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"immortelle" poems
JE VOIS QUE TU SALIVES. TU AS ENVIE DE MOI ? SERS-TOI DONC ! PRENDS-MOI COMME TU  VEUX ! PRENDS TOUT CE QUE TU VEUX ! ETIRE-MOI, CARESSE-MOI, BRANLE-MOI VIDE-MOI, LECHE-MOI AVALE-MOI MA SEMENCE A LE GOUT DE VIOLETTE IMMORTELLE ET SI TU VEUX METS-EN QUELQUES PERLES DANS UNE FIOLE ET METS-LA AU CREUX DE TES HANCHES POUR TE DEPANNER AU BESOIN SI UNE PETITE SOIF VENAIT A SE FAIRE SENTIR ET QUE JE NE SERAIS PAS LA POUR TE SERVIR DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR. HONORE-MOI DE TA JOUISSANCE MOI JE RETIENS MON JUS DE JADE POUR TOI IL NE FAUT PAS GASPILLER CETTE MANNE EN VAIN ELLE EST A TOI N'EN  PERDS PAS UNE GOUTTE ET MEME SI CHAQUE GOUTTE QUI GICLE ME RAPPROCHE DE LA MORT C'EST AVEC JOIE ET DELICE QUE JE MEURS INELUCTABLE CHAQUE FOIS DANS TA BOUCHE ET QUE JE BANDE ET DEBANDE SOUS LES ASSAUTS DES POINTS ET DES TIRETS DE TA LANGUE QUI ME DECODE ET ME DEGUSTE EN MORSE.
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Aug 31, 2019
Aug 31, 2019 at 2:30 AM UTC
Poème érotique en morse (for adults only)
Mon aux deux tiers divine, Toute laine et marjolaine De douceur et délicatesse, Courrais-tu, bufflesse, les steppes Avec ton ombre d'argile A la recherche du plant de jouvence Semé aux Treize Cyclones Qui hantent les îles-fleurs du bout du monde ? A chaque cyclone aux ailes brisées Qu'offrirais-tu, Gilgamesh, mon ombre immortelle Dans le nigredo causal et a-causal où se fond l 'abîme ? ? Au Cyclone-gel, la baguette et le cerceau ? Au Cyclone-mauvais, le taureau céleste ? Au Cyclone-tempête, la Forêt de Cèdres ? Au Cyclone-rafales, le corps de la Joyeuse ? Au Cyclone-tourbillons, les hommes-scorpions ? Au Cyclone-du Nord, les cyprès ? Au Cyclone-poussières, les gazelles ? Au Cyclone-du Sud, les Enfers ? Au Cyclone-de l'Est, le Déluge ? Au Cyclone-de l 'Ouest, la nuit d'étoiles ? Au Cyclone-tornade, le sourire des hyènes ? Au Cyclone-mortifère, le feu éphémère ? Au Cyclone-souffleur, le feu éternel ?
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Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 2:44 AM UTC
Mon ombre immortelle
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, Assise auprès du feu, devisant et filant, Direz chantant mes vers, en vous émerveillant : Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle. Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Je serai sous la terre, et, fantôme sans os, Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ; Vous serez au foyer une vieille accroupie, Regrettant mon amour et votre fier dédain. Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain ; Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.
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Quand vous serez bien vieille
- Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ? - Je n'ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère. - Tes amis ? - Vous vous servez là d'une parole dont le sens m'est resté jusqu'à ce jour inconnu. - Ta patrie ? - J'ignore sous quelle latitude elle est située. - La beauté ? - Je l'aimerais volontiers, déesse et immortelle. - L'or ? - Je le hais comme vous haïssez Dieu. - Eh ! qu'aimes-tu donc, extraordinaire étranger ? - J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !
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L'étranger
Je n’y arriverai pas alors autant tout faire …/… Je t’emmerde ? …/… Je veux combattre des chattes puantes et dégoulinantes en me défonçant la cervelle sous la rame d’un métro Les poubelles ce soir débordaient de litres de sperme dégorgés pendant le week-end Vous aviez dans le passé un bien joli cul Mais je ne suce pas monsieur Je rêve simplement …/… Je n’ai plus qu’à me faire kidnapper Il ne me reste plus rien d’autre …/… Ceci est mon testament …/… Tu m’aimes ? Parce que moi je n’aime que moi …/… Je ne suis que veines nécrosées, désabusées, vaine écrivaine immortelle, ivre de mots ensanglantés, qui mange des glaces dans la nuit noire en se faisant vomir de folie …/… Elle s’est réveillée un matin Elle avait rêvé toute la nuit, elle se sentait plutôt bien Elle ouvrit les yeux et se rendit compte que tout autour d’elle lui était devenu étranger Tout son monde, le meilleur comme le pire, avait disparu Elle n’était plus que vide dans un corps qui ne bougeait plus.
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Jul 20, 2012
Jul 20, 2012 at 6:57 AM UTC
010209- Journal
"I'm content" "Something's gonna happen, i don't know what it is, i feel it" ------------------------------- three weeks later i'm sitting, wallowing in self pity, mourning over a love that has gone sour making cuts after cuts in my skin, hoping you'll somehow feel it and hear my cry for help. i carved the word "perfect" into my skin on November 17-18, 2012 hoping that despite everything that happened that day i'd still feel perfect or hoping that seeing it every day, i'd start believing i'm Pretty even when drowning in tears with swollen Eyes that are filled with stars, stars that i often fail to see and that Regardless of these scars that are etched into my skin, i am Full of life and Energy that is immortelle and Contagious even though i always feel as if i can't go on and Things are too much. i guess what i'm trying to say is, i should've carved my name into your heart, Hoping you'll Always remember that Someone like myself is hard to find so therefore I'm yours always and you are mine and i'll Never leave nor would i hurt you intentionally, and Although it feels like we're drifting, i still want you here. but the ice which we stood on which was our love has broken, and is melting and you're on one piece and i'm on another and if we reach for each other, we'll drown in the ocean of our love. and i  don't know what i'm saying anymore, because my eyes are getting cloudy and so is my mind and all i can think of is you and if you'd cross that ocean for me. (h.s)
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May 7, 2015
May 7, 2015 at 2:35 PM UTC
will you cross the ocean?
"I'm content" "Something's gonna happen, i don't know what it is, i feel it" ------------------------------- three weeks later i'm sitting, wallowing in self pity, mourning over a love that has gone sour making cuts after cuts in my skin, hoping you'll somehow feel it and hear my cry for help. i carved the word "perfect" into my skin on November 17-18, 2012 hoping that despite everything that happened that day i'd still feel perfect or hoping that seeing it every day, i'd start believing i'm Pretty even when drowning in tears with swollen Eyes that are filled with stars, stars that i often fail to see and that Regardless of these scars that are etched into my skin, i am Full of life and Energy that is immortelle and Contagious even though i always feel as if i can't go on and Things are too much. i guess what i'm trying to say is, i should've carved my name into your heart, Hoping you'll Always remember that Someone like myself is hard to find so therefore I'm yours always and you are mine and i'll Never leave nor would i hurt you intentionally, and Although it feels like we're drifting, i still want you here. but the ice which we stood on which was our love has broken, and is melting and you're on one piece and i'm on another and if we reach for each other, we'll drown in the ocean of our love. and i  don't know what i'm saying anymore, because my eyes are getting cloudy and so is my mind and all i can think of is you and if you'd cross that ocean for me. (h.s)
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Sur le bord du chemin, que j'aime à voir l'oiseau, Fuyant le nid léger que balance l'ormeau, Prendre le grain qu'il porte à sa couvée éclose, Les premiers jours de mai, quand s'entr'ouvre la rose. Sur le bord du chemin, que j'aime l'églantier, De pétales dorés parsemant le sentier, Disant que l'hiver fuit avec neige et froidure, Qu'un sourire d'avril ramène la verdure. Sur le bord du chemin, que j'aime à voir les fleurs Dont les hommes n'ont pas combiné les couleurs ; Les fleurs des malheureux, qu'aux malheureux Dieu donne, Du Dieu qui songe à tous, aimable et sainte aumône. Sur le bord du chemin, que j'aime le ruisseau, Qui, sous le nénuphar, sous l'aulne et le roseau, Me cache ses détours, mais qui murmure et chante, S'emparant en fuyant de ma pensée errante. Sur le bord du chemin, que j'aime le berger, Son vieux chien vigilant, son chalumeau léger ; La cloche du troupeau, triste comme une plainte, Qui s'arrête parfois, puis qui s'ébranle et tinte. Sur le bord du chemin, que j'aime mieux encor La simple croix de bois, sans sculpture, sans or ; À ses pieds, une fleur humide de rosée, Par l'humble laboureur, humblement déposée. Sur le bord du chemin, la fleur se fanera, Les troupeaux partiront, le ruisseau tarira ; Tout se flétrit et meurt, quand s'enfuit l'hirondelle ; Mais la croix restera saintement immortelle ! Sur le bord du chemin, tout varie en son cours, Le ciel seul, à notre âme, osa dire : Toujours ! Et quand nos cœurs brisés s'agitent dans le doute, Qu'il est bon de trouver une croix sur la route ! Sur le bord du chemin, les paroles d'amour, Murmure harmonieux qui ne dure qu'un jour, S'en vont avec le vent, aussi légère chose Qu'un chant d'oiseau dans l'air ou qu'un parfum de rose. Sur le bord du chemin, on tombe avant le soir, Les pieds tout déchirés et le cœur sans espoir ; Pèlerin fatigué que poursuivit l'orage, On s'assied sur la route à moitié du voyage. Sur le bord du chemin, ô croix ! reste pour moi ! Mes yeux ont moins de pleurs en se levant vers toi. Tu me montres le but ; une voix qui console, Dans le fond de mon cœur, semble être ta parole : « Sur le bord du chemin, si ton cœur affaibli Souffre d'isolement, de mécompte et d'oubli, Ô pauvre ami blessé qui caches ta souffrance, Viens t'asseoir à mes pieds, car je suis l'espérance ! » Sur le bord du chemin, ainsi parle la croix, Consolant les bergers et consolant les rois, Offrant à tout passant son appui tutélaire... Car tout cœur qui palpite a souffert sur la terre !
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Une croix sur le bord d'un chemin
Sur le bord du chemin, que j'aime à voir l'oiseau, Fuyant le nid léger que balance l'ormeau, Prendre le grain qu'il porte à sa couvée éclose, Les premiers jours de mai, quand s'entr'ouvre la rose. Sur le bord du chemin, que j'aime l'églantier, De pétales dorés parsemant le sentier, Disant que l'hiver fuit avec neige et froidure, Qu'un sourire d'avril ramène la verdure. Sur le bord du chemin, que j'aime à voir les fleurs Dont les hommes n'ont pas combiné les couleurs ; Les fleurs des malheureux, qu'aux malheureux Dieu donne, Du Dieu qui songe à tous, aimable et sainte aumône. Sur le bord du chemin, que j'aime le ruisseau, Qui, sous le nénuphar, sous l'aulne et le roseau, Me cache ses détours, mais qui murmure et chante, S'emparant en fuyant de ma pensée errante. Sur le bord du chemin, que j'aime le berger, Son vieux chien vigilant, son chalumeau léger ; La cloche du troupeau, triste comme une plainte, Qui s'arrête parfois, puis qui s'ébranle et tinte. Sur le bord du chemin, que j'aime mieux encor La simple croix de bois, sans sculpture, sans or ; À ses pieds, une fleur humide de rosée, Par l'humble laboureur, humblement déposée. Sur le bord du chemin, la fleur se fanera, Les troupeaux partiront, le ruisseau tarira ; Tout se flétrit et meurt, quand s'enfuit l'hirondelle ; Mais la croix restera saintement immortelle ! Sur le bord du chemin, tout varie en son cours, Le ciel seul, à notre âme, osa dire : Toujours ! Et quand nos cœurs brisés s'agitent dans le doute, Qu'il est bon de trouver une croix sur la route ! Sur le bord du chemin, les paroles d'amour, Murmure harmonieux qui ne dure qu'un jour, S'en vont avec le vent, aussi légère chose Qu'un chant d'oiseau dans l'air ou qu'un parfum de rose. Sur le bord du chemin, on tombe avant le soir, Les pieds tout déchirés et le cœur sans espoir ; Pèlerin fatigué que poursuivit l'orage, On s'assied sur la route à moitié du voyage. Sur le bord du chemin, ô croix ! reste pour moi ! Mes yeux ont moins de pleurs en se levant vers toi. Tu me montres le but ; une voix qui console, Dans le fond de mon cœur, semble être ta parole : « Sur le bord du chemin, si ton cœur affaibli Souffre d'isolement, de mécompte et d'oubli, Ô pauvre ami blessé qui caches ta souffrance, Viens t'asseoir à mes pieds, car je suis l'espérance ! » Sur le bord du chemin, ainsi parle la croix, Consolant les bergers et consolant les rois, Offrant à tout passant son appui tutélaire... Car tout cœur qui palpite a souffert sur la terre !
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Aux étoiles j'ai dit un soir : « Vous ne paraissez pas heureuses ; Vos lueurs, dans l'infini noir, Ont des tendresses douloureuses ; « Et je crois voir au firmament Un deuil blanc mené par des vierges Qui portent d'innombrables cierges Et se suivent languissamment. « Êtes-vous toujours en prière ? Êtes-vous des astres blessés ? Car ce sont des pleurs de lumière, Non des rayons, que vous versez. « Vous, les étoiles, les aïeules Des créatures et des dieux, Vous avez des pleurs dans les yeux... » Elles m'ont dit : « Nous sommes seules... « Chacune de nous est très **** Des sœurs dont tu la crois voisine ; Sa clarté caressante et fine Dans sa patrie est sans témoin ; « Et l'intime ardeur de ses flammes Expire aux cieux indifférents. » Je leur ai dit : « Je vous comprends ! Car vous ressemblez à des âmes : « Ainsi que vous, chacune luit **** des sœurs qui semblent près d'elle, Et la solitaire immortelle Brûle en silence dans la nuit. »
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La voie lactée
Hummmm. Mon Immortelle, mes aïeux ! Comme tu es appétissante ! Je n'en crois pas mes yeux ! J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran. J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu, Tellement tu étais proche, magnifiée ! Mais je me suis retenu et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds et la moue sur tes lèvres couleur aubergine Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux, Détail après détail,   de tes accessoires, de tes épices. Oh ne m'en veux pas Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche Mais tes accessoires Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel ! Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade Tes boucles d'oreille et ton collier  d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse! Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi ! Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main Des fleurs, encore des boutons de fleurs ! De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ? Tes deux bracelets  d'argent au poignet gauche Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs Et tes mocassins bleus assortis. Et ton pantalon blanc bien évidemment ! Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine ! Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine Sans être toi tout en étant toi. Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts. Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel ! Et je sais désormais que tu es fleur caméléon, Je sais les couleurs de ta quintessence : Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou Dorée au bout des doigts et marron et blanche sur fond bleu, Toute de lianes et feuilles et clochettes Toute fleurs de  safran, gingembre, curcuma Piment, tamarin et cannelle Des épaules aux cuisses ! Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur, Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
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Aug 27, 2019
Aug 27, 2019 at 5:18 AM UTC
Accessoires
Hummmm. Mon Immortelle, mes aïeux ! Comme tu es appétissante ! Je n'en crois pas mes yeux ! J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran. J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu, Tellement tu étais proche, magnifiée ! Mais je me suis retenu et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds et la moue sur tes lèvres couleur aubergine Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux, Détail après détail,   de tes accessoires, de tes épices. Oh ne m'en veux pas Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche Mais tes accessoires Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel ! Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade Tes boucles d'oreille et ton collier  d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse! Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi ! Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main Des fleurs, encore des boutons de fleurs ! De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ? Tes deux bracelets  d'argent au poignet gauche Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs Et tes mocassins bleus assortis. Et ton pantalon blanc bien évidemment ! Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine ! Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine Sans être toi tout en étant toi. Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts. Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel ! Et je sais désormais que tu es fleur caméléon, Je sais les couleurs de ta quintessence : Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou Dorée au bout des doigts et marron et blanche sur fond bleu, Toute de lianes et feuilles et clochettes Toute fleurs de  safran, gingembre, curcuma Piment, tamarin et cannelle Des épaules aux cuisses ! Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur, Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
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Entre le sac et le ressac Ma muse nage nue Au cœur des vagues De neige immortelle De la nuit tropicale. C'est un mélange de sirène Et de sauterelle A la queue papillonnante bleue verte et grise Qui plonge à intervalles réguliers Dans le sauna des abysses A la recherche des sources chaudes Des volcans sous-marins Où dorment les champignons sauvages Et où paissent les rennes En attendant le moka saveur airelles D'un Petit Prince abscons portant masque, palmes et tuba Qui danse la rumba cubaine. Quand ma très chère se déhanche Elle skie elle patine elle surfe Elle nage elle plonge elle sue Entre les battements de conga, Les glissés et les déliés de son partenaire Tout en tricotant des pas humides de calypso vierge Ad libitum.
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Sep 29, 2019
Sep 29, 2019 at 7:48 AM UTC
Entre le sac et le ressac
Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image, Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Oh ! pourquoi, dédaignant ces faciles bonheurs, Mon âme en murmurant s'envole-t-elle ailleurs ? Tel mugit un torrent quand son onde écumante, Dans un lit trop étroit, s'agite et se tourmente ; Sur de noirs rochers, meurt un impuissant effort. Et je me brise ainsi contre l'arrêt du sort ! Devant moi, sur la rive, il ferme la barrière, Et mon âme est captive en son étroite sphère ; Reculant dans la lutte entre elle et le destin, Sous la main qui l'écrase elle ronge son frein ! Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image ; Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Qu'exiger de la vie ? A-t-elle un seul trésor, Pour qui le pèserait comme on pèse de l'or ? Sous la froide analyse et sous la main qui sonde, S'évente le parfum des bonheurs de ce monde. La nuit répand son deuil quand le soleil a lui ; Le bonheur qui brillait se couche comme lui, Et l'âme qui le sait, se sentant immortelle, Ne voudrait que des biens qui durassent comme elle. Elle cherche, formant vingt rêves tour à tour... Le monde lui répond par ses bonheurs d'un jour ! Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image ; Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Mon âme, calme-toi, reprends un vol plus doux, Et passe sous le joug d'un sort commun à tous.
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Anxiété
Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image, Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Oh ! pourquoi, dédaignant ces faciles bonheurs, Mon âme en murmurant s'envole-t-elle ailleurs ? Tel mugit un torrent quand son onde écumante, Dans un lit trop étroit, s'agite et se tourmente ; Sur de noirs rochers, meurt un impuissant effort. Et je me brise ainsi contre l'arrêt du sort ! Devant moi, sur la rive, il ferme la barrière, Et mon âme est captive en son étroite sphère ; Reculant dans la lutte entre elle et le destin, Sous la main qui l'écrase elle ronge son frein ! Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image ; Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Qu'exiger de la vie ? A-t-elle un seul trésor, Pour qui le pèserait comme on pèse de l'or ? Sous la froide analyse et sous la main qui sonde, S'évente le parfum des bonheurs de ce monde. La nuit répand son deuil quand le soleil a lui ; Le bonheur qui brillait se couche comme lui, Et l'âme qui le sait, se sentant immortelle, Ne voudrait que des biens qui durassent comme elle. Elle cherche, formant vingt rêves tour à tour... Le monde lui répond par ses bonheurs d'un jour ! Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image ; Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Mon âme, calme-toi, reprends un vol plus doux, Et passe sous le joug d'un sort commun à tous.
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Eh bien ! que fais-tu donc, ô Mémoire infidèle ? Tu ne sais plus ces vers, poésie immortelle, Consacrés par la gloire et redits en tous lieux ! Ces sublimes accents au rythme harmonieux, Où d'un poète aimé le génie étincelle, Mémoire, que fuis-tu, si tu ne les retiens ? « Je me souviens ! « Mais, passant à travers les grands bruits de la terre, Qui doit se souvenir, hélas ! a trop à faire. Contre moi, chaque jour, combat l'oubli jaloux : Je ne puis tout garder, et je choisis pour vous. Du rayon qui donna la plus fraîche lumière, D'un suave parfum, de sons éoliens, Je me souviens. « Souvent, abandonnant au burin de l'histoire, Tout ce qui tient en main le sceptre de la gloire, Je laisse à tout hasard, au **** errer mes pas, Dans des sentiers obscurs où l'on chante tout bas. Plus attentive alors, moi, pauvre humble Mémoire, D'espoirs, de doux pensers, rêves aériens, Je me souviens. « Si parfois un ami, triste et rempli d'alarme, Vient chercher près de vous quelque espoir qui le charme ; Sa main dans votre main, quand s'entr'ouvre son cœur, - Le cœur, qui sait si bien parler de la douleur ! - Du mal de votre ami, d'un regard, d'une larme, De tout ce qui s'échappe en vos longs entretiens, Je me souviens. « À tout ce qui gémit et pleure dans la vie, Je prête, en cheminant, une oreille attendrie ; J'écoute mieux encor ceux qui ne parlent plus, Les amis d'autrefois au tombeau descendus : Je fais revivre en moi l'âme qui s'est enfuie ; Des nœuds qui sont rompus rattachant les liens, Je me souviens ! « Assez d'autres sans moi garderont souvenance De ces vers tant aimés ; qu'importe mon silence ! Quand la gloire a parlé, mes soins sont superflus. » - C'est bien ! je suis contente, et ne veux rien de plus Si, n'oubliant jamais ni bonheur ni souffrance, Lorsque je vois s'enfuir les plus chers de mes biens, Tu te souviens !
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La mémoire
Eh bien ! que fais-tu donc, ô Mémoire infidèle ? Tu ne sais plus ces vers, poésie immortelle, Consacrés par la gloire et redits en tous lieux ! Ces sublimes accents au rythme harmonieux, Où d'un poète aimé le génie étincelle, Mémoire, que fuis-tu, si tu ne les retiens ? « Je me souviens ! « Mais, passant à travers les grands bruits de la terre, Qui doit se souvenir, hélas ! a trop à faire. Contre moi, chaque jour, combat l'oubli jaloux : Je ne puis tout garder, et je choisis pour vous. Du rayon qui donna la plus fraîche lumière, D'un suave parfum, de sons éoliens, Je me souviens. « Souvent, abandonnant au burin de l'histoire, Tout ce qui tient en main le sceptre de la gloire, Je laisse à tout hasard, au **** errer mes pas, Dans des sentiers obscurs où l'on chante tout bas. Plus attentive alors, moi, pauvre humble Mémoire, D'espoirs, de doux pensers, rêves aériens, Je me souviens. « Si parfois un ami, triste et rempli d'alarme, Vient chercher près de vous quelque espoir qui le charme ; Sa main dans votre main, quand s'entr'ouvre son cœur, - Le cœur, qui sait si bien parler de la douleur ! - Du mal de votre ami, d'un regard, d'une larme, De tout ce qui s'échappe en vos longs entretiens, Je me souviens. « À tout ce qui gémit et pleure dans la vie, Je prête, en cheminant, une oreille attendrie ; J'écoute mieux encor ceux qui ne parlent plus, Les amis d'autrefois au tombeau descendus : Je fais revivre en moi l'âme qui s'est enfuie ; Des nœuds qui sont rompus rattachant les liens, Je me souviens ! « Assez d'autres sans moi garderont souvenance De ces vers tant aimés ; qu'importe mon silence ! Quand la gloire a parlé, mes soins sont superflus. » - C'est bien ! je suis contente, et ne veux rien de plus Si, n'oubliant jamais ni bonheur ni souffrance, Lorsque je vois s'enfuir les plus chers de mes biens, Tu te souviens !
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Et j'ai dit dans mon coeur : Que faire de la vie ? Irai-je encor, suivant ceux qui m'ont devancé, Comme l'agneau qui passe où sa mère a passé, Imiter des mortels l'immortelle folie ? L'un cherche sur les mers les trésors de Memnom, Et la vague engloutit ses voeux et son navire ; Dans le sein de la gloire où son génie aspire, L'autre meurt enivré par l'écho d'un vain nom. Avec nos passions formant sa vaste trame, Celui-là fonde un trône, et monte pour tomber ; Dans des pièges plus doux aimant à succomber, Celui-ci lit son sort dans les yeux d'une femme. Le paresseux s'endort dans les bras de la faim ; Le laboureur conduit sa fertile charrue ; Le savant pense et lit, le guerrier frappe et tue ; Le mendiant s'assied sur les bords du chemin. Où vont-ils cependant ? Ils vont où va la feuille Que chasse devant lui le souffle des hivers. Ainsi vont se flétrir dans leurs travaux divers Ces générations que le temps sème et cueille ! Ils luttaient contre lui, mais le temps a vaincu ; Comme un fleuve engloutit le sable de ses rives, Je l'ai vu dévorer leurs ombres fugitives. Ils sont nés, ils sont morts : Seigneur, ont-ils vécu ? Pour moi, je chanterai le maître que j'adore, Dans le bruit des cités, dans la paix des déserts, Couché sur le rivage, ou flottant sur les mers, Au déclin du soleil, au réveil de l'aurore. La terre m'a crié : Qui donc est le Seigneur ? Celui dont l'âme immense est partout répandue, Celui dont un seul pas mesure l'étendue, Celui dont le soleil emprunte sa splendeur ; Celui qui du néant a tiré la matière, Celui qui sur le vide a fondé l'univers, Celui qui sans rivage a renfermé les mers, Celui qui d'un regard a lancé la lumière ; Celui qui ne connaît ni jour ni lendemain, Celui qui de tout temps de soi-même s'enfante, Qui vit dans l'avenir comme à l'heure présente, Et rappelle les temps échappés de sa main : C'est lui ! c'est le Seigneur : que ma langue redise Les cent noms de sa gloire aux enfants des mortels. Comme la harpe d'or pendue à ses autels, Je chanterai pour lui, jusqu'à ce qu'il me brise...
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Stances
Et j'ai dit dans mon coeur : Que faire de la vie ? Irai-je encor, suivant ceux qui m'ont devancé, Comme l'agneau qui passe où sa mère a passé, Imiter des mortels l'immortelle folie ? L'un cherche sur les mers les trésors de Memnom, Et la vague engloutit ses voeux et son navire ; Dans le sein de la gloire où son génie aspire, L'autre meurt enivré par l'écho d'un vain nom. Avec nos passions formant sa vaste trame, Celui-là fonde un trône, et monte pour tomber ; Dans des pièges plus doux aimant à succomber, Celui-ci lit son sort dans les yeux d'une femme. Le paresseux s'endort dans les bras de la faim ; Le laboureur conduit sa fertile charrue ; Le savant pense et lit, le guerrier frappe et tue ; Le mendiant s'assied sur les bords du chemin. Où vont-ils cependant ? Ils vont où va la feuille Que chasse devant lui le souffle des hivers. Ainsi vont se flétrir dans leurs travaux divers Ces générations que le temps sème et cueille ! Ils luttaient contre lui, mais le temps a vaincu ; Comme un fleuve engloutit le sable de ses rives, Je l'ai vu dévorer leurs ombres fugitives. Ils sont nés, ils sont morts : Seigneur, ont-ils vécu ? Pour moi, je chanterai le maître que j'adore, Dans le bruit des cités, dans la paix des déserts, Couché sur le rivage, ou flottant sur les mers, Au déclin du soleil, au réveil de l'aurore. La terre m'a crié : Qui donc est le Seigneur ? Celui dont l'âme immense est partout répandue, Celui dont un seul pas mesure l'étendue, Celui dont le soleil emprunte sa splendeur ; Celui qui du néant a tiré la matière, Celui qui sur le vide a fondé l'univers, Celui qui sans rivage a renfermé les mers, Celui qui d'un regard a lancé la lumière ; Celui qui ne connaît ni jour ni lendemain, Celui qui de tout temps de soi-même s'enfante, Qui vit dans l'avenir comme à l'heure présente, Et rappelle les temps échappés de sa main : C'est lui ! c'est le Seigneur : que ma langue redise Les cent noms de sa gloire aux enfants des mortels. Comme la harpe d'or pendue à ses autels, Je chanterai pour lui, jusqu'à ce qu'il me brise...
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(Vergiss mein nicht) (Paroles faites sur la musique de Mozart) Rappelle-toi, quand l'Aurore craintive Ouvre au Soleil son palais enchanté ; Rappelle-toi, lorsque la nuit pensive Passe en rêvant sous son voile argenté ; A l'appel du plaisir lorsque ton sein palpite, Aux doux songes du soir lorsque l'ombre t'invite, Ecoute au fond des bois Murmurer une voix : Rappelle-toi. Rappelle-toi, lorsque les destinées M'auront de toi pour jamais séparé, Quand le chagrin, l'exil et les années Auront flétri ce coeur désespéré ; Songe à mon triste amour, songe à l'adieu suprême ! L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime. Tant que mon coeur battra, Toujours il te dira Rappelle-toi. Rappelle-toi, quand sous la froide terre Mon coeur brisé pour toujours dormira ; Rappelle-toi, quand la fleur solitaire Sur mon tombeau doucement s'ouvrira. Je ne te verrai plus ; mais mon âme immortelle Reviendra près de toi comme une soeur fidèle. Ecoute, dans la nuit, Une voix qui gémit : Rappelle-toi.
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Rappelle-toi
Qu'entends-je ? autour de moi l'airain sacré résonne ! Quelle foule pieuse en pleurant m'environne ? Pour qui ce chant funèbre et ce pâle flambeau ? Ô mort, est-ce ta voix qui frappe mon oreille Pour la dernière fois ? eh quoi ! je me réveille Sur le bord du tombeau ! Ô toi ! d'un feu divin précieuse étincelle, De ce corps périssable habitante immortelle, Dissipe ces terreurs : la mort vient t'affranchir ! Prends ton vol, ô mon âme ! et dépouille tes chaînes. Déposer le fardeau des misères humaines, Est-ce donc là mourir ? Oui, le temps a cessé de mesurer mes heures. Messagers rayonnants des célestes demeures, Dans quels palais nouveaux allez-vous me ravir ? Déjà, déjà je nage en des flots de lumière ; L'espace devant moi s'agrandit, et la terre Sous mes pieds semble fuir ! Mais qu'entends-je ? au moment où mon âme s'éveille, Des soupirs, des sanglots ont frappé mon oreille ? Compagnons de l'exil, quoi ! vous pleurez ma mort ? Vous pleurez ? et déjà dans la coupe sacrée J'ai bu l'oubli des maux, et mon âme enivrée Entre au céleste port !
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Le chrétien mourant
Madrigal. Donnez-moi vos couleurs, tulipes, anémones ; Œillets, roses, jasmins, donnez-moi vos odeurs ; Des contraires saisons le froid ni les ardeurs Ne respectent que les couronnes Que l'on compose de mes fleurs : Ne vous vantez donc point d'être aimables ni belles ; On ne peut nommer beau ce qu'efface le temps : Pour couronner les beautés éternelles, Et pour rendre leurs yeux contents, Il ne faut point être mortelles, Si vous voulez affranchir du trépas Vos brillants, mais frêles appas, Souffrez que j'en sois embellie, Et, si je leur fais part de mon éternité, Je les rendrai pareils aux appas de Julie, Et dignes de parer sa divine beauté.
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L'immortelle blanche
Quelle admirable journée ! Le vaste parc se pâme sous l'œil brûlant du soleil, comme la jeunesse sous la ********** de l'Amour. L'extase universelle des choses ne s'exprime par aucun bruit ; les eaux elles-mêmes sont comme endormies. Bien différente des fêtes humaines, c'est ici une orgie silencieuse. On dirait qu'une lumière toujours croissante fait de plus en plus étinceler les objets ; que les fleurs excitées brûlent du désir de rivaliser avec l'azur du ciel par l'énergie de leurs couleurs, et que la chaleur, rendant visibles les parfums, les fait monter vers l'astre comme des fumées. Cependant, dans cette jouissance universelle, j'ai aperçu un être affligé. Aux pieds d'une colossale Vénus, un de ces fous artificiels, un de ces bouffons volontaires chargés de faire rire les rois quand le Remords ou l'Ennui les obsède, affublé d'un costume éclatant et ridicule, coiffé de cornes et de sonnettes, tout ramassé contre le piédestal, lève des yeux pleins de larmes vers l'immortelle Déesse. Et ses yeux disent : - « Je suis le dernier et le plus solitaire des humains, privé d'amour et d'amitié, et bien inférieur en cela au plus imparfait des animaux. Cependant je suis fait, moi aussi, pour comprendre et sentir l'immortelle Beauté ! Ah ! Déesse ! ayez pitié de ma tristesse et de mon délire ! » Mais l'implacable Vénus regarde au **** je ne sais quoi avec ses yeux de marbre.
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Le Fou et la Vénus
I love you and I know love is only an understatement of what I’m really feeling I wish you’d somehow understand where it falls to I love you and this is not the end of it, there’s more to this, like there’s more to you, it’s a never-ending event of you and me I love you like how you would always look at the city lights in your rooftop building and say this is my safe haven this is where i want to be I love you when it’s raining and you're beside me sleeping, and your hand would hold mine They would say it’s that simple. You feel butterflies when he’s near you, your heart would know if he’s the one you deserve, if he’s the one I love you if only it was just you and me and that simple but there’s me and this world and coincidence and alcohol and temporary love I love you even when she was with you and the pain of it stinged like a ************ but sometimes you just have to swallow it like a pill without water I love you because I wanna feel loved again and you’re the only one who can actually manipulate my feelings I love you when im drunk because that’s when my memories pass like a train on schedule leaving trail marks of shattered glasses i love you and i wish i’d know how i got from folding the pages of my favorite book to being held in your arms being the selfish little ***** that i am, disregarding everything and keeping you all to myself i love you because i was never selfish before you, i’d always think about others before myself and with you i never thought of what anyone would feel if they’d know what we did I love you when you look at me because you make me feel immortelle I love you and I was always that girl who never knew what she wanted or where anything was going I still am and I love you still
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Sep 14, 2015
Sep 14, 2015 at 1:47 PM UTC
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I love you and I know love is only an understatement of what I’m really feeling I wish you’d somehow understand where it falls to I love you and this is not the end of it, there’s more to this, like there’s more to you, it’s a never-ending event of you and me I love you like how you would always look at the city lights in your rooftop building and say this is my safe haven this is where i want to be I love you when it’s raining and you're beside me sleeping, and your hand would hold mine They would say it’s that simple. You feel butterflies when he’s near you, your heart would know if he’s the one you deserve, if he’s the one I love you if only it was just you and me and that simple but there’s me and this world and coincidence and alcohol and temporary love I love you even when she was with you and the pain of it stinged like a ************ but sometimes you just have to swallow it like a pill without water I love you because I wanna feel loved again and you’re the only one who can actually manipulate my feelings I love you when im drunk because that’s when my memories pass like a train on schedule leaving trail marks of shattered glasses i love you and i wish i’d know how i got from folding the pages of my favorite book to being held in your arms being the selfish little ***** that i am, disregarding everything and keeping you all to myself i love you because i was never selfish before you, i’d always think about others before myself and with you i never thought of what anyone would feel if they’d know what we did I love you when you look at me because you make me feel immortelle I love you and I was always that girl who never knew what she wanted or where anything was going I still am and I love you still
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Sonnet. Béatrix Donato fut le doux nom de celle Dont la forme terrestre eut ce divin contour. Dans sa blanche poitrine était un coeur fidèle, Et dans son corps sans tache un esprit sans détour. Le fils du Titien, pour la rendre immortelle, Fit ce portrait, témoin d'un mutuel amour ; Puis il cessa de peindre à compter de ce jour, Ne voulant de sa main illustrer d'autre qu'elle. Passant, qui que tu sois, si ton coeur sait aimer, Regarde ma maîtresse avant de me blâmer, Et dis si, par hasard, la tienne est aussi belle. Vois donc combien c'est peu que la gloire ici-bas, Puisque tout beau qu'il est, ce portrait ne vaut pas (Crois-m'en sur ma parole) un baiser du modèle.
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Béatrix Donato
Mon amie, ma muse Nue et sincère Tu cherches l'oiseau rare, L'âme effervescente aux yeux d'eau noire, Aux yeux sans visage De sel, de cendre, de vin Qui te ressemble Et qui profusément te rassemble Entre tumescences et détumescences. Tu l'appelles Décébale, géant guerrier de pierre, Tu le pries Gilgamesh, immortel héros mythique, Tu le couves des yeux Lucifer, Ange déchu, doux démon Entre tumescences et détumescences Tu les synthétises, tu les allaites Tu les baptises et débaptises Tu les tatoues En femelle animale virginale En chatonne de lynx captive Un jour Regina, le lendemain Jao, le surlendemain Zoé. Je l'appelle sublime élan vital, Entre zénith et nadir, incandescence. Il se manifeste entre boursouflures, Dilatations, bascules, Turgescences, érections, éruptions, bandaisons, Flux et reflux de sang et de sève, Marées basses, dégorgements, Enflures, dégonflements, coulées de lave. Alors dans cet entre-deux parfait où les eaux Animales, humaines et divines Se déversent en impossible amour Ton masque entre en transe Et tu nages jusqu'au delta lustral Des colombes aux abois. Tu es Dyonissia, tu es Aura, Gradiva, Annabel Lee, Princesse Brambilla, Tu es immortelle, tu es Tout-Monde Entre tumescences et détumescences Tu renais immortelle.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:17 PM UTC
Tumescences et détumescences
Il ne faudrait pourtant, me disais-je à moi-même, Qu'une permission de notre seigneur Dieu, Pour qu'il vînt à passer quelque femme en ce lieu. Les bosquets sont déserts ; la chaleur est extrême ; Les vents sont à l'amour l'horizon est en feu ; Toute femme, ce soir, doit désirer qu'on l'aime. S'il venait à passer, sous ces grands marronniers, Quelque alerte beauté de l'école flamande, Une ronde fillette, échappée à Téniers, Ou quelque ange pensif de candeur allemande : Une vierge en or fin d'un livre de légende, Dans un flot de velours traînant ses petits pieds ; Elle viendrait par là, de cette sombre allée, Marchant à pas de biche avec un air boudeur, Ecoutant murmurer le vent dans la feuillée, De paresse amoureuse et de langueur voilée, Dans ses doigts inquiets tourmentant une fleur, Le printemps sur la joue, et le ciel dans le coeur. Elle s'arrêterait là-bas, sous la tonnelle. Je ne lui dirais rien, j'irais tout simplement Me mettre à deux genoux par terre devant elle, Regarder dans ses yeux l'azur du firmament, Et pour toute faveur la prier seulement De se laisser aimer d'une amour immortelle.
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Une bonne fortune
À la très chère, à la très belle Qui remplit mon coeur de clarté, À l'ange, à l'idole immortelle, Salut en l'immortalité ! Elle se répand dans ma vie Comme un air imprégné de sel, Et dans mon âme inassouvie Verse le goût de l'éternel. Sachet toujours frais qui parfume L'atmosphère d'un cher réduit, Encensoir oublié qui fume En secret à travers la nuit, Comment, amour incorruptible, T'exprimer avec vérité ? Grain de musc qui gis, invisible, Au fond de mon éternité ! À la très bonne, à la très belle Qui fait ma joie et ma santé, À l'ange, à l'idole immortelle, Salut en l'immortalité !
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Hymne
In God is all. DEVISE DES SALTOUN. Ô toi qui si longtemps vis luire à mon côté Le jour égal et pur de la prospérité, Toi qui, lorsque mon âme allait de doute en doute, Et comme un voyageur te demandait sa route, Endormis sur ton sein mes rêves ténébreux, Et pour toute raison disais : Soyons heureux ! Hélas ! ô mon amie, hélas ! voici que l'ombre Envahit notre ciel, et que la vie est sombre ; Voici que le malheur s'épanche lentement Sur l'azur radieux de notre firmament ; Voici qu'à nos regards s'obscurcit et recule Notre horizon, perdu dans un noir crépuscule ; Or, dans ce ciel, où va la nuit se propageant, Comme un œil lumineux, vivant, intelligent, Vois-tu briller là-bas cette profonde étoile ? Des mille vérités que le bonheur nous voile, C'est une qui paraît ! c'est la première encor Qui nous ait éblouis de sa lumière d'or ! Notre ciel, que déjà le sombre deuil réclame, N'a plus assez d'éclat pour cacher cette flamme, Et du sud, du couchant, ou du septentrion, Chaque ombre qui survient donne à l'astre un rayon. Et plus viendra la nuit, et plus, à plis funèbres, S'épaissiront sur nous son deuil et ses ténèbres, Plus dans ce ciel sublime, à nos yeux enchantés, En foule apparaîtront de splendides clartés ! Plus nous verrons dans l'ombre, où leur loi les rassemble, Toutes les vérités étinceler ensemble, Et graviter autour d'un centre impérieux, Et rompre et renouer leur chœur mystérieux ! Cette fatale nuit, que le malheur amène, Fait voir plus clairement la destinée humaine, Et montre à ses deux bouts, écrits en traits de feu, Ces mots : Âme immortelle ! éternité de Dieu ! Car tant que luit le jour, de son soleil de flamme Il accable nos yeux, il aveugle notre âme, Et nous nous reposons dans un doute serein Sans savoir si le ciel est d'azur ou d'airain. Mais la nuit rend aux cieux leurs étoiles, leurs gloires, Candélabres que Dieu pend à leurs voûtes noires. L'œil dans leurs profondeurs découvre à chaque pas Mille mondes nouveaux qu'il ne soupçonnait pas, Soleils plus flamboyants, plus chevelus dans l'ombre, Qu'en l'abîme sans fin il voit luire sans nombre ! Août 1829.
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Ô toi qui si longtemps
In God is all. DEVISE DES SALTOUN. Ô toi qui si longtemps vis luire à mon côté Le jour égal et pur de la prospérité, Toi qui, lorsque mon âme allait de doute en doute, Et comme un voyageur te demandait sa route, Endormis sur ton sein mes rêves ténébreux, Et pour toute raison disais : Soyons heureux ! Hélas ! ô mon amie, hélas ! voici que l'ombre Envahit notre ciel, et que la vie est sombre ; Voici que le malheur s'épanche lentement Sur l'azur radieux de notre firmament ; Voici qu'à nos regards s'obscurcit et recule Notre horizon, perdu dans un noir crépuscule ; Or, dans ce ciel, où va la nuit se propageant, Comme un œil lumineux, vivant, intelligent, Vois-tu briller là-bas cette profonde étoile ? Des mille vérités que le bonheur nous voile, C'est une qui paraît ! c'est la première encor Qui nous ait éblouis de sa lumière d'or ! Notre ciel, que déjà le sombre deuil réclame, N'a plus assez d'éclat pour cacher cette flamme, Et du sud, du couchant, ou du septentrion, Chaque ombre qui survient donne à l'astre un rayon. Et plus viendra la nuit, et plus, à plis funèbres, S'épaissiront sur nous son deuil et ses ténèbres, Plus dans ce ciel sublime, à nos yeux enchantés, En foule apparaîtront de splendides clartés ! Plus nous verrons dans l'ombre, où leur loi les rassemble, Toutes les vérités étinceler ensemble, Et graviter autour d'un centre impérieux, Et rompre et renouer leur chœur mystérieux ! Cette fatale nuit, que le malheur amène, Fait voir plus clairement la destinée humaine, Et montre à ses deux bouts, écrits en traits de feu, Ces mots : Âme immortelle ! éternité de Dieu ! Car tant que luit le jour, de son soleil de flamme Il accable nos yeux, il aveugle notre âme, Et nous nous reposons dans un doute serein Sans savoir si le ciel est d'azur ou d'airain. Mais la nuit rend aux cieux leurs étoiles, leurs gloires, Candélabres que Dieu pend à leurs voûtes noires. L'œil dans leurs profondeurs découvre à chaque pas Mille mondes nouveaux qu'il ne soupçonnait pas, Soleils plus flamboyants, plus chevelus dans l'ombre, Qu'en l'abîme sans fin il voit luire sans nombre ! Août 1829.
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rappelle-toi Barbara ce nom qui résonne comme un chant lointain un homme français t’a vue sous la pluie battante et voilà qu’une rencontre fugace devient éternelle il ne t’a jamais parlé jamais touché mais dans ses vers tu es gravée une passante une silhouette éphémère transformée en immortelle lumière mais moi, je me demande en silence et souvent si mon existence s’efface ils m'ont parlé ils m'ont touchée ils m'ont même embrassée mais jamais ils ne m'ont écrite pas un vers pas une strophe pas une empreinte dans leurs mots je me retiens je me cache je me replie rappele-moi Barbara comment est-ce d'être aimée comme ça?
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Jan 8, 2025
Jan 8, 2025 at 1:42 AM UTC
barbara
Ah ! si j'avais des paroles, Des images, des symboles, Pour peindre ce que je sens ! Si ma langue, embarrassée Pour révéler ma pensée, Pouvait créer des accents ! Loi sainte et mystérieuse ! Une âme mélodieuse Anime tout l'univers ; Chaque être a son harmonie, Chaque étoile son génie, Chaque élément ses concerts. Ils n'ont qu'une voix, mais pure, Forte comme la nature, Sublime comme son Dieu ; Et, quoique toujours la même, Seigneur, cette voix suprême Se fait entendre en tout lieu. Quand les vents sifflent sur l'onde, Quand la mer gémit ou gronde, Quand la foudre retentit, Tout ignorants que nous sommes, Qui de nous, enfants des hommes, Demande ce qu'ils ont dit ? L'un a dit : « Magnificence ! » L'autre : « Immensité ! puissance ! » L'autre : « Terreur et courroux ! » L'un a fui devant sa face, L'autre a dit : « Son ombre passe : Cieux et terre, taisez-vous ! » Mais l'homme, ta créature, Lui qui comprend la nature, Pour parler n'a que des mots, Des mots sans vie et sans aile, De sa pensée immortelle Trop périssables échos ! Son âme est comme l'orage Qui gronde dans le nuage Et qui ne peut éclater, Comme la vague captive Qui bat et blanchit sa rive Et ne peut la surmonter. Elle s'use et se consume Comme un aiglon dont la plume N'aurait pas encor grandi, Dont l'œil aspire à sa sphère, Et qui rampe sur la terre Comme un reptile engourdi. Ah ! ce qu'aux anges j'envie N'est pas l'éternelle vie, Ni leur glorieux destin : C'est la lyre, c'est l'organe Par qui même un cœur profane Peut chanter l'hymne sans fin ! Quelque chose en moi soupire, Aussi doux que le zéphyr Que la nuit laisse exhaler, Aussi sublime que l'onde, Ou que la foudre qui gronde ; Et mon cœur ne peut parler ! Océan, qui sur tes rives Épands tes vagues plaintives, Rameaux murmurants des bois, Foudre dont la nue est pleine, Ruisseaux à la molle haleine, Ah ! si j'avais votre voix ! Si seulement, ô mon âme, Ce Dieu dont l'amour t'enflamme Comme le feu, l'aquilon, Au zèle ardent qui t'embrase Accordait, dans une extase, Un mot pour dire son nom ! Son nom, tel que la nature Sans parole le murmure, Tel que le savent les deux ; Ce nom que J'aurore voile, Et dont l'étoile à l'étoile Est l'écho mélodieux ; Les ouragans, le tonnerre, Les mers, les feux et la terre, Se tairaient pour l'écouter ; Les airs, ravis de l'entendre, S'arrêteraient pour l'apprendre, Les deux pour le répéter. Ce nom seul, redit sans cesse, Soulèverait ma tristesse Dans ce vallon de douleurs ; Et je dirais sans me plaindre : « Mon dernier jour peut s'éteindre, J'ai dit sa gloire, et je meurs ! »
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Désir
Ah ! si j'avais des paroles, Des images, des symboles, Pour peindre ce que je sens ! Si ma langue, embarrassée Pour révéler ma pensée, Pouvait créer des accents ! Loi sainte et mystérieuse ! Une âme mélodieuse Anime tout l'univers ; Chaque être a son harmonie, Chaque étoile son génie, Chaque élément ses concerts. Ils n'ont qu'une voix, mais pure, Forte comme la nature, Sublime comme son Dieu ; Et, quoique toujours la même, Seigneur, cette voix suprême Se fait entendre en tout lieu. Quand les vents sifflent sur l'onde, Quand la mer gémit ou gronde, Quand la foudre retentit, Tout ignorants que nous sommes, Qui de nous, enfants des hommes, Demande ce qu'ils ont dit ? L'un a dit : « Magnificence ! » L'autre : « Immensité ! puissance ! » L'autre : « Terreur et courroux ! » L'un a fui devant sa face, L'autre a dit : « Son ombre passe : Cieux et terre, taisez-vous ! » Mais l'homme, ta créature, Lui qui comprend la nature, Pour parler n'a que des mots, Des mots sans vie et sans aile, De sa pensée immortelle Trop périssables échos ! Son âme est comme l'orage Qui gronde dans le nuage Et qui ne peut éclater, Comme la vague captive Qui bat et blanchit sa rive Et ne peut la surmonter. Elle s'use et se consume Comme un aiglon dont la plume N'aurait pas encor grandi, Dont l'œil aspire à sa sphère, Et qui rampe sur la terre Comme un reptile engourdi. Ah ! ce qu'aux anges j'envie N'est pas l'éternelle vie, Ni leur glorieux destin : C'est la lyre, c'est l'organe Par qui même un cœur profane Peut chanter l'hymne sans fin ! Quelque chose en moi soupire, Aussi doux que le zéphyr Que la nuit laisse exhaler, Aussi sublime que l'onde, Ou que la foudre qui gronde ; Et mon cœur ne peut parler ! Océan, qui sur tes rives Épands tes vagues plaintives, Rameaux murmurants des bois, Foudre dont la nue est pleine, Ruisseaux à la molle haleine, Ah ! si j'avais votre voix ! Si seulement, ô mon âme, Ce Dieu dont l'amour t'enflamme Comme le feu, l'aquilon, Au zèle ardent qui t'embrase Accordait, dans une extase, Un mot pour dire son nom ! Son nom, tel que la nature Sans parole le murmure, Tel que le savent les deux ; Ce nom que J'aurore voile, Et dont l'étoile à l'étoile Est l'écho mélodieux ; Les ouragans, le tonnerre, Les mers, les feux et la terre, Se tairaient pour l'écouter ; Les airs, ravis de l'entendre, S'arrêteraient pour l'apprendre, Les deux pour le répéter. Ce nom seul, redit sans cesse, Soulèverait ma tristesse Dans ce vallon de douleurs ; Et je dirais sans me plaindre : « Mon dernier jour peut s'éteindre, J'ai dit sa gloire, et je meurs ! »
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