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"hache" poems
Au cimetière des innocents Je pensais profondément je marchais si lentement et je ne faisais jamais attention j'ai trouver la mort joyeuse, souriante et moqueuse avec son hache ravageuse si terrifiante si dangereuse Je l'ai vu mais j'ai pu rien faire, je me suis dis vaut mieux se taire, j'avais peur que sous un des ses tombes elle m'enterre Mais un jour j'ai osé lui parler, la confronter en espérant changer la douloureuse réalité Mais hélas elle m'a tué, car personne n'a osé m'aider ni me défendre ni simplement m'encourager Et aujourd'hui je suis sous la terre absorbante ce poison amer priante pour un futur plus beau et plus clair © Sùkeey
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Jun 30, 2011
Jun 30, 2011 at 7:43 AM UTC
Au cimetière des innocents
Jamais Hector aux guerres n'était lâche Lorsqu'il allait combattre les Grégeois : Toujours sa femme attachait son harnois, Et sur l'armet (1) lui plantait son panache. Il ne craignait la Péléenne (2) hache Du grand Achille, ayant deux ou trois fois Baisé sa femme, et tenant en ses doigts Une faveur de sa belle Andromache. Heureux cent fois, toi chevalier errant, Que ma déesse allait hier parant, Et qu'en armant baisait, comme je pense. De sa vertu procède ton honneur : Que plût à Dieu, pour avoir ce bonheur Avoir changé mes plumes à ta lance. 1. L'armet est un casque. 2. La hache d'Achille, fils de Pélée.
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Jamais Hector aux guerres n'était lâche
Le colosse pleure. Il bouillonne Il a soif. Il crie de sa voix frémissante : H2O ! Ses lèvres sont en ébullition Il délire Il voit partout ton eau en mirage H2O ! H2O ! Hache deux eaux ! Hache deux eaux ! Et tu ne sais que faire Pour le faire taire. Tu lui murmures un cantique à l'oreille Zozo lait, zozo lait rhum Et tu l'allaites de ton fleuve tiède Essi ozo Solide liquide et gazeuse Il te trait à gros bouillons Essi ozo Hache deux eaux Essi ozo Les eaux de la Volta Les eaux de la Seine Les eaux des Trois Rivières Et des Vieux-Habitants Les eaux du Gange Bouent et s'évaporent À cent degrés C En grosses bulles sulfureuses Au coin de ses lèvres chaudes Qui s'abreuvent dans l'oasis de ta béatitude .
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Oct 29, 2019
Oct 29, 2019 at 5:52 AM UTC
Princesse H2O
Sonnet. Ceux qui disent : Cré Nom, ceux qui disent macache, Soldats, marins, débris d'Empire, retraités, Sont nuls, très nuls, devant les Soldats des Traités Qui tailladent l'azur frontière à grands coups d'hache. Pipe aux dents, lame en main, profonds, pas embêtés, Quand l'ombre bave aux bois comme un mufle de vache, Ils s'en vont, amenant leurs dogues à l'attache, Exercer nuitamment leurs terribles gaîtés ! Ils signalent aux lois modernes les faunesses. Ils empoignent les Fausts et les Diavolos. "Pas de ça, les anciens ! Déposez les ballots !" Quand sa sérénité s'approche des jeunesses, Le Douanier se tient aux appas contrôlés ! Enfer aux Délinquants que sa paume a frôlés !
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Les douaniers
Devant les douze lords de la chambre étoilée, Hugo Dundas fut grand. Du fond d'une tribune une femme voilée L'admirait en pleurant. Nuit, flambeaux, murs drapés, blasons des deux royaumes, C'était sinistre et beau. Les douze pairs muets semblaient douze fantômes, Assis dans un tombeau. Une hache brillait. Le peuple criait : honte ! Le peuple et les soldats. Tous menaçaient. Mais rien ne fit pâlir le comte, Le comte Hugo Dundas. La Révolte a troublé les monts où l'aigle plane, Et vous étiez là tous. Que faisiez-vous, mylord, à Dumbar, à Cartlane ? Mylord, qu'y faisiez-vous ? Mes pairs, j'ai défendu le roi que mon coeur nomme, Mon clan, mon étendard. J'aime l'aigle et le roi, car je suis gentilhomme Et je suis montagnard. Ainsi le juge austère et le comte superbe Se parlaient dans la tour. Heureux le bon soldat qui meurt, couché sur l'herbe, En plein air, en plein jour ! La cour se retira. L'on voyait dans la salle Le peuple fourmiller. Enfin l'aube apparut comme une vierge pâle Que l'homme va souiller. Les portes du conseil, de bronze revêtues, S'ébranlèrent alors ; Et l'on vit, à pas lents, comme douze statues Rentrer les douze lords. Le juge en cheveux blancs, debout, parlant au comte, Dit : « Nos jours durent peu. Puisque cet homme au roi ne veut pas rendre compte, Il rendra compte à Dieu. Sachez qu'on va dresser devant la Tour de Londres Un grand échafaud noir. Lord comte Hugo Dundas, qu'avez-vous à répondre ? Vous mourrez demain soir. » Alors un de ces cris, qui font que l'effroi monte Jusqu'au juge inquiet, Retentit sous la voûte... - On regarda le comte ; Le comte souriait. Il dit : « Adieu la vie ! » Et ; sans trouble dans l'âme, Il salua la cour. Puis se tournant vers l'ombre où pleurait une femme, « Adieu, dit-il, amour ! » Le 14 janvier 1844.
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Hugo Dundas
Devant les douze lords de la chambre étoilée, Hugo Dundas fut grand. Du fond d'une tribune une femme voilée L'admirait en pleurant. Nuit, flambeaux, murs drapés, blasons des deux royaumes, C'était sinistre et beau. Les douze pairs muets semblaient douze fantômes, Assis dans un tombeau. Une hache brillait. Le peuple criait : honte ! Le peuple et les soldats. Tous menaçaient. Mais rien ne fit pâlir le comte, Le comte Hugo Dundas. La Révolte a troublé les monts où l'aigle plane, Et vous étiez là tous. Que faisiez-vous, mylord, à Dumbar, à Cartlane ? Mylord, qu'y faisiez-vous ? Mes pairs, j'ai défendu le roi que mon coeur nomme, Mon clan, mon étendard. J'aime l'aigle et le roi, car je suis gentilhomme Et je suis montagnard. Ainsi le juge austère et le comte superbe Se parlaient dans la tour. Heureux le bon soldat qui meurt, couché sur l'herbe, En plein air, en plein jour ! La cour se retira. L'on voyait dans la salle Le peuple fourmiller. Enfin l'aube apparut comme une vierge pâle Que l'homme va souiller. Les portes du conseil, de bronze revêtues, S'ébranlèrent alors ; Et l'on vit, à pas lents, comme douze statues Rentrer les douze lords. Le juge en cheveux blancs, debout, parlant au comte, Dit : « Nos jours durent peu. Puisque cet homme au roi ne veut pas rendre compte, Il rendra compte à Dieu. Sachez qu'on va dresser devant la Tour de Londres Un grand échafaud noir. Lord comte Hugo Dundas, qu'avez-vous à répondre ? Vous mourrez demain soir. » Alors un de ces cris, qui font que l'effroi monte Jusqu'au juge inquiet, Retentit sous la voûte... - On regarda le comte ; Le comte souriait. Il dit : « Adieu la vie ! » Et ; sans trouble dans l'âme, Il salua la cour. Puis se tournant vers l'ombre où pleurait une femme, « Adieu, dit-il, amour ! » Le 14 janvier 1844.
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Je veille, et nuit et jour mon front rêve enflammé, Ma joue en pleurs ruisselle, Depuis qu'Albaydé dans la tombe a fermé Ses beaux yeux de gazelle. Car elle avait quinze ans, un sourire ingénu, Et m'aimait sans mélange, Et quand elle croisait ses bras sur son sein nu, On croyait voir un ange ! Un jour, pensif, j'errais au bord d'un golfe, ouvert Entre deux promontoires, Et je vis sur le sable un serpent jaune et vert, Jaspé de taches noires. La hache en vingt tronçons avait coupé vivant Son corps que l'onde arrose, Et l'écume des mers que lui jetait le vent Sur son sang flottait rose. Tous ses anneaux vermeils rampaient en se tordant Sur la grève isolée, Et le sang empourprait d'un rouge plus ardent Sa crête dentelée. Ces tronçons déchirés, épars, près d'épuiser Leurs forces languissantes, Se cherchaient, se cherchaient, comme pour un baiser Deux bouches frémissantes ! Et comme je rêvais, triste et suppliant Dieu Dans ma pitié muette, La tête aux mille dents rouvrit son œil de feu, Et me dit : « O poète ! « Ne plains que toi ! ton mal est plus envenimé, Ta plaie est plus cruelle ; Car ton Albaydé dans la tombe a fermé Ses beaux yeux de gazelle. « Ce coup de hache aussi brise ton jeune essor. Ta vie et tes pensées Autour d'un souvenir, chaste et dernier trésor, Se traînent dispersées. « Ton génie au vol large, éclatant, gracieux, Qui, mieux que l'hirondelle, Tantôt rasait la terre et tantôt dans les cieux Donnait de grands coups d'aile, « Comme moi maintenant, meurt près des flots troublés ; Et ses forces s'éteignent, Sans pouvoir réunir ses tronçons mutilés Qui rampent et qui saignent. » Le 10 novembre 1828.
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Les Tronçons du serpent
Je veille, et nuit et jour mon front rêve enflammé, Ma joue en pleurs ruisselle, Depuis qu'Albaydé dans la tombe a fermé Ses beaux yeux de gazelle. Car elle avait quinze ans, un sourire ingénu, Et m'aimait sans mélange, Et quand elle croisait ses bras sur son sein nu, On croyait voir un ange ! Un jour, pensif, j'errais au bord d'un golfe, ouvert Entre deux promontoires, Et je vis sur le sable un serpent jaune et vert, Jaspé de taches noires. La hache en vingt tronçons avait coupé vivant Son corps que l'onde arrose, Et l'écume des mers que lui jetait le vent Sur son sang flottait rose. Tous ses anneaux vermeils rampaient en se tordant Sur la grève isolée, Et le sang empourprait d'un rouge plus ardent Sa crête dentelée. Ces tronçons déchirés, épars, près d'épuiser Leurs forces languissantes, Se cherchaient, se cherchaient, comme pour un baiser Deux bouches frémissantes ! Et comme je rêvais, triste et suppliant Dieu Dans ma pitié muette, La tête aux mille dents rouvrit son œil de feu, Et me dit : « O poète ! « Ne plains que toi ! ton mal est plus envenimé, Ta plaie est plus cruelle ; Car ton Albaydé dans la tombe a fermé Ses beaux yeux de gazelle. « Ce coup de hache aussi brise ton jeune essor. Ta vie et tes pensées Autour d'un souvenir, chaste et dernier trésor, Se traînent dispersées. « Ton génie au vol large, éclatant, gracieux, Qui, mieux que l'hirondelle, Tantôt rasait la terre et tantôt dans les cieux Donnait de grands coups d'aile, « Comme moi maintenant, meurt près des flots troublés ; Et ses forces s'éteignent, Sans pouvoir réunir ses tronçons mutilés Qui rampent et qui saignent. » Le 10 novembre 1828.
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