"insupportable" poems
Alors pourquoi juste maintenant?
C’était une nuit sur Bagneux
Nous étions mercredi soir à la station Montparnasse-Bienvenüe
Je portais ces mêmes vêtements noirs et ma veste grise achetée en Italie
Il ne faisait pas trop froid
Je rentrais chez moi, vingt heures
Mon regard croisa celui d'une jeune femme d'à peu près mon âge
Jolie, mince et calme, le visage d'opale et les deux pieds bien posés au sol
Avec insistance je la regardais
Elle me faisait tellement penser à celle que je n’arrive pas à être
Fixant le quai d'en face
Le métro était censé arriver dans une minute
Quand soudain
La tête me tourna
Je ne contrôlais plus aucun de mes mouvements
Je me suis approchée du mur, m’y suis appuyée tant bien que mal juste pour ne pas tomber
Et là, je ne sais pas très bien pourquoi
Mais la jeune femme que je ne cessais de regarder sauta sous la rame.
L’insupportable bruit
L’électricité
Le corps en mille morceaux
Les gens qui hurlent
Le métro qui s'arrête juste devant cet embrasement
Pourtant moi
Moi
Je ne disais rien
Je m'accrochais tant que je pouvais au mur
J'avais si peur de glisser à mon tour
Pourquoi elle
Elle était si jolie, si fine et si calme
Aucune rature sur son visage d'opale
Rien
Tandis que moi...
Ce n’était qu’une autre nuit sur Bagneux.
May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:43 AM UTC
Je sens
Comme une personne condamnée à mort pour n’avoir rien fait de mal
Comme une femme frappée, oppressée, torturée, pour le simple fait qu’elle est une femme
Comme un prisonnier enchaîné dans l’obscurité pour avoir découvert le soleil et son illumination
Ma mère m’a toujours dit: “Il faut suivre ses rêves et ses désirs mon cher”
Mais comment suivre ses rêves dans un monde éphémère, finite, où on nous impose des limites à toute pensée inventive?
La réponse est simple:
On ne les suit pas
Parfois, suivre ses rêves veut dire sortir de la norme quotidienne
Et cela semble être considérée, dernièrement, insupportable, insensée,
Comme un acte de rébellion dans un système draconien
C’est la dictature,
la monarchie absolue qui absorbe toute perception visionnaire
-o.h
Jun 3, 2014
Jun 3, 2014 at 3:38 PM UTC
After an uncertain amount of time
He woke. It was bitter realizing
He had died. He knew he had not
Been a particularly good man nor
Bad. He could not appeal his fate
To a higher power but still was it
His fate to be alive imprisoned in a
Coffin?. For who could tell how
Long? -it just did not seem right
Indeed it was unacceptable to
Him personally -to confront it
Head on was insupportable
His mind began to wander
Hither and wither only to
Return to the gravity of
His situation after many short
Dalliances with relatively
Pleasanter thoughts--bit
By bit like a Pavlovian dog
He returned less and less
At some point in his day
Dreaming he drifted off
To sleep thence to a dream
In it He was alive in a far
Land; a stranger it was not
Without its fascination but
He keenly felt weighty
Sense of being alone and
Wondered at the wisdom
Of venturing further
He then came to upon
A cross roads where the
Paths diverged in a wood
Suddenly He remembered
He had died and if he woke
That is where he had left
It was that or choose to go
On living in the dream.
He chose the less traveled
Path; and that has made
All the difference; and the
Rest is history as they say.
Anyway it was long time
ago but I should say that
John after a long journey
Did find his way back to his old
Home and into the arms
Of his Beloved sweetheart
It was just another instance
Of the strange occurrences
At Owl Creek Bridge But
I do not suppose you remember
It was such a long time ago
Aug 20, 2018
Aug 20, 2018 at 12:13 PM UTC
Tout homme digne de ce nom
A dans le coeur un Serpent jaune,
Installé comme sur un trône,
Qui, s'il dit : " Je veux ! " répond : " Non ! "
Plonge tes yeux dans les yeux fixes
Des Satyresses ou des Nixes,
La Dent dit : " Pense à ton devoir ! "
Fais des enfants, plante des arbres,
Polis des vers, sculpte des marbres,
La Dent dit : " Vivras-tu ce soir ? "
Quoi qu'il ébauche ou qu'il espère,
L'homme ne vit pas un moment
Sans subir l'avertissement
De l'insupportable Vipère.
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The most powerful symptom of love is a tenderness, which becomes at times almost insupportable.
Love is as much of an object as an obsession, everybody wants it, everybody seeks it, but few ever achieve it, those who do will cherish it, be lost in it, and among all, never… never forget it.
Love is the only satisfactory answer to the problem of human existence.
Love is a puzzle posed by the emotions and not likely to be solved by reason.
Love is hard to get into, but even harder to get out of.
The act of love . . . is a confession. Selfishness screams aloud, vanity shows off, or else true generosity reveals itself.
To love is to admire wiIf love is a game, it has to be the hardest game in the world. After all, how can anyone win a game where there are no rules?
If you have love in your life it can make up for a great many things you lack. If you don’t have it, no matter what else there is, it’s not enough.
Nov 7, 2011
Nov 7, 2011 at 4:33 PM UTC
- J'aimerai t'embrasser comme le ciel embrasse les nuages.
T'observer comme le renard observe sa proie.
Et je voudrai te dévorer comme l'ogre dévore les Hommes.
- Je préférerai m'enfuir, me cacher dans les feuillages.
T'oublier, ecraser mes souvenirs comme les herbes qu'on broie.
Et je souhaiterai ne plus jamais te revoir, en somme.
- Oublies tu ces journées entières passées en ma compagnie ?
Ces belles matinées, voir se lever le soleil.
Et ces soirées, où je te regardais l'espace d'un instant.
Où tu pensais à l'avenir, à notre vie future.
- Crois tu que je renie mon passé, quelle est cette manie ?
Ce sentiment inexplicable, tu sais je te surveille.
Et cette idée insupportable que tu gardes indéfiniment,
Qui consistait simplement à m'exposer, comme une peinture.
- Vois tu, bien que bonne, soit l'étendue de ton âme,
Je ne puis imaginer autre fin à cette terrible histoire.
La folie n'a pas de corps, mais tu n'es que furie.
Emplie de jalousie, de vanité, comment puis-je m'en défaire ?
- Sais tu au moins si réel est ce drame ?
Tes reproches, je m'en fou bien, tu manques de mémoire.
Folie sans corps et furie sans nom, Pardi !
Qu'en est il de ta déviance affolante ? Peuchère !
- Une fois la chose dite, jamais tu ne pourras la retirer.
Sais tu au moins de quoi je t'ai sauvée ?
La reconnaissance l'oublie tu, si pas même tu acceptes tes erreurs
Un jour viendra ou tu seras obligée de te débrouiller sans moi.
- En toi je n'ai jamais eu la foi !
Je vois que tu as toujours l'esprit farceur.
Si un jour de la noyade tu m'avais retirée,
M'en souviendrais-je sans doute.
- C'était un soir d'été,
Quelle honte m'infliges-tu là !
Si un jour j'avais su qu'on en finirait ainsi,
Jamais avec toi je serai parti.
- Crois tu que j'étais avec toi par bonté ?
Mon seul but était d'éviter chez moi le pugilat.
Entre nous il n'y avait même pas d'amour
Cette histoire me fait trop de peine, finissons en un jour
Jun 16, 2017
Jun 16, 2017 at 1:50 PM UTC