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"gouttes" poems
~~~~English~~~~ Such beauty takes away my breath As the sunrays shine across the peaceful path The trees of this forest sway and nod in the dancing breeze Which caresses my cheeks Pastel clouds in the watercolor sky Makes the forest with its path beautiful And birds sing and warble in the tall treetops God alone creates this beauty The bluebells bordering the path Are kissed by sparkling dewdrops And snowdrops have long come out of Their veil of snow Lacy green leaves from the blowing trees Provide shade in the sweet summer And the breezes provide coolness on a hot day At this lovely place of beauty ~~~~French~~~~ Une telle beauté enlève mon souffle Comme les rayons du soleil brille à travers la voie pacifique Les arbres de cette forêt se balancent et hocher la tête dans la brise dansante Qui caresse mes joues Pastels nuages dans le ciel aquarelle Rend la forêt avec son chemin belle Et les oiseaux chantent et modulées dans les hautes cimes Dieu seul crée cette beauté Les jacinthes qui bordent le chemin Sont caressées par les gouttes de rosée mousseux Perce-neige viennent depuis longtemps de Leur voile de neige Dentelles feuilles vertes des arbres de soufflage Fournir de l'ombre en été douce Et les brises offrent fraîcheur par une chaude journée À ce bel endroit d'une beauté ~Hilda~
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Mar 12, 2013
Mar 12, 2013 at 10:32 PM UTC
The Path Of Sunrays
Sonnet. Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ; Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées ! Mon unique culotte avait un large trou. - Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse. - Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou Et je les écoutais, assis au bord des routes, Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ; Où, rimant au milieu des ombres fantastiques, Comme des lyres, je tirais les élastiques De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !
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Ma bohème
Thèmes Choix d'un thème pour un album ou une carte vous aidera à affiner votre choix de materials.Who est le public visé? Est la carte ou un album lié à une fête ou un événement important? S'il n'y a pas une personne en particulier ou un événement associé au projet, l'adoption d'une couleur ou un motif régime prévoit unité et balance.Examples de thèmes populaires incluent: vacances, bébé premier, anniversaires, obtention du diplôme, animaux, années scolaires, les anniversaires, les mariages, roman, prix, favoris (cadeaux, livres, films, émissions de télévision, des jouets ou des modes), le jardinage, les vacances, les partis, les sports, souvenirs et mementos.After choisissant une conception unifiée, trouver des documents qui illustrent votre message. Matériaux Les matériaux les plus indispensables sont cartonné, papier, colle, outils, stylos, et des embellissements de coupe ou photos.Cardstock robe soirè peuvent être achetés individuellement ou en packs de valeur; packs de valeur sont utiles si vous créez plusieurs albums et cards.Cardstock et du papier ordinaire est disponible dans des couleurs unies ou du papier patterns.Patterned peut être utilisé comme arrière-plans, des bordures, ou du papier de coupe embellishments.When, sauver les restes pour des projets ultérieurs, vous pouvez embellir d'autres projets ou utiliser de plus grandes chutes en photo mounts.For une aspect texturé, papier de déformation;. carton est plus facile de se froisser si vous appliquez quelques gouttes d'eau adhésif, des outils et des stylos coupe sont très variées. Les types de base comprennent liquide et le bâton de colle, du ruban, des ciseaux, tondeuses, des marqueurs et des albums de pens.For de pigments, toujours utiliser des matériaux sans acide qui ne traverse pas le pages.To créer bords bordée sur les pages de scrapbook ou des cartes, utiliser des ciseaux spéciaux, comme puncheurs. ondulées et de la vallée de pointe, ou en forme embellissements améliorent le thème choisi albums et cards.Cutouts, des autocollants, des rubans, papyrus, vélin, les timbres et les citations sont des choix populaires, citations peuvent être employées par achetées quote-livres, manuscrites ou tenue mere de la mariee imprimées à partir d'un ordinateur Photos personnaliser n'importe quel projet de robe soirè métier;. ils peuvent être imprimés à la maison, ou développés par des boutiques et drugstores.Photos d'impression en ligne sont généralement organisés par ordre chronologique, en collages ou categorically.Categories incluent, mais ne sont pas limités à: des événements, des activités, des familles, des couleurs, des particuliers ou actions.Although ce sont des techniques de mise en forme les plus populaires, vous devriez Étalez vos photos seront cependant mieux s'adapter au thème de l'album ou carte. http://www.modedomicile.com/robe-de-soir%C3%A9e-c-5
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Jun 4, 2014
Jun 4, 2014 at 11:17 PM UTC
Scrapbooking et carte faisant des idées_site de robe de mariage
Thèmes Choix d'un thème pour un album ou une carte vous aidera à affiner votre choix de materials.Who est le public visé? Est la carte ou un album lié à une fête ou un événement important? S'il n'y a pas une personne en particulier ou un événement associé au projet, l'adoption d'une couleur ou un motif régime prévoit unité et balance.Examples de thèmes populaires incluent: vacances, bébé premier, anniversaires, obtention du diplôme, animaux, années scolaires, les anniversaires, les mariages, roman, prix, favoris (cadeaux, livres, films, émissions de télévision, des jouets ou des modes), le jardinage, les vacances, les partis, les sports, souvenirs et mementos.After choisissant une conception unifiée, trouver des documents qui illustrent votre message. Matériaux Les matériaux les plus indispensables sont cartonné, papier, colle, outils, stylos, et des embellissements de coupe ou photos.Cardstock robe soirè peuvent être achetés individuellement ou en packs de valeur; packs de valeur sont utiles si vous créez plusieurs albums et cards.Cardstock et du papier ordinaire est disponible dans des couleurs unies ou du papier patterns.Patterned peut être utilisé comme arrière-plans, des bordures, ou du papier de coupe embellishments.When, sauver les restes pour des projets ultérieurs, vous pouvez embellir d'autres projets ou utiliser de plus grandes chutes en photo mounts.For une aspect texturé, papier de déformation;. carton est plus facile de se froisser si vous appliquez quelques gouttes d'eau adhésif, des outils et des stylos coupe sont très variées. Les types de base comprennent liquide et le bâton de colle, du ruban, des ciseaux, tondeuses, des marqueurs et des albums de pens.For de pigments, toujours utiliser des matériaux sans acide qui ne traverse pas le pages.To créer bords bordée sur les pages de scrapbook ou des cartes, utiliser des ciseaux spéciaux, comme puncheurs. ondulées et de la vallée de pointe, ou en forme embellissements améliorent le thème choisi albums et cards.Cutouts, des autocollants, des rubans, papyrus, vélin, les timbres et les citations sont des choix populaires, citations peuvent être employées par achetées quote-livres, manuscrites ou tenue mere de la mariee imprimées à partir d'un ordinateur Photos personnaliser n'importe quel projet de robe soirè métier;. ils peuvent être imprimés à la maison, ou développés par des boutiques et drugstores.Photos d'impression en ligne sont généralement organisés par ordre chronologique, en collages ou categorically.Categories incluent, mais ne sont pas limités à: des événements, des activités, des familles, des couleurs, des particuliers ou actions.Although ce sont des techniques de mise en forme les plus populaires, vous devriez Étalez vos photos seront cependant mieux s'adapter au thème de l'album ou carte. http://www.modedomicile.com/robe-de-soir%C3%A9e-c-5
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A un instant je me sens perdu Rien n'est claire ,en fait c'est l'inconnu Le moment ou je se réalise qu'il y a de vide partout Rien na de sens de bonheur Tu es là! mon âme !c'est toi Tu m'embarques dans un monde féerique Tu as éveillé toutes les beaux sentiments qui peuvent exister Je m'épanouie je m'en noie Dans tes profondes pensés ta douceur et ta fidélité Comme une étoile filante tu as crossé mon esprit, mis fin à mes soucis Ou je vais m'en allé sans toi le coeur dans moi peut s’arrêter Je m’éloigne , j’essaye d’écrire ..mais ton nom est la seul mot que je connaissait Une mélodie qui se répétait C'est un mot d'amour m'inspiré de se croire de nouveau a notre destiné Rêvons d'une nuit de silence des gouttes d'eau tombé Une atmosphère de pureté t’essuiera mes larmes et je serais emporté au delas de ton charme...
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Feb 27, 2013
Feb 27, 2013 at 8:01 AM UTC
Encore de l'Espoir
Si vous croyez haha Que c'est marrant, mignon D'être jeune et vif, detrompez-vous detrompez-vous Si vous pensez que la jeunesse c'est le printemps vert et joli Fleurs et petales, cuicui et gouttes de pluie Non non, détrompez vous C'est l'orage et le tonnerre Oui la jeunesse c'est chiant Mais alors vraiment tres chiant! Si vous trouvez ca marrant D'etre sans cesse enfoui dans la brume Sans savoir, sans comprendre Sans direction, sans but, sans chemin Si vous trouvez ca marrant D'avoir un cerveau de foudre La jeunesse, c'est pour vous! Et puis etre adulte, C'est pas mieux, non non! L'automne, feuilles d'espoirs qui tombent Et qui craquellent sous le poids de regrets Le mensonge qu'on donne aux gamins Qu'etre adulte, c'est trop bien Des mensonges, des mensonges! Detrompez-vous detrompez-vous Les factures, les impots, le boulot, la famille Le vin, les clopes, le stress et l'ennui Et la vieillesse, C'est pas mieux! Le os recouverts de glace Qui crépitent et craquellent a chaque mouvement Qui grincent comme un plancher épuisé Les bras pendant comme des branches mortes Le scalp chauve, et lisse comme un étang glacé Non la vieillesse, C'est pas mieux Les lèvres qui bavent, les mains qui tremblent Les pensées qui se pâment, les souvenirs qui clinquent ensemble Le cerveau qui chancelle et s'écroule Tout comme le corps qui chancelle Et s'écroule
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Mar 24, 2013
Mar 24, 2013 at 11:54 AM UTC
French Poem
Zut alors, si le soleil quitte ces bords ! Fuis, clair déluge ! Voici l'ombre des routes. Dans les saules, dans la vieille cour d'honneur, L'orage d'abord jette ses larges gouttes. Ô cent agneaux, de l'idylle soldats blonds, Des aqueducs, des bruyères amaigries, Fuyez ! plaine, déserts, prairie, horizons Sont à la toilette rouge de l'orage ! Chien noir, brun pasteur dont le manteau s'engouffre, Fuyez l'heure des éclairs supérieurs ; Blond troupeau, quand voici nager ombre et soufre, Tâchez de descendre à des retraits meilleurs. Mais moi, Seigneur ! voici que mon esprit vole, Après les cieux glacés de rouge, sous les Nuages célestes qui courent et volent Sur cent Solognes longues comme un railway. Voilà mille loups, mille graines sauvages Qu'emporte, non sans aimer les liserons, Cette religieuse après-midi d'orage Sur l'Europe ancienne où cent hordes iront ! Après, le clair de lune ! partout la lande, Rougis et leurs fronts aux cieux noirs, les guerriers Chevauchent lentement leurs pâles coursiers ! Les cailloux sonnent sous cette fière bande ! - Et verrai-je le bois jaune et le val clair, L'Epouse aux yeux bleus, l'homme au front rouge, ô Gaule, Et le blanc Agneau Pascal, à leurs pieds chers, - Michel et Christine, - et Christ ! - fin de l'Idylle.
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Michel et Christine
Haute Chaleur sur Toulouse. Cet été que nous avions Tant attendu, tant espéré, Pestant contre les giboulées Qui éternisaient le printemps. Ces pluies continuelles, Donnant du vert aux jardins et balcons, Et tant d'humidité sournoise, Mais peu propices aux joies des places et des rues. Et puis soudain, le si lourde chaleur S'est installé sans crier garde Avec ses manières de «sirocco», Comme un grand coup de poing Qui terrasse les êtres. L'air est devenu rare et l'ambiance des terrasses plombée. Ma chienne s'est réfugiée sous les lits. Et nos corps ont du mal à s'adapter A ces flamboiements de chaleur A ce fond de l'air qui crépite sans cigale. A cette lourdeur du temps qui ´nous assomme. A ce manque d'air qui nous fait désirer La fraîcheur vivifiante, Des montagnes et du bord de mer. Les tuiles semblent remises au four Et les tuiles se fendent sous la chaleur. C'est un temps de sabbats de sorcières, Et de chaudrons bouillants. Et l'on s'en veut d'avoir tant appelé A la venue de cet assommoir de l'été, Qui tient désormais Toulouse. Prisonnière dans ses serres, Chacune Murmurant et gémissant, A la venue l'orage qui nous trempera d'eaux, Versées à grosse gouttes. L'irruption de l'été a Toulouse Se fait d'un coup et impose sa force Les habitants qui le peuvent, fuient Dans les Pyrénées, Ou vers les bords de mer. Cette période est dure aux personnes âgées et aux malades. Sauf pour les "Happy Few" qui possèdent, Villas, jardins touffus et piscines. L'été Toulousain est un maître impérieux Qui impose ses tempos et ses rythmes. Paul Arrighi
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Jul 8, 2016
Jul 8, 2016 at 5:05 AM UTC
Haute Chaleur sur Toulouse. ( High Warmth on Toulouse)
Haute Chaleur sur Toulouse. Cet été que nous avions Tant attendu, tant espéré, Pestant contre les giboulées Qui éternisaient le printemps. Ces pluies continuelles, Donnant du vert aux jardins et balcons, Et tant d'humidité sournoise, Mais peu propices aux joies des places et des rues. Et puis soudain, le si lourde chaleur S'est installé sans crier garde Avec ses manières de «sirocco», Comme un grand coup de poing Qui terrasse les êtres. L'air est devenu rare et l'ambiance des terrasses plombée. Ma chienne s'est réfugiée sous les lits. Et nos corps ont du mal à s'adapter A ces flamboiements de chaleur A ce fond de l'air qui crépite sans cigale. A cette lourdeur du temps qui ´nous assomme. A ce manque d'air qui nous fait désirer La fraîcheur vivifiante, Des montagnes et du bord de mer. Les tuiles semblent remises au four Et les tuiles se fendent sous la chaleur. C'est un temps de sabbats de sorcières, Et de chaudrons bouillants. Et l'on s'en veut d'avoir tant appelé A la venue de cet assommoir de l'été, Qui tient désormais Toulouse. Prisonnière dans ses serres, Chacune Murmurant et gémissant, A la venue l'orage qui nous trempera d'eaux, Versées à grosse gouttes. L'irruption de l'été a Toulouse Se fait d'un coup et impose sa force Les habitants qui le peuvent, fuient Dans les Pyrénées, Ou vers les bords de mer. Cette période est dure aux personnes âgées et aux malades. Sauf pour les "Happy Few" qui possèdent, Villas, jardins touffus et piscines. L'été Toulousain est un maître impérieux Qui impose ses tempos et ses rythmes. Paul Arrighi
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Aujourd'hui, aujourd'hui ..... Est-ce que je n'ai pas se tenir à côté des rives de la rivière, des pleurs l'encre mon stylo doit avoir utilisé sur de simples mots de regret ou de honte ou nostalgie. Nostalgie d'un baiser de fleurs, n'avez-vous pas témoin moi par écrit la calligraphie dans le sable avec l'écharde de rupture d'une épée? Aujourd'hui, aujourd'hui ..... Vous avez daigné rendre visite de nouveau dans les petites heures, un lotus dans la vallée Ishii, retourneraient dans gouttes d'incandescence. N'ai-je pas wince avec une nostalgie pour quelque chose que je peux à peine n'oubliez pas enregistrer dans les rêves et clignote, ce mystère vous écrire? Aujourd'hui, aujourd'hui ..... Morceaux de papier sont tout ce qui peut rester comme preuve que ce que j'ai connu était quelque chose qui n'existait pas dans la réalité une fois. Je n'ai pas compte que ces révolutions dans mon coeur sont uniquement l'absence d'avoir quelqu'un près de verser mon amour?
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Jul 1, 2014
Jul 1, 2014 at 7:09 PM UTC
Today (Translation)
Un silence profond. Pour un instant tout mouvement cesse et mon esprit achève le sommet de la solitude. Et puis tout à coup le bruit recommence comme un ruisseau brédouillant. Le vacarme assourdissant remue les enchevetrêments de mes pensées. jusqu'à ce que. . . jusqu'à ce que. . . jusqu'à ce que la paix revienne. Et c’est une situation qui se répètent sans cesse. Comme un robinet qui coule. Les gouttes de la mémoire. Les gouttes des espoirs. Le bruit exaspérant, épouvantable qui monte, qui fait revenir des expériences qu’on a cru bien cachées. Et après recommence la lutte., la bataille entre les souvenirs joyeux et les chagrins. Et au moment où je me sens crevé . . . un silence profond
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Feb 25, 2019
Feb 25, 2019 at 7:00 PM UTC
Un Silence Profond
Marbre de Paros. Un jour, au doux rêveur qui l'aime, En train de montrer ses trésors, Elle voulut lire un poème, Le poème de son beau corps. D'abord, superbe et triomphante Elle vint en grand apparat, Traînant avec des airs d'infante Un flot de velours nacarat : Telle qu'au rebord de sa loge Elle brille aux Italiens, Ecoutant passer son éloge Dans les chants des musiciens. Ensuite, en sa verve d'artiste, Laissant tomber l'épais velours, Dans un nuage de batiste Elle ébaucha ses fiers contours. Glissant de l'épaule à la hanche, La chemise aux plis nonchalants, Comme une tourterelle blanche Vint s'abattre sur ses pieds blancs. Pour Apelle ou pour Cléoméne, Elle semblait, marbre de chair, En Vénus Anadyomène Poser nue au bord de la mer. De grosses perles de Venise Roulaient au lieu de gouttes d'eau, Grains laiteux qu'un rayon irise, Sur le frais satin de sa peau. Oh ! quelles ravissantes choses, Dans sa divine nudité, Avec les strophes de ses poses, Chantait cet hymne de beauté ! Comme les flots baisant le sable Sous la lune aux tremblants rayons, Sa grâce était intarissable En molles ondulations. Mais bientôt, lasse d'art antique, De Phidias et de Vénus, Dans une autre stance plastique Elle groupe ses charmes nus. Sur un tapis de Cachemire, C'est la sultane du sérail, Riant au miroir qui l'admire Avec un rire de corail ; La Géorgienne indolente, Avec son souple narguilhé, Etalant sa hanche opulente, Un pied sous l'autre replié. Et comme l'odalisque d'Ingres, De ses reins cambrant les rondeurs, En dépit des vertus malingres, En dépit des maigres pudeurs ! Paresseuse odalisque, arrière ! Voici le tableau dans son jour, Le diamant dans sa lumière ; Voici la beauté dans l'amour ! Sa tête penche et se renverse ; Haletante, dressant les seins, Aux bras du rêve qui la berce, Elle tombe sur ses coussins. Ses paupières battent des ailes Sur leurs globes d'argent bruni, Et l'on voit monter ses prunelles Dans la nacre de l'infini. D'un linceul de point d'Angleterre Que l'on recouvre sa beauté : L'extase l'a prise à la terre ; Elle est morte de volupté ! Que les violettes de Parme, Au lieu des tristes fleurs des morts Où chaque perle est une larme, Pleurent en bouquets sur son corps ! Et que mollement on la pose Sur son lit, tombeau blanc et doux, Où le poète, à la nuit close, Ira prier à deux genoux.
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Le poème de la femme
Marbre de Paros. Un jour, au doux rêveur qui l'aime, En train de montrer ses trésors, Elle voulut lire un poème, Le poème de son beau corps. D'abord, superbe et triomphante Elle vint en grand apparat, Traînant avec des airs d'infante Un flot de velours nacarat : Telle qu'au rebord de sa loge Elle brille aux Italiens, Ecoutant passer son éloge Dans les chants des musiciens. Ensuite, en sa verve d'artiste, Laissant tomber l'épais velours, Dans un nuage de batiste Elle ébaucha ses fiers contours. Glissant de l'épaule à la hanche, La chemise aux plis nonchalants, Comme une tourterelle blanche Vint s'abattre sur ses pieds blancs. Pour Apelle ou pour Cléoméne, Elle semblait, marbre de chair, En Vénus Anadyomène Poser nue au bord de la mer. De grosses perles de Venise Roulaient au lieu de gouttes d'eau, Grains laiteux qu'un rayon irise, Sur le frais satin de sa peau. Oh ! quelles ravissantes choses, Dans sa divine nudité, Avec les strophes de ses poses, Chantait cet hymne de beauté ! Comme les flots baisant le sable Sous la lune aux tremblants rayons, Sa grâce était intarissable En molles ondulations. Mais bientôt, lasse d'art antique, De Phidias et de Vénus, Dans une autre stance plastique Elle groupe ses charmes nus. Sur un tapis de Cachemire, C'est la sultane du sérail, Riant au miroir qui l'admire Avec un rire de corail ; La Géorgienne indolente, Avec son souple narguilhé, Etalant sa hanche opulente, Un pied sous l'autre replié. Et comme l'odalisque d'Ingres, De ses reins cambrant les rondeurs, En dépit des vertus malingres, En dépit des maigres pudeurs ! Paresseuse odalisque, arrière ! Voici le tableau dans son jour, Le diamant dans sa lumière ; Voici la beauté dans l'amour ! Sa tête penche et se renverse ; Haletante, dressant les seins, Aux bras du rêve qui la berce, Elle tombe sur ses coussins. Ses paupières battent des ailes Sur leurs globes d'argent bruni, Et l'on voit monter ses prunelles Dans la nacre de l'infini. D'un linceul de point d'Angleterre Que l'on recouvre sa beauté : L'extase l'a prise à la terre ; Elle est morte de volupté ! Que les violettes de Parme, Au lieu des tristes fleurs des morts Où chaque perle est une larme, Pleurent en bouquets sur son corps ! Et que mollement on la pose Sur son lit, tombeau blanc et doux, Où le poète, à la nuit close, Ira prier à deux genoux.
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BROUF Fuite à jamais de l'amertume Les prés magnifiques volants peints de frais Tournent Tournent champs qui chancellent Le point mort Ma tête tinte et tant de crécelles Mon cœur est en morceaux Mon cœur est en morceaux le paysage en miettes Hop l'Univers verse Qui chavire L'autre ou moi L'autre émoi La naissance à cette solitude Je donne un nom meilleur aux merveilles du jour J'invente à nouveau le vent tape-joue Le vent tapageur Le monde à bas je le bâtis plus beau Sept soleils de couleur griffent la campagne Au bout de mes cils tremble un prisme de larmes Désormais Gouttes d'Eau. On lit au poteau du chemin vicinal. ROUTE INTERDITE AUX TERRASSIERS.
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Secousse
Donne-moy tes presens en ces jours que la brume Fait les plus courts de l'an, ou, de ton rameau teint Dans le ruisseau d'oubly, dessus mon front espreint, Endors mes pauvres yeux, mes gouttes et mon rhume. Misericorde, ô Dieu ! ô Dieu, ne me consume A faute de dormir ! plustost sois-je contreint De me voir par la peste ou par la fiévre esteint, Qui mon sang desseiché dans mes veines allume. Heureux, cent fois heureux, animaux qui dormez Demy an en vos trous, sous la terre enfermez, Sans manger du pavot qui tous les sens assomme. J'en ay mangé, j'ay beu de son just oublieux, En salade, cuit, cru et toutesfois le somme Ne vient par sa froideur s'asseoir dessus mes yeux.
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Sonnet (III)
Donne moy tes presens en ces jours que la Brume Fait les plus courts de l'an, ou de ton rameau teint Dans le ruisseau d'Oubly dessus mon front espreint, Endor mes pauvres yeux, mes gouttes et mon rhume. Misericorde ô Dieu, ô Dieu ne me consume A faulte de dormir, plustost sois-je contreint De me voir par la peste ou par la fievre esteint, Qui mon sang deseché dans mes veines allume. Heureux, cent fois heureux animaux qui dormez Demy an en voz trous, soubs la terre enfermez, Sans manger du pavot qui tous les sens assomme : J'en ay mangé, j'ay beu de son just oublieux En salade cuit, cru, et toutesfois le somme Ne vient par sa froideur s'asseoir dessus mes yeux.
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Donne moy tes presens en ces jours que la Brume
Un sculpteur m'a prêté l'œuvre de Michel-Ange, La chapelle Sixtine et le grand Jugement ; Je restai stupéfait à ce spectacle étrange Et me sentis ployer sous mon étonnement. Ce sont des corps tordus dans toutes les postures, Des faces de lion avec des cols de bœuf, Des chairs comme du marbre et des musculatures À pouvoir d'un seul coup rompre un câble tout neuf. Rien ne pèse sur eux, ni coupole ni voûtes, Pourtant leurs nerfs d'acier s'épuisent en efforts, La sueur de leurs bras semble pleuvoir en gouttes ; Qui donc les courbe ainsi, puisqu'ils sont aussi forts ? C'est qu'ils portent un poids à fatiguer Alcide : Ils portent ta pensée, ô maître, sur leurs dos ; Sous un entablement, jamais cariatide Ne tendit son épaule à de plus lourds fardeaux.
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Cariatides
Resplendissante, enjouée, elle paraît insouciante Les traits de son visage sont des monts et des collines que j’arpente Délesté de tout équipement mais toujours habillé chaudement de mon imagination J’explore ce magnifique paysage avec délectation Nos regards se croisent, l’espace d’un instant Me donnant l’impression de voyager à la vitesse de la lumière Un flot infatigable d’images et de sons défile mais pas le temps Ni mes souvenirs que je porte inlassablement en bandoulière Perdu dans mes pensées Elle se rapproche ensuite de moi à pas feutrés Jusqu’à se retrouver à une distance de moins d’un pied Sans que je ne puisse le remarquer Soudain, derrière moi, elle me susurre à l’oreille quelques paroles frivoles Une séquence de mots et de phrases qui me fait penser qu’elle est folle Je réponds d’un sourire et d’un hochement de tête approbateur Je sais qu’à cet instant, elle vient de s’accaparer mon cœur J’entends maintenant au **** le chant des oiseaux Qui semble rythmer la dance des papillons qui peuplent désormais mon ventre La rosée du matin égrène des gouttes d’eau Qui se frayent un chemin à travers une foule compacte et invisible de molécules, puis entre En contact avec ma peau, éclaboussent mon front avant de ruisseler sur mes joues J’ouvre finalement les yeux et me réveille, déçu, un peu, mais avec le sourire aux lèvres, surtout. Espérant secrètement un rêve prémonitoire, Un rêve en amont d’une hypothétique future très belle histoire.
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Aug 27, 2020
Aug 27, 2020 at 6:21 AM UTC
L'inconnue
Resplendissante, enjouée, elle paraît insouciante Les traits de son visage sont des monts et des collines que j’arpente Délesté de tout équipement mais toujours habillé chaudement de mon imagination J’explore ce magnifique paysage avec délectation Nos regards se croisent, l’espace d’un instant Me donnant l’impression de voyager à la vitesse de la lumière Un flot infatigable d’images et de sons défile mais pas le temps Ni mes souvenirs que je porte inlassablement en bandoulière Perdu dans mes pensées Elle se rapproche ensuite de moi à pas feutrés Jusqu’à se retrouver à une distance de moins d’un pied Sans que je ne puisse le remarquer Soudain, derrière moi, elle me susurre à l’oreille quelques paroles frivoles Une séquence de mots et de phrases qui me fait penser qu’elle est folle Je réponds d’un sourire et d’un hochement de tête approbateur Je sais qu’à cet instant, elle vient de s’accaparer mon cœur J’entends maintenant au **** le chant des oiseaux Qui semble rythmer la dance des papillons qui peuplent désormais mon ventre La rosée du matin égrène des gouttes d’eau Qui se frayent un chemin à travers une foule compacte et invisible de molécules, puis entre En contact avec ma peau, éclaboussent mon front avant de ruisseler sur mes joues J’ouvre finalement les yeux et me réveille, déçu, un peu, mais avec le sourire aux lèvres, surtout. Espérant secrètement un rêve prémonitoire, Un rêve en amont d’une hypothétique future très belle histoire.
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Ô père qu'adore mon père ! Toi qu'on ne nomme qu'à genoux ! Toi, dont le nom terrible et doux Fait courber le front de ma mère ! On dit que ce brillant soleil N'est qu'un jouet de ta puissance ; Que sous tes pieds il se balance Comme une lampe de vermeil. On dit que c'est toi qui fais naître Les petits oiseaux dans les champs, Et qui donne aux petits enfants Une âme aussi pour te connaître ! On dit que c'est toi qui produis Les fleurs dont le jardin se pare, Et que, sans toi, toujours avare, Le verger n'aurait point de fruits. Aux dons que ta bonté mesure Tout l'univers est convié ; Nul insecte n'est oublié À ce festin de la nature. L'agneau broute le serpolet, La chèvre s'attache au cytise, La mouche au bord du vase puise Les blanches gouttes de mon lait ! L'alouette a la graine amère Que laisse envoler le glaneur, Le passereau suit le vanneur, Et l'enfant s'attache à sa mère. Et, pour obtenir chaque don, Que chaque jour tu fais éclore, À midi, le soir, à l'aurore, Que faut-il ? prononcer ton nom ! Ô Dieu ! ma bouche balbutie Ce nom des anges redouté. Un enfant même est écouté Dans le choeur qui te glorifie ! On dit qu'il aime à recevoir Les voeux présentés par l'enfance, À cause de cette innocence Que nous avons sans le savoir. On dit que leurs humbles louanges A son oreille montent mieux, Que les anges peuplent les cieux, Et que nous ressemblons aux anges ! Ah ! puisqu'il entend de si **** Les voeux que notre bouche adresse, Je veux lui demander sans cesse Ce dont les autres ont besoin. Mon Dieu, donne l'onde aux fontaines, Donne la plume aux passereaux, Et la laine aux petits agneaux, Et l'ombre et la rosée aux plaines. Donne au malade la santé, Au mendiant le pain qu'il pleure, À l'orphelin une demeure, Au prisonnier la liberté. Donne une famille nombreuse Au père qui craint le Seigneur, Donne à moi sagesse et bonheur, Pour que ma mère soit heureuse ! Que je sois bon, quoique petit, Comme cet enfant dans le temple, Que chaque matin je contemple, Souriant au pied de mon lit. Mets dans mon âme la justice, Sur mes lèvres la vérité, Qu'avec crainte et docilité Ta parole en mon coeur mûrisse ! Et que ma voix s'élève à toi Comme cette douce fumée Que balance l'urne embaumée Dans la main d'enfants comme moi !
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Hymne de l'enfant à son réveil
Ô père qu'adore mon père ! Toi qu'on ne nomme qu'à genoux ! Toi, dont le nom terrible et doux Fait courber le front de ma mère ! On dit que ce brillant soleil N'est qu'un jouet de ta puissance ; Que sous tes pieds il se balance Comme une lampe de vermeil. On dit que c'est toi qui fais naître Les petits oiseaux dans les champs, Et qui donne aux petits enfants Une âme aussi pour te connaître ! On dit que c'est toi qui produis Les fleurs dont le jardin se pare, Et que, sans toi, toujours avare, Le verger n'aurait point de fruits. Aux dons que ta bonté mesure Tout l'univers est convié ; Nul insecte n'est oublié À ce festin de la nature. L'agneau broute le serpolet, La chèvre s'attache au cytise, La mouche au bord du vase puise Les blanches gouttes de mon lait ! L'alouette a la graine amère Que laisse envoler le glaneur, Le passereau suit le vanneur, Et l'enfant s'attache à sa mère. Et, pour obtenir chaque don, Que chaque jour tu fais éclore, À midi, le soir, à l'aurore, Que faut-il ? prononcer ton nom ! Ô Dieu ! ma bouche balbutie Ce nom des anges redouté. Un enfant même est écouté Dans le choeur qui te glorifie ! On dit qu'il aime à recevoir Les voeux présentés par l'enfance, À cause de cette innocence Que nous avons sans le savoir. On dit que leurs humbles louanges A son oreille montent mieux, Que les anges peuplent les cieux, Et que nous ressemblons aux anges ! Ah ! puisqu'il entend de si **** Les voeux que notre bouche adresse, Je veux lui demander sans cesse Ce dont les autres ont besoin. Mon Dieu, donne l'onde aux fontaines, Donne la plume aux passereaux, Et la laine aux petits agneaux, Et l'ombre et la rosée aux plaines. Donne au malade la santé, Au mendiant le pain qu'il pleure, À l'orphelin une demeure, Au prisonnier la liberté. Donne une famille nombreuse Au père qui craint le Seigneur, Donne à moi sagesse et bonheur, Pour que ma mère soit heureuse ! Que je sois bon, quoique petit, Comme cet enfant dans le temple, Que chaque matin je contemple, Souriant au pied de mon lit. Mets dans mon âme la justice, Sur mes lèvres la vérité, Qu'avec crainte et docilité Ta parole en mon coeur mûrisse ! Et que ma voix s'élève à toi Comme cette douce fumée Que balance l'urne embaumée Dans la main d'enfants comme moi !
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Osez, déesse, osez ! Osez les mots qui piquent comme des femmes matador, maîtresses sauvages de la mer mate, tueuses au coeur de pierre qui vous quittent à la longue et qui de **** vous étirent la peau de leur longue-vue et se pâment d'extase muette quand vous vous débattez en vain comme des pieuvres folles dans la dentelle d'araignée de la barrière de corail où ne règne nul garde-barrières. Osez les mots, déesse, osez ! les mots qui scient comme le sel marin Et l'acide qu'elles vous jettent à la figure comme si c'était une chopine de rhum mais qui **** de vous défigurer vous plongent dans l'abysse incandescente de la mer-lave qui nettoie. Osez les mots, osez, déesse, osez ! Osez les mots qui puent comme des gouttes d'eau lourde qui s'échappent du bec des colibris qui tels des Canadair ivres répandent le feu Dans la darse au lieu de l'éteindre. Le mot feu pique. Osez le feu, l"Ardeur. Et chantez l'Ardance ! Osez, maîtresse, osez ! Osez les mots qui gisent comme des jets d'encre qui giclent des tentacules des pieuvres et qui écument les souvenirs au lieu de les effacer. Osez les mots, maîtresse, osez ! Osez les mots qui grésillent comme des aiguilles de pin en pleine éclade et qui vous chavirent et qui vous rendent à la merci des sirènes. Osez les mots burlesques, les mots qui font des frasques, les mots qui effeuillent et font le striptease de l'ombre . Osez les mots fétiche, les mots qui mènent la danse, les mots à forte poitrine, les mots orgiaques qui dansent le gwoka, les mots burlesques comme Tempest Storm et Buckaroo, Osez, osez, osez, osez, maîtresse , Osez les mots qui bandent leur arc Et mettent en joue... Osez les mots, osez les mots , maîtresse Osez les mots qui frottent et qui transforment les maux de dos des Quasimodos en mots d'eaux.
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Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 3:06 AM UTC
Osez les mots qui piquent
Osez, déesse, osez ! Osez les mots qui piquent comme des femmes matador, maîtresses sauvages de la mer mate, tueuses au coeur de pierre qui vous quittent à la longue et qui de **** vous étirent la peau de leur longue-vue et se pâment d'extase muette quand vous vous débattez en vain comme des pieuvres folles dans la dentelle d'araignée de la barrière de corail où ne règne nul garde-barrières. Osez les mots, déesse, osez ! les mots qui scient comme le sel marin Et l'acide qu'elles vous jettent à la figure comme si c'était une chopine de rhum mais qui **** de vous défigurer vous plongent dans l'abysse incandescente de la mer-lave qui nettoie. Osez les mots, osez, déesse, osez ! Osez les mots qui puent comme des gouttes d'eau lourde qui s'échappent du bec des colibris qui tels des Canadair ivres répandent le feu Dans la darse au lieu de l'éteindre. Le mot feu pique. Osez le feu, l"Ardeur. Et chantez l'Ardance ! Osez, maîtresse, osez ! Osez les mots qui gisent comme des jets d'encre qui giclent des tentacules des pieuvres et qui écument les souvenirs au lieu de les effacer. Osez les mots, maîtresse, osez ! Osez les mots qui grésillent comme des aiguilles de pin en pleine éclade et qui vous chavirent et qui vous rendent à la merci des sirènes. Osez les mots burlesques, les mots qui font des frasques, les mots qui effeuillent et font le striptease de l'ombre . Osez les mots fétiche, les mots qui mènent la danse, les mots à forte poitrine, les mots orgiaques qui dansent le gwoka, les mots burlesques comme Tempest Storm et Buckaroo, Osez, osez, osez, osez, maîtresse , Osez les mots qui bandent leur arc Et mettent en joue... Osez les mots, osez les mots , maîtresse Osez les mots qui frottent et qui transforment les maux de dos des Quasimodos en mots d'eaux.
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Ce nuage est bien noir : - sur le ciel il se roule, Comme sur les galets de la côte une houle. L'ouragan l'éperonne, il s'avance à grands pas. - A le voir ainsi fait, on dirait, n'est-ce pas ? Un beau cheval arabe, à la crinière brune, Qui court et fait voler les sables de la dune. Je crois qu'il va pleuvoir : - la bise ouvre ses flancs, Et par la déchirure il sort des éclairs blancs. Rentrons. - Au bord des toits la frêle girouette D'une minute à l'autre en grinçant pirouette, Le martinet, sentant l'orage, près du sol Afin de l'éviter rabat son léger vol ; - Des arbres du jardin les cimes tremblent toutes. La pluie ! - Oh ! voyez donc comme les larges gouttes Glissent de feuille en feuille et passent à travers La tonnelle fleurie et les frais arceaux verts ! Des marches du perron en longues cascatelles, Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles Borde les frontons gris ! - Dans les chemins sablés, Les ruisseaux en torrents subitement gonflés Avec leurs flots boueux mêlés de coquillages Entraînent sans pitié les fleurs et les feuillages ; Tout est perdu : - Jasmins aux pétales nacrés, Belles-de-nuit fuyant l'astre aux rayons dorés, Volubilis chargés de cloches et de vrilles, Roses de tous pays et de toutes famines, Douces filles de Juin, frais et riant trésor ! La mouche que l'orage arrête en son essor, Le faucheux aux longs pieds et la fourmi se noient Dans cet autre océan dont les vagues tournoient. - Que faire de soi-même et du temps, quand il pleut Comme pour un nouveau déluge, et qu'on ne peut Aller voir ses amis et qu'il faut qu'on demeure ? Les uns prennent un livre en main afin que l'heure Hâte son pas boiteux, et dans l'éternité Plonge sans peser trop sur leur oisiveté ; Les autres gravement font de la politique, Sur l'ouvrage du jour exercent leur critique ; Ceux-ci causent entre eux de chiens et de chevaux, De femmes à la mode et d'opéras nouveaux ; Ceux-là du coin de l'oeil se mirent dans la glace, Débitent des fadeurs, des bons mots à la glace, Ou, du binocle armés, regardent un tableau. - Moi, j'écoute le son de l'eau tombant dans l'eau.
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Pluie
Ce nuage est bien noir : - sur le ciel il se roule, Comme sur les galets de la côte une houle. L'ouragan l'éperonne, il s'avance à grands pas. - A le voir ainsi fait, on dirait, n'est-ce pas ? Un beau cheval arabe, à la crinière brune, Qui court et fait voler les sables de la dune. Je crois qu'il va pleuvoir : - la bise ouvre ses flancs, Et par la déchirure il sort des éclairs blancs. Rentrons. - Au bord des toits la frêle girouette D'une minute à l'autre en grinçant pirouette, Le martinet, sentant l'orage, près du sol Afin de l'éviter rabat son léger vol ; - Des arbres du jardin les cimes tremblent toutes. La pluie ! - Oh ! voyez donc comme les larges gouttes Glissent de feuille en feuille et passent à travers La tonnelle fleurie et les frais arceaux verts ! Des marches du perron en longues cascatelles, Voyez comme l'eau tombe, et de blanches dentelles Borde les frontons gris ! - Dans les chemins sablés, Les ruisseaux en torrents subitement gonflés Avec leurs flots boueux mêlés de coquillages Entraînent sans pitié les fleurs et les feuillages ; Tout est perdu : - Jasmins aux pétales nacrés, Belles-de-nuit fuyant l'astre aux rayons dorés, Volubilis chargés de cloches et de vrilles, Roses de tous pays et de toutes famines, Douces filles de Juin, frais et riant trésor ! La mouche que l'orage arrête en son essor, Le faucheux aux longs pieds et la fourmi se noient Dans cet autre océan dont les vagues tournoient. - Que faire de soi-même et du temps, quand il pleut Comme pour un nouveau déluge, et qu'on ne peut Aller voir ses amis et qu'il faut qu'on demeure ? Les uns prennent un livre en main afin que l'heure Hâte son pas boiteux, et dans l'éternité Plonge sans peser trop sur leur oisiveté ; Les autres gravement font de la politique, Sur l'ouvrage du jour exercent leur critique ; Ceux-ci causent entre eux de chiens et de chevaux, De femmes à la mode et d'opéras nouveaux ; Ceux-là du coin de l'oeil se mirent dans la glace, Débitent des fadeurs, des bons mots à la glace, Ou, du binocle armés, regardent un tableau. - Moi, j'écoute le son de l'eau tombant dans l'eau.
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L'océan me disait : Ô poète, homme juste, J'ai parfois comme toi cette surprise auguste Qu'il me descend des cieux une immense rougeur ; Et je suis traversé tout à coup, ô songeur, Par la foudre sublime, irritée et haïe Comme toi par l'esprit sinistre d'Isaïe ; Les éclairs sont mes cris, les foudres sont ma voix ; Je gronde sur l'écueil comme toi sur les rois ; Je suis l'avertisseur brusque, horrible et céleste. L'énorme bras de feu m'associe à son geste Quand il menace l'ombre et le bagne infernal. On est beau par Virgile et grand par Juvénal, Et mon gouffre le sait aussi bien que ton âme ; J'ai, comme toi, l'azur, une douceur de femme, Une gaîté d'enfant, des vagues pleines d'yeux, Des aurores où rit le ciel prodigieux, Des écumes parfois blanches comme les cygnes ; Les astres par-dessus mes flots se font des signes, Et se disent : Viens donc te mirer dans la mer. Je suis le niveau pur, le précipice clair ; J'offre mes gouttes d'eau nuit et jour aux brins d'herbe. Mais je fais peu de cas de tout ce bleu superbe, De ce vaste sourire épanoui sur tout, De cette grâce où l'ombre en clarté se dissout, De ces flots de cristal, de ces ondes de moire ; Et le passage affreux du tonnerre est ma gloire.
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Fulgur
L'odeur qui émane de ta peau, brillante sous les rayons du soleil Adoucit mes narines, par lesquelles l'air frais des montagnes s'y mélange J'ai aimé te prendre dans mes bras hier, t'enlacer Lorsque les feuilles des arbres ainsi que ses grandes branches         nous protégeaient naturellement de la pluie battante Cette face de ton visage que tu collais contre mon torse et         ma main passante sur ta nuque au travers de tes cheveux noirs humides J'avais comme l'impression que nos corps étaient enracinés ensemble Que de la terre, s'échappait une énergie transcendante qui renforçait nos émotions Le silence des hommes qui laisse la parole à la nature vieille et dominante Du milieu de cette vaste forêt, la composition de la cascade à distance         des lourdes gouttes d'eau tombantes, glissantes sur les immenses feuilles         des oiseaux, rois, et de ton cœur battant à rythme régulier mais avec         l'intensité d'un coup de tambour donné lors d'un carnaval Nos corps en vibraient. À nouveau je ressentais que nous faisions partie de quelque chose Bien au-delà de notre compréhension : notre essence même Nous, Êtres. La prochaine fois, sur tes lèvres qui n'attirent que convoitise à mes yeux J'y déposerai les miennes, si tu me le permets Car du fond de mon âme,         je te désire J'ai à tes côtés de l'appétit pour la vie,         qui m'apparaît alors comme infinie.
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Feb 28, 2025
Feb 28, 2025 at 1:02 PM UTC
Corps enracinés
L'odeur qui émane de ta peau, brillante sous les rayons du soleil Adoucit mes narines, par lesquelles l'air frais des montagnes s'y mélange J'ai aimé te prendre dans mes bras hier, t'enlacer Lorsque les feuilles des arbres ainsi que ses grandes branches         nous protégeaient naturellement de la pluie battante Cette face de ton visage que tu collais contre mon torse et         ma main passante sur ta nuque au travers de tes cheveux noirs humides J'avais comme l'impression que nos corps étaient enracinés ensemble Que de la terre, s'échappait une énergie transcendante qui renforçait nos émotions Le silence des hommes qui laisse la parole à la nature vieille et dominante Du milieu de cette vaste forêt, la composition de la cascade à distance         des lourdes gouttes d'eau tombantes, glissantes sur les immenses feuilles         des oiseaux, rois, et de ton cœur battant à rythme régulier mais avec         l'intensité d'un coup de tambour donné lors d'un carnaval Nos corps en vibraient. À nouveau je ressentais que nous faisions partie de quelque chose Bien au-delà de notre compréhension : notre essence même Nous, Êtres. La prochaine fois, sur tes lèvres qui n'attirent que convoitise à mes yeux J'y déposerai les miennes, si tu me le permets Car du fond de mon âme,         je te désire J'ai à tes côtés de l'appétit pour la vie,         qui m'apparaît alors comme infinie.
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Cette vieille sorcière habitait une hutte, Accroupie au penchant d'un maigre tertre, en butte L'été comme l'hiver au choc des quatre vents ; - Le chardon aux longs dards, l'ortie et le lierre S'étendent à l'entour en nappe irrégulière, L'herbe y pend à foison ses panaches mouvants, Par les fentes du toit, par les brèches des voûtes Sans obstacle passant, la pluie à larges gouttes Inonde les planchers moisis et vermoulus. - A peine si l'on voit dans toute la croisée Une vitre sur trois qui ne soit pas brisée, Et la porte ne ferme plus.
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Albertus (VII)