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"imaginaire" poems
Mon Père, ce grand Chêne, Je le croyais indéracinable, en ses terres, Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé. Il nous semblait si grand, il paraissait si fort, Si longtemps résistant aux grands vents de la vie, Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères, Il marchait, puis rêvait. Parfois, il m'amenait, dans son refuge, y faisait provision de «corned-beef» et de lait en boite "gloria", et aussi de «bastelles», et ces repas hâtifs me semblaient un festin. Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté. Disparues les contraintes. D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent, En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine. Il me mit dans les mains, sa fine carabine, dont j'aimais le canon à l’acier effilé ; mais avant que je presse, le geai était parti. Il ne me gronda pas. Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère, dans la chambre aux obus, des tués de quatorze, dont un panier d'osier exhalait tant les truites, Nous le savions dormir dans la chambre à côté, nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir. Je lisais de vieux livre. Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière, encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait. Mon père nous racontait qu'il y avait dormi avec quelques amis, à la flambée des feux. Et le bruit lancinant était une musique qui malgré le soleil nous tenait éveillé. Magie des eaux profondes. Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince» ressentant mon chagrin, il me facilita L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur, ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour. La tendresse d'un père. Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère, attention au torrent qui se faisait ruisseau, aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté, tant les fils ont besoin de croire invincible Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies. Besoin de protection. Un père est une force qui paraît infinie pour le jeune enfant qui en a tant besoin peut être imaginaire, qui soutient et le guide. Alors devenu homme, il découvre un soir que le chêne vacille, s'appuie sur une canne. Il est désormais seul. Paul d'Aubin – Toulouse, «Poésie élégiaque», En l'honneur de son père André Dominique, dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
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Oct 31, 2013
Oct 31, 2013 at 2:41 PM UTC
Mon Père, ce grand Chêne,
Mon Père, ce grand Chêne, Je le croyais indéracinable, en ses terres, Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé. Il nous semblait si grand, il paraissait si fort, Si longtemps résistant aux grands vents de la vie, Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères, Il marchait, puis rêvait. Parfois, il m'amenait, dans son refuge, y faisait provision de «corned-beef» et de lait en boite "gloria", et aussi de «bastelles», et ces repas hâtifs me semblaient un festin. Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté. Disparues les contraintes. D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent, En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine. Il me mit dans les mains, sa fine carabine, dont j'aimais le canon à l’acier effilé ; mais avant que je presse, le geai était parti. Il ne me gronda pas. Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère, dans la chambre aux obus, des tués de quatorze, dont un panier d'osier exhalait tant les truites, Nous le savions dormir dans la chambre à côté, nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir. Je lisais de vieux livre. Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière, encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait. Mon père nous racontait qu'il y avait dormi avec quelques amis, à la flambée des feux. Et le bruit lancinant était une musique qui malgré le soleil nous tenait éveillé. Magie des eaux profondes. Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince» ressentant mon chagrin, il me facilita L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur, ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour. La tendresse d'un père. Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère, attention au torrent qui se faisait ruisseau, aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté, tant les fils ont besoin de croire invincible Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies. Besoin de protection. Un père est une force qui paraît infinie pour le jeune enfant qui en a tant besoin peut être imaginaire, qui soutient et le guide. Alors devenu homme, il découvre un soir que le chêne vacille, s'appuie sur une canne. Il est désormais seul. Paul d'Aubin – Toulouse, «Poésie élégiaque», En l'honneur de son père André Dominique, dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
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Once upon a morning dreary, On a wibbly-wobbly urban prairie, I hit the road barely fearing - As the fool who has no fearing - And there came a car. In a sudden, asked is it the end, I'm not surprised, but how to pretend, While I am always steering - Just as badly as the driver's steering - My emotions behind a striped bar. Since the moment was so sneaky, And the car's break creaked up creepy, At least for the people seeing - Hearing, if people were ever existing - And not just imaginaire. In that second's timeless land, I had no social expression to send, Signing to them that I'm living - Lying to them I'm a human being - So, I just stood bare. And behind that timeless scene, Angry drivers and people were seen, With me standing there - A guilty criminal sharing his despair - A social monster without cover.
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Oct 5, 2019
Oct 5, 2019 at 1:51 AM UTC
Accidental me
L'étoile à la recherche. Si **** personne ne peut l'atteindre. Une fumée imaginaire brûle profond. Inatteignable; elle flotte.
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Jan 20, 2015
Jan 20, 2015 at 4:09 PM UTC
Solitude
Supposant dans un seul objet Tout ce que j'exigeais pour plaire, J'adorais un être parfait, Et le croyais imaginaire. L'Amour, quand il m'offrit tes traits, Voulut me prouver ma folie : Mon fantôme et ses vains attraits Seraient tout au plus ta copie. Daphné, j'ai bientôt reconnu Que l'impossible pouvait être : Reprends ici ce qui t'est dû ; Je te chantais sans te connaître. Écrit en 1789.
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À Daphné
Personne ne change, dit-il Une étoile solitaire scintilla Invisiblement troublée Les cheveux gris en population croissante Les ongles tenances sans cesse rongés Les poils importuns sur la peau tachée La mémoire déteinte par la tormente La confiance aux dénouements meilleurs, absente L'affection velourée de l'abandon, omni-présente Ils en rient, sans gêne Pardonne-les, ils ne sont plus eux-mêmes Car depuis hier, depuis une seconde, depuis l'année passée Ils ont tous changé Comme si leur passé n'avait jamais existé L'étoile solitaire n'existe probablement plus Engoufrée par les siècle-lumières du néant Invisiblement gigantesque et absolu Elle a scintillé par des propos que tu as fait mentir On change tous, dit-elle dans ton imaginaire Pour le meilleur ou pour le pire Peu importe les milles facettes de l'univers Où nos choix discutables nous font atterrir
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Dec 30, 2019
Dec 30, 2019 at 10:38 PM UTC
On change tous