"galop" poems
I knivskarpe stiletter galoperer jeg tværs gennem København. Broerne rejser sig som bjerge, og jeg bestiger dem med glasskår under mine gribende negle. Med isklumpede propiller stirrer jeg mig blind i mørket. Jeg skråler af ubehag og mine øjenlåg sitrer i takt med bumpene i min halshvirvel. Vanviddet er larmende, og rødvinen forstærker den skrattende bas. Min mund er tør som en ørken, men den har heller ikke noget fornuftigt at sige. I knivskarpe stiletter galoperer jeg tværs gennem København.
Jan 9, 2015
Jan 9, 2015 at 9:42 AM UTC
Ma Diva veut être meublée de parenthèses
De ïambes de jade meuble aux couleurs de toutes les toques
Et manches et casaques de l 'arc-en-ciel
Toque blanche manches vertes et casaque noire,
Toque rose manches blanches et casaque verte.
A l'intérieur des petites lunes enchantées
Entre losanges, étoiles et petits pois
Ma diva, oh la vilaine, a mis des accolades et des crochets
De jade blanc, digressions ponctuées périodiquement
Par d'exquises parties de ïambes en l'air.
Qui dit ïambe dit trochée
(me suis-je permis de préciser)
Et qui dit ïambe et trochée dit scansion
Alternance dans le pied, donc dans la marche
Dans le pas cadencé, l 'amble, le trot et le galop
De la respiration longue et brève des solipèdes.
A l 'intérieur des parenthèses enchantées
Entre une espace et l 'autre de l 'écurie
J'ai vu danser ainsi une diva de forte encolure
Revendiquée modèle de Botero
Embarquer en longe un soleil pas trop chaud
Pour égayer le paddock de son haras
De vieilles pierres et de prés, de sous-bois et de beaux paysages
De musées et de concerts et de galipettes
Au bras d'un cavalier épicurien
Dragon de paille, bon à tout faire :
Lad qui la sorte à la longe
En chemise polaire de luxe
Cavalier qui la monte
Au grand steeple-chase de l'immortalité
En cajolant ses flancs de liqueur de jade blanche
Et en même temps groom qui la soigne
En divaguant en elle au gré de ses envies
De pierre semi-précieuse en transe.
Sep 16, 2019
Sep 16, 2019 at 11:00 AM UTC
i mørket er jeg igen og melankolien jeg fandt smuk er sort nu
verden gør ondt og tredje verdenskrig tager sted i mit hoved
det regner syrer og tiden fordriver
vi flyver væk med vinden og vi kommer aldrig hjem
jeg kan ikke bevæge mig længere
min krop forsøger at forblive opretstående
men mine knogler giver op og det hele falder ned på de råhvide marmor klinker
mine tanker ridder galop i mit elektriske sind
farven på mine læber er efterhånden blevet til nuancer af blå
og mine negle med
jeg har styr på det hele og så alligevel ikke
jeg skriver sandheden ned på et silkepapir og fortrænger det med platoniske smil og blødende grin
jeg prøver bare at falde i søvn før jeg falder fra hinanden
du forstår ingen ting, og det har jeg klar forståelse for, for jeg ville heller ikke forstå det, hvis jeg ikke forstod det
Mar 10, 2015
Mar 10, 2015 at 5:22 PM UTC
A celui dont le ciel a maudit les mirettes,
Comme vieil oiseau à l’aile artificielle.
Vole, bien peu adroit, accepte mais rejette,
En deuil de la clarté, et pleure sa lourde attelle.
Celui qui en dépit des voix et des regards
Ne tira pas la bride, au quadruple galop
S’enfonça dans le trou, la vie et son traquenard.
Et maintenant de son être recherche les morceaux.
Enfin, l’exotique reptile, exhibant ses atouts :
Sombres et ternes couleurs ornent son capuchon,
Pourtant si attirantes, quand il se tient debout.
Il porte ce qu’il trouve beau, c’est sa grande conviction.
Volatile épuisé, serpent ou équidé,
Le bipède leur donnera sa petite mine d’or,
Dans son pelage blanc, coton immaculé.
L’Homme vit uniquement pour défier la mort.
Sep 16, 2018
Sep 16, 2018 at 8:06 AM UTC
Forklædt som prinsen på den hvide hest
Red han i hurtig galop ind i mit liv
Dog skulle det vise sig
At han var en stor rotte
På næsten to meter
For rotter kommer *** forklædt
For hvem vil dog se på en kæmpe klam rotte?
Feb 8, 2015
Feb 8, 2015 at 12:56 PM UTC
Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un chœur dansant de jeunes filles.
Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.
Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tête blonde,
Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?
Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?
Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.
Du 8 au 10 juillet 1828.
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