagnes et du bord de mer.
Les tuiles semblent remises au four
Et les tuiles se fendent sous la chaleur.
C'est un temps de sabbats de sorcières,
Et de chaudrons bouillants.
Et l'on s'en veut d'avoir tant appelé
A la venue de cet assommoir de l'été,
Qui tient désormais Toulouse.
Prisonnière dans ses serres,
Chacune Murmurant et gémissant,
A la venue l'orage qui nous trempera d'eaux,
Versées à grosse gouttes.
L'irruption de l'été a Toulouse
Se fait d'un coup et impose sa force
Les habitants qui le peuvent, fuient
Dans les Pyrénées,
Ou vers les bords de mer.
Cette période est dure aux personnes âgées et aux malades.
Sauf pour les "Happy Few" qui possèdent,
Villas, jardins touffus et piscines.
L'été Toulousain est un maître impérieux
Qui impose ses tempos et ses rythmes.
Paul Arrighi
Jul 8, 2016
Jul 8, 2016 at 5:05 AM UTC
Moments douillets
Dans l’ombre
De leurs cœurs
Bientôt Juillet,
Dans la pénombre
Tout devient fleurs.
Alors resplendissent
Les joies sans peur
Et les regards coquins
Calmes, ils se glissent
Dans le bonheur,
Jusqu’au matin.
Assouvis
Par les aveux,
Par la passion,
Le fil de leurs vies
Peu à peu,
Change de direction
La loi du cœur
S’éloigne de la jungle
Des hommes
Qui créent la peur ;
Ils jettent l’épingle
Dans le foin uniforme.
Perdus dans la botte
Du mystère
Qu’éclaire la lune
Ils invoquent,
Débonnaires
Leur amour fortune.
Apr 26, 2015
Apr 26, 2015 at 10:55 AM UTC
Ouf,
L’étoile
S'est envolée
Sans un souffle
La voile
A tournée
Le décor
Du Ciel
Inondé de lune
Invite nos corps
À l’essentiel,
La douceur est à la une.
Je me rappelle
Des nuits
Solitaires
Défilant à la pelle
Suggérant l'ennui,
Débonnaire.
L’instant devient pur
Le silence ronronne
De joies éphémères,
Vive le futur
Que l’Amour fanfaronne
Été comme hiver.
Apr 26, 2015
Apr 26, 2015 at 11:01 AM UTC
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent.
Je me suis dit : laisse,
Et qu'on ne te voie :
Et sans la promesse
De plus hautes joies.
Que rien ne t'arrête,
Auguste retraite.
J'ai tant fait patience
Qu'à jamais j'oublie ;
Craintes et souffrances
Aux cieux sont parties.
Et la soif malsaine
Obscurcit mes veines.
Ainsi la prairie
A l'oubli livrée,
Grandie, et fleurie
D'encens et d'ivraies
Au bourdon farouche
De cent sales mouches.
Ah ! Mille veuvages
De la si pauvre âme
Qui n'a que l'image
De la Notre-Dame !
Est-ce que l'on prie
La Vierge Marie ?
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J'ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les coeurs s'éprennent !
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LA RAISON
Moi, je me sauve.
LE DROIT
Adieu ! je m'en vais.
L'HONNEUR
Je m'exile.
ALCESTE
Je vais chez les hurons leur demander asile.
LA CHANSON
J'émigre. Je ne puis souffler mot, s'il vous plaît,
Dire un refrain sans être empoignée ait collet
Par les sergents de ville, affreux drôles livides.
UNE PLUME
Personne n'écrit plus ; les encriers sont vides.
On dirait d'un pays mogol, russe ou persan.
Nous n'avons plus ici que faire ; allons-nous-en,
Mes soeurs, je quitte l'homme et je retourne aux oies.
LA PITIÉ
Je pars. Vainqueurs sanglants, je vous laisse à vos joies.
Je vole vers Cayenne où j'entends de grands cris.
LA MARSEILLAISE
J'ouvre mon aile, et vais rejoindre les proscrits.
LA POÉSIE
Oh ! je pars avec toi, pitié, puisque tu saignes !
L'AIGLE
Quel est ce perroquet qu'on met sur vos enseignes,
Français ? de quel égout sort cette bête-là ?
Aigle selon Cartouche et selon Loyola,
Il a du sang au bec, français ; mais c'est le vôtre.
Je regagne les monts. Je ne vais qu'avec l'autre.
Les rois à ce félon peuvent dire : merci ;
Moi, je ne connais pas ce Bonaparte-ci !
Sénateurs ! courtisans ! je rentre aux solitudes !
Vivez dans le cloaque et dans les turpitudes,
Soyez vils, vautrez-vous sous les cieux rayonnants !
LA FOUDRE
Je remonte avec l'aigle aux nuages tonnants.
L'heure ne peut tarder. Je vais attendre un ordre.
UNE LIME
Puisqu'il n'est plus permis qu'aux vipères de mordre,
Je pars, je vais couper les fers dans les pontons.
LES CHIENS
Nous sommes remplacés par les préfets ; partons.
LA CONCORDE
Je m'éloigne. La haine est dans les cœurs sinistres.
LA PENSÉE
On n'échappe aux fripons que pour choir dans les cuistres.
Il semble que tout meure et que de grands ciseaux
Vont jusque dans les cieux couper l'aile aux oiseaux.
Toute clarté s'éteint sous cet homme funeste.
Ô France ! je m'enfuis et je pleure.
LE MÉPRIS
Je reste.
Jersey, novembre 1852.
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From the heavenly churches they say came he
Gabriel’s disciple it is said him to be
Walks the man from town to town
And his followers come pouring down
Then goes they to his mansion
Whose blue silk embellished walls are beatific no need to mention
Sits he in his majestic throne
Across which angels are said to drone
Thwacked he his stick on to the wooden floor
And looks all at awe at his splendour
With a majestic tone says he,
“Come in by the name of God anyone who needs help done to thee”
Hypnotized his followers are all to this lured
Slowly forward they leaped, shared they their stories
Says then he, “Tis no big deal, thou will be fine, have not worries”
At night, I the harbinger of truth, walked stealthily to the man’s mansion
Alas! What I saw, lost was he in scandalous sensations
Lay him in his bed amidst filles de joies
Waiting for them to make him feel joy
There I saw Lucifer in the air
Smiling at his followers who lay in the bed bare
Anger rushed through my veins,
Knowing that the pains of the man’s followers went in vain
Brought out I the dagger from my pocket
And rushed to him with the pace of a rocket
With all strength forced I my dagger to his chest
And at last I sent him to eternal “rest”
Nov 14, 2018
Nov 14, 2018 at 6:16 PM UTC