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"huit" poems
Pour savoir le jour et l'heure Où tu es plus portée à l'amour J'ai entrepris la lecture des Secrets de l'Amour, du poète Koka Et je sais désormais que tu es femme-lotus Volupté Parfaite comme il n'en existe qu'une sur un million Tu me provoques, tu me charmes, tu me fascines Tu me subjugues, tu es ma Muse, ma courtisane de haut rang Tu possèdes les soixante-quatre arts libéraux Et les trente-deux modes musicaux de Radha, Amante de Krishna, Tu es multiple de huit, ma biche-jument-éléphante Tu es magique et ensorceleuse Tu t'appelles Padmini, Ganika Tu es espiègle , tu es folâtre, ma Nanyika Avec toi je peux m'unir sans péché Ma pudique impudique Car tu sais tout ce qu'on peut faire Quand les lumières sont éteintes Et les passions enflammées. Tu sais apprendre à parler aux perroquets et aux sansonnets Tu pratiques les combats de coqs, de cailles et de pigeons Tout comme les combats de la langue Tu sais faire un carrosse avec des fleurs. Je ne sais encore si je suis homme-bleu, Homme-lièvre ou homme-cerf Moi qui me croyais homme-raccoon, Homme-orphie et homme-mangouste J'ai baisé l'image de ton ombre portée Sur l'oreiller rose ce matin Un baiser de déclaration Un plaisir sans merci et sans trève Que ton ombre m'a rendu En me besognant De la langue, des mains et des pieds Et de toutes nos parties honteuses comme honnêtes Baiser pour baiser, Caresse pour caresse, Coup pour coup, Corps pour corps, Yoni pour lingam ! Que d'égratignures tu m'as infligées de tes ongles acérés La patte de paon et le saut du lièvre Me marquent à jamais Et je t'ai imprimé sur ta chair la feuille de lotus bleu. Et de morsures en morsures J'ai saisi avec mes lèvres tes deux lèvres Tandis que tu jouais à me saisir la lèvre inférieure. Si tu rêves comme moi d'impudiques amours Si tu rêves comme moi d'écrire un nouveau chapitre Aux huit cents vers du Ratira-Hasya, Les Secrets de l'Amour, du poète Koka, Retrouvons nous en congrès, veux-tu, Avant que l'été ne s'achève Au congrès de la femme-lynx-lotus et de l'homme-raccoon-mangouste Si tu rêves d'impudiques amours Si tu veux que je chante ta semence d'amour Ton kama solila, mélange de lys et de musc.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:58 AM UTC
Je rêve d'impudiques amours
Pour savoir le jour et l'heure Où tu es plus portée à l'amour J'ai entrepris la lecture des Secrets de l'Amour, du poète Koka Et je sais désormais que tu es femme-lotus Volupté Parfaite comme il n'en existe qu'une sur un million Tu me provoques, tu me charmes, tu me fascines Tu me subjugues, tu es ma Muse, ma courtisane de haut rang Tu possèdes les soixante-quatre arts libéraux Et les trente-deux modes musicaux de Radha, Amante de Krishna, Tu es multiple de huit, ma biche-jument-éléphante Tu es magique et ensorceleuse Tu t'appelles Padmini, Ganika Tu es espiègle , tu es folâtre, ma Nanyika Avec toi je peux m'unir sans péché Ma pudique impudique Car tu sais tout ce qu'on peut faire Quand les lumières sont éteintes Et les passions enflammées. Tu sais apprendre à parler aux perroquets et aux sansonnets Tu pratiques les combats de coqs, de cailles et de pigeons Tout comme les combats de la langue Tu sais faire un carrosse avec des fleurs. Je ne sais encore si je suis homme-bleu, Homme-lièvre ou homme-cerf Moi qui me croyais homme-raccoon, Homme-orphie et homme-mangouste J'ai baisé l'image de ton ombre portée Sur l'oreiller rose ce matin Un baiser de déclaration Un plaisir sans merci et sans trève Que ton ombre m'a rendu En me besognant De la langue, des mains et des pieds Et de toutes nos parties honteuses comme honnêtes Baiser pour baiser, Caresse pour caresse, Coup pour coup, Corps pour corps, Yoni pour lingam ! Que d'égratignures tu m'as infligées de tes ongles acérés La patte de paon et le saut du lièvre Me marquent à jamais Et je t'ai imprimé sur ta chair la feuille de lotus bleu. Et de morsures en morsures J'ai saisi avec mes lèvres tes deux lèvres Tandis que tu jouais à me saisir la lèvre inférieure. Si tu rêves comme moi d'impudiques amours Si tu rêves comme moi d'écrire un nouveau chapitre Aux huit cents vers du Ratira-Hasya, Les Secrets de l'Amour, du poète Koka, Retrouvons nous en congrès, veux-tu, Avant que l'été ne s'achève Au congrès de la femme-lynx-lotus et de l'homme-raccoon-mangouste Si tu rêves d'impudiques amours Si tu veux que je chante ta semence d'amour Ton kama solila, mélange de lys et de musc.
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Ils ont vu les Pays-Bas, ils rentrent à Terre Haute; Mais une nuit d’été, les voici à Ravenne, A l’aise entre deux draps, chez deux centaines de punaises; La sueur aestivale, et une forte odeur de chienne. Ils restent sur le dos écartant les genoux De quatre jambes molles tout gonflées de morsures. On relève le drap pour mieux égratigner. Moins d’une lieue d’ici est Saint Apollinaire En Classe, basilique connue des amateurs De chapitaux d’acanthe que tournoie le vent. Ils vont prendre le train de huit heures Prolonger leurs misères de Padoue à Milan Où se trouvent la Cène, et un restaurant pas cher. Lui pense aux pourboires, et rédige son bilan. Ils auront vu la Suisse et traversé la France. Et Saint Apollinaire, raide et ascétique, Vieille usine désaffectée de Dieu, tient encore Dans ses pierres écroulantes la forme précise de Byzance.
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Lune De Miel
En 1987 J’ai joué à touche-pipi dans la caravane de mes parents Il s’appelait Nicolas et sentait bon la fleur d’oranger C’était assez agréable Nous passions des vacances dans le Cantal Il n’a cessé de pleuvoir Le camping était en pente avec en diagonale un interminable vide Mes parents jouaient aux cartes avec les parents de Nicolas Je ne sais pas qui ce jour-là a baisé qui Ceci étant Nicolas m’avait demandé si je pouvais manger un bout de sa viande avariée Je devais avoir huit ans et des poussières d’étoiles dans les yeux Le soir à l’apéritif mon père a vomi dans la bouche de la mère de Nicolas La soirée se termina ainsi Et tout le monde à bout de ses envies alla se coucher dans sa caravane respective Pause Ce furent de belles vacances
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Nov 5, 2013
Nov 5, 2013 at 7:37 AM UTC
NE PAS DESCENDRE SUR LA VOIE DANGER DE MORT- Extrait
Seafood stew A basil, saffron brew Sea Robin, Congre, Scorpion Fish Pernod provides a hint of flavor licorice Vegetables and shellfish help complete the dish For authentic travel to Marseille Ambrosia's put in play Bouillabaisse
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Aug 14, 2014
Aug 14, 2014 at 11:16 AM UTC
Bouillabaisse --- (Trois par Huit)
Dans les rues de Port-Louis, il fait bon dix-huit heures. Ou chercher, dans cette ville bercée de sueur Le fantôme de cet acharnement de vie Qui noie les sens de lumière, de chaleur et d’envie? Dans les aboiements rauques de ces cabots rois du soir? Dans le son des volets qu’on baisse de façon vénielle? Dans les pas qui s’éclaboussent sur le trottoir Les maux de cette étrange promesse d’étincelle ? Dans les rues de Port-Louis, il fait bon nuit d’hiver Grise comme lasse de ces nuées de couleurs incendiaires Elle s’éteint le temps d’allumer les étoiles, Peintres bien plus dures que leur jumelles estivales. L’écru de leur toile est teinte de la froideur du blanc. Quels soupirs s’emmêlent aux clous qui habitent ses vents? Quel chant quand la pluie crucifie ainsi nos flancs? Est-ce celle de cette ville bohème, de beauté fille de sang?
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Jul 6, 2014
Jul 6, 2014 at 1:50 PM UTC
Port- Louis
to laugh at defeat you must sing it a beat and evertime its feels the heat is depleat, blow trumpet at it it will hear it and quit, the sound to it grit naturally it's hit. and when sometimes you think you've had enought of it play it a piano strict each note you unhit will glide it a stitch truncheon sit and glit. music does it fit calm as a mozart huit. a soprano seis never felt so bate.
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Nov 20, 2013
Nov 20, 2013 at 6:06 AM UTC
defeat
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé. LIBERTE ! Frêle comme doigts d’enfants, Plus précieuse qu’un diamant, Ton seul parfum nous enivre Et comme, un bon vin, nous grise. Tu es hymne à la vie Qui fait lever des envies. Tu suscite des passions, Libère des émotions. Tu fus conquise de haute lutte Par nos ancêtres en tumulte. Ils nous donnèrent pour mission D’en multiplier les brandons. A trop de Peuples, elle fait défaut. Elle ne supporte aucun bâillon Car si l’être vit bien de pain, Il veut aussi choisir son chemin. Si tous les pouvoirs la craignent, Ma, si belle, tu charmes et envoute, Mets les tyrans en déroute, Sœur de Marianne la belle. *** EGALITE ! Elle fut la devise d’Athènes, Et révérée par les Romains. Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple, Est fille de Révolution. Elle abolit les distinctions Séparant les êtres sans raison. Ouvre la voie à tous talents Sans s’encombrer de parchemins. C’est un alcool enivrant Que l’égalité des droits. C’est aussi une promesse De secourir celui qui choit. Si l’égalité fait tant peur, C’est que son regard de lynx Perce les supercheries Et voit les hommes tels qu’ils sont. FRATERNITE ! Elle coule, coule comme le miel, Nectar de la ruche humaine. Elle sait embellir nos vies, Et faire reculer la grisaille, Du calcul, froid et égoïste. Dans la devise Républicaine Elle tient la baguette de l’orchestre. Comme un peintre inspiré, elle met, Sur la toile, vive et vermillon. Elle nous incite à l’humanisme. Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit Mais sut renaître en 68. Elle est crainte par les puissants, Qui n’ont jamais connu qu’argent, C’est pourtant une essence rare. Dans les temps durs, elle se cache, Mais vient ouvrir la porte Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui À secourir un «sans papier» Sa sœur est générosité. Elle est la valeur suprême, Qui rend possible le «vivre ensemble» Et permet même au solitaire De faire battre un cœur solidaire. La fraternité reste la vraie conquête de l’humain. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
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May 6, 2014
May 6, 2014 at 8:07 AM UTC
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain
Liberté Egalité Fraternité, le vrai Triptyque Républicain En hommage à nos ancêtres qui surent être ambitieux et fonder un triptyque toujours primordial, jamais accompli ni vraiment réalisé. LIBERTE ! Frêle comme doigts d’enfants, Plus précieuse qu’un diamant, Ton seul parfum nous enivre Et comme, un bon vin, nous grise. Tu es hymne à la vie Qui fait lever des envies. Tu suscite des passions, Libère des émotions. Tu fus conquise de haute lutte Par nos ancêtres en tumulte. Ils nous donnèrent pour mission D’en multiplier les brandons. A trop de Peuples, elle fait défaut. Elle ne supporte aucun bâillon Car si l’être vit bien de pain, Il veut aussi choisir son chemin. Si tous les pouvoirs la craignent, Ma, si belle, tu charmes et envoute, Mets les tyrans en déroute, Sœur de Marianne la belle. *** EGALITE ! Elle fut la devise d’Athènes, Et révérée par les Romains. Elle naquit en 89, avec la liberté du Peuple, Est fille de Révolution. Elle abolit les distinctions Séparant les êtres sans raison. Ouvre la voie à tous talents Sans s’encombrer de parchemins. C’est un alcool enivrant Que l’égalité des droits. C’est aussi une promesse De secourir celui qui choit. Si l’égalité fait tant peur, C’est que son regard de lynx Perce les supercheries Et voit les hommes tels qu’ils sont. FRATERNITE ! Elle coule, coule comme le miel, Nectar de la ruche humaine. Elle sait embellir nos vies, Et faire reculer la grisaille, Du calcul, froid et égoïste. Dans la devise Républicaine Elle tient la baguette de l’orchestre. Comme un peintre inspiré, elle met, Sur la toile, vive et vermillon. Elle nous incite à l’humanisme. Elle est petite fille de 89, fille de quarante –huit Mais sut renaître en 68. Elle est crainte par les puissants, Qui n’ont jamais connu qu’argent, C’est pourtant une essence rare. Dans les temps durs, elle se cache, Mais vient ouvrir la porte Au Résistant pourchassé. Elle n’hésite pas aujourd’hui À secourir un «sans papier» Sa sœur est générosité. Elle est la valeur suprême, Qui rend possible le «vivre ensemble» Et permet même au solitaire De faire battre un cœur solidaire. La fraternité reste la vraie conquête de l’humain. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) à Toulouse; France.
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Les nèfles de Kabylie Il est des souvenirs d’enfance qui dominent longtemps l’esprit et ont des goûts de saveurs douces telles les madeleines de Proust. Pour moi qui suis né à Bougie Ce sont les nèfles de Kabylie. C’était en mai soit en juin que ces fruits blonds arrivaient sur la table de formica dans des couffins tressés de paille, comme le signe d’un printemps qui bientôt deviendrait fournaise mais vibrionnant de Soleil. Il fallait enlever la peau et en séparer les noyaux qui me faisaient penser à des billes Mais leur chair était succulente avec des zestes de vanille. et de bonbons acidulés. J’avais huit ans, c’était la guerre ! Mais quand les nèfles arrivaient, j’oubliais les soucis des «grands» pour goûter à la chair des nèfles, jouer aux billes avec leurs noyaux. C’est ainsi que parmi les drames, le regard de l’enfance est lointain. Car la mort leur reste chimère. bien moins réelle que les jeux et les fruits dorés, bref privilège de l’enfance. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) Toulouse- février 2014.
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Feb 22, 2014
Feb 22, 2014 at 4:59 PM UTC
Les nèfles de Kabylie ( The war and the boy )
un. He smells of Hydrangea picked straight from Heaven's garden. deux. His lips letting the most fervently beautiful sound leave his body to reach me. trois. His eyes, containing the same pigment of my favorite chocolate, wash over me in those places he knows I want him to be. quarte. He moves closer in the most angelic way, pushes my hair back, kisses me ever so gently. cinq. this is what love feels like I'm thinking as he puts his palms against my back and we fall into each other like the lines on the painting we saw somewhere in Pennington. six. Unfathomable. That love I feel when he looks at me, hungry yet delicate. This could never get tiring. sept. I'm pushed against this wall and lifted onto his hips. Clothing seems to melt off of our infinite bodies so that we may fit entirely. Flesh meshed together. I can't tell where mine stops and his begins. huit. This is a fairy tail that never ends as our breathing becomes a pattern into each others mouths. Me in. Him out. We're our own song. Every stroke a beat. Every moan a voice. Every scratch a strum. We're beautiful. neuf. To the bed we go - never missing a beat. We're in sync and I couldn't love him more. More. Every stroke more. I'm on a cloud, the rest of the world no longer audible. He's panting. Dix. I love you. Fin
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Nov 15, 2016
Nov 15, 2016 at 7:38 PM UTC
Crazy California Dreams
Sonnet. Depuis huit jours, j'avais déchiré mes bottines Aux cailloux des chemins. J'entrais à Charleroi. - Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines De beurre et du jambon qui fût à moitié froid. Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table Verte : je contemplai les sujets très naïfs De la tapisserie. - Et ce fut adorable, Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs, - Celle-là, ce n'est pas un baiser qui l'épeure ! - Rieuse, m'apporta des tartines de beurre, Du jambon tiède, dans un plat colorié, Du jambon rose et blanc parfumé d'une gousse D'ail, - et m'emplit la chope immense, avec sa mousse Que dorait un rayon de soleil arriéré.
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Au cabaret-vert
Il se dressait dans la verdure, Telle une hampe pour les cieux. C'était un séquoia géant Venu des prairies d’Amérique Et des forêts Algonquines. Il avait voyagé en cale, Soigné comme un voyageur, Argenté, durant toute la traversée. Il fut planté mais aussi fêté En l’an mille huit cent quatre-vingt Dans le parc du futur Casino, Puis soigné par des jardiniers Amoureux de leur métier. En ces années s’affermissait enfin La République, certes bien trop conservatrice, Elle l’est d’ailleurs bien restée. C’était quand même la République Même à Luchon qui étincelait encore Des feux et des ors de la fête impériale Qui lui avait amenés Tant de touristes au gousset rembourré Et quand s’affermissait cette République En cette «belle époque» des fortunés Et d'exploitation éhontée De tant d’autres laissés bien seuls Par la naissance et sans instruction. Mes aïeux Pyrénéens Le virent planter et même pousser Car en ces temps, encore, Les sages et les doux prenaient plaisir À observer et contempler Les belles Dames en leur vêture Et les arbres pousser peu à peu, Jusqu’un jour à feindre de dépasser La cime des ardoises Pyrénéennes. Ce fut un Séquoia somptueux Dès qu’il atteint ses vingt ans En cette année dix-neuf cent Alors que la compagnie du Midi Faisait construire, non **** de lui Le bel hôtel palace qui fut fini En 1916, j’en ais la gorge serrée Car la bas, tant de maçons Ne le virent jamais construit Et n’eurent pas le bonheur D’admirer le grand Séquoia pousser Car leur jeunesse fut  ravie Là-bas en Argonne ou à Verdun Où tant de jeunes hommes mourraient Dans les tranchées de leur  dernier souffle. Paul Arrighi
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Jun 2, 2016
Jun 2, 2016 at 1:16 PM UTC
Le Séquoia du parc du casino de Luchon
Il se dressait dans la verdure, Telle une hampe pour les cieux. C'était un séquoia géant Venu des prairies d’Amérique Et des forêts Algonquines. Il avait voyagé en cale, Soigné comme un voyageur, Argenté, durant toute la traversée. Il fut planté mais aussi fêté En l’an mille huit cent quatre-vingt Dans le parc du futur Casino, Puis soigné par des jardiniers Amoureux de leur métier. En ces années s’affermissait enfin La République, certes bien trop conservatrice, Elle l’est d’ailleurs bien restée. C’était quand même la République Même à Luchon qui étincelait encore Des feux et des ors de la fête impériale Qui lui avait amenés Tant de touristes au gousset rembourré Et quand s’affermissait cette République En cette «belle époque» des fortunés Et d'exploitation éhontée De tant d’autres laissés bien seuls Par la naissance et sans instruction. Mes aïeux Pyrénéens Le virent planter et même pousser Car en ces temps, encore, Les sages et les doux prenaient plaisir À observer et contempler Les belles Dames en leur vêture Et les arbres pousser peu à peu, Jusqu’un jour à feindre de dépasser La cime des ardoises Pyrénéennes. Ce fut un Séquoia somptueux Dès qu’il atteint ses vingt ans En cette année dix-neuf cent Alors que la compagnie du Midi Faisait construire, non **** de lui Le bel hôtel palace qui fut fini En 1916, j’en ais la gorge serrée Car la bas, tant de maçons Ne le virent jamais construit Et n’eurent pas le bonheur D’admirer le grand Séquoia pousser Car leur jeunesse fut  ravie Là-bas en Argonne ou à Verdun Où tant de jeunes hommes mourraient Dans les tranchées de leur  dernier souffle. Paul Arrighi
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∞ Octo Ocho Huit Eight 8 Dear grandmother spider Tenderly watching us flail In the veil of her weaving Subliminally easing with poisonous love Mercifully clothing, bundling, draping us in silks Providing an impetus: awaken, unwind your labyrinth of love 8 Eight Huit Ocho Octo ∞
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Nov 28, 2014
Nov 28, 2014 at 9:16 AM UTC
Spider's Web Nebula
Adieu, Suzon, ma rose blonde, Qui m'as aimé pendant huit jours ; Les plus courts plaisirs de ce monde Souvent font les meilleurs amours. Sais-je, au moment où je te quitte, Où m'entraîne mon astre errant ? Je m'en vais pourtant, ma petite, Bien **** bien vite, Toujours courant. Je pars, et sur ma lèvre ardente Brûle encor ton dernier baiser. Entre mes bras, chère imprudente, Ton beau front vient de reposer. Sens-tu mon coeur, comme il palpite ? Le tien, comme il battait gaiement ! Je m'en vais pourtant, ma petite, Bien **** bien vite, Toujours t'aimant. Paf ! c'est mon cheval qu'on apprête. Enfant, que ne puis-je en chemin Emporter ta mauvaise tête, Qui m'a tout embaumé la main ! Tu souris, petite hypocrite, Comme la nymphe, en t'enfuyant. Je m'en vais pourtant, ma petite, Bien **** bien vite, Tout en riant. Que de tristesse, et que de charmes, Tendre enfant, dans tes doux adieux ! Tout m'enivre, jusqu'à tes larmes, Lorsque ton coeur est dans tes yeux. A vivre ton regard m'invite ; Il me consolerait mourant. Je m'en vais pourtant, ma petite, Bien **** bien vite, Tout en pleurant. Que notre amour, si tu m'oublies, Suzon, dure encore un moment ; Comme un bouquet de fleurs pâlies, Cache-le dans ton sein charmant ! Adieu ; le bonheur reste au gîte, Le souvenir part avec moi : Je l'emporterai, ma petite, Bien **** bien vite, Toujours à toi.
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Adieux à Suzon
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes (Dédié à Abder, Jean-Pierre et Toinou) Le soleil était brûlant Et la chaleur comme du plomb Pas possible de rester à l'intérieur, Dans l'étuve, alors je sorti Me protéger sous un parasol, ou ce qui en tenait lieu Tenant le verre De «coca-glaçons» a la main. Les parasols tamisaient mal L'ardeur du soleil. Mais un Zéphyr nous donnait un souffle de fraîcheur, Si bienfaisante, Que je commençais A me sentir bien et être moins oppressé par le rythme fou la fureur et les violences du Monde et à me réconcilier avec cette myriade de visages Si variés de l'humanité parcourant, rapides et pressés allez savoir pourquo ?  En ce Dix-huit juillet,  la «rue des Filatiers». Les demoiselles, courts vêtues. Étaient ravissantes, en cet été, Ou ne manquaient que les faunes, décidés à les  séduire, Et parfois, un éclair de chair Entrevue, virevoltant, comme un poisson volant. Venait troubler mon calme En aiguiser des désirs enfouis. Je vis passer l'ami d'Abder Étrangement pressé; je le hélais Il me dit aller prendre son café Italien, Et être enfin en vacances, L'après-midi s'annonçait Délicieuse et je commençais A congédier tout stress Et toute entrave à la délicieuse Sensation de se sentir vivre, Je me pris a songer aux lézards Des rochers de notre Corse Et aux chants des oiseaux. Le temps, s'était comme arrêté et l’ une horloge s’était cassée Seul, s'imposait, à moi L'impératif et le goût de vivre Mais aussi de ressentir intensément, cette sensation aiguë et finalement trop rare, De se sentir vivre, partie prenante Du rythme de la rue et de des flâneurs. Je songeais à Jean-Sol Partre A ces philosophies de l'existence Qui sont, le Maître l’a dit: «un Humanisme» Et à ce quartier des Carmes, Enchanteur et fébrile, que j'ai toujours aimé pour sa variété de lumières d'accents et de saveurs. J'ai voulu durant de longs instants pouvoir figer ce moment Et à ce que les visages de la vie restent si charmeurs et variés J'avais face à moi ce bouquet de vie s'écoulant à ce coin de rues Devant le café «Le Matin» Faisant assurément partie. De mes bars préférés à Toulouse Car l'on y voit passer Tant d'inconnus et de figures amies. Paul Arrighi
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Jul 26, 2016
Jul 26, 2016 at 10:17 AM UTC
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes (Dédié à Abder, Jean-Pierre et Toinou) Le soleil était brûlant Et la chaleur comme du plomb Pas possible de rester à l'intérieur, Dans l'étuve, alors je sorti Me protéger sous un parasol, ou ce qui en tenait lieu Tenant le verre De «coca-glaçons» a la main. Les parasols tamisaient mal L'ardeur du soleil. Mais un Zéphyr nous donnait un souffle de fraîcheur, Si bienfaisante, Que je commençais A me sentir bien et être moins oppressé par le rythme fou la fureur et les violences du Monde et à me réconcilier avec cette myriade de visages Si variés de l'humanité parcourant, rapides et pressés allez savoir pourquo ?  En ce Dix-huit juillet,  la «rue des Filatiers». Les demoiselles, courts vêtues. Étaient ravissantes, en cet été, Ou ne manquaient que les faunes, décidés à les  séduire, Et parfois, un éclair de chair Entrevue, virevoltant, comme un poisson volant. Venait troubler mon calme En aiguiser des désirs enfouis. Je vis passer l'ami d'Abder Étrangement pressé; je le hélais Il me dit aller prendre son café Italien, Et être enfin en vacances, L'après-midi s'annonçait Délicieuse et je commençais A congédier tout stress Et toute entrave à la délicieuse Sensation de se sentir vivre, Je me pris a songer aux lézards Des rochers de notre Corse Et aux chants des oiseaux. Le temps, s'était comme arrêté et l’ une horloge s’était cassée Seul, s'imposait, à moi L'impératif et le goût de vivre Mais aussi de ressentir intensément, cette sensation aiguë et finalement trop rare, De se sentir vivre, partie prenante Du rythme de la rue et de des flâneurs. Je songeais à Jean-Sol Partre A ces philosophies de l'existence Qui sont, le Maître l’a dit: «un Humanisme» Et à ce quartier des Carmes, Enchanteur et fébrile, que j'ai toujours aimé pour sa variété de lumières d'accents et de saveurs. J'ai voulu durant de longs instants pouvoir figer ce moment Et à ce que les visages de la vie restent si charmeurs et variés J'avais face à moi ce bouquet de vie s'écoulant à ce coin de rues Devant le café «Le Matin» Faisant assurément partie. De mes bars préférés à Toulouse Car l'on y voit passer Tant d'inconnus et de figures amies. Paul Arrighi
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"Nilus nil " a écrit Hérodote Sans le Nil l'Egypte n 'est rien. Mais même si je ne suis pas pharaon Porté par un éléphant de guerre Escorté de chattes et d'ichneumons Feulant tels des sphinx dans la fange Je bois aux eaux noires d'Isis Je bois aux sept bras de son delta Je bois son ***** chaude Je bois son or baptismal Je me tatoue de ses crues tumultueuses Je suis ivre de ses dix-huit coudées et dix-huit doigts Je ne suis rien sans ses eaux noires, ses méandres Qui grossissent au solstice d'été Et alors pendant cent jours Je m'abreuve de ses eaux tortueuses Et je m'épanche de toutes ses embouchures Je bois aux sept pis du ventre de la vache Longs de plusieurs milliers d'orgyes égyptiennes. Je tète jusqu'à plus soif Je tète sa bouche pélusienne Je tète sa bouche tanitique Je tète sa bouche mandésienne Je tète sa bouche phanitique Je tète sa bouche sébennytique Je tète sa bouche bolbitine Je tète sa bouche canopique Je suis Thoutmôsis réincarné Et je sculpte mes savons d'humus. Onctueux comme crème Sensuels comme parfum Je taille dans la boue le buste de Néfertiti Je sculpte la fille de Typhaïa la Jouisseuse La chienne en rut du harem Je sculpte la catin du Nil La fille lascive du Aulète, La fille nue des Lagides Je sculpte Isis et ses ailes déployées, Je sculpte Aphrodite Anadycmène Je sculpte Cléopatre la Septième Je sculpte, je taille, je moule, je peins Et ce faisant je frotte le dos de Palmolive De ma muse qui m'abreuve En fredonnant un cantique antique De l'eau de son bain de mousse nilotique.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:48 AM UTC
Je ne suis rien sans ses eaux noires
"Nilus nil " a écrit Hérodote Sans le Nil l'Egypte n 'est rien. Mais même si je ne suis pas pharaon Porté par un éléphant de guerre Escorté de chattes et d'ichneumons Feulant tels des sphinx dans la fange Je bois aux eaux noires d'Isis Je bois aux sept bras de son delta Je bois son ***** chaude Je bois son or baptismal Je me tatoue de ses crues tumultueuses Je suis ivre de ses dix-huit coudées et dix-huit doigts Je ne suis rien sans ses eaux noires, ses méandres Qui grossissent au solstice d'été Et alors pendant cent jours Je m'abreuve de ses eaux tortueuses Et je m'épanche de toutes ses embouchures Je bois aux sept pis du ventre de la vache Longs de plusieurs milliers d'orgyes égyptiennes. Je tète jusqu'à plus soif Je tète sa bouche pélusienne Je tète sa bouche tanitique Je tète sa bouche mandésienne Je tète sa bouche phanitique Je tète sa bouche sébennytique Je tète sa bouche bolbitine Je tète sa bouche canopique Je suis Thoutmôsis réincarné Et je sculpte mes savons d'humus. Onctueux comme crème Sensuels comme parfum Je taille dans la boue le buste de Néfertiti Je sculpte la fille de Typhaïa la Jouisseuse La chienne en rut du harem Je sculpte la catin du Nil La fille lascive du Aulète, La fille nue des Lagides Je sculpte Isis et ses ailes déployées, Je sculpte Aphrodite Anadycmène Je sculpte Cléopatre la Septième Je sculpte, je taille, je moule, je peins Et ce faisant je frotte le dos de Palmolive De ma muse qui m'abreuve En fredonnant un cantique antique De l'eau de son bain de mousse nilotique.
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Muse aux pieds nus, Pour l 'amour de l 'art Tu acceptes que j'ajuste Ta pointure. Tu chausses du trente-sept et non pas du trente-huit Et je m'exécute Que ma volonté soit faite Ce que Muse veut Dieu le veut Tu t'étends sur le lit de Procuste A même la terre à même le ciel Et tu sens mon parfum brigand Qui te martèle et qui t'allonge Puis qui te rogne Et qui t'attache aux barreaux Capiteux de mon poème. "Et si tu mettais trente-sept et demi Il suffirait d'une demi-semelle ! " As-tu suggéré L'air de rien. J'y ai pensé ! Qu'importe en effet trente-sept ou trente-huit ! Mais en poésie tout est aussi mathématique Sinus cosinus tangente et logarithme cube racine carrée carré Or trente-sept, même s'il est nombre premier cubain et non brésilien n'est multiple de rien et surtout pas de huit. Et trente-huit, s 'il n 'est ni premier ni parfait , Est de la race des nombres composés brésiliens puisque trente-huit vaut vingt-deux en base 18 .
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:40 PM UTC
Ce que Muse veut
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne. Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses Qui ont pour nom par ordre alphabétique Calliope, Clio, Erato, Euterpe Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie Nulle trace d'Aura. Es-tu vraiment celle que tu prétends être ? Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ? Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ? Si je te pose la question C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura et j'ai égaré mon mot de passe. Tu sais, ce mot de passe sécurisé Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement A l'abri des regards indiscrets. Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères. mais il y en avait plus que huit Il était fort et aléatoire Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres Impossible à craquer C'était mieux que Fort Knox Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure Et les lettres, arbmu et umz Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite. J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace, Je t'ai googlisé. En vain. Es tu vraiment ma Muse ou Furie ? Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies Tisiphone, Mégère et Alecton. Et j'en reviens à la seule et unique question : Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ? J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien. Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome Que tu gardais bien au chaud dans son berceau Au fond de la planète Utérus. Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais De câlins sucrés. Et je gazouillais En regardant tes yeux, Aura, A l'époque rouges jaunes orange bleus Puis un jour tes yeux sont passé au vert Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole. Tu m'as mis hors du miroir Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau. Et depuis j'erre comme un bateau ivre Mais revenons à nos orphies : Le mot de passe !!! Pour simplifier je te propose Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place Juste une phrase comme : Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:41 AM UTC
Mot de passe
Ma muse, j'ai un tout petit dilemne. Il est écrit qu'il y a en tout et pour tout neuf muses Qui ont pour nom par ordre alphabétique Calliope, Clio, Erato, Euterpe Melpomène, Polymnie, Terspichore, Thalia et Uranie Nulle trace d'Aura. Es-tu vraiment celle que tu prétends être ? Aimes-tu vraiment le chant de deux voix qui s'alternent ? Et dans le cas où tu serais bien l'une des neuf Pourquoi m'as-tu dit que tu étais le huit ? Si je te pose la question C'est que j'avais accès à ton site sur muses.com/aura et j'ai égaré mon mot de passe. Tu sais, ce mot de passe sécurisé Qui nous permettait de nous exhiber tranquillement A l'abri des regards indiscrets. Je ne me souviens pas s'il y avait douze, quatorze ou vingt caractères. mais il y en avait plus que huit Il était fort et aléatoire Entre majuscules, minuscules, symboles et chiffres Impossible à craquer C'était mieux que Fort Knox Dedans tu avais mis ton âge, ton poids, ta taille, ta pointure Et les lettres, arbmu et umz Et un symbole étrange un t avec une virgule souscrite. J'ai appelé à gauche et à droite les Muses pour retrouver ta trace, Je t'ai googlisé. En vain. Es tu vraiment ma Muse ou Furie ? Par acquit de conscience j 'ai vérifié les noms des Furies Tisiphone, Mégère et Alecton. Et j'en reviens à la seule et unique question : Qui es-tu ? Mon ombre, certes, mais encore ? J'ai rêvé que tu étais astronaute et moi Martien. Tu m'avais réduit de la taille d'un minuscule atome Que tu gardais bien au chaud dans son berceau Au fond de la planète Utérus. Et tu m'allaitais d'eau de vie de mirabelle et me berçais De câlins sucrés. Et je gazouillais En regardant tes yeux, Aura, A l'époque rouges jaunes orange bleus Puis un jour tes yeux sont passé au vert Et tu m'as sevré sans un mot, sans une parole. Tu m'as mis hors du miroir Et tu m'as dit d'aller caresser l'oiseau. Et depuis j'erre comme un bateau ivre Mais revenons à nos orphies : Le mot de passe !!! Pour simplifier je te propose Qu'on efface tout ça et qu'on mette à la place Juste une phrase comme : Amant alterna camenae (Virg. egl III,59)
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Il y a bien huit milliards d'années lumière Huit cents millions de lustres Huit cents mille siècles Huit cents quatre-vingt-huit ans Huit mois Huit jours Huit heures Huit minutes Et huit secondes Nous étions le même corps La même lune mathusalémique En orbite autour de Saturne Puis le grand horloger des Dioscures Dans son grand égarement Nous a déclarés péchés capitaux, Luxure et gourmandise, Et nous a séparés. Tu te souviens ? Désormais tu es Epiméthée, Titan qui réfléchit après coup Et moi Janus, bifrons ou quadrifrons, dieu des portes et des entrées Aux visages qui se dévisagent Et nous continuons sur la même orbite En fer à cheval Toi intérieure, moi extérieure Et inversement Tous les quatre ans Jusqu'à la fin des temps. Si l'on en croit Newton "Deux corps s'attirent en raison directe de leur masse Et en raison inverse du carré de leur distance " Je suis comme toi couvert de cratères Castor, Idas, Lynceus et Phoibe Et chaque seconde me rapproche De tes merveilleuses boursouflures Pollux et Hilairea. Ad libitum nous échangeons nos orbites jumelles Et poursuivons notre ballet gravitationnel Entre cosinus et sinus, Constante et tangente, Exponentielle et dérive, En attendant la mutuelle collision, La chevauchée céleste de nos hypoténuses Sans jamais perdre de vue la donnée mathématique : La primitive de x au carré Vaut un tiers de x au cube A une constante près.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:52 AM UTC
Ballet gravitationnel
under the heat the beat your love can hold a seat no matter what defeat the rhythm in which you seek a feeling to a peek is a concerto without the huit crucendo turned a leaf.
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Nov 29, 2013
Nov 29, 2013 at 3:37 AM UTC
crucendo
Je te note, Maitreyi, Comme je te l'ai promis Non pas que je te compare à d'autres Ni que j'évalue ta sismicité Sur une échelle quelconque de Richter Ou une valence particulière À laquelle tu serais prédisposée . Je te note, ma poétesse, ma philosophe, Ma peintre, mon actrice, ma nourrice, Non pas pour te donner une côte Un numéro dans une course handicap À la jouissance absolue À la jouissance infinie À la jouissance inaccessible. Dans ma note il n'y a ni favori Ni outsider ni tocard Il n'y a pas de trente-huit contre un Et je ne joue pas le champ sur ton nom Et peu m'importent ton entraîneur, ton soigneur, ton jockey, ton lad Peu m'importe le guru qui te drive Je ne te note ni de zéro à vingt Je ne te note ni de a à z Et même si je sais fort bien Que toute note dénote un à priori Un parti pris J'essaie d'être le moins partial possible J'essaie d'être juste. Et même quand on chante faux On ne mérite jamais de zéro pointé Car on a essayé, on a osé On a performé. On a perforé l'air de sa voix. On a existé. Je te note donc, ma pantheiste, Tout en relativisant la portée de mon geste Je te note les lèvres mineures et majeures, Les jambes, les chevilles au ralenti Comme par effraction symbolique Je t'effleure de ma clé d'ut Et je te parsème de dièses et de bémols Subjectivement Inconsciemment Je soupèse tes noires et tes blanches Je te caresse indistinctement tes do Tes la, tes mi, tes sol, tes fa, tes ré Qui bouillonnant de concert Dans un indécryptable maelström Et je décrète de ma toute-puissance Arbitrale et analytique Que tu es muse atypique De chocolat et de vanille En sempiternelle excursion dans le plaisir Et donc par définition histrionique Éternellement insatisfaite Et la note coquette que je te donne en dot C'est le silence de la divine comédie Que j'ai plaisir à déchiffrer Dans la distance pudique de l'absence incurable Des Ganges couleur avocat qui couinent muets Entre trente-deuxième de soupir Et bâton de pause.
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Nov 30, 2019
Nov 30, 2019 at 3:06 AM UTC
Je te note
Je te note, Maitreyi, Comme je te l'ai promis Non pas que je te compare à d'autres Ni que j'évalue ta sismicité Sur une échelle quelconque de Richter Ou une valence particulière À laquelle tu serais prédisposée . Je te note, ma poétesse, ma philosophe, Ma peintre, mon actrice, ma nourrice, Non pas pour te donner une côte Un numéro dans une course handicap À la jouissance absolue À la jouissance infinie À la jouissance inaccessible. Dans ma note il n'y a ni favori Ni outsider ni tocard Il n'y a pas de trente-huit contre un Et je ne joue pas le champ sur ton nom Et peu m'importent ton entraîneur, ton soigneur, ton jockey, ton lad Peu m'importe le guru qui te drive Je ne te note ni de zéro à vingt Je ne te note ni de a à z Et même si je sais fort bien Que toute note dénote un à priori Un parti pris J'essaie d'être le moins partial possible J'essaie d'être juste. Et même quand on chante faux On ne mérite jamais de zéro pointé Car on a essayé, on a osé On a performé. On a perforé l'air de sa voix. On a existé. Je te note donc, ma pantheiste, Tout en relativisant la portée de mon geste Je te note les lèvres mineures et majeures, Les jambes, les chevilles au ralenti Comme par effraction symbolique Je t'effleure de ma clé d'ut Et je te parsème de dièses et de bémols Subjectivement Inconsciemment Je soupèse tes noires et tes blanches Je te caresse indistinctement tes do Tes la, tes mi, tes sol, tes fa, tes ré Qui bouillonnant de concert Dans un indécryptable maelström Et je décrète de ma toute-puissance Arbitrale et analytique Que tu es muse atypique De chocolat et de vanille En sempiternelle excursion dans le plaisir Et donc par définition histrionique Éternellement insatisfaite Et la note coquette que je te donne en dot C'est le silence de la divine comédie Que j'ai plaisir à déchiffrer Dans la distance pudique de l'absence incurable Des Ganges couleur avocat qui couinent muets Entre trente-deuxième de soupir Et bâton de pause.
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Je veux me corriger, je veux changer de vie, Me disait un ami : dans des liens honteux Mon âme s'est trop avilie ; J'ai cherché le plaisir, guidé par la folie, Et mon cœur n'a trouvé que le remords affreux. C'en est fait, je renonce à l'indigne maîtresse Que j'adorai toujours sans jamais l'estimer ; Tu connais pour le jeu ma coupable faiblesse, Eh bien ! Je vais la réprimer ; Je vais me retirer du monde, Et, calme désormais, libre de tous soucis, Dans une retraite profonde, Vivre pour la sagesse et pour mes seuls amis. Que de fois vous l'avez promis ! Toujours en vain, lui répondis-je. Çà, quand commencez-vous ? - Dans huit jours, sûrement. - Pourquoi pas aujourd'hui ? Ce long ****** m'afflige. - Oh ! Je ne puis dans un moment Briser une si forte chaîne ; Il me faut un prétexte : il viendra, j'en réponds. Causant ainsi, nous arrivons Jusques sur les bords de la Seine, Et j'aperçois un paysan Assis sur une large pierre Regardant l'eau couler d'un air impatient. - L'ami, que fais-tu là ? - Monsieur, pour une affaire Au village prochain je suis contraint d'aller ; Je ne vois point de pont pour passer la rivière, Et j'attends que cette eau cesse enfin de couler. Mon ami, vous voilà, cet homme est votre image ; Vous perdez en projets les plus beaux de vos jours : Si vous voulez passer, jetez-vous à la nage ; Car cette eau coulera toujours.
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Le paysan et la rivière
Ma muse est une méduse virtuelle Croisée de fourmi, termite et abeille Et à chaque rencontre elle dépose En frétillant pendant quatre jours et quart Dans une danse en huit Ses phéromones virtuelles Et je ségrège pour elle dans ma fourmilière Bordélique Architecture de termitière, de volière, de ruche et d'aquarium géant Ses oeufs et ses larves Ses gémissements Ses eaux Sa cyprine. Ma muse est une méduse virtuelle Elle me touche, elle m'électrise Et électrocuté je deviens ivre et je vogue A cheval entre la vergue et le raban Ma muse est un bateau à voile à huit mâts Et quand le vent invisible de phéromones me prend à tribord Je chavire à bâbord Je confonds mât de misaine avec mât d'artimon Grand-voile avec mât de hune, Mât de perroquet avec mât de cacatois Et ma seule boussole C'est le parfum entêtant du roulis de sa chair Qui tangue tremblante et brinquebalante Au dessus des abysses.. Et je hisse et haut les mots Et je largue les amarres tout en jetant l'ancre Pour appâter les dauphins rieurs et joueurs De vers sans queue ni tête Mais pleins d'arêtes bleues et vertes Comme celles des orphies.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:48 AM UTC
Les phéromones virtuelles de ma Muse
J 'atterris sur la planète Vulvae En haut du Mont de Vénus Vulvae c'est le coeur battant de ma Muse. Ma muse est un dragon à quatre-vingt-huit têtes Et chacune de ses têtes me sourit Et m'offre là un thé vert, là une camomille Là un morceau de pain, là un verre d'eau de vie de mirabelle, Là un ballon de vin clairet Et comme je ne veux peiner aucune de ses têtes Qui tournoient autour de moi Je les cajole toutes en faisant une fumaison de musc Ainsi comme les abeilles les têtes se calment sevrées . Des quatre-vingt-huit têtes de ma muse Qui défilent sur le podium En me faisant les yeux doux de Chimène Celle que je préfère c'est la numéro trois Bien sûr je ne le lui ai jamais dit Je ne veux fâcher personne et surtout les numéros dix-neuf et quatorze, Ces succédanés de ma Muse, Dont j'apprécie les atours virevoltants de jaune et orange. Mais Coconchine c'est ma tête préférée Mon mannequin à moi Ne me demandez pas pourquoi Sa ***** minora Sa ***** majora Sa flore vaginale Son petit air coquin et absent en même temps Tout concourt à ce que ce soit ma prima donna. C'est peut-être sa couleur qui me chavire Ce bleu océan ou outre-mer Je sens que la cyprine qui en coulera Déteindra sur mes lèvres Soudain bleues à l 'unisson de ses envies. C'est une énigme Et son énigme me fascine. C'est un condensé de Vulvae La vulve de ma Muse. C'est la Vulve rêvée, fantasmée Intemporelle comme une pierre gravée Une vulve versatile, gredine. Faussement pudique Elle bat des cils Et volette comme une nymphe De morpho bleu et léger Au-dessus des orphies qui volettent elles aussi. Elle m'invite, Elle m'a choisi, Je suis l'Elu, Son cheval barbu Elle me désire, Elle me charrie Dans les tourbillons de la cyprine Qui m'entrouvre la porte de son vestibule et en pénétrant dans ce labyrinthe Je grave de mon silex Les flammes bleues du feu qui me dévore.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:28 AM UTC
Vulvae
J 'atterris sur la planète Vulvae En haut du Mont de Vénus Vulvae c'est le coeur battant de ma Muse. Ma muse est un dragon à quatre-vingt-huit têtes Et chacune de ses têtes me sourit Et m'offre là un thé vert, là une camomille Là un morceau de pain, là un verre d'eau de vie de mirabelle, Là un ballon de vin clairet Et comme je ne veux peiner aucune de ses têtes Qui tournoient autour de moi Je les cajole toutes en faisant une fumaison de musc Ainsi comme les abeilles les têtes se calment sevrées . Des quatre-vingt-huit têtes de ma muse Qui défilent sur le podium En me faisant les yeux doux de Chimène Celle que je préfère c'est la numéro trois Bien sûr je ne le lui ai jamais dit Je ne veux fâcher personne et surtout les numéros dix-neuf et quatorze, Ces succédanés de ma Muse, Dont j'apprécie les atours virevoltants de jaune et orange. Mais Coconchine c'est ma tête préférée Mon mannequin à moi Ne me demandez pas pourquoi Sa ***** minora Sa ***** majora Sa flore vaginale Son petit air coquin et absent en même temps Tout concourt à ce que ce soit ma prima donna. C'est peut-être sa couleur qui me chavire Ce bleu océan ou outre-mer Je sens que la cyprine qui en coulera Déteindra sur mes lèvres Soudain bleues à l 'unisson de ses envies. C'est une énigme Et son énigme me fascine. C'est un condensé de Vulvae La vulve de ma Muse. C'est la Vulve rêvée, fantasmée Intemporelle comme une pierre gravée Une vulve versatile, gredine. Faussement pudique Elle bat des cils Et volette comme une nymphe De morpho bleu et léger Au-dessus des orphies qui volettent elles aussi. Elle m'invite, Elle m'a choisi, Je suis l'Elu, Son cheval barbu Elle me désire, Elle me charrie Dans les tourbillons de la cyprine Qui m'entrouvre la porte de son vestibule et en pénétrant dans ce labyrinthe Je grave de mon silex Les flammes bleues du feu qui me dévore.
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