"inconsciemment" poems
Chaque fois que j 'escalade
Les parois des mots vers les pics inviolés
J 'emmène avec moi dans l'expédition
Mon éclaireuse d'élite.
Ma sherpa me guide et me prévient
Des chutes de sérac et des avalanches,
Cuisine les rimes embrassées, porte les alexandrins
Installe le campement des rimes embrassantes.
Alors elle se repose sous sa tente
Et, satisfaite, cure sa pipe
Tout en fredonnant inconsciemment
Ses deux quatrains suivis de deux tercets
Tandis que que moi je suçote
Mes surelles poétiques confites.
.
Ma pisteuse pose ses pitons et ses broches à glace
Dans l 'ombre des cimes
Sans oxygène sans assistance
Dans les nuages de la haute poésie.
Nous avons ainsi planté nos sonnets
Dans les vingt-et-un sommets continentaux
Ma sherpa c'est mieux qu 'un sur-homme
C'est une sur-femme, une sur-muse
Une sur-déesse
Une vieille briscarde
C'est Junko Tabei et Bachendri Pal
Et après chaque sommet qu 'elle franchit
Sans désagrément
Elle se retire sous sa tente
Et, satisfaite, cure sa pipe
Tout en fredonnant inconsciemment
Ses deux quatrains suivis de deux tercets
Tandis que moi je suçote
Mes surelles poétiques confites.
Parfois la chute d'un sérac imprévisible
Nous emporte, nous ensevelit et nous broie presque
Mais jamais ma sherpa ne se départit de sa pipe
Ni moi de mes surelles
Dans nos joutes poétiques.
Aug 24, 2019
Aug 24, 2019 at 6:59 AM UTC
Je te note, Maitreyi,
Comme je te l'ai promis
Non pas que je te compare à d'autres
Ni que j'évalue ta sismicité
Sur une échelle quelconque de Richter
Ou une valence particulière
À laquelle tu serais prédisposée .
Je te note, ma poétesse, ma philosophe,
Ma peintre, mon actrice, ma nourrice,
Non pas pour te donner une côte
Un numéro dans une course handicap
À la jouissance absolue
À la jouissance infinie
À la jouissance inaccessible.
Dans ma note il n'y a ni favori
Ni outsider ni tocard
Il n'y a pas de trente-huit contre un
Et je ne joue pas le champ sur ton nom
Et peu m'importent ton entraîneur, ton soigneur, ton jockey, ton lad
Peu m'importe le guru qui te drive
Je ne te note ni de zéro à vingt
Je ne te note ni de a à z
Et même si je sais fort bien
Que toute note dénote un à priori
Un parti pris
J'essaie d'être le moins partial possible
J'essaie d'être juste.
Et même quand on chante faux
On ne mérite jamais de zéro pointé
Car on a essayé, on a osé
On a performé.
On a perforé l'air de sa voix.
On a existé.
Je te note donc, ma pantheiste,
Tout en relativisant la portée de mon geste
Je te note les lèvres mineures et majeures,
Les jambes, les chevilles au ralenti
Comme par effraction symbolique
Je t'effleure de ma clé d'ut
Et je te parsème de dièses et de bémols
Subjectivement
Inconsciemment
Je soupèse tes noires et tes blanches
Je te caresse indistinctement tes do
Tes la, tes mi, tes sol, tes fa, tes ré
Qui bouillonnant de concert
Dans un indécryptable maelström
Et je décrète de ma toute-puissance Arbitrale et analytique
Que tu es muse atypique
De chocolat et de vanille
En sempiternelle excursion dans le plaisir
Et donc par définition histrionique
Éternellement insatisfaite
Et la note coquette que je te donne en dot
C'est le silence de la divine comédie
Que j'ai plaisir à déchiffrer
Dans la distance pudique de l'absence incurable
Des Ganges couleur avocat qui couinent muets
Entre trente-deuxième de soupir
Et bâton de pause.
Nov 30, 2019
Nov 30, 2019 at 3:06 AM UTC
Ô ! j'ai froid d'un froid de glace
Ô ! je brûle à toute place !
Mes os vont se cariant,
Des blessures vont criant ;
Mes ennemis pleins de joie
Ont fait de moi quelle proie !
Mon cœur, ma tête et mes reins
Souffrent de maux souverains.
Tout me fuit, adieu ma gloire !
Est-ce donc le Purgatoire ?
Ou si c'est l'enfer ce lieu
Ne me parlant plus de Dieu ?
- L'indignité de ton sort
Est le plaisir d'un plus Fort,
Dieu plus juste, et plus Habile
Que ce toi-même débile.
Tu souffres de tel mal profond
Que des volontés te font,
Plus bénignes que la tienne
Si mal et si peu chrétienne,
Tes humiliations
Sont des bénédictions
Et ces mornes sécheresses
Où tu te désintéresses
De purs avertissements
Descendus de cieux aimants.
Tes ennemis sont les anges,
Moins cruels et moins étranges
Que bons inconsciemment,
D'un Seigneur rude et clément
Aime tes croix et tes plaies,
Il est sain que tu les aies.
Face aux terribles courroux,
Bénis et tombe à genoux.
Fer qui coupe et voix qui tance,
C'est la bonne Pénitence.
Sous la glace et dans le feu
Tu retrouveras ton Dieu.
393
I.
Je vis la nuit et rêve le jour
Et parfois je te parle quand mes idées deviennent floues
Les effluves de vin dansent et
Les étoiles n’entendent parler que de toi.
Obstinée, dans ma lancée,
Je leur chante ton sourire.
Ô D.eu, combien de fois les ais-je entendues me dire de partir ?
Mes souvenir se reflètent sur la Seine dormante
Impressionnante mais bienveillante
Il m’est même arrivée de l’entendre me répondre
Alors que mon esprit voguait sur les hauteurs
Lune, quand tu n’es pas là les étoiles chantent
II.
Lassées de m’entendre chanter,
Les étoiles sont parties
Elles m’ont laissées avec toi,
Ton souvenir dansant autour de moi,
Pendant que j’essaie de trouver mon chemin
Mais je me retourne
Vers des routes brûlantes
Mais tu me détournes
Inconsciemment
Sep 10, 2019
Sep 10, 2019 at 6:52 PM UTC