"haut" poems
Pour savoir le jour et l'heure
Où tu es plus portée à l'amour
J'ai entrepris la lecture des Secrets de l'Amour, du poète Koka
Et je sais désormais que tu es femme-lotus
Volupté Parfaite comme il n'en existe qu'une sur un million
Tu me provoques, tu me charmes, tu me fascines
Tu me subjugues, tu es ma Muse, ma courtisane de haut rang
Tu possèdes les soixante-quatre arts libéraux
Et les trente-deux modes musicaux de Radha,
Amante de Krishna,
Tu es multiple de huit, ma biche-jument-éléphante
Tu es magique et ensorceleuse
Tu t'appelles Padmini, Ganika
Tu es espiègle , tu es folâtre, ma Nanyika
Avec toi je peux m'unir sans péché
Ma pudique impudique
Car tu sais tout ce qu'on peut faire
Quand les lumières sont éteintes
Et les passions enflammées.
Tu sais apprendre à parler aux perroquets et aux sansonnets
Tu pratiques les combats de coqs, de cailles et de pigeons
Tout comme les combats de la langue
Tu sais faire un carrosse avec des fleurs.
Je ne sais encore si je suis homme-bleu, Homme-lièvre ou homme-cerf
Moi qui me croyais homme-raccoon,
Homme-orphie et homme-mangouste
J'ai baisé l'image de ton ombre portée
Sur l'oreiller rose ce matin
Un baiser de déclaration
Un plaisir sans merci et sans trève
Que ton ombre m'a rendu
En me besognant
De la langue, des mains et des pieds
Et de toutes nos parties honteuses comme honnêtes
Baiser pour baiser,
Caresse pour caresse,
Coup pour coup,
Corps pour corps,
Yoni pour lingam !
Que d'égratignures tu m'as infligées de tes ongles acérés
La patte de paon et le saut du lièvre
Me marquent à jamais
Et je t'ai imprimé sur ta chair la feuille de lotus bleu.
Et de morsures en morsures
J'ai saisi avec mes lèvres tes deux lèvres
Tandis que tu jouais à me saisir la lèvre inférieure.
Si tu rêves comme moi d'impudiques amours
Si tu rêves comme moi d'écrire un nouveau chapitre
Aux huit cents vers du Ratira-Hasya,
Les Secrets de l'Amour, du poète Koka,
Retrouvons nous en congrès, veux-tu,
Avant que l'été ne s'achève
Au congrès de la femme-lynx-lotus et de l'homme-raccoon-mangouste
Si tu rêves d'impudiques amours
Si tu veux que je chante ta semence d'amour
Ton kama solila, mélange de lys et de musc.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:58 AM UTC
i.
The atlantian theorists, of the Masonic order,
Wanted a new world, ****** indigenous quarter's;
They came by their ship's, to conceal native truth's,
Only coming for a plunder, to giveth satanic rule.
ii.
The warrior-painted faces, naturally painted by ash and red,
Sawest their shores, being broken by it's door's; mad-men in
Shiny silver, hand's open, yet were fed. Sachem prophet's
Bellowed the harbinger's long afore, now all hast come, these
aborigines weren't dumb; they prophesied this long before.
iii.
The wigwams, longhouses, teepees and lodges, were uprooted from their sacred ground's, the creator's meek were ravaged; as giant bones were taken while found. As hidden beneath the surface, the haut monde made none sound; playing dumbed with Gun's, they ran their fun, fabricating lies, under the America's sun. As tis they gave the world alibi's to be one, O' what hath they done; O' what hath they done.
iv.
First the viking, with dragon ship thunder
came to conquer,pillage and plunder
taking lives without a thought
unwary of the cruelty they wrought.
v.
Then pilgrim's progress seeking new land
would have starved if not for the "savage" man
onward, westward, did they go
killing for profit, pleasure little did they know.
vi.
Grandfather, earth mother and spirit of wild
they watched as the white eye usurped the child
and still, no lesson has been learned
the people grew fat, their culture spurned.
vii.
Most of the tribes are gone away
and America has come to stay
but in my native heart i yearn
to see the Indian nation return.
©Brandon Nagley \Wolfspirit duo poem
©Lonesome poet's poetry
©Indigenous harbinger's revealed
Apr 30, 2016
Apr 30, 2016 at 8:38 PM UTC
Je m'étais endormi la nuit près de la grève.
Un vent frais m'éveilla, je sortis de mon rêve,
J'ouvris les yeux, je vis l'étoile du matin.
Elle resplendissait au fond du ciel lointain
Dans sa blancheur molle, infinie et charmante.
Aquilon s'enfuyait emportant la tourmente.
L'astre éclatant changeait la nuée en duvet.
C'était une clarté qui pensait, qui vivait
Elle apaisait l'écueil où la vague déferle
On croyait voir une âme à travers une perle.
Il faisait nuit encor, l'ombre régnait en vain,
Le ciel s'illuminait d'un sourire divin.
La lueur argentait le haut du mât qui penche ;
Le navire était noir, mais la voile était blanche
Des goélands debout sur un escarpement,
Attentifs, contemplaient l'étoile gravement
Comme un oiseau céleste et fait d'une étincelle
L'océan, qui ressemble au peuple, allait vers elle,
Et rugissant tout bas, la regardait briller,
Et semblait avoir peur de la faire envoler.
Un ineffable amour emplissait l'étendue.
L'herbe verte à mes pieds frissonnait éperdue,
Les oiseaux se parlaient dans les nids ; une fleur
Qui s'éveillait me dit -. c'est l'étoile ma soeur.
Et pendant qu'à longs plis l'ombre levait son voile,
J'entendis une voix qui venait de l'étoile
Et qui disait : - Je suis l'astre qui vient d'abord.
Je suis celle qu'on croit dans la tombe et qui sort.
J'ai lui sur le Sina, j'ai lui sur le Taygète ;
Je suis le caillou d'or et de feu que Dieu jette,
Comme avec une fronde, au front noir de la nuit.
Je suis ce qui renaît quand un monde est détruit.
Ô nations ! je suis la poésie ardente.
J'ai brillé sur Moïse et j'ai brillé sur Dante.
Le lion océan est amoureux de moi.
J'arrive. Levez-vous, vertu, courage, foi !
Penseurs, esprits, montez sur la tour, sentinelles !
Paupières, ouvrez-vous, allumez-vous, prunelles,
Terre, émeus le sillon, vie, éveille le bruit,
Debout, vous qui dormez ! - car celui qui me suit,
Car celui qui m'envoie en avant la première,
C'est l'ange Liberté, c'est le géant Lumière !
Jersey, le 31 août. 1853.
2.6k
Minuit à Paris
oui, oui Missour, excusez-moi s'il vous plaît,
peux je prendre vos sacs, être bienvenu au Ritz
Je suis plus sûr, vous apprécierez votre séjour
Paris est le plus heureux, vous voir M. Fitz
Paris au printemps est une si jolie vue
les fleurs tous dans l'éclat, l'horizon la nuit
le soleil brillant shinning maintenant, peut-être une ****** d'après-midi
planifiez votre jour bien avant vous le trajet en haut dans la tour
le fait de promener devant le cathederal de Dame Notre
le fait de penser au carillonneur le vieux bossu
comme la liberté de Philadelphie, la cloche a un craquement
le fait de prendre d'assaut du Bastille, pour soulager la honte
au Louvre pour la plupart d'art exqusite
Rembrandt et DaVinci à leur meilleur
tant de choses à voir c'est juste le début
voir tout cela serait une quête fantastique
le temps pour un trajet en bas le fleuve de Seine
les vues étonnantes cette vieille ville peuvent livrer
une bouteille de Vouvray agréable pour améliorer le trajet
une jolie femme locale directement par votre côté
maintenant vous pourriez lui demander si elle aime danser
car les clubs dans Paree sont oh si parfaits
le club la Plage aussi un grand endroit pour dîner
un temps magnifique, le Minuit à Paris, France
Gomer LePoet
Sep 1, 2011
Sep 1, 2011 at 2:30 PM UTC
Il la traîna de force jusqu’à sa chambre
Lui tira les cheveux et lui fracassa la cervelle plusieurs fois contre le carrelage froid du couloir
- Carrelage de couleur marron jaune -
Au passage une de ses dents du haut s’est cassée, pas grave, on dira lundi à l’école qu’elle a mangé des cailloux tout le week-end avec ses cousines
Ses cousines qui par ailleurs l’ont laissée toute l’après-midi sur le toit de la voiture familiale
Juste pour une histoire de garçon
Et puis après tout, tu as assez bien finie, tu aurais pu atterrir dans la porcherie
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour
Mais maman tous les soirs me faisait l’amour
(Un cri)
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée
TOTALEMENT DEFONCEE.
Mais ne t’inquiète pas, lui dit-il en la serrant encore plus fort, maman rentrera bientôt
Et la petite fille qui pleurait et pleurait
Sentant cette chose immonde venir s’écraser contre sa poitrine
Ne t’inquiète donc pas, maman rentera bientôt
Et la petite fille qui pleurait chaque minute encore plus
Sentant cette chose immonde se balader contre son tout petit corps
Maman rentrera bientôt ?
JE N’AVAIS QUE CINQ ANS.
Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour
Mais maman tous les soirs me faisait l’amour
(Un cri)
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée
TOTALEMENT DEFONCEE.
Elle entra à l’hôpital une nuit d’hiver
Dans la voiture toute blanche il y avait de jolies lumières au-dessus de sa tête et puis aussi une jolie musique
Tout allait un peu vite mais les messieurs étaient si gentils
Et puis elle avait encore vomi un peu partout mais les infirmières étaient si belles et avaient les dents si blanches
Elle resta une dizaine de jours dans cette chambre rose bonbon, le bras accroché à un drôle de pied en acier caillé, sa gentille maman qui continuait chaque nuit à lui faire l’amour en cachette
Elle se souvient avoir failli mourir
Mais après tout, tu as assez bien fini, tu aurais pu atterrir dans la porcherie
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
Maman ne m’a jamais dit comment on faisait l’amour
Mais maman tous les soirs me faisait l’amour
(Un cri)
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Chaque jour de la semaine maintenant je suis défoncée
TOTALEMENT DEFONCEE.
A l’école elle faisait tout le temps pipi sur elle
Puis elle s’est mise à se raconter des histoires, juste pour atteindre plus facilement le paradis artificiel
C’était toujours mieux quand c’était maman
Enfin elle ne se rappelle plus très bien
Elle a tout mélangé
Dans sa tête tout s’est mélangé
Elle est très malheureuse encore aujourd’hui
Mais après tout, elle a assez bien fini, elle aurait pu atterrir dans la porcherie
Pour une simple histoire de choux de Bruxelles
Juste pour une histoire de choux de Bruxelles.
Sep 24, 2012
Sep 24, 2012 at 2:34 PM UTC
Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ.
Elle allait à grands pas moissonnant et fauchant,
Noir squelette laissant passer le crépuscule.
Dans l'ombre où l'on dirait que tout tremble et recule,
L'homme suivait des yeux les lueurs de la faulx.
Et les triomphateurs sous les arcs triomphaux
Tombaient ; elle changeait en désert Babylone,
Le trône en échafaud et l'échafaud en trône,
Les roses en fumier, les enfants en oiseaux,
L'or en cendre, et les yeux des mères en ruisseaux.
Et les femmes criaient : - Rends-nous ce petit être.
Pour le faire mourir, pourquoi l'avoir fait naître ? -
Ce n'était qu'un sanglot sur terre, en haut, en bas ;
Des mains aux doigts osseux sortaient des noirs grabats ;
Un vent froid bruissait dans les linceuls sans nombre ;
Les peuples éperdus semblaient sous la faulx sombre
Un troupeau frissonnant qui dans l'ombre s'enfuit ;
Tout était sous ses pieds deuil, épouvante et nuit.
Derrière elle, le front baigné de douces flammes,
Un ange souriant portait la gerbe d'âmes.
2.2k
Wee Wee Missure
excusez-moi pendant que je prends un pipi
gardez votre imagination les chaussures haut refaites un talon de la voie
les cris si désolés j'ai un pauvre but
projetait de le fixer plus **** aujourd'hui
si triste que je ne garde pas de contrôle
le monsieur partez s'il vous plaît
envoyez-moi la facture faisante le ménage
Je mendie humblement votre clémence
Translater translation2.paralink
excuse me while I take a ***
keep your fancy high heeled shoes out of the way
whoops so sorry I have a poor aim
was planning to fix that later today
so sad that I do not keep control
mister please will you move away
send the cleaning bill over to me
I humbly beg your mercy
Gomer LePoet...
Mar 26, 2010
Mar 26, 2010 at 9:18 PM UTC
Il y a des personne qui pour un court instant, comme un petit papillon de Madagascar,
peuvent vous sourie et satisfaire avec une innocence bienveillante si naturelle qu’on ne
trouve dans aucun endroit ou presque :
hammam de luxe !
Il y a des temples enfouis si inouïe qui illumine ma galaxie et te demande, pour guide.…
Oh, steppes arides Mexicaines, mes séculaires puits désert, mes horizons abandonné prés d’
Himalaya qui cherche routard et vie avec.
Huile brulés et larmes séché, enfance volé, démon si prés ne te demande rien : que guide.
Il y à toujours pour nous, les doigts d’une main dans une caresse sublime, parce que tes
bras, courre devant moi, :
Ne t’arête pas, car ton sourire éclate le jade dans blanc si minérale, parfum dans vert
sapin, j’irrigue ainsi et je cultive.Je donne la vie pour que tout ça, anime esprit, Himalaya, donne confiance dans mon éveille,voyage sans fin et vagabonde, les haut plateaux du thé :
« Marquise du haut : regard tout bas ! »
Suis ce fou errant, pour avant ce sale gamin à qui personne dessine :
Ton danse présent pollen mon sens et dans ma voix, je cour couleur de pluie sur ciel pour toi,
libérer mes ailles, un jour pour soie si fine, que tu vêtis dans robe hammam ,
dans Innocence marré Mexique qui Guides ce vol -Vien dans le mien, illumines !
ALEXANDRE STARK
Jan 17, 2014
Jan 17, 2014 at 7:04 AM UTC
Er will nichts und niemand
bis auf seine liebliche Verlobte.
Er möchte ja nichts mehr
als mit ihr Liebe zu machen.
Sie will nichts und niemand
bis auf ihren vermisste Verlobte.
Sie hat keine Lust je länger zu warten
um wieder so nah zu ihm zu sein.
Die Schöne seines Lebens
ist so weit weg gewesen,
doch als ihre Lippen aufeinander prallen,
jede schlimme Dinge werden weg fallen.
Wann diese jugendliche Lieber
wieder zusammen sind,
nichts wird sie trennen
ausser ihre Haut und Schweiß.
Sie werden ja zusammen schlafen,
doch wird wenig Schlaf bekommen;
sie lieben einander weit zu viel
die letzte Monaten gelitten zu haben
ohne solchem vollständige Ausgleich.
Mar 17, 2014
Mar 17, 2014 at 1:14 PM UTC
Alles, was bleibt, ist ein Riss, genau in der Mitte des Seins.
Lass mich nicht die sein, die an allen Standpunkten
teilhaben muss, nicht die, die mit Stift und Worten
Angst zu bekämpfen vermag, nicht die, die sich im-
mer brav rechts auf den Weg hält, die, deren Blick
immer Fremdens Füße begutachten, nicht die, die
sich ohne eine Tasse Koffein wachhalten versucht,
die, die überhaupt nur zu den traurigen Songs tanzt,
die, deren Herz sich nur schwer erwärmen lässt,
die, mit den melancholischen Augen den Raum er-
misst
Someone taught me to be me -
Es sind die Kämpfe mit meinem Selbst,
die sich in meine Haut gebrannt haben,
die Angst vor höheren Mächten, die
meine Augenringe abzeichnen,
es ist das große Vielleicht von dir,
dass mich zittern lässt.
Jul 30, 2014
Jul 30, 2014 at 5:56 AM UTC
I always hated art.
as a kid, the forty-five minutes
every ******* Friday and Wednesday was
excoriating. even though
the other kids adored
fondling their fingers through paint
swatches, it just wasn't for me.
until I met you, my muse and my
canvas, your shuddering skin a
cream tableaux for my
lust to reimagine
pointillism cubism impressionism
le renaissance haut
in scratches and bites and
streaks of saliva criss-crossing
goosebumped skin.
I always hated art.
May 17, 2014
May 17, 2014 at 7:18 PM UTC
Ce n'est pas Pierrot en herbe
Non plus que Pierrot en gerbe,
C'est Pierrot, Pierrot, Pierrot.
Pierrot gamin, Pierrot gosse,
Le cerneau hors de la cosse,
C'est Pierrot, Pierrot, Pierrot !
Bien qu'un rien plus haut qu'un mètre,
Le mignon drôle sait mettre
Dans ses yeux l'éclair d'acier
Qui sied au subtil génie
De sa malice infinie
De poète-grimacier.
Lèvres rouge-de-blessure
Où sommeille la luxure,
Face pâle aux rictus fins,
Longue, très accentuée,
Qu'on dirait habituée
À contempler toutes fins,
Corps fluet et non pas maigre,
Voix de fille et non pas aigre,
Corps d'éphèbe en tout petit,
Voix de tête, corps en fête,
Créature toujours prête
À soûler chaque appétit.
Va, frère, va, camarade,
Fais le diable, bats l'estrade
Dans ton rêve et sur Paris
Et par le monde, et sois l'âme
Vile, haute, noble, infâme
De nos innocents esprits !
Grandis, car c'est la coutume,
Cube ta riche amertume,
Exagère ta gaieté,
Caricature, auréole,
La grimace et le symbole
De notre simplicité !
1.6k
<p><p>Les environs magnifiques de Squaw Valley .les détails classiques avec une touche rustique par Summit Soiree.jeunes mariés tiré à quatre épingles et Virgile Bunao faire ce qu'il fait le mieux ;prendre un beau cliché après l'autre .Ce mariage va tirer droit vers le haut de votre liste de favoris .je vous le garantis .Voir beaucoup plus ici .\u003cp\u003ePartager cette superbe galerie ColorsSeasonsSummerSettingsOudoorStylesAl Fresque <p>C'était un régal pour capturer Sarah et la session d'engagement de Daniel pendant Thanksgiving 2012 à Charleston .Le temps était maintenant en train de refroidir et de s'installer de l'apogée de la chaleur fou nous avons tendance à obtenir ici .mais qui ne les empêche pas de regarder si frais et si dans l'amour .Je comptais les jours avant leur mariage <a href="http://www.modedomicile.com/robe-demoiselle-dhonneur-c-60"><b>robe de demoiselle d'honneur</b></a> .à photographiez des scènes qui ont eu lieu .Je ne savais pas comment époustouflé je serais au milieu de ces montagnes .Lake Tahoe est un endroit magnifique et la joie de leurs familles et l'excitation Sarah et Daniel présentait à chaque fois mon appareil photo et j'ai regardé les faits Squaw Valley incroyablement picturesque.Being si élevé .chaque centimètre de cet endroit avait une lueur intense .Tout brillait .Sarah brillait .Daniel brillait .La verdure brillait .Lors de la cérémonie .la petite niche dans les bois .nous étions à eu un peu de lumière magnifique .À ce moment .il était clair que je devais laisser à Sarah .Daniel .leurs invités .et le soleil de faire toute cette journée mémorable .Ils ont fait Photographie <p>: Virgil Bunao | planification de l'événement: . Sommet Soiree | Robe <b>robe de demoiselle d honneur pas cher</b> de mariage: Monique Lhuillier | Cérémonie Lieu: Plump Jack Inn | Réception Lieu: Plump Jack Inn | Restauration : Plump Jack InnMonique Lhuillier est un membre de notre Look Book .Pour plus d'informations sur la façon dont les membres sont choisis .cliquez ici .Virgile Bunao photographie est <a href="http://www.modedomicile.com/robe-demoiselle-dhonneur-pas-cher-c-20"><b>robe de demoiselle d honneur pas cher</b></a> un membre de notre Little Black Book .Découvrez comment les membres sont choisis <p><a href="http://modedomicile.com/goods.php?id=2423" target="_blank"><img width="240" height="320" src="http://188.138.88.219/images_ld/td//t35/product_thumb/1/4187435353535_396606.jpg"></a></p> en visitant notre page de FAQ .Virgile Bunao Photographie voir le</p>
Jun 6, 2014
Jun 6, 2014 at 9:53 PM UTC
Notre ami, le Mouflon
Parfois ses cornes tire-bouchon e font ressembler le mâle à un faune farceur,
Peu haut sur pattes mais véloce, le Mouflon se révèle un remarquable Athlète bondissant de rochers en rochers,
Escaladant les rocs avec effronterie, il se rend parfois en été ou lorsque la nourriture se fait rare, au cœur des clairières et dans le creux des vals
Pour goûter avec gourmandise ces mets de choix que sont pour lui les baies, glands, faînes, châtaignes et surtout les mannes du frêne à fleurs,
Le Mouflon est, avant tout animal des cimes et des à-pics ; il est aimant de tous les lieux inaccessibles sans le secours de jumelles ou de téléobjectifs.
Pour Mouflons et Mouflonnes, la saison de l’amour est l’automne ce qui révèle un goût de seigneur,
Car la vêture des clairières est alors rougeoyante de beauté, à l’instar de tapis persans,
Le Mouflon ne serait-il pas animal sauvage certes mais romantique car il se plait à admirer l’encolure des Mouflonnes, qui s’harmonise si bien avec les couleurs automnales ;
Mais pour les Mouflons, le plaisir d’amour doit rester subtil et ne pas verser dans ces luttes meurtrières : l’ami Mouflon est un épicurien qui donne leçon de sagesse à tous les jaloux.
Le Mouflon fut longtemps, le maître des Montagnes et du maquis Corse qu'il ne partageait qu'avec l’aigle royal, les sangliers les plus hardis et quelques bandits ou patriotes traqués,
Mais trop chassé par certains Hommes, dépourvus de sagesse et à la gâchette trop faciles, il faillit disparaître de son île emblématique.
Aujourd'hui il revient de l'île sœur, la Sardaigne, mais reste encore plus caché dans quelques massifs impénétrables comme le «Monte Cinto» et les «aiguilles de Bavella».
C’est ainsi que la Corse retrouve l'un de ses plus beaux animaux dont le nom de ses enfants, "I Muvrini", a fait le tour des scènes du Monde pour magnifier son emblème et sa terre nourricière, la Corse.
Paul Arrighi
Mar 23, 2014
Mar 23, 2014 at 1:31 PM UTC
Il avait de très beaux yeux
Il était haut
Il avait un joli sourire
Il s’est assis sur une chaise dans la classe vide.
Il a été prés de moi
Nous avons parlé un peu
Il m’a dit quelque chose
Il était si mignon
Que je n’ai pas prêté attention.
Je n’ai pas su son prénom
Il ne m’a pas regardé de la même manière que je l’ai vu
Il est parti
Je voulais le revoir
J‘ai pensé à lui tous les jours
Je l'ai revu un jour
J‘étais très heureuse
Il est resté la même personne
Il avait les mêmes yeux
Mais ils ne m’ont pas regardé.
Mar 8, 2015
Mar 8, 2015 at 12:45 AM UTC
Er legt die Nadel auf die Ader
und bittet die Musik herein
zwischen Hals und Unterarm
die Melodie fährt leise ins Gebein
Los! Los! Los!
Bop bop shu bop
Er hat die Augen zugemacht
in seinem Blut tobt eine Schlacht
ein Heer marschiert durch seinen Darm
die Eingeweide werden langsam warm
Los! Los! Los!
Bop bop shu bop
Nichts ist für dich
nichts war für dich
nichts bleibt für dich
für immer
Er nimmt die Nadel von der Ader
die Melodie fährt aus der Haut
Geigen brennen mit Gekreisch
Harfen schneiden sich ins Fleisch
er hat die Augen aufgemacht
doch er ist nicht aufgewacht
Nichts ist für dich
nichts war für dich
nichts bleibt für dich
für immer
-
He lays the needle in the vein
and he asks the music to come inside
between his throat and forearm
the melody travels softly in the bones
Go! Go! Go!
Bop bop shu bop
He has closed his eyes
a battle rages in his blood
an army marches through his bowel
the intestines become warm slowly
Go! Go! Go!
Bop bop shu bop
Nothing is for you
nothing was for you
nothing remains for you
forever
He takes the needle from the vein
the melody travels out of the skin
violins burn with shrieking
harps cut the flesh
he has opened his eyes
but he is not awake
Nothing is for you
nothing was for you
nothing remains for you
forever
Jun 30, 2013
Jun 30, 2013 at 6:32 AM UTC
J'aime bien la nuit
et quand nous dormons
avec plaisir
apres l'amour
et quand nous sommes
heureuse et puis
un haut en ciel
la lune sourires
pour nous
Jul 6, 2013
Jul 6, 2013 at 4:11 PM UTC
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle (*)
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
À le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda.
* La France.
1.4k
I
Dansons la gigue !
J'aimais surtout ses jolis yeux,
Plus clairs que l'étoile des cieux,
J'aimais ses yeux malicieux.
Dansons la gigue !
Elle avait des façons vraiment
De désoler un pauvre amant,
Que c'en était vraiment charmant !
Dansons la gigue !
Mais je trouve encore meilleur
Le baiser de sa bouche en fleur,
Depuis qu'elle est morte à mon cœur.
Dansons la gigue !
Je me souviens, je me souviens
Des heures et des entretiens,
Et c'est le meilleur de mes biens.
Dansons la gigue !
Soho.
II
Ô la rivière dans la rue !
Fantastiquement apparue
Derrière un mur haut de cinq pieds,
Elle roule sans un murmure
Son onde opaque et pourtant pure,
Par les faubourgs pacifiés.
La chaussée est très large, en sorte
Que l'eau jaune comme une morte
Dévale ample et sans nuls espoirs
De rien refléter que la brume,
Même alors que l'aurore allume
Les cottages jaunes et noirs.
Paddington
1.4k
Le Pont sur le Liamone entre Arbori et Vico
Nous venions du «clos d'Alzetto»,
Domaine réputé en Corse,
Passant par Arbori et Ampigna
Sur une route plus noueuse,
Qu'une couleuvre se tortillant.
Le couvert boisé tempérait
Le soleil qui dardait la lunette
Et la nature semblait impénétrable,
Comme dans les maquis
De Prosper Mérimée.
Il ne manquait, dans nombre d'endroits
Faits pour l'embuscade,
Que la lueur d'acier
Du canon d'un fusil,
Lorsqu'apparut un pont génois
Haut dresse sur le Liamone.
La route, pour franchir la rivière
Faisait un coude
Et nous sortirent de l'auto
Saisis par le charme du lieu,
pour jeter des regards,
Portant au **** du cours du torrent,
sur les à pics de la rivière,
A la fois tumultueuse et grondante
Avec ses bassins de granit
Sculptés dans le cours du fleuve,
Et baignés d'eaux vertes sur fonds mauves,
Qui semblaient réclame
leur trophée
De nageurs et nageuses
Pour tenir compagnie
A ses truites fario
Si bien cachées,
Dans les cavités de granit.
Et au génie tutélaire
De ce haut Liamone,
Qui règne sur ces torrents
de Montagne
en donnant,
Depuis des temps immémoriaux.
Un spectacle si rare et saisissant,
Qu'il emplit les esprits
D'une sensation de contempler,
L'un de ces objet d'art,
Façonné par notre mère la Nature.
Et levant les yeux nous vîmes,
Planer l'aigle royal,
Paraissant ainsi saluer,
L’altière grandeur de ces lieux.
Paul Arrighi
Aug 19, 2016
Aug 19, 2016 at 5:28 AM UTC
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour.
Hier encore la fête, les nombreux petits-fours,
Le sel des cacahuètes et le son des tambours.
Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette :
Quelques restes de pain sur la table - des miettes -
Et des grains de raisins que grignotent les guêpes,
Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête.
Ils cliquettent les rires et grelottent les os ;
Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo :
Mariette et Amir sont partis tout là-haut
Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos.
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour.
Amir était poète, Mariette un amour.
Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ?
Hier, à la rivière, nous lancions des pierres,
Les canettes de bières et les traits de lumières
Éclairaient nos visages et plissaient nos regards :
Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ?
Mariette portait ses jolies perles jaunes
Et son rire de Corte. Amir était un faune
Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur.
Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour.
C'est une étrange valse, une valse à trois temps,
Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant.
Hier, ce jour, demain : étourdissant manège
Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant.
Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige :
Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ?
Mariette pleurait et riait à la fois,
Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi
De leur premier baiser sous un bel amandier.
Leurs visages apaisés nous ont incendiés.
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
Nov 12, 2017
Nov 12, 2017 at 3:09 AM UTC
Mon Papy.
Mon Papy n'a jamais eu de poème,
Afin de lui faire comprendre à quel point je l'aime.
J'ai donc le devoir de rectifier cette erreur,
Qui, depuis quelques temps, ronge mon coeur.
Depuis que je suis petite, tu m'as fait découvrir la belle vie,
Apprendre à faire du vélo sur deux roues en fait partie.
Tu m'as montré comment jouer aux boules,
Et comment orienter mon cerf-volant pour qu'il s'envole plus haut.
Tu m'as fais goûter le meilleur miel du monde,
Celui que tu allais chercher dans ta combinaison de super-héro.
Moi je pensais que tu étais James Bond,
Tu me disais, "ca roule, ma poule",
Comme si tu n'avais peur de rien,
Même pas des oies qui nous courraient après dans le jardin.
Avec toi je joue au scrabble et aux petits chevaux,
Tu gagnes toujours haut la main, et on ne peut s'empêcher de crier "Bravo!"
Je me souviens de nos soirées Fort Boyard et Koh-Lanta,
Rien de mieux qu'un bon feu, une famille réunie, et du chocolat.
T'avoir dans ma vie est un cadeau de chaque seconde,
Parfois j'aimerai le crier sur le toit du monde,
Pour qu'ils sachent tous la chance que j'ai,
D'avoir un papy comme toi, que je suis si fière d'aimer.
Même **** de toi je te sens près de moi,
Tu réchauffes mon cœur avec des sourires.
Tu sais bien qu'avec toi je ne peux que rire.
Tu m'aides à donner le meilleur de moi-même,
Tu sais bien que ta fierté fait la mienne.
Dans ma tête tes chansons résonnent avec clarté,
De la souris verte à la claire fontaine,
Ta voix berce mes souvenirs chaque jour,
Et mon angoisse disparaît dès que j'en entends les contours.
Mon sourire apparaît dès que je pense à toi,
Et mon cœur se remplit automatiquement de joie.
Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:11 AM UTC
I.
Tu n'es certes pas, ma très-chère,
Ce que Veuillot nomme un tendron.
Le jeu, l'amour, la bonne chère,
Bouillonnent en toi, vieux chaudron !
Tu n'es plus fraîche, ma très-chère,
Ma vieille infante ! Et cependant
Tes caravanes insensées
T'ont donné ce lustre abondant
Des choses qui sont très-usées,
Mais qui séduisent cependant.
Je ne trouve pas monotone
La verdure de tes quarante ans ;
Je préfère tes fruits, Automne,
Aux fleurs banales du Printemps !
Non ! tu n'es jamais monotone !
Ta carcasse à des agréments
Et des grâces particulières ;
Je trouve d'étranges piments
Dans le creux de tes deux salières ;
Ta carcasse à des agréments !
Nargue des amants ridicules
Du melon et du giraumont !
Je préfère tes clavicules
À celles du roi Salomon,
Et je plains ces gens ridicules !
Tes cheveux, comme un casque bleu,
Ombragent ton front de guerrière,
Qui ne pense et rougit que peu,
Et puis se sauvent par derrière,
Comme les crins d'un casque bleu.
Tes yeux qui semblent de la boue,
Où scintille quelque fanal,
Ravivés au fard de ta joue,
Lancent un éclair infernal !
Tes yeux sont noirs comme la boue !
Par sa luxure et son dédain
Ta lèvre amère nous provoque ;
Cette lèvre, c'est un Eden
Qui nous attire et qui nous choque.
Quelle luxure ! et quel dédain !
Ta jambe musculeuse et sèche
Sait gravir au haut des volcans,
Et malgré la neige et la dèche
Danser les plus fougueux cancans.
Ta jambe est musculeuse et sèche ;
Ta peau brûlante et sans douceur,
Comme celle des vieux gendarmes,
Ne connaît pas plus la sueur
Que ton oeil ne connaît les larmes.
(Et pourtant elle a sa douceur !)
II.
Sotte, tu t'en vas droit au Diable !
Volontiers j'irais avec toi,
Si cette vitesse effroyable
Ne me causait pas quelque émoi.
Va-t'en donc, toute seule, au Diable !
Mon rein, mon poumon, mon jarret
Ne me laissent plus rendre hommage
À ce Seigneur, comme il faudrait.
« Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! »
Disent mon rein et mon jarret.
Oh ! très-sincèrement je souffre
De ne pas aller aux sabbats,
Pour voir, quand il pète du soufre,
Comment tu lui baises son cas !
Oh ! très-sincèrement je souffre !
Je suis diablement affligé
De ne pas être ta torchère,
Et de te demander congé,
Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère,
Combien je dois être affligé,
Puisque depuis longtemps je t'aime,
Étant très-logique ! En effet,
Voulant du Mal chercher la crème
Et n'aimer qu'un monstre parfait,
Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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Sonnet.
Pascal avait son gouffre, avec lui se mouvant.
- Hélas ! tout est abîme, - action, désir, rêve,
Parole ! et sur mon poil qui tout droit se relève
Maintes fois de la Peur je sens passer le vent.
En haut, en bas, partout, la profondeur, la grève,
Le silence, l'espace affreux et captivant...
Sur le fond de mes nuits Dieu de son doigt savant
Dessine un cauchemar multiforme et sans trêve.
J'ai peur du sommeil comme on a peur d'un grand trou,
Tout plein de vague horreur, menant on ne sait où ;
Je ne vois qu'infini par toutes les fenêtres,
Et mon esprit, toujours du vertige hanté,
Jalouse du néant l'insensibilité.
Ah ! ne jamais sortir des Nombres et des Etres !
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Du haut de la montagne,
Près de Guadarrama,
On découvre l'Espagne
Comme un panorama.
A l'horizon sans borne
Le grave Escurial
Lève son dôme morne,
Noir de l'ennui royal ;
Et l'on voit dans l'estompe
Du brouillard cotonneux,
Si **** que l'oeil s'y trompe,
Madrid, point lumineux !
La montagne est si haute,
Que ses flancs de granit
N'ont que l'aigle pour hôte,
Pour maison que son nid ;
Car l'hiver pâle assiège
Les pics étincelants,
Tout argentés de neige,
Comme des vieillards blancs.
J'aime leur crête pure,
Même aux tièdes saisons
D'une froide guipure
Bordant les horizons ;
Les nuages sublimes,
Ainsi que d'un turban
Chaperonnant leurs cimes
De pluie et d'ouragan ;
Le pin, dont les racines,
Comme de fortes mains,
Déchirent les ravines
Sur le flanc des chemins,
Et l'eau diamantée
Qui, sous l'herbe courant,
D'un caillou tourmentée,
Chuchote un nom bien grand !
Mais, avant toute chose,
J'aime, au coeur du rocher,
La petite fleur rose,
La fleur qu'il faut chercher !
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